Jockey Club de Paris

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Le Jockey Club est un des clubs français les plus huppés, sis au 2, rue Rabelais à Paris. Il patronne une course hippique, le Prix du Jockey Club.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Jockey Club a été créé en juin 1834 par la Société d'encouragement pour l'amélioration des races de chevaux[1], et porta alors le nom de Cercle d'encouragement avant de prendre son nom actuel. Le club connut plusieurs adresses : 2 rue du Helder, 2 rue Drouot, 30 rue de Gramont, 1 rue Scribe à partir de 1863 avant de s'installer en 1925 à son adresse actuelle. Parmi ses 1 150 membres actuels, on compte beaucoup de membres de l'ancienne noblesse française mais aussi des industriels.

La direction du club est exercée par un comité, composé d'un président, de quatre vice-présidents et de vingt-cinq membres, et par un sous-comité. Le comité est réélu tous les ans.

Marcel Proust cite le Jockey Club (en l'appelant simplement le Jockey) à de nombreuses reprises comme le cercle le plus fermé du monde, le sanctuaire de l'élite ou encore le monde de l'entre-soi[2].

Sur le Jockey Club, Cyril Grange dit ceci : « Il n'est pas sûr aujourd'hui que l'échelle de valeurs qui mettrait au sommet de la hiérarchie le Jockey-Club et en dernière position l'association la moins aristocratique remporterait tous les suffrages mondains. »[3]

Admission[modifier | modifier le code]

Pour être admis, les candidats doivent être présentés par deux parrains membres de l'Association[4], soumettre leur candidature au vote des membres et atteindre une majorité des cinq-sixièmes. Les droits d'admission sont de 575 € avec une cotisation annuelle de 1 175 €[5].

Présidents[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Société fondée le 11 novembre 1833 à l'issue 'un rapport d'Adolphe Thiers qui a la volonté de rétablir la balance commerciale française dans ce domaine, la France important ses meilleurs chevaux de Prusse et d'Angleterre. Cette société sélectionnera par la compétition sportive les meilleurs Pur Sang et jument pour créer la race française et améliorer les races secondaires. Source : Nicole de Blomac, L'Arabe, premier cheval de sang, Crépin-Leblond, 1978,, p. 194-200
  2. Par exemple : « L'idée d'un art populaire comme d'un art patriotique, si même elle n'avait pas été dangereuse, me semblait ridicule. S'il s'agissait de le rendre accessible au peuple, on sacrifiait les raffinements de la forme « bons pour des oisifs » ; or, j'avais assez fréquenté de gens du monde pour savoir que ce sont eux les véritables illettrés, et non les ouvriers électriciens. À cet égard, un art, populaire par la forme, eût été destiné plutôt aux membres du Jockey qu'à ceux de la Confédération générale du travail ; quant aux sujets, les romans populaires enivrent autant les gens du peuple que les enfants ces livres qui sont écrits pour eux. On cherche à se dépayser en lisant, et les ouvriers sont aussi curieux des princes que les princes des ouvriers. », Marcel Proust, Le Temps retrouvé, 1927, p. 38 [édition folio]
  3. Cyril Grange, Les gens du Bottin Mondain 1903-1987 Y être, c'est en être, 1996, page 346.
  4. Ballottage au Jockey Club, Le Figaro.fr, 29 avril 2010
  5. Le Figaro Magazine N°20 449 du vendredi 30 avril 2010.
  6. Fils naturel du comte Casimir de Montrond (1869-1843), Henry Seymour Conway (1805-1859) confondu à tort avec Charles de La Battut dit Milord l'Arsouille (1806-1835)
  7. Anne-Edouard Denormandie (1796-1855), agent de change, cofondateur du Jockey-Club

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Les Ghettos du Gotha, Seuil, 2007
  • Gilles de Chaudenay, Physiologie du Jockey-Club, Del Duca, 1958
  • Gibert (A.) et Massa (Ph. de), Historique du Jockey-Club français, Jouaust, 1893
  • Non, l'argent n'ouvre pas toutes les portes
  • Voir Duc de Brissac, Le château d'en face, Paris, Grasset, 1986.