Mayflower

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Le Mayflower
Image illustrative de l’article Mayflower
Le Mayflower dans le port de Plymouth peint par William Halsall (1882).
Type Flûte
Fonction Navire marchand
Caractéristiques techniques
Longueur 30-33.5 m
Maître-bau 7.6 m
Tonnage 180

Le Mayflower (ou « Fleur de mai ») est un vaisseau marchand de 90 pieds (27,4 mètres) et 180 tonneaux du XVIIe siècle qui partit de Plymouth, en Angleterre. Ses passagers furent à l'origine de la fondation de la colonie de Plymouth, dans le Massachusetts.

En 1620, il transportait des dissidents religieux anglais, les Pilgrim fathers ou « Pères pèlerins », et d'autres Européens à la recherche d'un lieu pour pratiquer librement leur religion[1].

Le voyage[modifier | modifier le code]

Reconstitution du village des colons dans le musée en plein air de Plymouth Plantation.
Représentation du Mayflower sur une pièce de 0,5 dollar, 1920.

Bien que l'Amérique du Nord fût déjà connue depuis près d'un siècle par les Espagnols, les Anglais ne commencèrent à la coloniser qu'en 1584 avec l'envoi de navires vers la colonie de Roanoke, la « colonie perdue ». Cette première tentative d'installation durable ayant échoué, les Anglais renvoyèrent des navires en 1606 en Virginie, alors récemment achetée à l'Espagne où ils fondèrent le fort de Jamestown (qui fut plus tard détruit par les Amérindiens, la famine, le paludisme et les rudes hivers).

Le bateau quitta Londres en , accompagné d'un autre navire, le Speedwell, qui rebroussa chemin à la suite d'une avarie à la coque.

« Le chef de leur congrégation, John Robinson, approuva la suggestion de fonder une colonie outre-mer. [William] Bradford en était partisan dès le début. […] Ils armèrent un navire, recrutèrent quelques hommes, et c'est ainsi que William et sa femme quittèrent Leyde (Hollande) en 1620 à bord du Mayflower[2]. »

— William Bradford

Après deux escales, à Southampton le puis à Dartmouth le 12 août, le Mayflower quitta Plymouth le [3] (6 septembre selon le calendrier julien en usage chez les pèlerins).

À la suite d'une halte pour se ravitailler à Terre-Neuve auprès de pêcheurs locaux, une tempête menaça le bon déroulement de l'expédition. Le mauvais temps obligea alors le vaisseau à aborder les rivages de l'Amérique au cap Cod (sur le site de la ville de Provincetown dans le Massachusetts), le , et non sur les bords du fleuve Hudson, but initial du voyage.

Parmi les occupants du bateau se trouvaient trente-cinq dissidents anglais, des Pères pèlerins, très pieux, fuyant les persécutions de Jacques Ier et à la recherche d'un lieu pour pratiquer librement leur religion ; ainsi que d'autres Européens de diverses nationalités. La plupart des passagers venaient de milieux modestes (petits fermiers, artisans…) et adhéraient aux principes puritains.

Ces Européens furent les premiers colons à s'établir durablement en Nouvelle-Angleterre, où ils fondèrent la ville de Plymouth.

Un pacte contenant un certain nombre de lois, et régissant les principes de la future colonie (plus connu sous le nom de Mayflower Compact), fut signé à bord du navire par les passagers.

Les passagers et les pèlerins du Mayflower sont souvent considérés comme faisant partie des premiers colons à l'origine de ce qui deviendra les futurs États-Unis.

Les passagers et leur descendance[modifier | modifier le code]

Quelques passagers notables[modifier | modifier le code]

Une naissance fut enregistrée alors que le Mayflower n'avait pas encore accosté et que les pèlerins cherchaient un endroit où s'établir : celle de Peregrine White.

Baie du cap Cod.
Plaque commémorative, dans l'église St. James, à Shipton (Shropshire), en mémoire du baptême des enfants More (photo de Phil Revell).

Présidents des États-Unis descendant des passagers du Mayflower[modifier | modifier le code]

Personnalités descendant des passagers du Mayflower[modifier | modifier le code]

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Liste évidemment non exhaustive, des millions d'Américains possédant un ou plusieurs passagers du Mayflower parmi leurs ancêtres.

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Une réplique appelée le Mayflower II (en) a été construite à l'identique de l'original, à quelques détails près[4].

Le roman Constance (titre original : Constance, A Story Of Early Plymouth (ISBN 2 211 061 15 X)) de Patricia Clapp retrace, sous la forme d'un journal intime tenu par la jeune Constance Hopkins, l'installation des immigrants du Mayflower qui ont fondé Plymouth dans le Massachusetts.

Le roman Les Vampires de Manhattan de Melissa De La Cruz qui raconte l'histoire du Mayflower mais de façon un peu plus fictive.

La bande dessinée XIII le représente dans son tome 20 : Le Jour du « Mayflower ». Jason Mac Lane, alias XIII se retrouve aux prises avec une fondation conspirationniste héritière des principes puritains des Pères fondateurs des États-Unis. Les auteurs Yves Sente et Iouri Jigounov permettent au lecteur de comprendre l'influence de la religion dans la société américaine d'aujourd'hui.

En 1952, le film Capitaine sans loi de Clarence Brown évoque la traversée d'une façon romancée.

L’image du Mayflower a été utilisée dans la production des cristalleries du Val-Saint-Lambert, Seraing en Belgique. Un imposant vase au voilier, en cristal clair, fut gravé entre 1949 et 1954 par Louis Barthélemy d'après un modèle de Charles Graffart. Hauteur 23 cm, longueur 30 cm, largeur 25 cm.

Le Mayflower est aussi l'emblème d'un club anglais de football, celui du Plymouth Argyle F.C.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Vincent (dir.), Histoire des États-Unis, Paris, Champs Flammarion, 1997 (ISBN 2080813765), p. 14.
  2. Les séparatistes durent affronter la méfiance et même l'hostilité des citoyens hollandais. Le chef de leur congrégation, John Robinson, approuva la suggestion de fonder une colonie outre-mer. Bradford en était partisan dès le début. Si les séparatistes désiraient demeurer sujets anglais (même s'ils résidaient aux Pays-Bas), ils souhaitaient se tenir le plus loin possible de l’Église d'Angleterre et du gouvernement pour jouir de la paix. Ils armèrent un navire, recrutèrent quelques hommes, et c'est ainsi que William et sa femme quittèrent Leyde en 1620 à bord du Mayflower.
  3. Alain Peyrefitte, Du « miracle » en économie : leçons au Collège de France.
  4. « Mayflower II », sur Mackoo.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]