Comités de défense paysanne

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Les Comités de défense paysanne, surnommés les Chemises vertes, sont une organisation réactionnaire française d'extrême droite de l'entre-deux-guerres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondés en 1927 par l'agriculteur Henri Dorgères[1], ils regroupent des cultivateurs et des éleveurs attirés par le concept de retour à la terre.

Basé dans le Nord-Ouest de la France, il ne parvient pas à s'implanter en profondeur dans d'autres parties du territoire[2]. Ce parti épouse rapidement certaines formes du fascisme agraire de la vallée du Pô, mais, il se heurte rapidement à l'action efficace du gouvernement, qui n'hésite pas à envoyer la force armée pendant les récoltes, pour assurer l'approvisionnement des villes.

Leur discours violent voulait s'opposer à la marginalisation des campagnes et aux saisies des possessions des agriculteurs, y compris par la force. Violence qui resta en grande partie incantatoire mais qui favorisa à la marge l'émergence d'une politique agrarienne louant la terre sous le régime de Vichy.

Les Comités rejoignent en 1934 le Front paysan, avec l'Union nationale des syndicats agricoles, des associations de producteurs, et le Parti agraire et paysan français de Fleurant-Agricola.

Programme[modifier | modifier le code]

Le programme des comités s'organise autour de trois buts principaux :

  • la volonté de remplacement des notables ruraux par d'authentiques paysans à la tête des organisations agricoles[3] ;
  • le rêve d'une unité du monde agricole alors divisé entre une mouvance anticléricale et une mouvance cléricale[3] ;
  • la prise de conscience du problème fondamental de l'équilibre ville-campagne, sorte de conceptualisation avant l'heure d'un nécessaire aménagement du territoire[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. R. O. Paxon, Le Fascisme en Action, p. 127.
  2. R. O. Paxon, Le Fascisme en Action, p. 126.
  3. a, b et c Xaver Eman, « Henry Dorgères ou la paysannerie en chemise verte », Rivarol, juillet-août 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]