Gare de Tourcoing

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Tourcoing
Image illustrative de l'article Gare de Tourcoing
Bâtiment voyageurs : la façade extérieure.
Localisation
Pays France
Commune Tourcoing
Adresse 11 place Pierre-Semard
59200 Tourcoing
Coordonnées géographiques 50° 42′ 59″ Nord 3° 10′ 03″ Est / 50.716291, 3.167444
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV Nord
Ouigo
InterCity
TER Nord-Pas-de-Calais
Caractéristiques
Ligne(s) Fives à Mouscron (frontière)
Somain à Halluin
Voies 6 (dont 3 à quai)
Quais 2
Transit annuel 119 463 voyageurs (2014)
Altitude 41 m
Historique
Mise en service 1905 (gare actuelle)
Architecte Sidney Dunnett
Protection  Inscrit MH (1984)
Correspondances
Transpole Voir à Intermodalité

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Tourcoing

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Tourcoing

La gare de Tourcoing est une gare ferroviaire française des lignes de Fives à Mouscron et de Somain à Halluin, située sur le territoire de la commune de Tourcoing, dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains de grandes lignes (TGV et Ouigo) et des trains régionaux (de la SNCB, ainsi que du réseau TER Nord-Pas-de-Calais).

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 41 mètres d'altitude, la gare de Tourcoing est située au point kilométrique (PK) 12,396 de la ligne de Fives à Mouscron (frontière), entre les gares de Roubaix (anciennement Roubaix-Ville) et de Mouscron. C'était une gare de bifurcation avec la ligne de Somain à Halluin (en partie désaffectée) qui permettait notamment de rejoindre la gare de Tourcoing-les-Francs (détruite en 1996).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le tableau du classement par produit des gares du département du Nord pour l'année 1862, réalisé par Eugène de Fourcy, ingénieur en chef du contrôle, place la station de Tourcoing au 17e rang, et au 38e pour l'ensemble du réseau du Nord, avec un total de 268 179,62 fr. Dans le détail, cela représente : 104 231,11 fr pour un total de 165 191 voyageurs transportés, la recette marchandises étant de 29 517,30 fr (grande vitesse) et 134 431,21 fr (petite vitesse)[1].

Après l'installation d'une première gare, vite débordée par le trafic engendré par la cité textile spécialisée dans la laine à la Belle Époque, l'actuelle gare de Tourcoing fut construite en 1905, grâce à une signature de convention entre la Compagnie des chemins de fer du Nord et la municipalité. Située sur une place alors très fréquentée et à quelques minutes du centre-ville, on va y trouver une gare de voyageurs, et des voies extérieures vouées au transport de marchandises. L'architecte Sidney Dunnett s'est inspiré de la gare de Roubaix, dans la ville voisine, et ajouta une cour pavée. Le bâtiment central a deux corps annexes parfaitement alignés. L'un d’entre eux accueillait un hôtel, l'autre un bureau de poste. On y trouvait également un restaurant avec buffet, des logements, des bureaux, une salle d’attente et un télégraphe.

Bombardement des installations ferroviaires de Tourcoing par les Alliés, en .

C'est de la gare de Tourcoing qu'est parti le « Train de Loos », le (alors que les Allemands quittaient Lille), qui emmène en déportation en Allemagne 841 prisonniers politiques détenus à la prison de Loos-lez-Lille. Ce jour-là, les prisonniers sont amenés par camions, et seront entassés à 80 voire 90 par wagons. Seuls 23 détenus échapperont à la déportation grâce à un pneu crevé. La plupart des prisonniers seront affectés au déminage des voies ferrées en Allemagne puis seront enfermés dans différents camps de concentration nazis, comme Oranienburg-Sachsenhausen ou Buchenwald.

Le bâtiment voyageurs fait l'objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [2].

Le , la mise en service partielle de la LGV Nord entraîne le remplacement par des TGV d'une partie des trains Corail Paris – Lille – Tourcoing, qui eux-mêmes étaient les remplaçants des TEE Faidherbe, Gayant et Watteau (ayant circulé du jusqu'à la fin mai des années 1986 – 1987). Après plusieurs années de réduction progressive de l'offre des Corail, les TGV sont depuis fin 1999 les seuls trains permettant de rejoindre l'agglomération lilloise depuis la capitale ; des trains TER sont alors créés comme substitution de la desserte classique grandes lignes, à partir d'Amiens[3] (ces derniers ont cependant eu leur terminus reporté à Lille par la suite).

En 2014, la SNCF estime la fréquentation annuelle de cette gare à 119 463 voyageurs[4].

Trois aller-retours quotidiens par TGV à bas coûts (Ouigo) sont mis en service en  : un en direction de Lyon, un vers Nantes et un autre vers Rennes[5]. Cela nécessite de légers réaménagements de la gare pour un coût de 200 000 , dans le cadre de l'embarquement des voyageurs[6].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Le hall.
Desserte par un train belge.

Accueil[modifier | modifier le code]

On y trouve les services habituels des gares (distributeurs de boissons et friandises, photomaton, photocopieuse), un espace de vente de billets et une billetterie automatique[7],[8].

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare accueille :

En outre, plusieurs trains de pèlerins partent de Tourcoing vers Lourdes chaque année, assurés en TGV (en remplacement des trains Corail[9],[10]).

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La gare de Tourcoing est desservie par le réseau Transpole, avec :

Enfin, un parking (d'une vingtaine de places) et des arceaux pour les vélos[7] sont disponibles devant le bâtiment voyageurs.

Garage de Tourcoing[modifier | modifier le code]

Un garage SNCF, accueillant des rames TGV[11] (Sud-Est et Duplex), est implanté à l'est de la gare, sur l'emplacement de l'ancienne gare de Tourcoing-Marchandises ; il est situé en partie sur le territoire de la commune voisine de Wattrelos, ainsi qu'à proximité de la frontière avec la Belgique[12]. Faisant partie du Technicentre Nord-Pas-de-Calais, il pallie la saturation de celui de Fives.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

La gare de Tourcoing servit de décor pour le film d'Henri Verneuil, Le Corps de mon ennemi (1976), en y étant renommée « gare de Cournai ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site gallica.bnf.fr, « 7 Exploitation commerciale », dans Rapports et délibérations - Nord, Conseil général, 1863, p. 176 ; intégral (consulté le ).
  2. « Notice no PA00107838 », base Mérimée, ministère français de la Culture (consultée le ).
  3. « LES DERNIERES ANNEES DES TRAINS CLASSIQUES PARIS - ARRAS - LILLE - TOURCOING », sur trains-en-voyage.com, (consulté le ).
  4. « SNCF Open Data : Fréquentation en gares », sur data.sncf.com (consulté le 20 juin 2016).
  5. a et b ANNE COURTEL, « Tourcoing: le premier train Ouigo est parti », sur lavoixdunord.fr,‎ (consulté le 20 juin 2016).
  6. ANNE COURTEL, « Tourcoing: Ouigo va-t-il donner un coup de jeune à la gare? », sur lavoixdunord.fr,‎ (consulté le 20 juin 2016).
  7. a, b, c, d, e, f et g « Gare Tourcoing », sur ter.sncf.com/nord-pas-de-calais (consulté le ).
  8. « Gare de Tourcoing », sur tourisme.yavlin.com (archive consultée le ).
  9. Agathe Vivès, « La SNCF stoppe les trains Corail de pèlerinage », sur ladepeche.fr,‎ (consulté le 24 novembre 2014).
  10. Link92 (pseudonyme), « Travail - Le dernier train de pèlerins à Tourcoing », sur spirit-track.overblog.com,‎ (consulté le 24 novembre 2014).
  11. Vincent Depecker, « Tourcoing : Vols et saccages dans des TGV en stationnement », sur nordeclair.fr,‎ (consulté le 6 juillet 2016) : « à proximité de la gare centrale, dans un parc servant à l’entretien des rames TGV ».
  12. Vue satellitaire de la gare et du garage, dans Google Maps (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Paris-Nord
via Lille-Flandres
Roubaix TGV Terminus Terminus
Lyon-Perrache
ou Lyon-Part-Dieu
ou Nantes
Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV Ouigo Terminus Terminus
Nantes
ou Rennes
TGV Haute-Picardie Ouigo Terminus Terminus
Lille-Flandres Roubaix IC Mouscron Anvers-Central
via Courtrai
Lille-Flandres Roubaix TER Nord-Pas-de-Calais Terminus Terminus