Lannoy

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Lannoy
Lannoy
L'hôtel de ville.
Blason de Lannoy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Michel Colin
2020-2026
Code postal 59390
Code commune 59332
Démographie
Gentilé Lannoyens
Population
municipale
1 819 hab. (2019 en augmentation de 2,19 % par rapport à 2013)
Densité 10 106 hab./km2
Population
agglomération
1 051 609 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 50° 40′ 00″ nord, 3° 12′ 41″ est
Altitude Min. 28 m
Max. 32 m
Superficie 0,18 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lille (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Lille (partie française)
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Croix
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Lannoy
Liens
Site web http://www.ville-lannoy.fr/

Lannoy est une commune française située dans le département du Nord en région Hauts-de-France. Elle fait partie de la Métropole européenne de Lille.

En 2017, la commune est la troisième plus petite commune de France en superficie, mais aussi l'une des plus densément peuplées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lannoy dans son canton et son arrondissement

Situation[modifier | modifier le code]

Lannoy se situe sur la plaine du Ferrain.

Lannoy est l'une des plus petites communes de France en superficie. En effet en 2015, la commune ne couvre que 18 hectares et comptait 1 819 habitants au dernier recensement de 2019, soit une densité de 9 874 habitants par kilomètre carré : elle se classe ainsi en 33e position des communes de France par sa densité, mais n'arrive qu'en 36655e par sa surface[1].

L'ancien Canton de Lannoy comportait les communes de Anstaing, Baisieux, Chéreng, Forest-sur-Marque, Gruson, Hem, Lannoy, Leers, Lys-lez-Lannoy, Sailly-lez-Lannoy, Toufflers, Tressin, Willems. Depuis 2014 la commune est rattachée au Canton de Croix.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lannoy
Lys-lez-Lannoy
Lannoy
Hem

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 18 hectares ; son altitude varie de 28 à 32 mètres[2]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Lannoy a possédé avec la commune voisine de Lys-lez-Lannoy une gare appelée Lannoy-Lys. Cette gare est édifiée en 1878 et détruite en 1983[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 10,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 688 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Roubaix », sur la commune de Roubaix, mise en service en 1965[10] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[11],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,2 °C et la hauteur de précipitations de 833,2 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Lille-Lesquin », sur la commune de Lesquin, mise en service en 1944 et à 11 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[14] à 10,8 °C pour 1981-2010[15], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lannoy est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[17],[18],[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lille (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 60 communes[20] et 1 051 609 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lille (partie française) est la quatrième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon et Marseille-Aix-en-Provence[21],[22].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune du pôle principal[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[23],[24].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (60,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (39,7 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[26].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Lannoit en 1233[27].

Le nom de Lannoy est une formation médiévale tardive comme l'indique la présence de l’article défini qui s'est agglutiné, c’est-à-dire l’Annoy. Annoy remonte à un type toponymique gallo-roman *ALSNETU (transcrit souvent sous la forme Alnetum dans les textes en latin médiéval[28]), basé sur un radical *ALSNU « aulne », terme d'origine complexe[29] et le suffixe -ETU (noté le plus souvent -etum) d'origine gauloise et latine, d'où le sens global d’« aulnaie ». L'évolution du suffixe -ETU en -oit, -oy est de type picard (cf. Quesnoy), alors que dans le reste du domaine d’oïl, c'est généralement l'évolution en -ey / -ay qui prévaut (d’où la forme féminine -ETA > -aie, cf. aulnaie)

*ALSNU > ausne est caractéristique de l'ancien français, alors qu’en toponymie, notamment picarde, on trouve souvent Anne- (cf. Annay, Pas-de-Calais ; Annois, Aisne ; Lannoy-Cuillère, Oise, etc.)

Histoire[modifier | modifier le code]

Lannoy vuecroy.JPG L'histoire de la commune a été étudiée par les membres de l'association historique « Lannoy-Lys-Toufflers »[30].

Cette ville n’était jadis qu’une parcelle de la ville de Lys ; on n'y voyait qu’une tourelle, tout au plus un petit château sous la protection duquel s’étaient groupés quelques habitants. Le seigneur Jean III de Lannoy (1410-1492) fit, en 1458, de l’aunaie une ville fortifiée du Ferrain dont il nous en reste que quelques tours de défense. L’aunaie donna son nom à une famille « Lannoy » qui occupa de hautes fonctions dans l’histoire des Pays-Bas.

Les origines[modifier | modifier le code]

On peut faire remonter l'origine du fief de Lannoy, à l'époque où fonctionnait déjà le régime féodal. Lannoy était alors une seigneurie constituée, qui relevait de la baronnie de Cysoing. C'était un arrière fief de la Salle de Lille.

À une époque qui semble avoir suivi de près la première organisation féodale, une famille noble du pays donna son nom à la seigneurie de Lannoy. On les rencontre fréquemment dans les documents généalogiques et diplomatiques dès le XIe siècle. On trouve de nombreuses mentions de chevaliers du nom de Lannoy avec de fréquentes variantes d'orthographe (tels que De Lannois, De Lannais, De Alnoi, De Alneto, Del Ausnoit, Del Aunoi), mais seul le personnage sur lequel pèse le moins d'incertitude est Mahaud ou Mahienne De Lannoy, héritière des biens de la Maison de Lannoy et Lys et souche connue de la famille qui porte ce nom.

Dans leurs rapports et dénombrements, les seigneurs de Lannoy ne séparent pas cette terre de celle de Lys, en un seul fief contenant 68 bonniers soit environ 964 hectares et s'étendant sur Toufflers, Hem et Sailly. Il est presque certain qu'il s'agissait à l'origine de deux terres distinctes, dont la réunion antérieure au dénombrement de 1392 a donné une certaine importance et surtout plus de valeur aux terres dont les seigneurs de Lannoy portaient le nom.

Jean de Lannoy (de la Maison de Lannoy) dit "le Ramager", combat et trouve la mort lors de la bataille d'Azincourt en 1415[31]

L'union de Lannoy et Lys en une seule et même terre féodale a duré jusqu'à la Révolution. L'édification du fief de Lannoy en une ville en 1458, n'a brisé ni l'unité du fief, ni aucun des liens qui rattachaient les deux localités. La ville s'est nécessairement créée des intérêts particuliers qui ont donné naissance à la prévôté de Lannoy, mais l'ensemble est resté le Bailliage de Lannoy et Lys, qui s'étendait en outre au fief du Prêt, de Laoutre, du Troncquoy, des Boux et de Burie-Coucelles, ce dernier étant sur les terres de Roubaix.

Il faut savoir que les seigneurs de Lannoy ont d'abord habité à Lys où ils avaient fait bâtir une belle et ample demeure nommée La Cour, sur l'emplacement du fief de Chantraine, aujourd'hui la ferme Barbieux, touchant au triés de Lys et à l'église dudit lieu.

Lannoy fut parmi les grandes places fortes de la région.

En , par décision préfectorale sur suggestion du maire de Lannoy, les communes de Lannoy et de Lys-lez-Lannoy sont réunies et le nom du nouvel ensemble est Lannoy-Lys. Cette décision est annulée par le Conseil d'État le [3],[32].

Aujourd'hui détruite par l'industrialisation, Lannoy ville close, nous a quand même laissé des traces de son passé glorieux et tumultueux.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Lannoy fut, sous l'Ancien Régime, le chef-lieu d'un des « quartiers » de l’ancienne châtellenie de Lille : le Ferrain.

Lannoy développe aujourd'hui son identité historique par l’ensemble de ses activités artistiques, sociales, intellectuelles, musicales, festive. Quelques anciennes maisons, trois Tours restaurées, le Château de Courcelette (bâti au XIVe siècle et rebâti en 1800), et d’autres bâtiments anciens subsistent encore de nos jours parmi les nombreux espaces verts que compte la ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[36]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
25 janvier 1790 1790 Jacques Decherf    
1790 1793 Jean-François Parent    
1793 6 novembre 1795 Joseph Renard    
1795 6 novembre 1795 Ferdinand de Grimonpont    
6 novembre 1795 9 novembre 1799 Cordonnier; Six; Duthoit; Rohart; Pottier; Delecroix.   Présidents municipaux
18 brumaire de l'an IX 1812 Jean-Baptiste Trentesaux   Fabricant
1812 1815 Édouard Desbrochers    
1815 durant les Cent jours 1815 Jean-Baptiste Vanghelle    
1815 1826 Édouard Desbrochers    
1826 1830 Julien Béghin    
1830 1835 Carlos Rennuit    
1835 1861 César Parent    
1861 1862 Jean-Baptiste Brame    
1862 1870 Louis Deffrennes    
1870 1875 Ernest Cannissie   Négociant,
adjoint au maire de Lille.
1875 1881 Jean-Baptiste Deffrennes    
1881 1887 Julien Mullier    
1887 1892 Édouard Parent    
1892 1904 Oscar Bétremieux    
1904 1919 Alfred Joly    
1919 1936 Samuel Dujardin    
1936 1944 Auguste Piat    
1944 1947 Eugène Dupont    
1947 1950[Note 8] Arthur Liekens    
1950 1959 Joseph Plouvier    
1959 1965 Arthur Dupire    
1965 1993[Note 9] Henri Échevin    
1993 juin 1995 Albert Bourgois    
juin 1995 En cours
(au 30 avril 2014)
Michel Colin DVD  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Lille, du tribunal de grande instance de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Lille, du tribunal de commerce de Tourcoing, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].

En 2019, la commune comptait 1 819 habitants[Note 10], en augmentation de 2,19 % par rapport à 2013 (Nord : +0,49 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5009231 2691 4281 3551 3921 4811 6021 535
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6001 6381 8201 8421 9061 9851 9251 9451 929
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8841 9151 7541 6891 6131 5691 5041 3591 393
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 2681 1821 3621 2621 6741 7261 7071 6721 713
2014 2019 - - - - - - -
1 7781 819-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,3 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 810 hommes pour 986 femmes, soit un taux de 54,9 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,5 
90 ou +
4,4 
6,6 
75-89 ans
11,1 
13,4 
60-74 ans
16,7 
17,4 
45-59 ans
14,4 
21,1 
30-44 ans
18,5 
19,8 
15-29 ans
20,2 
20,2 
0-14 ans
14,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2018 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,1 
75-89 ans
8,1 
14,3 
60-74 ans
15,6 
19,2 
45-59 ans
18,6 
19,6 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
20,7 
0-14 ans
18,5 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de l'entrée de l'ancien couvent des Croisiers.

Lannoy est une Ville fleurie : trois fleurs.

  • L'entrée de l'ancien couvent des Croisiers, 25 rue de Tournai, construction du XVIIe siècle inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1986[43] et la porte de la brasserie-malterie Mulle Gadenne édifiée sur le même site, inscrite à l'inventaire des monuments historiques la même année[44].
  • L'église Saint Philippe datée de 1509[45].
  • La tour dite cornière, vestige des anciens remparts datée de 1452.
  • L’hôtel de ville reconstruit en 1743 sur les bases de la halle échevinale datant de 1490.
  • Le château de Courcelette à Lannoy

Bâtiments municipaux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il fut le fondateur de la ville de Lannoy, fortifiée et nantie de privilèges dans les années 1450-1460. Confirmés par le roi Louis XI en 1463. En 1477, le même roi Louis XI confia une importante mission de négociation à Jean III pour déclencher le mariage entre la fille de Charles le Téméraire (Marie de Bourgogne, orpheline et donc convoitée) et le Dauphin de France. Cependant Maximilien d'Autriche emporta la décision. Ce mariage donna naissance à Charles Quint, l'empereur le plus puissant d'Europe au XVIe siècle, conquérant du Nouveau Monde découvert en 1492 (Christophe Colomb).

  • Jean Antoine Leclerc « de Lannoy » (1728-1812), « laboureur, propriétaire de la seigneurie de Lannoy, y demeurant, bailliage de Chauny », député aux États généraux de 1789.
  • François Ravlenghien, né rue du Haut-Jardin, linguiste et orientaliste du XVIe siècle, professeur de langue hébraïque à Cambridge et d'hébreu à l'université de Leyde aux Pays-Bas, imprimeur correcteur chez le célèbre imprimeur anversois Plantin et son gendre.
  • Jean Piat, célèbre comédien, naquit rue de Tournai à Lannoy le .
  • Alfred Desenclos, compositeur et pianiste. Grand prix de la ville de Paris. Directeur du conservatoire de Roubaix, puis de Paris. Il habita 68 rue Nationale à Lannoy.
  • Louis Joseph Ghémar, lithographe belge et photographe du gotha belge, est né à Lannoy le .
  • Le Sous-lieutenant Albert Aimé Joseph Parent, Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur. Licencié es Lettres et officier d’Infanterie au cent soixante-deuxième RI. Né rue des Bouchers, olim débouchée, à Lannoy, le . Fils d’Albert Auguste Joseph Parent, (Lannoy, Nord, 10 10bre 1848–idem, ) manufacturier, et d’Isabelle Françoise Delfosse, (Roubaix, Nord, 2 8bre 1848-Lannoy, idem, 14 9bre 1881). Mort pour la France tué à l’ennemi au bois de la Gruerie au cours de la bataille de La Harazée- en-Argonne**, dans la Marne, le [46].
  • Les bisaïeuls du Général Louis Faidherbe, sont de Lannoy. Joseph Monnier y est né le 23 7bre 1690 et y est mort le 25 10bre 1754. Il était marié avec Séraphine Grimonpont, née en 1692 à Lannoy où elle mourut le . Le quadrisaïeul du général, Charles Alexandre Monnier, né à Lannoy en 1628, était tanneur, greffier et échevin de Lannoy de 1653 à 1660. Il s'était marié à Lannoy en 1648 avec Michelle Delerue, fille de Philippe Delerue censier et lieutenant d'Hem.
  • Franklin Delano (en) Roosevelt, 32e président des Etats Unis d'Amérique, descendant direct de Jan Delano, né Jean de Lannoy en 1575 à Tourcoing,et de Marie Mahieu de Lille, la famille protestante ayant ensuite émigré à Leyde (Leiden) aux Pays-Bas, puis vers la colonie britannique du Massachusetts.
  • Maurice Herbaux (1890-1926), sculpteur, y est né.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Lannoy (59) Nord-France.svg

Les armes de Lannoy se blasonnent ainsi :« D'argent à trois têtes de chiens clabauds de sable. »

Devise : « Sigilum ad causas urbis lanoiensis ».


Le premier septembre de l'an 1459, Philippe le Bon, duc de Bourgogne, octroya à Lannoy, comme à une bonne ville, un scel propre, ou scel aux causes de l'échevinage.

La ville fit graver sur son scel : Sigilum ad causas urbis lanoiensis, un écu d'argent à trois têtes de chiens clabauds de sable.

À la fin du XVIIe siècle, ces armoiries furent officiellement enregistrées dans l'armorial général de France.

Une légende se rattache à l'origine de ces armoiries. On dit qu'une nuit, la ville de Lannoy fut sur le point d'être surprise par l'ennemi et que des chiens, par leurs longs aboiements, donnant l'éveil, sauvèrent les habitants du sac et du pillage et qu'en mémoire de ce fait, la ville adopta trois têtes de chiens pour emblème.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[6].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Arthur Liekens, maire, meurt en 1950 durant la mandature.
  9. Henri Échevin, maire, meurt en 1993 durant la mandature.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lannoy (59390) - Nord - toutes-les-villes.com
  2. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  3. a et b Bernard Moreau, « La gare de Lannoy », sur histoirederoubaix.com, Société d'émulation de Roubaix (consulté le ).
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
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