Université de Lille

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Université de Lille
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Histoire et statut
Fondation
1559 : Fondation de l'Université de Douai
Dates-clés
1896 : Transfert de l'Université de Douai à Lille
1970 : Création de Lille 1, Lille 2 et Lille 3
2018 : Recréation de l'université de Lille
Dissolution
Type
Forme juridique
Fondateur
Président
Jean-Christophe Camart (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Localisation
Pays
Chiffres-clés
Budget
650 000 000 €Voir et modifier les données sur Wikidata
Divers
Devise
Universitas Insulensis Olim DuacensisVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Site web

L’ université de Lille est une université française pluridisciplinaire située à Lille. Avec près de 70 000 étudiants en 2018 (dont 7 300 internationaux de 154 nationalités différentes), elle est la plus grande université de France, mais également la plus importante université francophone au monde (en excluant l'Université du Québec qui est un réseau d'universités étalé sur 54 villes)[1],[2].

Elle tient ses origines dans l'Université de Douai fondée en 1559 puis finalement transférée à Lille en 1896. En 1970 elle est structurée en trois universités indépendantes situées sur des campus de la Métropole Européenne de Lille : l'Université Lille-I (sciences et technologies, campus Cité Scientifique), l'Université Lille-II (droit, santé, gestion et sport), et l'Université Lille-III (sciences humaines et sociales, lettres, langues et arts, campus Pont-de-Bois). La fusion au de ces trois universités lilloises forme de nouveau une seule université pluridisciplinaire.

L'Université de Lille ainsi créée comporte alors plus de 68 000 étudiants, 6 300 personnels (2e employeur public dans le Nord), pour un budget annuel d'environ 650 millions d'euros[3],[2],[1]. Elle fait partie de la COMUE Lille Nord de France, communauté de près de 115 000 étudiants, et est située au cœur du 3e pôle étudiant de France que constitue la métropole Lilloise (derrière Paris et Lyon)[4]. De plus elle est au cœur de l'académie de Lille, qui compte 177 000 étudiants dans le supérieur[2].

Elle est l'un des premiers opérateurs français en matière de formation continue, avec 11 500 personnes formées par années, et possède un taux d'insertion des diplômés de master de 90%. Elle gère en moyenne chaque année plus de 12 000 stages dont 1 600 à l'étranger. Elle délivre de nombreux diplômes en 2017-18 (sans prendre en compte les différentes options et parcours internes) : 9 DEUST, 13 DUT, 42 Licences générales, 52 Licences professionnelles, 91 Master, et de nombreux autres diplômes (DU, formations continues, diplômes d'ingénieur, mastères, doctorats, concours, doubles diplômes etc.)[5]. L'université possède également plusieurs équipements et bâtiments remarquables, à l'instar du Learning Center Innovation LILLIAD.

Avec 2 000 doctorants répartis sur les 6 écoles doctorales de la COMUE lilloise (qui compte en tout 3 000 doctorants pour 139 laboratoires au sein d'un Collège Doctoral Européen); 350 thèses soutenues par an et 3 000 publications scientifiques chaque année; elle est très présente dans le milieu de la recherche. Associée à de nombreux organismes (Institut Pasteur de Lille, CHRU de Lille, CNRS, Inserm, Inra, Inria..), elle possède 65 unités de recherche, 5 laboratoires d'excellence labellisés Labex, 7 équipements d'excellence labellisés Equipex, 10 laboratoires communs avec les entreprises; pour 3 300 Enseignants-chercheurs et 350 chercheurs avec 11 équipes lauréates de l'European Research Council; associés à 3 000 ingénieurs, administratifs et techniciens.

Labellisée I-Site (Initiatives Science-Innovation-Territoires-Économie) en 2017 par le gouvernement, elle bénéficie d'une dotation de 500 millions d'euros pour son projet Université de Lille Nord-Europe visant à la classer dans les 50 premières universités d'Europe d'ici 2025[6],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les prémices de l'université, de Douai à Lille[modifier | modifier le code]

Article connexe : Université de Douai.

L'essor du monachisme parallèle à la christianisation et urbanisation du Nord-Pas-de-Calais à partir du VIIe siècle, puis les foyers intellectuels animés par des écolâtres et des clercs issus d'abbayes et prieurés du XIe siècle au XVe siècle furent un terreau propice à l'établissement d'une université, équidistante de l'université de Louvain et de l'université de Paris. Initialement autorisée en 1559 par les papes Paul IV et Pie IV dans la mouvance de la Contre-Réforme et du Concile de Trente, créée effectivement par Philippe II d'Espagne en 1562 par l'installation des facultés de théologie et droit canon, droit civil, puis celle de médecine et des arts, l'organisation médiévale primitive rayonne à Douai[7] jusqu'à la Révolution française qui fit disparaître universités et facultés. La faculté des lettres et la faculté des sciences de Douai sont restaurées sous le Premier Empire en 1808, quand est créée l'Université impériale ; cependant « à Douai, par exemple, il n'y a en 1814, qu'un seul professeur à la faculté de lettres »[8]. Sous la Restauration, l'ordonnance du visant à remplacer l’Université impériale par dix-sept universités régionales, dont une université de Flandres[8], n'est pas appliquée en raison de l'interruption des Cent-Jours. Pire, l'arrêté de la Commission d'instruction publique du 31 octobre 1815 confirmée par l'ordonnance du roi du 18 janvier 1816, supprime dix sept facultés de lettres et trois facultés de sciences, par mesure d'économie[8]: les facultés de Douai disparaissent à nouveau[9].

À Lille, une école royale de chirurgie est créée en 1705 et est transformée en école préparatoire de médecine en 1805. À la suite de la disparition de la faculté des arts de l'université de Douai en 1795, une École centrale de Lille[10] est ouverte le , rue des arts à Lille et ses enseignements sont assurés au travers de chaires municipales. Une chaire municipale de sciences est établie en 1817, suivie par une chaire de chimie en 1823. La loi du et le décret du rétablissent la faculté de lettres à Douai[9] et conduisent à la création d'une faculté des sciences à Lille[11], à laquelle est juxtaposée une École des arts industriels et des mines pour les sciences appliquées. Le décret du institue l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Lille[12]. La faculté de droit est rétablie à Douai en 1865[12]. L'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Lille est transformée en faculté mixte de médecine et de pharmacie de Lille par décret du [12]. Par décret du , les facultés de lettres et de droit sont transférées de Douai à Lille[13]. La loi du rétablit les universités en France, dont celle de Lille qui regroupe toutes les facultés publiques.

Essor des facultés à Lille (1854-1896)[modifier | modifier le code]

Voir également les historiques des universités Lille I, Lille II, Lille III

La faculté des sciences de Lille établie en 1854 a pour premier doyen Louis Pasteur, qui s'installe dans une aile du lycée, rue des arts et rue des Fleurs (actuel boulevard Carnot). Mais de nombreux bâtiments sont ensuite construits dans le quartier Saint-Michel pour accueillir les étudiants entre le boulevard Jean-Baptiste Lebas, la rue Jean Bart et la rue Jeanne d'Arc, la rue Gauthier de Châtillon (actuelle rue Angellier) et la place Philippe Lebon.

En 1875, l'institut industriel du Nord quitte la rue du Lombard et s'installe rue Jeanne d'Arc. Les locaux de la faculté des sciences de Lille place Philippe Lebon sont inaugurés par Géry Legrand en 1892. En 1894, l'institut de physique de la faculté des sciences de Lille quitte ses locaux rue des Fleurs utilisés depuis 1854 et s'installe rue Gauthier de Châtillon et Rue Jeanne-d'Arc ; l'Institut de chimie de Lille s'installe rue Jeanne-d'Arc et rue Barthélémy-Delespaul. En 1895, l'institut des sciences naturelles de Lille s'installe rue Malus, rue Nouvelle et rue Brûle-Maison.

Les premiers bâtiments de la faculté mixte de médecine et de pharmacie de Lille sont inaugurés par Jules Ferry le , prenant la suite de l'école de préparation à la médecine et à la pharmacie créée en 1805. Les principaux locaux de recherche de la faculté de médecine et de pharmacie sont construits à l’angle de la rue Jean Bart et de la rue de Valmy, face à la place Philippe Lebon. Les travaux, confiés à l’architecte Carlos Batteur, se sont déroulés de 1876 à 1892.

En 1891, la faculté mixte de médecine et de pharmacie comprend 21 chaires, la faculté des sciences 9 chaires, la faculté de droit 9 chaires, la faculté de lettres 7 chaires[14].

La faculté de droit de Lille est installée dans des locaux rue Angelier, inaugurées en 1895, à proximité de la faculté de lettres de Lille présente depuis 1887.

L'université de Lille (1896-1970)[modifier | modifier le code]

L'Institut Pasteur de Lille est inauguré boulevard Louis XIV en 1899.

La faculté d'odontologie est d'abord liée à l'histoire de la faculté de médecine, au sein de laquelle est autorisée l'enseignement dentaire, le . Lille devient ainsi la seconde ville, après Nancy, à posséder un tel enseignement. L'Institut de stomatologie, finalement ouvert en 1935, boulevard Paul-Painlevé, et détruit en 1944, est reconstruit en 1965 à son emplacement actuel, place de Verdun (proche du centre hospitalier).

À partir de 1913, l'université apporte son soutien à l'Institut français du Royaume-Uni, y envoyant des professeurs et accueillant des étudiants.

L'Institut d'électrotechnique s'installe rue des Fleurs en 1912. En 1930 a lieu l'inauguration de l'Institut de mécanique des fluides de Lille.

En 1949, la faculté de droit déménage rue Paul-Duez (siège actuel de l'université Lille II).

La faculté de médecine déménage partiellement à la cité hospitalière (aujourd'hui le CHRU), achevée en 1953 à l'est de Lille.

À la suite de travaux débutés en 1962, la faculté des sciences de Lille est transférée à partir de 1967 du centre de Lille vers un campus scientifique construit dans l'est de la communauté urbaine de Lille, dans le quartier de la cité scientifique où est créée la technopole de Villeneuve-d'Ascq.

1971-2008 : trois universités[modifier | modifier le code]

La mise en œuvre de la loi Faure du conduit à la subdivision de l'université de Lille en trois entités autonomes fin 1970. La faculté des sciences de Lille devient l'université Lille-I ; la faculté de droit et les facultés de médecine et pharmacie deviennent l'université Lille-II ; les facultés de lettres et sciences humaines deviennent l'université Lille-III.

À la suite d'une décision en 1966, la faculté de lettres et sciences humaines de Lille devenue l'université Lille-III est transférée en 1974 du centre de Lille vers un campus dédié à Villeneuve-d'Ascq, quartier Pont-de-Bois.

À la suite d'une décision en 1966, la faculté de droit de Lille intégrée dans l'université Lille-II est transférée en 1974 du centre de Lille vers le campus quartier Pont-de-Bois. En 1995, elle est déménagée dans le quartier Moulins, place Déliot. En 1971, le second campus de l'université Lille II est créé à Ronchin, au sud de Lille.

La délocalisation de laboratoires de l'université Lille I conduit à la création en 1968 de l'université de Valenciennes. Des antennes régionales des universités lilloises sont créées dans le Nord de la France entre 1988 et 1992 ; elles prennent leur autonomie entre 1991 et 1992 pour former l'université du Littoral et l'université d'Artois. Les universités de Lille et leurs trois consœurs du Nord de la France coopèrent au sein du 'pôle universitaire Lille Nord Pas de Calais'[15] créé en 1992 et remplacé en 2009 par le PRES Lille Nord de France puis par la COMUE du même nom.

La réunification (2008-2018)[modifier | modifier le code]

Les trois universités envisageaient en 2008 une fusion devant intervenir avant 2013, dans le contexte du plan campus français. Si en 2010 le principe semblait s’éloigner[16], le processus de réunion des trois établissements au sein d'une fédération "Université de Lille" a cependant été amorcé dès le à la suite d'un conseil d'administration simultané dans les universités concernées[17]. L'objectif était, à terme, d'intégrer également six écoles de la métropole lilloise (Centrale Lille, l'École nationale supérieure de chimie de Lille, Télécom Lille, l'ENSAIT (textile) de Roubaix, l'Institut d'études politiques de Lille et l'École supérieure de journalisme de Lille)[18]. Il s'agit alors principalement de mutualiser un certain nombre de compétences communes, notamment en matière de recherche et de formation tout au long de la vie, afin d'améliorer l'attractivité et la visibilité des établissements fondateurs.

Mais en 2014 la situation évolue et les trois universités décident de s'engager clairement vers une fusion[19] en vue de reconstituer l'université de Lille d'ici à 2018, quand jusque-là il n'était question que de « fédération ». En conséquence les six grandes écoles, si elles restent associées au projet, n'en sont plus partie intégrante[19]. L'objectif est désormais de constituer « une grande université de recherche internationalement visible et reconnue et de développer un véritable modèle de formation tout au long de la vie »[19]. Le processus est articulé autour de projets communs touchant à toutes les compétences portées par une université[19]. Lors de la Conférence inaugurale des trois universités lilloises, le , les trois universités ont présenté une nouvelle identité graphique commune. La fusion est officiellement votée fin mars 2017 par les conseils d'administration de Lille-I, Lille-II et Lille-III[20], le décret portant création de l'université de Lille est signé le pour entrer en vigueur au premier janvier 2018[21].

Composantes[modifier | modifier le code]

Composantes historiques[modifier | modifier le code]

Faculté des sciences[modifier | modifier le code]

Il y a continuité entre la faculté des sciences telle qu'établie à Lille en 1854 et ses évolutions administratives et l'accroissement du nombre de chaires jusqu'à 1970, puis avec l'Université Lille 1. La faculté des sciences s'établit en 1854 dirigée par Louis Pasteur dans l'ancien couvent des Récollets, rue des arts et rue des Fleurs, au centre de Lille. De nombreux bâtiments sont ensuite construits dans le quartier Saint-Michel pour accueillir les étudiants entre le boulevard Jean-Baptiste Lebas et la rue Jeanne d'Arc, entre 1875 et 1895. La faculté des sciences comprend différents instituts créés successivement au XIXe siècle (institut de physique, institut de chimie, institut de sciences naturelles, institut de zoologie et station marine de Wimereux, observatoire, institut d'électrotechniques, institut Pasteur de Lille) et au XXe siècle (institut d'électromécanique, institut de mécanique des fluides de Lille, institut universitaire de technologie de Lille A).

Faculté de médecine et pharmacie[modifier | modifier le code]

L'école préparatoire de médecine et de pharmacie devient faculté et son développement est associé à l'organisation administrative de l'université de Lille jusqu'à 1970. La faculté mixte de médecine et de pharmacie s'implante rue Jean-Bart en 1874 et 1875. Elle déménage à la cité hospitalière (aujourd'hui le CHRU), au sud de Lille, en 1951-1953.

Faculté de droit[modifier | modifier le code]

Il y a continuité entre la faculté de droit rétablie à Douai en 1865, transférée à Lille en 1887, et ses évolutions administratives jusqu'à 1970. Après le transfert de la faculté de droit à Lille en 1887, elle obtient en 1895 des locaux rue Angelier, puis déménage en 1949 rue Paul-Duez. Les sciences économiques sont rattachées à la faculté jusqu'en 1970. Un « Institut de Préparation aux Affaires » y est créé en 1958.

Faculté de lettres[modifier | modifier le code]

Il y a continuité entre la faculté de lettres rétablie à Douai en 1854, transférée à Lille en 1887, et ses évolutions administratives jusqu'à 1970. La faculté de lettres de Lille intègre en 1895 des locaux dédiés situés à proximité de la rue Gauthier de Châtillon (actuelle rue Angellier) et de la rue Jean-Bart .

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Composantes communes et associées[modifier | modifier le code]

Presses universitaires du Septentrion[modifier | modifier le code]

Les Presses universitaires du Septentrion sont une maison d'édition universitaire française spécialisée dans les domaines des lettres et des sciences humaines et sociales. Elles regroupent plusieurs universités des Hauts-de-France : Université de Lille, Université Catholique de Lille, Université du Littoral - Côte d'Opale, Université de Valenciennes et Université de Picardie.

Fondation Université de Lille[modifier | modifier le code]

La Fondation Université de Lille a été créée le avec une dotation initiale de 15 millions d'euros issue de la vente d'une participation de l'Université Lille II dans la société Genfit[22]. L'objectif est de porter la dotation à 50 millions d'euros en 2020[22]. Les missions de la fondation sont de financer et accompagner les projets de recherche puis d'en diffuser et valoriser les résultats, de développer les coopérations à l'international et de diffuser la culture et l'information scientifique[22].

Son conseil d'administration est composé de 3 collèges[22] :

  • collège des fondateurs : Xavier Vandendriessche, Eric de Bodt, Serge Dauchy, Didier Gosset
  • collège des représentants du personnel : Pierre-Marie Robert, Bart Staels
  • collège des personnalités qualifiées : Jean-Oliver Arnaud, Damien Castelain, Frédéric Motte

Composantes depuis la réunification de 2018[modifier | modifier le code]

À partir de janvier 2018, l'université regroupe les composantes suivantes[23] :

  • Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales
  • Faculté Finance, banque, comptabilité / institut du marketing et management de la distribution
  • Faculté des sciences économiques et sociales
  • UFR mathématiques, informatique, management et économie
  • UFR de géographie et d'aménagement
  • Faculté des humanités
  • UFR développement social, éducation, culture, communication, information, documentation
  • UFR des langues étrangères appliquées
  • Faculté des langues, littératures et civilisations étrangères
  • UFR de psychologie
  • Faculté des sciences historiques, artistiques et politiques
  • Faculté des sciences et technologies
  • Faculté de médecine
  • Faculté de pharmacie
  • Faculté de chirurgie dentaire
  • Faculté d'ingénierie et de management de la santé
  • Faculté des sciences du sport et de l'éducation physique
  • Institut de formation de musiciens intervenants en milieu scolaire
  • Institut d'administration des entreprises
  • Institut universitaire de technologie A
  • Institut universitaire de technologie B
  • Institut universitaire de technologie C
  • École polytechnique universitaire de Lille

Implantations[modifier | modifier le code]

Entre 1950 et 1953 puis entre 1962 et 1974, des campus ont été constitués en périphérique de Lille, pour surmonter la croissance des effectifs étudiants. L'identification de leur accès en métro facilite leur localisation dans la Métropole européenne de Lille. À compter de la réunification de 2018, l'Université de Lille possède officiellement 5 campus universitaires ainsi que plusieurs lieux annexes[24].

Campus Cité Scientifique[modifier | modifier le code]

Cité Scientifique - Lilliad Learning Center Innovation

La Cité scientifique est le campus universitaire dédié aux sciences et technologies créé en 1964 et implanté dans la technopole Villeneuve-d'Ascq, commune de la Métropole Européenne de Lille.

Le campus compte 150 hectares et une centaine de bâtiments, et l'immense majorité des lieux est occupée par la Faculté des Sciences et Technologies de l'université et ses Départements, mais aussi par de nombreuses écoles (École Centrale de Lille, ENSCL Chimie Lille, Polytech' Lille, Mines-Télécom Lille Douai, IUT A etc.) et entités scientifiques (CNRS, IEMN, ITEEM INSERM, INRIA, IFSTTAR, ICARE/CNES, Météo France etc.). Y sont également présents la Faculté des sciences économiques et sociales, l'UFR de géographie et aménagement, ainsi que le Département des sciences de l'éducation de l'université.

On trouve entre autres sur le campus des bâtiments d'enseignement, de travaux pratiques, d'administration, de services aux étudiants, des laboratoires de recherche mais aussi des restaurants universitaires, des résidences universitaires, des installations sportives, des hôtels, des entreprises, des instituts, des écoles scientifiques indépendantes etc.

Elle se trouve a proximité directe du Parc Scientifique européen de la Haute-Borne (Parc scientifique de 200 ha à dimension européenne avec de nombreux sièges d'entreprises, start-up et laboratoires; l'ensemble formant ainsi un vaste complexe scientifique de 350 ha) mais également du Stade Pierre Mauroy (4e plus grand stade de France avec 50 000 places), et des zones commerciales V2 et Héron Parc (plus grand espace commercial au nord de Paris). Elle bénéficie ainsi des infrastructures locales notamment d'un P+R de plus de 2 000 places.

Depuis la rentrée 2016, LILLIAD Learning Center Innovation remplace son ancienne bibliothèque universitaire. Situé au centre du campus, toute la cité scientifique est pensée autour de celui-ci. Il s'agit d'un espace de plusieurs étages ultra moderne et doté des dernières technologies, comprenant bibliothèque universitaire, espaces de détente, lieux d'expositions scientifiques, salles de conférence etc.

Elle est desservie par les stations de métro (situées au sein même du campus) Cité Scientifique - Professeur Gabillard et Quatre Cantons – Stade Pierre-Mauroy.

Campus Santé[modifier | modifier le code]

Faculté de médecine de Lille (1953)

Dédié à la Santé et situé à cheval entre les communes de Lille (Sud) et Loos; c'est le premier campus à avoir été délocalisé, les travaux débutant dans les années 1930 pour ne se terminer que dans les années 1950 après une interruption due à la Seconde Guerre Mondiale. Les facultés de pharmacie et médecine (la plus grande de France) quittent alors le centre de Lille (en 1953) pour le quartier de la Cité Hospitalière où se trouve le centre hospitalier de la ville, aujourd'hui devenu le CHRU de Lille, le plus grand complexe hospitalo-universitaires d'Europe étalé sur près de 350 hectares[25].

La faculté de chirurgie dentaire se trouve à proximité, place Verdun, depuis 1965. La faculté ingénierie et management de la santé (ex-ILIS) y est également présente depuis sa création en 1992. Le parc d'activité Eurasanté, pôle d'excellence dédié aux biotechnologies, voit le jour en 1996.

Ainsi les 14 hôpitaux spécialisés du CHRU de Lille mais également les centres de recherche ainsi que les écoles et instituts du CHRU (sages-femmes, soins infirmiers, ambulanciers, masso-kinésithérapie etc.) partagent les lieux avec les facultés, instituts et départements de l'université.

Ce site est desservi par les stations de métro CHU – Centre Oscar-Lambret et CHU – Eurasanté.

Campus Pont de Bois[modifier | modifier le code]

Après un transfert planifié en 1966, le campus du Pont-de-Bois à Villeneuve-d'Ascq accueille brièvement la faculté de droit de 1975 à 1995. L'historique faculté des lettres du centre de Lille y déménage définitivement en 1974. C'est le campus de l'université associé aux sciences humaines et sociales, arts, lettres et langues.

On y trouve la Faculté des humanités; la Faculté des langues, littératures et civilisations étrangères; la Faculté des sciences historiques, artistiques et politiques; l'UFR développement social, éducation, culture, communication, information, documentation; l'UFR mathématiques, informatique, management et économie; et l'UFR de psychologie.

Ce site est desservi par la station de métro Pont de Bois.

Campus Moulins - Ronchin[modifier | modifier le code]

Ce campus est étalé entre le quartier de Moulins à Lille et la commune limitrophe de Ronchin. Il est dédié au droit, à la gestion, et au sport.

Après avoir été au quartier Saint-Michel de 1887 à 1975, puis sur le campus Pont de Bois de Villeneuve-d'Ascq, la faculté de droit (aujourd'hui Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales) retrouve un site dans le centre de Lille, quartier Moulins, en 1995 sur la place Déliot. La faculté de Finance, Banque, Comptabilité s'y trouve aussi.

La Faculté des sciences du sport et de l'éducation physique se trouve quant à elle à Ronchin, commune limitrophe du sud-est de la métropole de Lille. Cet emplacement concentre une importante partie des équipements sportifs de l'université, bien que d'autres installations soient également présentes sur les autres campus et au siège de l'établissement. Ces équipements sont prêtés au Lille Université Club par l'université, qui par ailleurs siège à son conseil d'administration[26].

Ce campus est desservi par les stations de métro Porte de Douai et Porte de Valenciennes.

Campus Roubaix - Tourcoing[modifier | modifier le code]

Ce campus comprend plusieurs lieux d'enseignement répartis sur les proches communes de Roubaix et Tourcoing, communes de la Métropole européenne de Lille.

Le principal site de ce campus, mais également le plus récent et moderne de toute l'université, est celui de la gare de Roubaix inauguré partiellement en 2016. On y trouve l'Institut du marketing et du management de la distribution; l'IUT C (appelé également IUT de Roubaix); et l'UFR de langues étrangères appliquées. Ce site est desservi par la station de métro Gare Jean-Lebas Roubaix.

Le Département Infocom de l'université est situé à Roubaix, rue Vincent Auriol, proche de la station de métro Eurotéléport.

L'IUT B (appelé également IUT de Tourcoing) et la filière Arts-Plastiques se trouvent à proximité de Tourcoing-Centre.

Autres sites universitaires[modifier | modifier le code]

Le premier site décentré de l'université de Lille est la station marine de Wimereux en 1874, au nord de Boulogne-sur-Mer, suivie fin du XIXe siècle par le laboratoire du Portel, au sud de Boulogne-sur-Mer. Outre l'université de Valenciennes créée en 1968, l'université de Lille a développé de multiples antennes universitaires et laboratoires de recherches décentrés dans le département du Nord. Ces sites deviendront indépendants fin du XXe siècle et formeront les université d'Artois et université du Littoral ultérieurement. L'ensemble de ces sites universitaires sont associés au XXIe siècle dans l'université Lille Nord de France.

On trouve aujourd'hui de nombreuses annexes et lieux d'enseignement de l'Université de Lille à Cambrai, dans d'autres quartiers de Lille (IAE...), dans les 3 autres universités de l'académie, en association avec d'autres établissements de la région (SciencesPo, École Journalisme...), en commun avec l'ÉSPÉ de Lille; etc.

Patrimoine et collections[modifier | modifier le code]

Les collections botaniques constituées depuis l'époque de Jean-Baptiste Lestiboudois, les collections minéralogiques et paléontologiques rassemblées par Jules Gosselet, Charles Barrois et leur successeurs ont formé au début du XXe siècle des musées : musée régional de zoologie appliquée, musée de géologie et de minéralogie, musée houiller. Les collections sont ensuite partiellement centralisées au muséum d'histoire naturelle de Lille.

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

De 1854 à 1896[modifier | modifier le code]

Les soubresauts de la vie étudiante à Lille ne sont pas différents de ceux des autres universités françaises, à l'exception de la période entre 1875 et 1905 où l'opposition entre étudiants de l'université et étudiants de l'institut catholique de Lille est exacerbée. Après un long article d'Ernest Lavisse dans la Revue internationale de l'enseignement[27] le qui justifie le transfert à Lille, et la signature le de la convention entre le maire Géry Legrand et Louis Liard, directeur de l'enseignement supérieur pour le transfert des deux facultés et la construction de quatre instituts à Lille, et enfin le la publication au Journal officiel de la République française de deux décrets qui officialisent le transfert des deux facultés de Douai à Lille, des fêtes universitaires sont organisées à Lille les et , avec la venue du ministre Eugène Spuller. À nouveau, les et ont lieu de grandes fêtes universitaires de Lille avec le Ministre du Commerce et Louis Liard, directeur de l'enseignement supérieur[28].

« L'Union des étudiants et étudiantes de l'État, fondée en 1881, reconnue d'utilité publique le 17 février 1930, a son siège à la Maison des Étudiants au 49 rue de Valmy. »[29].

De 1896 à 1968[modifier | modifier le code]

Des manifestations étudiantes ont lieu entre le et le après la publication le de l'article J'accuse…! par Émile Zola lors de l'affaire Dreyfus[30].

L'Union nationale des étudiants de France (UNEF) est constituée le lors d'un rassemblement des Associations générale des étudiants (AGE) à Lille. Le Stade universitaire lillois est créé en 1913.

Pendant la Première Guerre mondiale, Lille est occupée par les Allemands entre le et , l'université subit des pillages et réquisitions ; l'explosion du dépôt de munition des dix-huit ponts en 1916 détruit des laboratoires ; le nombre d'étudiants et de professeur est au plus bas. « Dans cette lutte permanente pour la survie afin d’affirmer « l’existence et l’action morale de l’Université », le recteur Georges Lyon, président du Conseil de l’Université joue un rôle capital et mobilise les énergies encore présentes à Lille. »[31]

Dans le domaine sportif[32], « en 1921, l'union des étudiants de l'Université de Lille crée son association sportive : le Lille Université Club, qui succède au Stade universitaire lillois fondé huit ans plus tôt »[33].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lille est occupée par les Allemands et se trouve dans la zone interdite. « Le maire de Lille doit écrire aux doyens le 18 octobre 1940 pour leur signaler qu’il a reçu des observations très sévères des autorités allemandes au sujet d’inscriptions offensantes dessinées sur les murs des facultés. De nombreux étudiants participent à cette longue « bataille de l’écrit » qui fait se multiplier les inscriptions à la craie sur les murs ou l’apposition d’affichettes anti-allemandes et antivichyssoises. Ils sont aussi souvent fortement présents dans les cérémonies patriotiques clandestines ou déguisées qui font célébrer la fête de Jeanne d’Arc, le 1er mai ou le 11 novembre. Quelques-uns rejoignent les groupes de résistance active qui sont nombreux et précoces dans la région. Les enseignants Vladimir Jankélévitch, Edouard Perroy et le professeur Gaillard jouent quant à eux un rôle important dans la résistance. La libération de Lille, le 3 septembre, après les combats du début septembre 1944, marque alors une réelle délivrance. »[34].

Lors de la guerre d'Algérie, « la manifestation du 27 octobre 1960 marque un tournant. Le meeting salle Roger Salengro rassemble plus de 3000 personnes, surtout des étudiants des diverses facultés, pour réclamer une solution négociée. Si la faculté ne réagit pas collectivement face au 13 mai 1958 et au retour de Charles de Gaulle, elle se mobilise par contre face au putsch des généraux en avril 1961. (...) Face au développement des attentats de l’O.A.S, les universitaires poursuivent ensuite leur mobilisation dans plusieurs grèves et manifestations (16 novembre, 6 décembre 1961). Dès lors, le monde universitaire lillois est identifié à un pôle fort dans le combat contre la poursuite de la Guerre. Le lundi 15 janvier 1962, un attentat par explosifs vise la Maison des étudiants, rue de Valmy et cause d’importants dommages. Le même jour, un grand meeting de protestation est organisé où l’on dénonce ces actes qui sont « un défi au bon sens ». Le 6 février 1962, une nouvelle manifestation est ensuite organisée à Lille. »[35]

L'accroissement des effectifs étudiants sature les capacités de l'université, tandis que les premiers transferts vers des campus modernes sont initiés en 1966. Les facultés sont occupées en Mai 68[36].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution démographique de la population étudiante inscrite dans les facultés publiques de Lille puis à l'université de Lille comprend plusieurs phases, qui ne sont pas corrélées avec les paliers d'accroissement de la population de Lille.

  • Entre 1854 et 1875, l'effectif comprend les seuls étudiants de la faculté des sciences de Lille (école préparatoire de médecine et pharmacie, facultés de Douai non comprises dans le décompte).
  • Entre 1875 et 1887, l'effectif étudiant est le cumul de celui de la faculté des sciences et de la faculté mixte de médecine et de pharmacie de Lille (facultés de Douai non comprises dans le décompte)
  • Entre 1887 et 1968, l'université de Lille couvre l'ensemble des champs disciplinaires de ses 4 facultés (effectif en formation continue non compris).
  • Entre 1970 et 2017, elle est divisée en 3 universités indépendantes.
  • En 2018, les 3 universités fusionnent, l'université compte alors 68 000 étudiants ce qui en fait la plus grande de France. Elle couvre tous les grands domaines d'enseignement.
Évolution démographique de la population étudiante inscrite à Lille
1854 1886 1887 1911 1912 1913 1945 1947
10[37] 1 134[38] 784[38] 1 801[39] 1 700[40] 1 402[40] 5 326 5 000[40]
1967 1968 1970 2018 - - - -
23 927 29 478 ----- 68 000 - - - -

Personnalités liées à l'université[modifier | modifier le code]

Voir également les personnalités distinguées dans les historiques des universités Lille I, Lille II, Lille III

Plusieurs anciens enseignants-chercheurs ou docteurs de l'université de Lille ont obtenu la médaille d'or du CNRS, la plus haute distinction scientifique française : Émile Borel (1954), Raoul Blanchard (1960), Paul Pascal (1966), Georges Chaudron (1969), Henri Cartan (1976), Jacques Le Goff (1991), Pierre Bourdieu (1993).

René Cassin a obtenu le prix Nobel de la paix en 1968.

Faustin-Archange Touadéra, titulaire de deux doctorats en mathématiques des Universités de Lille et Yaoundé, fut recteur de l'Université de Bangui de 2005 à 2008, puis Premier ministre de 2008 à 2013, avant d'être élu Président de la République Centrafricaine en février 2016.

Professeurs[modifier | modifier le code]

Étudiants[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b DEPP - Ministères de l'éducation nationale, et de l'enseignement supérieur et de la recherche, RERS 2017 (lire en ligne)
  2. a, b, c et d DSI université Lille2 - France, « Université de Lille: Les chiffres clés », sur www.univ-lille.fr (consulté le 22 décembre 2017)
  3. Morgane Taquet, « À Lille, les universités entrent en fusion », sur http://www.letudiant.fr/educpros/, EducPro / L'Étudiant, (consulté le 22 septembre 2017)
  4. « Paris, Lille et Lyon concentrent près de la moitié des étudiants français. », sur etudiant.lefigaro.fr, (consulté en 2017)
  5. DSI université Lille2 - France, « Université de Lille: FORMATION », sur www.univ-lille.fr (consulté le 23 décembre 2017)
  6. « Université de Lille labellisée i-Site », sur univ-lille.fr, (consulté en 2017)
  7. Trénard 1978
  8. a, b et c Louis Liard, L'Enseignement supérieur en France, 1789-1893, Armand Colin et Cie, , 522 p. (lire en ligne), p. 121, 129-136
  9. a et b « CNE - L'université du droit et de la santé Lille II ; Rapport d'évaluation Septembre 1995 », sur www.cne-evaluation.fr, Comité National d'Evaluation des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel,
  10. Albert Mathiez et Georges Lefebvre, Annales historiques de la Révolution française, vol. 46, Firmin-Didot, coll. « Société des études robespierristes », , p. 236 :

    « Seule la candidature de Lille fut retenue et, le 10 nivôse an V (30 décembre 1796), l'Ecole centrale de Lille ouvrit ses portes dans les locaux de l'ancien couvent des Récollets »

  11. Université Lille I, « Historique de l'université Lille I », sur www.univ-lille1.fr
  12. a, b et c Trénard 1978, p. 80
  13. « Programme « Villes et institutions scientifiques » Rapport final 1996 ; Programme Interdisciplinaire de Recherche Sur les Villes (PIR-VILLES - CNRS) », sur http://w3.cers.univ-tlse2.fr/
  14. Paul Melon, L'enseignement supérieur et l'enseignement technique en France, Paris, Librairie classique Armand Collin et Cie, (lire en ligne)
  15. « Pôle universitaire Lille Nord Pas de Calais », sur www.poleuniv-lille-npdc.fr (consulté le 30 mars 2010) : « Avec la création du Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur « Université Lille Nord de France », les activités du Pôle Universitaire Nord-Pas de Calais prennent fin. Les missions du Pôle Universitaire qui s'inscrivaient dans les priorités du PRES ont été redéfinies et transférées à l'Université Lille Nord de France. »
  16. Pascal Aimé, Thierry Berthé et Jean-Pierre Korolitski, Développement des PRES et reconfiguration des sites universitaires, , 112 p. (lire en ligne) (rapport de l’Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche); p 67
  17. Université Lille 2, « Lille 1, Lille 2 et Lille 3 fédèrent leurs forces », (consulté le 23 juillet 2011)
  18. « Lille : l'enseignement supérieur fusionne », La Voix du Nord, (consulté le 8 novembre 2011)
  19. a, b, c et d « Construction de l'Université de Lille », Université Lille 2, (consulté le 31 juillet 2014)
  20. « Création de l’Université de Lille : la fusion des trois universités lilloises est votée par les trois conseils d’administration. », sur http://www.univ-lille.fr/, (consulté le 24 mars 2017)
  21. Décret no 2017-1329 du 11 septembre 2017 portant création de l'université de Lille
  22. a, b, c et d « Lancement de la Fondation université de Lille », (consulté le 22 septembre 2017)
  23. « Une organisation démocratique », sur www.univ-lille.fr (consulté le 12 avril 2018)
  24. DSI université Lille2 - France, « Plans et contact - Université de Lille », sur www.univ-lille.fr (consulté le 10 avril 2018)
  25. « Le Parc Eurasanté », sur www.eurasante.com (consulté le 30 avril 2014)
  26. « Organigramme du LUC », sur Site internet du LUC (consulté le 10 mars 2013)
  27. Ernest Lavisse, « La Question des universités françaises : Le transfert des Facultés de Douai à Lille », Revue internationale de l'enseignement, Paris, Armand Colin, vol. douzième,‎ , p. 473-493 (ISSN 1775-6014, notice BnF no FRBNF32860199, lire en ligne)
  28. IRHIS, « Chronologie de l'université de Lille III », sur irhis.recherche.univ-lille3.fr
  29. IRHIS, « Lille : 1887-1968 - Vie associative », sur irhis.recherche.univ-lille3.fr
  30. IRHIS, « Lille : 1887-1968 - L'affaire Dreyfus », sur irhis.recherche.univ-lille3.fr
  31. IRHIS, « Lille : 1887-1968 - La Première Guerre mondiale », sur irhis.recherche.univ-lille3.fr
  32. IRHIS, « Lille : 1887-1968 - Lille université Club », sur irhis.recherche.univ-lille3.fr
  33. « Lille université Club », sur www.lucaccueil.fr
  34. IRHIS, « Lille : 1887-1968 - La Seconde Guerre mondiale », sur irhis.recherche.univ-lille3.fr
  35. IRHIS, « Lille : 1887-1968 - La guerre d'Algérie », sur irhis.recherche.univ-lille3.fr
  36. IRHIS, « Lille : 1887-1968 - Mai 1968 », sur irhis.recherche.univ-lille3.fr
  37. René Fouret, revu par Henri Dubois, « La physique à Lille, depuis le début du XIXe siècle jusqu'à 1970 », sur asa3.univ-lille1.fr
  38. a et b Jean-François Condette, Une faculté dans l'histoire: la Faculté des lettres de Lille de 1887 à 1945, Lille, Presses universitaires du Septentrion, (ISBN 285939592X et 9782859395926, lire en ligne)
  39. Trénard 1978, p. 105
  40. a, b et c IRHIS, « Chronologie de l'université Lille 3 », sur irhis.recherche.univ-lille3.fr

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Louis Trénard, De Douai à Lille, une université et son histoire, Presses Universitaires du Septentrion,, (ISBN 2859390987 et 9782859390983, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]