Booking.com

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URL booking.com
Commercial Oui
Type de site Réservation d'hébergement en ligne
Langue(s) 41 langues
Inscription Optionel
Siège social Amsterdam
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Propriétaire The Priceline Group
Lancement 1996
Classement Alexa en augmentation 123 (décembre 2014)[1]
État actuel Actif

Booking.com est un site de réservation d'hébergement en ligne qui a commencé comme une petite start-up à Enschede en 1996 (la ville de l'Université de Twente). Le site est basé à Amsterdam aux Pays-Bas. Depuis 2005, il est détenu et exploité par le groupe américain Priceline. Le site propose des hébergements dans différents types de propriétés allant de l'hôtel au gîte touristique (bed and breakfast) en passant par l'appartement.

En 2014, la société est présente dans 59 pays et compte 7000 employés ; elle propose de l'hébergement dans plus de 540 000 propriétés dans 202 pays. En 2013, cette bannière représentait plus des deux tiers des recettes de Priceline[2]. Booking.com ne facture pas de frais de réservation à ses clients. Le site finance ses activités en facturant des commissions aux fournisseurs d'hébergement.

En 2015, Booking.com a été mis en cause, par l'Autorité de la concurrence tout d'abord, puis par UFC-Que choisir ensuite, du fait des clauses abusives qu'il impose aux hôteliers d'une part, et à ses utilisateurs de l'autre. L'entreprise fait face à des critiques analogues de la part des autorités de la concurrence de plusieurs pays européens.

Historique[modifier | modifier le code]

Booking.com a été fondé par Geert-Jan Bruinsma, un informaticien, à Amsterdam en 1996. Geert-Jan avait repéré une niche inoccupée dans le marché du voyage en ligne, la réservation d'hébergement pour les hommes d'affaires et les touristes[3].

En juillet 2005, la société a été acquise par le groupe Priceline pour 133 millions de dollars. Pendant quelque temps, Booking.com et ActiveHotels.com, une autre société européenne de réservation d'hôtel en ligne acquise un an auparavant par Priceline, ont opéré en parallèle tout en conservant leur identité respective[4]. En 2006, ActiveHotels.com a officiellement changé son nom pour Booking.com[5].

Les succès de Booking.com sont largement responsables de la croissance du chiffre d'affaires et des profits de Priceline. En effet, Booking.com a permis de transformer les pertes de Priceline de 19 millions de dollars en 2002 en un profit de 1,1 milliard en 2011. L'acquisition de Booking par Priceline a été saluée par certains comme « la meilleure acquisition dans l'histoire d'Internet »[6].

En 2014, Booking.com offre de l'hébergement dans plus de 540 000 propriétés dans 202 pays[7] et réserve plus de 700 000 nuitées quotidiennement pour ses clients[8]. La société possède 135 bureaux localisés dans 59 pays et compte 7000 employés (statistique de juin 2014)[9]. Booking.com est disponible en 41 langues[10].

Recours à des clauses abusives[modifier | modifier le code]

Le , l'Autorité de la concurrence a demandé au site de supprimer certaines de ses clauses de parité tarifaire et de disponibilité qu'il imposait aux hôteliers français membres du site[11].

En juillet 2015, UFC-Que choisir met en demeure Booking.com de modifier ou supprimer certaines de ses clauses « défavorables » aux consommateurs[12]. L'UFC dénonce en particulier le droit que s'arroge le site de « trafiquer les commentaires » des utilisateurs en « modifi[ant] ou de supprim[ant] tout contenu qui lui déplairait », ainsi que les clauses par lesquelles Booking.com s'exonère de toute responsabilité « si la qualité n’est pas à la hauteur des notes et commentaires mis en ligne », si les clients ont « un problème avec la réservation de [leur] chambre », ou encore « si le prix indiqué sur le site diffère du prix final payé ». L'UFC-Que choisir considère en effet que de telles clauses sont défavorables aux consommateurs, voire abusives ou illicites, et se réserve le droit d'intenter une action en justice[12]. L'UFC-Que choisir considère également que Booking.com viole la loi informatique et libertés en ne respectant pas les données personnelles des utilisateurs[13].

De façon plus générale, Booking.com fait l'objet d'enquêtes des autorités de la concurrence au Royaume-Uni, en République tchèque, en France, en Allemagne, en Italie, en Autriche, en Hongrie, en Suède et en Suisse ; ces enquêtes portent notamment sur la clause de parité tarifaire (« rate parity clause ») qui figure dans les contrats de Booking.com avec ses fournisseurs d'hébergement[14].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Booking.com Site Info », Alexa Internet (consulté le 30 juillet 2014)
  2. Ari Levy, « Booking.com Challenging Parent Priceline in U.S. Travel », Bloomberg,‎ (consulté le 23 février 2014)
  3. « Booking.com » (consulté le 15 octobre 2014)
  4. Dennis Schaal, « How Booking.com turned the other OTAs into converts »,‎ (consulté le 15 octobre 2014)
  5. « Active Hotels becomes Booking.com »,‎
  6. « Booking.com, the best acquisition in Internet history »,‎ (consulté le 15 octobre 2014)
  7. The Age, 3 October 2014, "Booking.com now Australia's biggest".
  8. « Booking.com »
  9. Page About us sur le site de Booking.com
  10. « About Us », sur Booking.com
  11. Le Parisien, « Booking.com met fin à ses clauses les plus décriées par les hôteliers français », sur boursorama.com,‎ (consulté le 21 avril 2015).
  12. a et b L'UFC-Que choisir tire à boulets rouges sur Booking, sur lesechos.fr (consulté le 2 juillet 2015).
  13. "Clauses abusives" : Booking mis en demeure par l'UFC-Que choisir, sur boursorama.com du 2 juillet 2015 (consulté le 2 juillet 2015).
  14. Rapport annuel de PRICELINE GROUP INC., sur biz.yahoo.com (consulté le 4 juillet 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]