Santes

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Santes
Santes
L'église Saint-Pierre de Santes.
Blason de Santes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Lille-6
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Philippe Barret
2014-2020
Code postal 59211
Code commune 59553
Démographie
Gentilé Santois
Population
municipale
5 768 hab. (2016 en augmentation de 1,96 % par rapport à 2011)
Densité 762 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 35′ 38″ nord, 2° 57′ 47″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 29 m
Superficie 7,57 km2
Localisation

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Liens
Site web santes.fr

Santes est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France.

Commune de 5 935 habitants[1] au 1er janvier 2017 selon l'INSEE, Santes forme aux côtés des villes de Beaucamps-Ligny, d'Haubourdin ou de Lille, l'une des 90 communes de la Métropole Européenne de Lille au 1er janvier 2018.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les paléopaysages étaient constitués de zones humides tourbeuses et de forêt alluviale inondée ou de surfaces en eau. La commune est en effet établie en zone alluviale sur des alluvions plusieurs fois mobilisées et remobilisées au cours des derniers millénaires et centaines de milliers d'années par le anciennes boucles et méandres de la Deûle comme le montrent les matériaux mis au jour par les géologues, paléontologues ou archéologues[2].

Situation[modifier | modifier le code]

Santes se trouve au Sud-Ouest de la métropole lilloise dans les Weppes, à la frontière du Mélantois.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Santes dans son canton et son arrondissement

Les lieux-dits de Santes :

  • Le Domaine du Pré-Manoir
  • Le Blanc Balot
  • Le Pays Perdu
  • Les Auvilliers
  • Lacherie
  • Le Bois de la Rive
  • Le Cornet
  • Grand Clair
  • La Rache
  • Grande Baignoire

La rue principale traverse Santes du nord au sud en prenant quatre noms sur 3,2 km : rue Paul Colette, rue du Maréchal Foch, avenue Albert-Bernard, rue du Général de Gaulle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Santes
Beaucamps-Ligny Hallennes-lez-Haubourdin Haubourdin
Wavrin Santes Haubourdin
Wavrin Gondecourt Houplin-Ancoisne

Environnement[modifier | modifier le code]

Dans une région densément urbanisée et cultivée, la commune a conservé (ou restauré), notamment grâce à l'association Santes nature et au parc de la Deûle un niveau de naturalité supérieur à la moyenne de l'agglomération (LMCU). Santes, près du jardin MOSAIC accueille l'un des trois pôles du parc de la Deûle, dit « la Nature retrouvée », le pôle voisin à Wavrin étant nommé « la Nature domestiquée ».

Le site de la Gîte est un ancien dépôt de VNF issu de la mise à grand gabarit du canal (Gabarit Freycinet), qui s'est spontanément renaturé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sente ou senti évoque des chemins étroits et encaissés qui parcourent la campagne. Ce sont sûrement ces chemins qui donnèrent leur nom à la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Haute-Deûle est sur cette section canalisée et ses berges artificielles (palplanches métalliques) en diminuent la valeur pour la trame bleue (car elle a été rendue relativement indépendante du réseau hydrographique naturel), mais un réseau de zones humides est en cours de restauration par Espace naturel métropolitain (ENM).

Au XIIIe siècle, un lacis de cours d’eau (courants, riez, becques, rigoles…) drainaient encore les marais et étangs (dits Clairs) autour de Lille (Insula, Ter Ysele puis Ryssel en flamand, qui a donné Rijsel). En 1244, Marguerite, comtesse de Flandre, concède l'usage collectif (récolte du gibier, des poisons, des roseaux et de la tourbe, des bois, de l'osier, etc.) aux paroisses riveraines, puis les échevins font creuser au cœur des marais un petit canal de Lille à Don, puis de Don à La Bassée. Dès 1271 Vauban fera ensuite dessécher les marais du Sud de Lille en utilisant les canaux de drainage pour le transport des pierres d’Esquermes nécessaires à l'édification de sa citadelle, elle-même entourée de fossés et cuvettes inondables par les réserves d'eau de Wingles. La Haute et Basse-Deûle sera connectée par un canal de contournement longeant l'esplanade de la citadelle (Champ de Mars) creusé en 1750[3],[4],[5].

Au XVIIIe siècle, les Weppes et le Mélantois s'assèchent peu à peu (par des « rigoles ») pour être mis en culture et défrichés, à Wavrin notamment. La récolte de la tourbe utilisée comme combustible ou amendement (cendre) est autorisée une partie de l'année à Annœullin, Emmerin, Haubourdin, Sainghin-en-Weppes, Santes, Seclin et Wavrin[5]; les tourbeux s'opposant souvent aux éleveurs et paysans. AU XIXe siècle, l'agriculture progresse alors que la nappe continue de baisser et que la tourbe est moins recherchée, remplacée par le charbon largement disponible en raison de la proximité du bassin minier. L'ancien cours de la Deûle (Flot de Wingles, Tortue) contient de moins en moins d'eau et il faut recreuser le canal (à 2 m, de 1860 à 1863) pour des barques et bateaux plus gros. On creuse alors le canal de Seclin de 4,5 km qui draine les marais d'Houplin[5].

Au XXe siècle (années 1970), on transforme la Deûle en canal à grand gabarit afin de connecter les ports de Dunkerque, Béthune, Douai, Valenciennes, Anvers… et permettre la circulation de péniches plus grandes[5].

Le 31 juillet 1930, est honorée une habitante de Santes ayant donné naissance à dix-neuf enfants ː Mme Bernard est élevée chevalier de la Légion d'honneur[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections municipales de 2014[modifier | modifier le code]

La participation au premier tour s'est élevée à 68,80%, soit 5,25 points de pourcentages de plus que la moyenne nationale.

Premier tour des élections municipales 2014[7]
couleurs politiques voix % inscrits % exprimés
Liste "Santes ensemble" DVG 622 13,31 19,79
Liste "Énergies@ntes" DVD 1016 21,74 32,33
Liste "Santes, les racines de l'avenir" Union de la droite 1504 32,18 47,86

Au second tour des élections municipales de 2014, la liste "Santes, les racines de l'avenir" conduite par le maire sortant Philippe Barret a obtenu 50,12% des suffrages exprimés, devançant ainsi la liste "énergies@ntes" menée par Jean-Marc Idoux qui a rassemblé 49,87% des suffrages exprimés.

Second tour des élections municipales 2014[7]
voix % inscrits % exprimés sièges au conseil municipal sièges au conseil communautaire
Liste "Énergies@ntes" 1559 33,36 49,87 7 0
Liste "Santes, les racines de l'avenir" 1567 33,53 50,12 22 1

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de la commune de Santes[8]
Période Identité Etiquette Qualité
1892 1919 M. Charles Bernard
1919 1929 M. Paul Bataille
1929 1934 M. Georges Noeufglise
1934 1941 M. Paul Feutrie
1941 1944 M. Pierre Buisine
1944 1945 M. Emile Cousin
1945 1989 M. Robert Dujardin
mars 1989 En cours M. Philippe Barret UDF puis UDI Pharmacien


Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Lille, du tribunal de grande instance de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Lille, du tribunal de commerce de Tourcoing, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 5 768 habitants[Note 1], en augmentation de 1,96 % par rapport à 2011 (Nord : +0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4471 4711 5041 4471 4621 4831 5561 6671 614
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6641 6961 7261 7721 8521 9632 0352 0962 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4252 4722 4781 8402 4112 6492 7392 8092 931
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 9743 3623 2944 7354 8384 9745 0295 0365 697
2016 - - - - - - - -
5 768--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Santes en 2007 en pourcentage[13].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
3,5 
75 à 89 ans
7,7 
12,1 
60 à 74 ans
11,5 
23,1 
45 à 59 ans
24,1 
21,0 
30 à 44 ans
20,5 
17,8 
15 à 29 ans
17,5 
22,2 
0 à 14 ans
18,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[14].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La rénovation de la chaussée rue du rosoir peinte par un habitant.
  • Église Saint-Pierre (centre-ville)  : époque de construction XVe siècle, XVIe siècle, XVIIIe siècle et XIXe siècle, inscrite à l'inventaire des monuments historiques le 28/12/1984[15]. L'église fut incendiée en 1468, et reconstruite en 1469. — Une inscription est placée au-dessus des trois chapelles et du maître- autel. — Maître-Autel en marbre de Ste-Anne du XVe siècle. — Les épitaphes des curés Philippe de Paris, 1726, Ch. L. J.Westrelope, 1769, sont encore dans cette église, ainsi que celle du dernier seigneur de Santés, de Fontaines, 1806.
  • Un château-fort existait en 960-1185, démantelé, reconstruit au XVIIe siècle — La seigneurie de La Blancarderie avait un château.
  • Château de la Râche du XVIe – début XVIIIe siècle dont le porche d'entrée provient de la Verrerie de Lille.
  • Château du Parc de 1852.
  • Santes abrite une partie, plutôt consacrée à la biodiversité, la naturalité et la pédagogie à l'environnement du Parc de la Deûle, qui a reçu le Prix national du paysage en 2006.

Activité économique[modifier | modifier le code]

Le Port de Santes a été créé en 1972 le long de la Deûle. Il accueille diverses entreprises, et notamment de vastes surfaces d’entrepôts spécifiquement dévolus au stockage de produits agro-alimentaires, ainsi que 12 modules adaptés à de jeunes entreprises ou à des PME en phase de croissance. Il est géré par le Port de Lille.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santes compte trois écoles primaires :

  • Le groupe scolaire Henri-Matisse
  • L'école privée Notre-Dame du perpétuel secours
  • L'école privée Sainte-Thérèse

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Santes compte 76 associations de sports et de loisirs.

L'harmonie municipale rassemble de nombreux membres et propose ses prestations lors des événements municipaux mais aussi à la Sainte-Cécile et parfois lors de célébrations dominicales exceptionnelles.

Le club de football de Santes est appelé le Football-Club de Santes (FCS).

Folklore et traditions[modifier | modifier le code]

La ducasse de la paroisse du Marais de Santes a lieu rue Sadi-Carnot tous les ans le deuxième dimanche d'octobre. Celle de la paroisse Saint-Pierre a lieu le premier dimanche de juillet sur la place de l'église. On retrouve aussi un pique-nique géant chaque année durant le mois de septembre.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Santes est jumelée depuis 1976 avec la ville allemande de Niedernberg en Bavière, près de Francfort. De 1986 à 1990 des séjours d'adolescents en Allemagne et en France (une semaine en famille alternativement à Pâques et fin août) ont considérablement renforcé les liens entre les deux communes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Santes (Nord).svg

Les armes de Santes se blasonnent ainsi : « D'argent à trois lions de sinople, lampassés de gueules ».

Ce blason est l'écu de son seigneur, qui était alors de la famille de Lannoy

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Erreur », sur www.impots.gouv.fr (consulté le 29 mai 2019)
  2. Deschodt, L., Boulen, M., & Praud, I. Le marais de Santes, INRAP.
  3. La lettre de Santes-Nature no 21 (janvier 1994)
  4. Histoire de la Haute-Deûle. Premiers dessèchements, tourbières et premières découvertes préhistoriques, par Richard Hémeryck. Annales du Comité Flamand de France. Tome 50-92
  5. a b c et d A. Walenne (2013), Santes et les marais de la Haute-Deûle, La lettre de Santes-Nature no 67
  6. Cent ans de vie dans la région, Tome II ː 1914-1939, La Voix du Nord éditions, n° hors série du 17 février 1999, p. 53
  7. a et b Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 29 mai 2019)
  8. « Les anciens maires de la commune de Santes, la Mairie de Santes, sa commune et sa ville », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté le 29 mai 2019)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. « Évolution et structure de la population à Santes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  15. Notice no PA00107806, base Mérimée, ministère français de la Culture