Houplin-Ancoisne

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Houplin-Ancoisne
Église Saint-Martin d'Houplin.
Église Saint-Martin d'Houplin.
Blason de Houplin-Ancoisne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Faches-Thumesnil
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Jean Crespel
2014-2020
Code postal 59263
Code commune 59316
Démographie
Gentilé Houplinois
Population
municipale
3 492 hab. (2014)
Densité 539 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 33′ 50″ nord, 3° 00′ 09″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 33 m
Superficie 6,48 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-houplin-ancoisne.fr

Houplin-Ancoisne est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Houplin-Ancoisne dans son canton et son arrondissement.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le Mélantois, à la limite du pays de Carembault en Flandre romane, à une douzaine de kilomètres de Lille, vers le sud, légèrement à son ouest. Bordée par la Deûle, le Canal de Seclin, elle est traversée principalement par deux départementales la D63 d'est en ouest, et la D145 du nord-est au sud-ouest. Commune de peuplement très ancien, composée de deux villages, séparés depuis toujours par des zones agricoles : Houplin et Ancoisne. Primitivement Hoplin-Lez-Seclin, la commune est identifiée dans les textes postérieurs comme Houplin. Le hameau d'Ancoisne comptant après guerre une population équivalente à celle de Houplin, une résolution du conseil municipal de 1950 donne à la commune cette appellation de Houplin-Ancoisne, pratiquée actuellement.

La commune a une superficie de 648 hectares, et une altitude qui varie de 17 à 33 mètres.

Elle est desservie par les transports en commun, en direction de Lille ou de Gondecourt, les gares les plus proches étant Santes et Seclin à 5 km de distance.

La commune compte une école maternelle (Charles Vion), et deux écoles primaires (Jules Ferry et Victor Hugo), un super marché, quelques commerces et professions libérales, du corps médical essentiellement.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Houplin-Ancoisne
Haubourdin Emmerin
Santes Houplin-Ancoisne Noyelles-lès-Seclin
Gondecourt Seclin

La commune d’Houplin-Ancoisne est implantée en bordure du Mélantois sur un ample vallon en pente douce (altitude moyenne 25 m). Situé à l’ouest de Seclin, le village d’une superficie de 648 ha, est lové entre la becque d’Emmerin et les rivières de La Deûle et de la Naviette. Dans cette partie basse et jadis inondable de la commune, les marais ont de tout temps été ’exploités surtout pour la forêt, les pâturages et de la tourbe. Au delà de la digue naturelle des marais, les terres du Sauteau recouvertes de limon fertile seront dès la Préhistoire destinées aux cultures de céréales, de pois, de lin, puis de la wèdre (6) qui fournit le bleu pastel, et plus récemment de féverole, pomme de terre, betterave, chicorée, houblon, tabac et maïs. Dès le Néolithique, l’habitat est attesté par une remarquable et conséquente cité lacustre. Ce premier hameau datant de 3500 ans avant l’ère chrétienne a été découvert en 1877 à l’emplacement actuel du Parc Mosaïc. Des Ménapiens (galli = gaulois belges) aux Romains, les voies de communication entre Sauteau, Marais et Deûle, ont permis l’installation du premier village de Leschins, site païen équipé d’un Wachemy rituel. De l’occupation romaine subsistent trois villae répertoriées de grande taille et un temple. Les débuts du Moyen Âge lègueront aux archéologues des vestiges de l’époque mérovingienne puis carolingienne. L’exceptionnelle et rarissime nécropole de plus de 350 sépultures mérovingiennes découvertes en 2009 sur les terres de Beaumanoir, a principalement retenu leur attention. Les chanoines de Seclin établissent leurs domaines, longeant les voies et parcellant les marais assainis vers la grande rivière. De la Deûle en remontant vers le Sauteau, les Abbés d’Anchin prennent possession des terres d’Ancoisne qu’ils administrent par une Mairie et une Pouillerie dès le XIIe siècle. La première Mairie d’Houplin date de 1174 et appartient au chapitre de la Collégiale de Douai. Cette période chrétienne, riche de ses Abbayes et de la Collégiale de Seclin, permet l’installation de Hoplin-lez-Seclin sur les terroirs de Leschins et de la Croix traversés par des voies romaines et gauloises en direction de la Pouillerie et la Deûle. Le nouveau village prend forme et une seconde chapelle est édifiée sur l’emplacement actuel de l’église Saint-Martin. Il ne reste plus trace du premier édifice, ni du premier château au bord du marais et du chemin d’Endrumetz.

Au XIIe et au XIIIe siècle, les propriétaires échangent des parcelles pour créer des pré-carrés encore en place de nos jours. Des seigneurs investissent les hem (= maisons, villages sur des landes de terres) et jusqu’à la Révolution, la fertilité des limons et des marais leur permettra de s’enrichir. Dans cette configuration hydro-géologique particulière,, les associations des propriétaires avec les plus grands de la contrée confirment le développement d’Houplin et de son hameau Ancoisne . Les frontières du village sont figées dès le XIIIe siècle, à l’exception du « marais de Santes dit d’Ancoisne ». A cette époque, l’Abbaye de Loos s’approprie La Pouillerie et 60ha , les chanoines de Seclin installent les dépendances de leur Prévôté. Châtelains établis : BOISGRENIER, La TROUILLERE, CHALENTON, LANDAS, FATRISSART, Le BLANCQ, Du CHASTEL DE PETRIEUX De BEAUMANOIR, De la LONGUERIE, De la FONTAINE, De ROSBECK ont une réputation ecclésiastique, politique ou militaire européenne, notamment au XVIe siècle sous Charles QUINT.

Jusqu’à la révolution Beaumanoir appartient aux DUCHATEL comtes DEPRIEUX; Dernier de la lignée :Philippe Alexandre Albéric de PETRIEU decédé en 1791.

Au XIXe siècle, le paysage de la commune est profondément modifié:

– elle intègre dans son territoire les 54 ha du Marais de « Santes dit d’Ancoisne » dont une partie est actuellement occupée par le Parc Mosaïc – De nouveaux bourgeois propriétaires depuis la vente des Biens Nationaux, édifient quelques belles demeures mais aussi des fermes et des sites industriels (sucreries, distilleries, torréfaction de la chicorée, fabrique d’engrais, filatures, malteries ,et brasseries … ) – les zones de marais sont asséchées, en particulier à partir de 1856 lorsque sera creusé sur 4,5 km le canal reliant Seclin à la Haute Deûle. Alors que les agriculteurs restent nombreux au début du XXe siècle, les activités professionnelles se diversifient dans le village et les compétences de beaucoup d’artisans (bâtiment, pavage des voieries, travail du bois… ) sont reconnues dans la contrée . L’occupation du village lors des deux conflits mondiaux concerna les houplinois tant au niveau humain que l’habitat bombardé. En 1950, Houplin attache le nom de son hameau dont la population est équivalente pour devenir la commune d’Houplin-Ancoisne.

L’origine du nom du village serait Hoplin forme ancienne de Houplin; le radical germanique op indique généralement des terres en position élevées – voire une digue -, sans doute au-dessus de l’eau (suffixe –lin = eau, lac) bordant les marais. Des étymologistes donnent un autre version : Houplin viendrait d’Oppilinum, désignant le domaine d’un certain Oppilo; le suffixe d’origine gauloise –inum a servi à baptiser nombre de villae romaines. Dans le toponyme Ancoisne, -coisne peut signifier soit le chêne en celte, soit une fosse à l’époque où les Alains occupaient la région, et le préfixe an- un habitat. Une autre variante serait anconna qui évoque une courbe de la Deûle (radical gaulois anco = courbe) et suffixe -onna utilisé pour nommer nombre de cours d’eau).

Au fil des temps, la réputation de la commune s’est établie par la présence de rivières et de canaux, d’un port ancestral, de ressources naturelles abondantes (forêt, silex, argile, craie, tourbe…), de cultures variées, de prairies permettant la diversité de l’élevage, d’un monde agricole, artisanal et industriel dont l’excellence est souvent citée dans des publications reconnues au niveau européen.Le Parc Mosaïc inauguré en 2004 sur le site de l’ancienne propriété SCHOTMANS, propose aux visiteurs la découverte du « Jardin des cultures ».

 En parcourant les circuits de randonnée ou les nombreux chemins piétonniers verdoyants de Houplin-Ancoisne, quelques sites actuels  peuvent encore évoquer certaines légendes: le Bois aux loups, le Marais maudit,  la ruelle des Chats,  les fontaines rituelles Pavillon et Caramaras .

Houplin-Ancoisne a conservé un impressionnant patrimoine, souvent niché dans le sous-sol, et sous-estimé . Certains parlent encore le picard. Patrimoine paysager :

– La Deûle canalisée à partir de 1272 ,de La Bassée à Lille quai du Wault – Le canal de Seclin 1857 -la Naviette navigable dès le Moyen-Âge depuis les Euwis, jusqu’au Bac à Wavrin -le tracé d’une rivière disparue : le Wanbecque(douves de la Pouillerie) – les marais avec leurs tourbières et leurs trenquis – le marais maudit, célèbre pour ses sables mouvants ,désastreux en 1566 pour les Gueux en révolte – le Sauteau avec ses digues naturelles aménagées en chemins, voies et routes depuis les galli -la voie de Saint Piat à Wez Macquart (Chapelle d’Armentières) signalée dès le XIVe siècle – le chemin des Postes qui depuis Louis XI, reliait Le Bourget à Lille (Malle Poste) -les chemins de la Prévôté, de l’Alambic , la voie de l’Abbé,Endrumez …. -les anciennes carrières de craie et d’argile

Patrimoine architectural et historique :

– l’Eglise Saint-Martin : XIIe-XIIIe siècles, transformée aux XVe et XVIIIe siècles, son clocher aura déménagé à 9 reprises – Notre Dame de Lourdes, dont la première pierre est posée en 1900 – l’oratoire devenu par la suite Chapelle d’Ancoisne – quatre chapelles ,deux cimetières et calvaires. – la Cense de la Pouillerie, attestée en 1241, reconstruite en 1743, propriété de l’Abbaye de Loos jusqu’à la Révolution – une « carrière » vers le Sauteau rejoignait en droite ligne l’Abbaye de Loos -La ferme du château du comte de Santes, son moulin et ses écuries – les vestiges de la propriété Flamen (1750), ses écuries, son débarcadère -les vestiges du château du Bois de la Fontaine aux Loups – la fontaine Pavillon – le Clos de la Longuerie avec jadis château, laiterie, usines ; ce site est aujourd’hui partiellement occupé par la Maison de la Nature et de l’Environnement – les écuries, ferme du château de Beaumanoir – les glacières – la motte d’Endrumetz – la motte du moulin à wèdre et du moulin à froment – la scierie et ses bâtiments construits « en rouges barres » -la Redoute d’Houplin, 1890

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Houplin-Ancoisne (59) Nord-France.svg

Les armes de Houplin-Ancoisne se blasonnent ainsi :"D'azur au chevron d'or accompagné de trois croix recroisettées au pied fiché du même."

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1808 Pierre Albert Michel Parent    
1808 1812 Jacques Bonaventure Sy    
1812 1825 Louis Dominique Defontaine    
1826 1830 Jean Baptiste Rouzé    
1830 1831 François Xavier Heddebault    
1831 1845 Louis François Augustin Durot    
1845 1865 Michel Albert Léonard Parent    
1865 1869 Louis Désiré Heddebault    
1870 1874 Jean Baptiste Narcisse Gruyelle    
1874 1885 Auguste Durot    
1885 1888 Jean Pierre Marchand    
1888 1891 Jean Baptiste Bauvin    
1891 1894 Jean Baptiste Gruyelle    
1894 1896 Louis Deloz    
1896 1900 Édouard Cousin    
1900 1904 Géréon Brame    
1904 1919 Henri Lamblin    
1919 1925 Louis Lefebvre    
1925 1929 Achille Duthilleul    
1929 1935 Louis Gruyelle    
1935 1942 Léon Mariage    
1942 1945 Délégation Spéciale d'Houplin    
1946 1947 Amand Dupuis    
1947 juin 1995 Auguste Désiré Serrurier    
mars 2014 Bruno Foucart PS  
2014 en cours Jean Crespel DVD  
Les données manquantes sont à compléter.
Houplin-Ancoisne la mairie

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 492 habitants, en augmentation de 1,16 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
735 728 796 1 010 1 069 1 143 1 248 1 320 1 455
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 442 1 436 1 564 1 540 1 612 1 635 1 736 1 805 1 831
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 867 1 925 1 997 1 793 1 871 1 920 1 947 1 916 2 046
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 269 2 370 2 653 3 009 3 407 3 631 3 485 3 480 3 492
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Houplin-Ancoisne en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,3 
3,3 
75 à 89 ans
6,9 
10,4 
60 à 74 ans
10,4 
25,9 
45 à 59 ans
25,8 
19,2 
30 à 44 ans
20,2 
21,6 
15 à 29 ans
16,8 
19,5 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Houplin-Ancoisne garde les traces de son évolution passée : une tradition agricole forte, de petits ateliers industriels ou de construction, des activités de service concentrées dans le commerce, le médical, les services publics. La commune compte 125 établissements, dont 60 % dans les services.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Houplin-Ancoisne le parc mosaïc
  • L'église Saint-Martin d'Houplin, inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1966[7]. Elle renferme notamment le monument funéraire de Louis de La Touillière, de 1572 (classé en 1906) et des vitraux du XVIe siècle (eux aussi classés MH).
  • L'église Notre Dame de Lourdes, construite en 1901. De gros travaux de rénovation, en particulier sur la façade ont été entrepris en 2012.
  • Le parc Mosaïc
  • La ferme de la Pouillerie
  • La ferme de la nature et de l'environnement

Toutes deux situées rue de la Pouillerie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Quentin Le Matt, secrétaire fédéral du Mouvement des Jeunes Communistes du Nord.[réf. nécessaire]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]