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Phalempin

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Phalempin
Hôtel de Ville de Phalempin.
Hôtel de Ville de Phalempin.
Blason de Phalempin
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Annœullin
Intercommunalité Communauté de communes Pévèle-Carembault
Maire
Mandat
Thierry Lazaro
2014-2020
Code postal 59133
Code commune 59462
Démographie
Gentilé Phalempinois, Phalempinoises
Population
municipale
4 516 hab. (2014)
Densité 569 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 31′ 03″ nord, 3° 01′ 02″ est
Altitude Min. 24 m – Max. 65 m
Superficie 7,93 km2
Localisation

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Phalempin

Phalempin est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France.

Géographie

Capitale historique du Carembault, Phalempin se situe en Flandre romane à 12,7 km au sud de Lille et 16,5 km au nord de Lens sur la RD 62.

La gare de Phalempin est desservie par les relations TER Lille – Douai – Arras et Lille – Lens.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Phalempin
Chemy Seclin
Camphin-en-Carembault Phalempin Attiches
Libercourt Wahagnies La Neuville
L'église de Phalempin.

Forêt de Phalempin

La forêt de Phalempin bien que d'une taille modeste (670 hectares) a longtemps été un des haut-lieux naturalistes du nord de la France ;
Ainsi en 1851, l'entomologiste et spécialiste des arbres M. Macquart écrivait-il :

« j'allais souvent visiter la petite forêt de Phalempin (2) près de Lille et du champ de bataille de Mons-en Pevèle (3). C'est un site précieux pour les entomologistes et qui fait pardonner à la plaine lilloise sa pauvreté sous ce rapport. Les petits coléoptères y abondent surtout, et l'on trouve assez souvent des espèces rares ailleurs »[1].

En particulier jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, cette forêt pourtant intensivement exploitée pendant plusieurs siècles était particulièrement riche en Ichneumonidés. Il semble que sa traversée par l'Autoroute A1 (sans écoduc ni mesure compensatoire) et la pollution générale de l'environnement agricole par les pesticides ait contribué à y faire fortement régresser la biodiversité[réf. nécessaire]. Bien que localement surfréquentée en raison de la proximité de la conurbation lilloise et du bassin minier, cette forêt est un élément important de la trame verte régionale et nationale. Elle pourrait à l'avenir être un des « ponts » ou « gué » entre la trame verte de la métropole lilloise et celle du proche bassin minier du Nord-Pas-de-Calais pour les espèces forestières et de lisières.

Toponyme

Noms anciens : Phalempin, en 1039, titre de fondation de l'abbaye de Phalempin (Mirœus), 1090, charte de Robert, comte de Flandre (id.). Falempin, Fanopinemis ecclesia, Fanum pini.

Histoire

Le village de Phalempin apparaît au Moyen Âge. Si l'on se réfère à son étymologie incertaine (fanum pini = le temple du pin), il y aurait eu un lieu de culte dédié au pin dans la forêt de l'endroit. Une légende contant les amours de Gautier et d'Éleyne est également associée au site.

Néanmoins l'existence est historiquement attestée par la fondation de l'Abbaye Saint-Christophe de Phalempin au XIe siècle par le châtelain de Lille Saswalon et par la présence du château du Plouich, fief des châtelains de Lille, dont la nécropole se situait à l'abbaye.

Ce lieu est remarquable pour avoir été le premier fief des châtelains de Lille - Saswalon, premier châtelain de Lille connu, fonda, en l'honneur de St-Christophe, en 1039, un chapitre qui se transforma peu après en une abbaye ; elle fut d'abord composée de clercs séculiers, mais leur administration la ruina. Elle portait : d'or, à une aigle à deux têtes de sable. Le châtelain Roger, et Ogine, sa femme, y établirent, en 1108, pour reconstituer cette abbaye, des chanoines réguliers de Tordre de St-Augustin, de la congrégation d'Arrouaise (Van der Haer, Châtelains de Lille , 152, 19). Phalempin était le fief principal du châtelain de Lille, lequel était, comme possesseur de cette terre, l'un des quatre hauts-justiciers de la châtellenie. Le château du Plouich appartenait aux châtelains de Lille, qui y Pont-à-Marcq résidaient ; plusieurs d'entr'eux portèrent ce nom et y moururent. Ce château fut attaqué, en 1646, à trois reprises», par les Lorrains, qui voulaient le piller. La tradition rapporte que ce village fut converti au christianisme par St-Martin (Gazet. 259). La terre du Bos, tenue du châtelain de Lille, était située à Phalempin ; elle a donné son nom à la famille du Bois, branche de la famille de Fiennes. Plusieurs châtelains furent inhumés dans l'église de l'abbaye. -Un chanoine de l'abbaye de Phalempin François Piétin, mort en 1576 a laissé une très intéressante chronique sur cette Maison et un cahier de notes sur la châtellenie de Lille qui fut depuis très souvent consulté par les historiens.

Le fief passe par héritage aux Luxembourg-Saint-Pol, puis aux Bourbons, pour faire partie de l'héritage de Henri IV alors que les Pays-Bas sont sous domination espagnole. L'abbaye perdure jusqu'à la Révolution, au cours de laquelle les derniers moines sont chassés et les bâtiments démantelés et vendus comme biens nationaux.

L'industrialisation voit s'installer à Phalempin une moutarderie, une corderie, une chaudronnerie et une tuilerie.

Durant la Première Guerre mondiale, Phalempin est occupée. Un résistant de l'époque, Achille Péchon (1860-1915), est même pris comme otage et fusillé par les Allemands.

Pendant la seconde guerre mondiale, Phalempin a été à un haut lieu de la résistance organisé par Albert Hermant qui fut tué par les allemands lors de la Libération en bordure de la forêt. Il est enterré dans le carré militaire du cimetière de Phalempin. Après l'occupation 1940-1944, le village est libéré le .

La tuilerie reste encore en activité de nos jours, auprès de quelques fermes qui gèrent un territoire encore agricole, malgré une urbanisation de plus en plus grandissante. Une zone d'activité, accueillant notamment le marché européen de l'endive se développe à l'une des entrées de la ville, dans le cadre de la Communauté de communes du Carembault. La proximité de l'agglomération lilloise et la facilité des communications avec elle transforment peu à peu un village rural en ville résidentielle.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Antoine Flinois    
1793 1796 Germain-Joseph Hottin    
1796 1797 Charles-Antoine Lohier    
1797 1799 Antoine Flinois    
1799 1801 Jean-Baptiste Delval    
1801 1802 Antoine Flinois    
1802 1808 Charles-Antoine Lohier    
1808 1816 Jean-Baptiste Coget    
1816 1827 M. Nollet    
1827 1834 Jean-Baptiste Coget    
1834 1847 M. Baudoux   Notaire
1847 1870 Louis Dillies    
1870 1913 Jean-Baptiste Coget   Député de 1893 à 1898
1913 1919 M. Desmazières    
1919 1934 M. Delcroix    
1934 1945 Jean Pipelart    
1945 1950 Raymond Péchon   Résistant
1950 1959 Édouard Lancel    
1959 mars 1971 Maurice Watrelot    
1991 Louis Flinois   Agriculteur
1991 2000 Albert Lefebvre    
2000 en cours Thierry Lazaro DVD Ex - UMP Contrôleur des impôts, député de la
Sixième circonscription du Nord depuis 1993
(Xe, XIe, XIIe et XIIIe législature)

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 516 habitants, en augmentation de 1,07 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 014 1 025 1 090 1 149 1 311 1 346 1 375 1 376 1 361
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 389 1 442 1 487 1 463 1 482 1 434 1 481 1 555 1 647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 773 1 900 2 086 2 128 2 252 2 544 2 597 2 509 2 739
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
3 001 3 457 4 070 4 377 4 678 4 615 4 390 4 446 4 516
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

Pyramide des âges à Phalempin en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,9 
5,2 
75 à 89 ans
8,8 
11,3 
60 à 74 ans
12,3 
25,2 
45 à 59 ans
24,7 
20,3 
30 à 44 ans
19,9 
20,9 
15 à 29 ans
17,3 
17,0 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments

  • Frontière nord de la zone des terrils, Phalempin est surtout connu pour le bois de Phalempin. Bien desservi par le train, c'était le principal poumon de verdure en venant de Lille, jusqu'au milieu du siècle dernier. Des demeures cossues furent érigées à cette époque. À présent que chacun a une voiture, et du fait de sa faible superficie, il est moins à la mode.
  • Chaque année, le semi marathon attire jusqu'à 3500 participants.
  • Phalempin est associativement très active, notamment par le présence d'une maison des jeunes et de la culture (MJC) en son centre, créée en 1967, qui propose de nombreuses activités sportives, culturelles et artistiques.

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

Bibliographie

  • Répertoire de la Société historique de Phalempin, édition 1995.

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références