Pont-à-Marcq

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pont (toponyme).
Pont-à-Marcq
L'église.
L'église.
Blason de Pont-à-Marcq
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Templeuve
Intercommunalité Communauté de communes Pévèle-Carembault
Maire
Mandat
Daniel Cambier
2014-2020
Code postal 59710
Code commune 59466
Démographie
Gentilé Pontamarcquois
Population
municipale
2 816 hab. (2014)
Densité 1 268 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 31′ 21″ nord, 3° 07′ 01″ est
Altitude Min. 29 m
Max. 42 m
Superficie 2,22 km2
Localisation

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Pont-à-Marcq

Pont-à-Marcq est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Pontamarcquois. Le nom jeté des habitants est les fauchés.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur la Marque et sur les Routes nationales RN 49 et RN 17

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pont-à-Marcq
Avelin Ennevelin
Pont-à-Marcq
Mérignies

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pont-à-Marcq (Nord)

Les armes Pont-à-Marcq se blasonnent ainsi : « De sable à l'aigle d'argent becquée et membrée d'or ».

Toponyme[modifier | modifier le code]

Noms anciens : Marcha, en 1108, dans une lettre de l'évêque Balderic (Miraeus). Pons de Marcha, 1176, cart. de Loos. Pont de Marke, Marque-en-Pévèle ', avant l'an 10.

Marq : Issu du germanique marko, « marécage ».

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville doit son importance et son statut de chef-lieu de canton à sa situation privilégiée sur l'axe Lille-Douai à mi-chemin entre les deux villes. Vocable désignait à l'origine la contrée boisée et marécageuse que les Atrébates et les Nerviens considéraient comme leur frontière commune ainsi que la rivière qui traversait leur région. Plusieurs noms désignaient cette commune, "Pons de Marka", "Marque en Peule", "Marcq en Pévèle", jusqu'à la réforme administrative de 1802 où prévalut le nom actuel de Pont-à-Marcq.

Occupant une position stratégique, Pont-à-Marcq se devait de posséder son château : Le Buzelin, qui appartenait à la famille Deleplanque dont le dernier descendant Jean décéda en 1554.

Pont-à-Marcq vit passer de nombreuses troupes ennemies qui pillaient tout sur leur passage. En 1304, elle fut un point de passage important de la route vers Lille lors de la Bataille de Mons-en-Pévèle. Pendant la Révolution, entre 1792 et 1793, les troupes Autrichiennes qui assiégeaient Lille y campèrent et y commirent de nombreuses exécutions. L'église, notamment, servit de garnison, et, après les guerres de la Révolution et de l'Empire, était en piteux état. Après plusieurs projets, elle fut reconstruite en 1842 par Florian Desprez, curé, qui devint plus tard Évêque et Cardinal de Toulouse.

Pont-à-Marcq dans son canton et son arrondissement

Enfin en septembre 1944, les troupes Allemandes en retraite, décident de se retrancher dans la commune pour retarder l'avance alliée. Ils y installèrent des chars et des canons de 135. Ce sont les grenadiers de la Garde Royale qui, après une très dure bataille, les délogeront. Tous les ans, les derniers acteurs de cet affrontement viennent en pèlerinage se recueillir sur les lieux de leurs exploits.

Pont-à-Marcq fut de tous temps un relais hôtelier et routier. La première hôtellerie est signalée en 1284 ; au XVIIe siècle, on y compte trois auberges et une brasserie. C'est Louvois, ministre de Louis XIV, qui y crée un relais de poste aux chevaux (il n'y en avait que quatre dans la chatellerie de Lille : Lille, Douai, Armentières, Pont-à-Marcq). En 1672 le relais est affirmé par Jean-Baptiste Mauroy ; c'est F. Bulteau, lequel donna toute une lignée de maires, qui, en 1756, édifia les bâtiments qui existent encore aujourd'hui. Le relais compta plus de trente chevaux et vit le passage de Napoléon Ier et de Louis XVIII.

Marque-en-Pévèle a été acheté par Michel de Hangouart et réuni à la baronie d'Avelin (Maubus). Les châtelains conservèrent à Marque d'autres biens que Louis XIV possédait encore en 1648. Il y avait au pont de Marque un péage, et un autre, près de là, au pont Thibaut, qui gênait la circulation. Les États de la Flandre- Wallonne furent autorisés à les racheter du sieur Lafitte et à les supprimer par arrêt du Conseil, dii 24 juin 1738, à charge d'entretenir la chaussée [Recueil des édits). Les Français s'emparèrent de Marque pendant le siège de Lille de 1708, et y restèrent les 11, 12 et 13 septembre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 Robert De Man PS  
en cours
(au 30 avril 2014)
Daniel Cambier Apparenté PCF Issu de la liste " la Voie Démocrate"

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 816 habitants, en augmentation de 10,22 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
508 406 498 624 714 764 794 826 869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
870 830 813 765 745 806 856 921 914
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
883 897 900 813 869 875 918 933 1 050
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 492 1 486 1 652 1 940 1 912 2 115 2 380 2 634 2 816
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Pont-à-Marcq en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,4 
3,4 
75 à 89 ans
5,6 
7,6 
60 à 74 ans
9,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,4 
25,1 
30 à 44 ans
27,2 
17,0 
15 à 29 ans
16,4 
26,4 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Jeunesse Sports et Culture de Pont-à-Marcq www.jscpam.fr

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Philippe-Laurent Roland est un sculpteur français né en 1746 à Pont-à-Marcq, près de Lille, dans le Nord de la France, et mort à Paris en 1816. Son œuvre néoclassique marque le prolongement de l'esthétique du XVIIIe siècle au début du siècle suivant.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]