Mons-en-Barœul

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Mons-en-Barœul
Mons-en-Barœul
Église Saint-Pierre, édifiée en 1844.
Blason de Mons-en-Barœul
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Lille-3
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Rudy Elegeest (DVG)
2014-2020
Code postal 59370
Code commune 59410
Démographie
Gentilé Monsois
Population
municipale
20 993 hab. (2015 en diminution de 4,08 % par rapport à 2010)
Densité 7 315 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 38′ 34″ nord, 3° 06′ 30″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 47 m
Superficie 2,87 km2
Localisation

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Liens
Site web monsenbaroeul.fr

Mons-en-Barœul est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Mons-en-Barœul signifie Mont sur le Barœul, la ville étant en effet construite sur une légère colline ; le Barœul étant un ancien territoire (voir aussi Marcq-en-Barœul).

Il n'y a pas de « i » entre le « u » et le « l » de « Barœul ». Cela se prononce donc « bareul » et non « bareuille ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Mons-en-Barœul dans son canton et son arrondissement.

Mons-en-Barœul est une ville française du Nord, limitrophe de Lille, localisée dans la partie septentrionale de la plaine du Mélantois, en Flandre romane, à la limite du pays de Ferrain.

Géologie, reliefs et hydrographie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La ville de Mons-en-Barœul est desservie par la ligne 2 du métro de Lille (arrêts : Fort de Mons, Mairie de Mons et Mons Sart) et par plusieurs lignes de bus, notamment la ligne Inter'val qui relie Fort de Mons à Pont de bois, dans la commune voisine de Villeneuve-d'Ascq.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mons-en-Barœul
Marcq-en-Barœul
Lille Mons-en-Barœul Villeneuve-d'Ascq
Hellemmes

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant le XVIe siècle, on sait peu de choses de cette commune, en partie terre d'Empire et ne relevant pas de la châtellenie de Lille. Très longtemps pays uniquement rural, des plans[1] du XVIIIe siècle montrent Mons-en-Barœul comme un petit village sans église avec des censes éparses le long du grand chemin de Lille à Roubaix. Elle est ancienne dépendance de Fives. En 1844, Mons devint une paroisse à part entière, c'est à cette époque que l'Eglise Saint-Pierre est édifiée[2]. Après la seconde guerre mondiale, la ville connut de profonds changements avec, d'une part, l'édification du lotissement des Sarts entre 1954 et 1959[3], et d'autre part l'établissement d'une ZUP, aménagée sur 80 hectares du territoire communal, et dont les premiers immeubles virent le jour en 1965[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Mairie de Mons-en-Barœul.

De 1977 à 2001, les municipalités Marc Wolf (1977 à 1989 et 1995 à 2001) et Françoise Julien (1989 à 1995), mènent une politique inspirée par les principes de l'autogestion. D'abord proches du parti socialiste (tendance CERES), ils le quittent en 1992[5].

Aux municipales de 2001, la liste « Mons une ville à vivre » remporte les élections municipales. Cette équipe, conduite par Rudy Elegeest, est composée de Monsois de toutes sensibilités, issus notamment du milieu associatif.

Selon les catégorisations du Ministère de l'Intérieur, la liste Elegeest de 2008 était classée "divers gauche"[6] et celle de 2014 "union de la gauche"[7].

Organisations politiques[modifier | modifier le code]

En 2016, Mons compte :

  • Une section du parti socialiste[8].
  • Une section des Républicains[9].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Lille, du tribunal de grande instance de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Lille, du tribunal de commerce de Tourcoing, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1901 Alphonse Dodanthun Rad. Ancien instituteur et directeur d'école
1901 1919 Victor Lelièvre POF Cabaretier
1919 1925 Gustave Roussiez Rad. Ingénieur
1925 1944 Émile De Goedt PDP Vannier
1944 mai 1945 Marcel Poissonnier SFIO Président de la délégation municipale
mai 1945 octobre 1947 Jules Bergogne   Agent d'assurances
octobre 1947 1950
(démission)
Marcel Poissonnier SFIO Représentant de commerce
1950 octobre 1957
(décès)
Alphonse Gayet RPF Cadre administratif de La Voix du Nord
octobre 1957 septembre 1970
(décès)
Félix Peltier MRP puis
CD
Avocat puis dirigeant d'une société fiduciaire
Conseiller général du canton de Lille-Nord-Est (1967 → 1970)
septembre 1970 mars 1977 Raymond Verrue SE Expert-comptable et commissaire aux comptes
mars 1977[11], mars 1989 Marc Wolf PS Enseignant du second degré
mars 1989 juin 1995 Françoise Jullien PS Cadre commercial
Conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais (1983 → 1986)
juin 1995[11] mars 2001 Marc Wolf DVG[12] Administrateur civil au ministère des Finances
mars 2001 en cours
(au 14 décembre 2014)
Rudy Elegeest DVG Enseignant du second degré
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais (2004 → 2015)
Réélu pour le mandat 2014-2020[11]
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[13],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 20 993 habitants[Note 2], en diminution de 4,08 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7056717707388038078891 0431 120
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3191 5571 8682 1682 3832 3892 8912 8323 575
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 2265 0595 9496 7927 2278 0968 7059 0309 125
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
11 53114 11328 07026 63823 57823 01722 36021 36120 993
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Mons-en-Barœul en 2007 en pourcentage[16].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,4 
3,3 
75 à 89 ans
6,1 
9,3 
60 à 74 ans
9,9 
16,9 
45 à 59 ans
17,9 
21,1 
30 à 44 ans
20,3 
24,4 
15 à 29 ans
24,2 
24,8 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[17].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • un conservatoire à rayonnement communal.
  • 3 crèches accueillent 45 enfants encadrés par 12 personnes dont 6 auxiliaires de puériculture et 3 éducatrices jeunes enfants.
  • 21 établissements scolaires :

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • une bibliothèque municipale[19] ;
  • 1 salle de spectacles (la maison folie du fort ouverte à l'occasion de Lille 2004 (capitale européenne de la culture), la salle Salvador Allende ayant été rasée et en cours de reconstruction)
  • 7 salles de réunion ou de réception ;
  • une salle de projection ;
  • une salle d'exposition ;
  • un café-concert.

L'association d'échanges franco-roumains « L'acte France »[20] a son siège dans cette ville.

Sports[modifier | modifier le code]

21 disciplines sont proposées par 22 clubs.

Les installations de la ville comprennent :

Économie[modifier | modifier le code]

La commune peut compter sur deux grandes entreprises :

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Fort de Mons[modifier | modifier le code]

Le fort de Mons est construit entre 1878 et 1880, à la suite du décret de 1878 du président Mac-Mahon. Destiné à l'artillerie défensive, il participe à la défense de Lille. Son architecte est le général Raymond Adolphe Séré de Rivières, qui fut surnommé « le Vauban du XIXe siècle ». Il est baptisé, en 1887, fort Macdonald, du nom d'un maréchal d'Empire. Comme tous les forts qui environnaient Lille, il n'a pas subi d'assaut (Lille, déclassée en 1910, a été déclarée « ville ouverte » en août 1914).

Vendu à la ville de Mons-en-Barœul par l'armée en 1972, il a été rénové par l'architecte Gérard David. Inauguré les 2 et , il abrite de nombreux lieux d'activités culturelles : la bibliothèque municipale[22], la ludothèque, un espace culturel multimédia[23], une salle d'exposition, le conservatoire, un restaurant, un bar ainsi qu'un théâtre à ciel ouvert.

La tour de Mons[modifier | modifier le code]

La tour hertzienne située sur la commune de Villeneuve-d'Ascq et parfois improprement dénommée « tour de Mons » est une tour de télécommunication rouge et blanche située près du Fort de Mons, qui se voit de très loin (jusqu'en Belgique). C'est un point de repère connu pour les habitants de l'agglomération[24].

Architecture[modifier | modifier le code]

Plusieurs rues de Mons-en-Barœul sont bordées de maisons du début du XXe siècle, aux façades remarquables, dessinées par l'architecte Gabriel Pagnerre[25] (1874-1939), habitant de Mons-en-Barœul et notamment collaborateur de Victor Laloux pour la réalisation de la gare d'Orsay à Paris. On retiendra certaines demeures de la rue Henri-Poissonnier[26], de la rue du général De Gaulle[27], de la rue Pasteur[28]

Résidence de l'Europe

Dans les années 1960, sous l'impulsion de l'État on a construit à Mons la plus grande ZUP au Nord de Paris. Cette réalisation est en grande partie l'œuvre de l'architecte Henri Chomette, constructeur également de nombreux bâtiments officiels en Afrique. Un des éléments majeurs de la ZUP est constitué par les Tours de l'Europe, un ensemble de bâtiments qui est désormais le symbole de Mons-en-Barœul. La chaufferie centrale de la ZUP située au croisement des rues de Normandie, de Villars et du Train-de-Loos qui alimente en eau chaude et en chauffage plus de cinq mille logements et des équipements collectifs, a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2001[29].

L'église Saint Pierre possède au fond du chœur un maître-autel remarquable en marbre. Ce maître-autel, provenant du château ou de l'église de Deurne près d'Anvers (Belgique), aurait été donné à l'église de Mons-en-Barœul par l'ancien propriétaire du château, Monsieur Declercq Cumont. Il a été installé dans l'église en 1847[30].

Lieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Brasseries du Nord Pas-de-Calais.
  • Parc des Franciscaines

C'était à l'origine la propriété (deux hectares) de la famille Vandorpe qui la légua aux sœurs franciscaines. Justement situé non loin du monastère des franciscains, le château Vandorpe, tenu par la congrégation, devint une maison de convalescence puis une maison de retraite. Finalement, cette activité s'arrêta, le château fut détruit en 1973 et la propriété vendue à la municipalité. La DASS occupa quelques années le bâtiment qui s'y trouvait. Au début des années 1990, la municipalité le transforma en parc boisé public (contenant des hêtres, marronniers et mélèzes).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Mons-en-Barœul

Les armes de Mons-en-Barœul se blasonnent ainsi : D'or à la bande de sable.

Logo de la municipalité de Mons-en-Barœul : les 4 doigts de la main symbolisent les Tours de l'Europe ; la colline est le mont qui donne son nom à Mons, sa couleur verte symbolisant la nature ; l'étoile dans le ciel évoque l'Europe.

Personnes célèbres nées sur la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir ce plan sur Gallica
  2. Mons-en-Barœul - Regards croisés, page 24
  3. Mons-en-Barœul - Regards croisés, page 95
  4. Mons-en-Barœul - Regards croisés, page 112
  5. L'autogestion a-t-elle un avenir ?
  6. Résultats officiels des municipales de 2008, Site du ministère de l'Intérieur
  7. candidatures 2014, Site du ministère de l'Intérieur
  8. Section de MONS-EN-BARŒUL du Parti Socialiste
  9. « l'Irréductible Monsois ».
  10. La vie municipale, Association historique de Mons-en-Baroeul
  11. a, b et c Franck Bazin, « Zéro dette, investissements records, impôts peu élevés... mais quelle est la recette de Mons-en-Barœul ? : Le « Journal du Net » a publié une étude sur l’endettement des villes françaises. Sa présentation débute par la mise en lumière d’une rareté : « Toutes ces villes ont recours à l’endettement, à l’exception notable de Mons-en-Barœul ». D’autant plus exceptionnel qu’elle investit ! », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  12. Il a quitté le Parti Socialiste en 1992.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. « Évolution et structure de la population à Mons-en-Barœul en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 juillet 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 30 juillet 2010)
  18. Le site internet demonsaumonde présente les productions des élèves
  19. Voir le Site de la bibliothèque municipale
  20. Site de L'acte France
  21. Site de la piscine
  22. Voir le site de la bibliothèque municipale
  23. Voir le site de l'espace culturel multimédia
  24. Galerie de photos de la tour
  25. « Biographie de Gabriel Pagnerre » (version du 8 novembre 2007 sur l'Internet Archive)
  26. « 37 rue Henri-Poissonnier » (version du 11 décembre 2007 sur l'Internet Archive)
  27. La rue du général De Gaulle sur Histo Mons
  28. « La rue Pasteur à Mons » (version du 24 avril 2008 sur l'Internet Archive)
  29. Notice no PA59000080, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. [1]