Houplines

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Houplines
Houplines
La mairie.
Blason de Houplines
Blason
Houplines
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Jean-François Legrand
2020-2026
Code postal 59116
Code commune 59317
Démographie
Gentilé Houplinois
Population
municipale
7 770 hab. (2018 en diminution de 1,27 % par rapport à 2013)
Densité 686 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 41′ 29″ nord, 2° 54′ 37″ est
Altitude Min. 12 m
Max. 20 m
Superficie 11,32 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Armentières (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Lille (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Armentières
Législatives Onzième circonscription
Localisation
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Houplines
Liens
Site web ville-houplines.fr

Houplines est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France. Elle fait partie de la Métropole européenne de Lille.

Géographie[modifier | modifier le code]

Houplines dans son canton et son arrondissement.

Situation[modifier | modifier le code]

Houplines est située au nord-ouest de la Métropole européenne de Lille, à 14 km de Lille. La ville est aussi frontalière de la Belgique, plus précisément avec Ploegsteert (Comines-Warneton).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Houplines est située sur la Lys. L'ancien tracé de la rivière matérialise la frontière avec la Belgique. La ville est également traversée par plusieurs becques. La plus importante est le courant du Pont Bertin qui se jette dans la Lys. On peut citer également la becque de la Prévôté, la becque de la Planche de Pierre et la becque de la Bleue.

Climat[modifier | modifier le code]

Voie de communication[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Houplines est traversée par la route départementale 945A (ancienne N345) qui relie Menin à Béthune en passant par Armentières et par la route départementale 945 qui relie la commune à l'autoroute A25 par l'échangeur no 08. La route départementale 7 permet quant à elle de rejoindre Pérenchies.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Houplines est desservie par 4 lignes de bus du réseau Ilevia :

  • ligne 75 : de Warneton (Belgique) à Lomme Saint Philibert (métro) ;
  • ligne 80 : d'Erquinghem Lys à Lomme Saint-Philibert (métro) ;
  • ligne 81 : d'Armentières (gare SNCF) à Quesnoy-sur-Deûle ;
  • ligne 82 : d'Armentières à Tourcoing Pont de Neuville via la gare SNCF d'Armentières, le collège Roger-Salengro et Comines.

Le collège Roger-Salengro est quant à lui desservi par les lignes :

  • ligne 937 : Comines - Collège
  • ligne 938 : Wez-Macquart - Collège

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Une ligne de chemin de fer partant de la gare d'Armentières pour aller vers Courtrai en Belgique passait par la gare d'Houplines. Aujourd'hui, la ligne n'existe plus. L'ancienne gare est reconvertie en salle polyvalente. La gare la plus proche est celle d'Armentières, desservie d'Houplines par le réseau Ilevia.

Un tramway à vapeur reliant Armentières à Halluin traversait la commune d'Houplines (rue Victor-Hugo, rue de la Liberté, rue Carnot et rue Lutun) de la fin du XIXe siècle jusqu'en .

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Houplines est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Armentières (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 10 communes[4] et 78 804 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

La friterie rénovée dans le cadre du PMRQAD
Un nouveau quartier né sur l'ancienne friche Vandendriesssche

Rénovation urbaine[modifier | modifier le code]

Le quartier de Route fait partie du dispositif PMRQAD (Programme Métropolitain de Rénovation des Quartiers Anciens et Dégradés) dont l'objectif est de résorber efficacement l’habitat indigne et de remettre sur le marché des logements vacants. Cette mission est confiée à un organisme appelé la Fabrique des Quartiers dont les actionnaires sont La MEL, les villes de Lille, Roubaix et Tourcoing. Aujourd'hui, sur Houplines, 35 logements d'habitation ont été préemptés, sécurisés. Ils feront l'objet d'une rénovation prochaine. Ce même quartier continue sa mutation. L'entrée de ville via Armentières sera également entièrement rénovée sur la période 2020-2021. La voirie empiétera sur l'ancienne friche Hacot et Colombier et plusieurs petites placettes seront créées.

Reconquête des friches industrielles[modifier | modifier le code]

La ville d'Houplines en coopération avec la MEL et l'EPF mène une politique de reconquête de ses friches industrielles. Un nouveau pôle de 49 logements est né en 2014 sur l'ancien site Vandendriessche. L'usine Vandershooten a quant à elle été détruite pour faire place d'ici 2021 à 52 nouveaux logements. Enfin, le site Hacot et Colombier laissera place dans la prochaine décennie à un nouveau quartier composé de logements, de nouvelles voiries et d'équipements municipaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Noms anciens : Houplines, bulle de Clément III, pour Saint-Piat de Seclin, 1182, Miraeus, III, 355. État du diocèse de Tournai, 1588. ibid. IV, 469. Houpelines, 1248, charte du prieuré, Ch. des comptes de Lille, et Miraeus, IV, 554. Opline en flamand[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Le château fort d'Houplines et les moulins sur la Lys.

Houplines faisait autrefois partie de la Flandre wallonne et du diocèse de Tournai. Radbod, évêque de Tournay et de Noyon (1095) donne l'autel d'Houplines à l'abbaye de Saint Basle près de Reims. Ce qui signifie au Moyen Âge, le droit de patronage, possibilité de présenter à l'évêque, pour qu'il l'ordonne, le desservant d'une église. Elle était non seulement seigneur, mais aussi curés primitifs de l'église et patron collateur de la paroisse du village. Elle y établira un prieuré de la même abbaye et une forteresse qui subsisteront jusqu'en 1789.

En 1295, Gui de Dampierre, comte de Flandre et comte de Namur, approuve la nomination faite par les marchands de trois prud'hommes chargés de surveiller les travaux du rétablissement des portes du passage de la Lys à Houpelines et les autorise à lever un péage à cet endroit[10].

À la veille de la Révolution, le territoire d'Houplines relevait de deux seigneuries différentes. D'une part, la seigneurie d'Houplines-Molimont (le Bourg actuel). Elle est mentionnée dès le XIIIe siècle et dépend de la Salle de Lille. Elle sera le fief de la maison de Maisnil, puis de celle de Poucques et de Bours, passera à celle de Merode et d'Isenghien pour aboutir en 1789 à la princesse d'Isenghien, comtesse de Lauraguais. Les armoiries de la maison d'Isenghien, de sable au chef d'argent, seront adoptées par la ville d'Houplines.

« Vue aérienne du bourg d'Houplines au bord de la Lys ».

D'autre part, la seigneurie de Grand-Bar et Petit-Bar, située au-delà de la Lys et qui faisait partie de la Châtellerie de Warneton. Après le rattachement d'Houplines à la France en 1668, cette seigneurie restera terre d'empire (germanique) et ce jusqu'en 1769.

Au contraire d'Armentières qui dès le Moyen Âge était une « ville franche » (elle avait reçu de son seigneur le droit de se gouverner seule), Houplines « ville batice » ne jouissait pas de franchises et dépendait directement du seigneur qui y nommait les baillis et les échevins représentant son autorité.

En 1307, Isabelle de Houpelines, (Houplines), chanoinesse du chapitre de sainte-Waudru à Mons, fonde dans cette ville un couvent de béguines. En 1309, elle effectue de nouveaux dons au couvent d'abord dit de Melin, du nom de sa première grande-maîtresse, puis depuis appelé de Houpelines[11].

Grâce à la Lys navigable, l'industrie s'est développée de bonne heure à Houplines. En 1383, on dénombrait deux moulins à blé, l'un commun (c'est-à-dire accessible à tous), l'autre réservé aux marchands. Il y avait aussi un moulin à papier et un autre à huile. C'est autour d'eux que s'est groupée la première agglomération.

La draperie (travail de la laine) apparaît au XVIIe siècle lors de la transformation du moulin à papier en moulin à fouler le drap. Puis au XVIIIe siècle se développe, avec la filature et le tissage, le travail du lin et du coton. Vers 1750, on comptait à Houplines 80 métiers pour le tissage des toiles communes et une blanchisserie qui pouvait traiter 80 pièces de toile par an.

En 1768, y fut établie une manufacture royale de fils de coton et de mousseline, mais elle ne put résister à la concurrence étrangère, en particulier à la concurrence anglaise favorisée par le traité commercial de 1786.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, comme dans beaucoup de villages du département, la population oppose une résistance plus ou moins ouverte aux mesures prises par le nouveau pouvoir, en particulier contre la religion. L'ancien curé de la paroisse avait refusé de prêter le serment de fidélité à la constitution civile du clergé et avait émigré de l'autre côté de la frontière. Des habitants ont continué d'avoir des relations avec lui : certains d'entre eux ont été arrêtés alors qu'ils franchissaient la Lys pour aller le voir[12].

Un centre textile important[modifier | modifier le code]

C'est au cours du XIXe siècle avec la révolution industrielle et les débuts du machinisme qu'Houplines devient un centre textile important. L'industrie s'y développe concurremment à celle d'Armentières et vers 1900, Houplines est considérée comme une ville populeuse et prospère. Le quartier de "la grande route" groupé autour des usines et de l'Église Saint Charles construite en 1883 est né de ce développement industriel. C'est en 1884 que la municipalité en place décide de construire une mairie sur l’emplacement où se situait auparavant le château de Molimont. Le conseil municipal siégeait jusqu'alors dans une maison particulière louée par la ville, les différents services communaux étant dispersés dans la commune. Cette nouvelle mairie ne résistera pas au premier conflit mondial.

La grande grève de 1903[modifier | modifier le code]

Jean Jaurès est venu soutenir les ouvriers grévistes du textile à Houplines le 22 octobre 1903

A l’automne 1903, les tisseurs des communes de l’Armentiérois entament un mouvement de grève pour réclamer des augmentations de salaires, le métier est très difficile ! En face, les représentants du patronat restent intraitables. Le conflit éclate au début octobre. Les grévistes sont soutenus par les municipalités socialistes d’Armentières et d’Houplines. Le maire d'Houplines, Sohier, fait partie des "durs" du mouvement. Sur son invitation, Jules Guesde, leader de l'extrême gauche de l'époque prônant une lutte vigoureuse, arrive le . Le 13, a lieu une journée d'émeute à Armentières avec destruction et pillage de magasins, maisons, débuts d'incendies[13]. Invité par le comité de grève, le député socialiste Jean Jaurès arrive le afin d’apporter son soutien au mouvement social des ouvriers du textile. Jean Jaurès est attendu par des milliers d’ouvriers qui l’attendent à la gare d’Armentières pour l’accompagner à pieds jusqu’à la place de la République à Houplines. C’est à cet endroit que le tribun Jean Jaurès (L'illustration) a prononcé un discours afin d’exprimer le soutien national en faveur des grévistes.

Les ravages de la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de la première guerre mondiale, Houplines est tenue par les alliés britanniques même si elle a été brièvement occupée par les Allemands du 10 au puis après l'offensive Georgette du jusqu'au . Le front passait sur son territoire et le hameau de l'Épinette a été le théâtre de combats acharnés et répétés. La ville qui avait été évacuée par sa population par tranches successives, fut complètement abandonnée en janvier 1917. À la fin du conflit, la cité est presque entièrement détruite.

La population passa de 7 550 en 1914 à 2 662 en 1921. En souvenir de ces épreuves, les armoiries de la ville comportent la Croix de Guerre.

Après le terrible conflit, il a fallu reconstruire. La nouvelle Mairie a été bâtie en plein champ entre le Bourg (le centre historique) et la Route (le centre industriel). L'église Saint-Charles fut reconstruite au même endroit. Quant à l'église Sainte-Anastasie, elle fut édifiée sur les fondations de l'ancienne mairie, elle-même située à l'emplacement de ce qui fut au Moyen Âge le château fort d'Houplines.

La Commune, qui n'avait pas en 1940 recouvré son ancienne activité, a été de nouveau éprouvée par des bombardements aériens. 120 maisons ont été sinistrées dont une cinquantaine entièrement détruites.

L'après-guerre et la fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Après la guerre, de nombreuses réalisations municipales vont moderniser la ville : le stade municipal, la construction d’un établissement de bains douches et d’une gare routière.

Dans les années 50, le tracé de la Lys au nord de la commune est modifié. L'écluse d'Houplines est abandonnée au profit de celle construite à Armentières. Une partie de la Lys (au bout de la rue Voltaire) sera comblée.

En 1961, le maire Georges Baert fut nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'Honneur en présence de Maurice Schumann, compagnon de la libération et député de la Xe circonscription.

Au début des années 70, le collège Roger-Salengro est construit pour accueillir les collégiens du secteur. Sur la commune s'implantent également un IME (institut médico-éducatif) et un IEM (institut d'éducation motrice). Afin de faciliter l'accès à l'autoroute A25, une nouvelle voie reliant Houplines à La Chapelle-d'Armentières est créée.

Dans les années 80 et 90, de nouvelles structures municipales se mettent en place : un centre culturel, un dojo, l'agrandissement du complexe sportif, une salle de tennis, la construction d'une salle de sport près des écoles Jean-Jacob et Saint-André, la construction de nouvelles classes à l'école du bourg.

À l'aube du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

L'activité textile resta fort présente en ce XXe siècle mais les problèmes de l'industrie textile française n'épargnèrent pas la commune. Au début du XXIe siècle, un nouveau parc d'activités voit le jour et y accueille de nouvelles entreprises.

De nouvelles infrastructures municipales voient également le jour comme le restaurant scolaire, le relais d'assistantes maternelles, la ludothèque.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal d'Houplines :

Groupe Tête de Liste Effectif
Sans étiquette Jean-François LEGRAND 29

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs d'Houplines de 1790 à nos jours
Période Identité Étiquette Qualité
1934 1966 Georges Baert SFIO Chevalier de la Légion d'honneur, conseiller d'arrondissement du canton d'Armentières
1966 mars 1971 Jean-Baptiste Wattez SFIO  
mars 1983 Paul Coisne PS  
octobre 2012 Jacques Deruyter[14] SE Vice-président de LMCU. Maire honoraire
octobre 2012 en cours Jean-François Legrand[15] SE 14ème vice président à la MEL
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle française de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal à égalité avec 1 260 voix (26,2 %). Au second tour, l'écart n'est que de 133 voix soit 51,5 % pour Ségolène Royal et 48,5 % pour Nicolas Sarkozy. À l'élection présidentielle française de 2012, le premier tour a vu arriver en tête François Hollande avec 1 305 voix (30,1 %), suivi de Marine Le Pen avec 1 034 voix (23,9 %) et Nicolas Sarkozy avec 955 voix (22,00 %). Au second tour, les électeurs ont voté à 55 % pour François Hollande et à 45 % pour Nicolas Sarkozy. À l'élection présidentielle française de 2017, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont obtenu au premier tour respectivement 30,45% et 20,33% des voix devant Emmanuel Macron avec 19,05%. Au second tour, Emmanuel Macron l'emporte avec 54,07% des voix contre 45,93% à Marine Le Pen.

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Depuis 1900, la ville était administrée par des maires issus de la tendance socialiste. A la libération, le maire en place (SFIO) est confirmé à son poste par les organes de la résistance. A la tête d'une liste SFIO-PCF, Georges Baert est réélu maire à la suite des élections municipales de 1945. Mais à partir de 1947 et jusqu'en 1983, socialistes et communistes font listes séparées. De 1947 à 1971, certains sympathisants MRP figuraient même sur la liste du maire SFIO Georges Baert à l'instar de nombreuses communes françaises. Cette alliance SFIO-MRP prit fin en 1971 et le conseil municipal ne fut alors composé que de socialistes. En 1983, la division de la gauche profite à une troisième liste sans étiquette conduite par Jacques Deruyter, mettant fin à 83 ans de socialisme. Néanmoins, le tribunal administratif et le conseil d'état annulent cette élection. En cause : un tract diffusé par l'une des listes de gauche envers l'autre. Une délégation spéciale se met en place pendant plusieurs semaines afin de gérer les affaires courantes, le temps d'organiser une élection partielle. Celle-ci a lieu en mars 1984 et voit la reconduction nette de Jacques Deruyter. Il sera réélu en 1989, 1995, 2001 et 2008. En 2012, à l'âge de 70 ans et après 29 ans passés à la tête de la commune, 3e record de longévité après Georges Baert (1934-1966) et Louis Briait (1843-1873), il démissionne et c'est son premier adjoint, Jean-François Legrand qui lui succède. Il est lui-même réélu en 2014 avec 58,88 % des voix contre 41,12 % à la liste d'Union de la Gauche. En 2020, l'élection se déroule en pleine pandémie COVID-19. Seule en lisse (une première depuis plus de 120 ans), la liste du Maire sortant est donc entièrement élue.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Lille, du tribunal de grande instance de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Lille, du tribunal de commerce de Tourcoing, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats de Houplines.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Houplines.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
DEU Kirchhundem COA.svgKirchhundem[16]Flag of Germany.svgAllemagnedepuis le

Kirchhundem est une commune de 11 000 habitants regroupant 37 villages et étendue sur près de 150 km². Depuis cette date, de nombreux échanges entre associations et écoles ont eu lieu entre les deux communes distantes de 440 km.

Récompenses[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune reçoit le label "ville internet" grâce à l'obtention de 3 arobases.

Après avoir obtenu la mention Très Bien en 2018, la commune est récompensée par le conseil départemental du Nord lors du concours des villes et villages fleuris 2019 en obtenant pour la première fois la mention Excellence.

En 2020, la commune obtient le label "Ville active et Sportive" avec deux lauriers de la part du comité national des villes actives et sportives.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2018, la commune comptait 7 770 habitants[Note 3], en diminution de 1,27 % par rapport à 2013 (Nord : +0,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8921 7601 8961 9091 9852 0702 0502 1832 244
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 4042 5963 1274 1544 8066 2307 6027 4997 768
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 8837 6277 6672 6625 3575 4305 2344 9275 280
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5 9346 3987 4037 9247 6097 9077 6077 5707 533
2013 2018 - - - - - - -
7 8707 770-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Houplines en 2007 en pourcentage[21].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
7,3 
11,7 
60 à 74 ans
12,3 
20,1 
45 à 59 ans
19,6 
21,4 
30 à 44 ans
20,5 
20,6 
15 à 29 ans
19,1 
21,6 
0 à 14 ans
20,5 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement maternel et primaire[modifier | modifier le code]

Groupe scolaire du bourg : école maternelle et école primaire

Groupe scolaire Jean-Jacob : école maternelle et école primaire

École privée maternelle et primaire Sainte-Anastasie

École privée maternelle et primaire Saint-André

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Collège Roger Salengro

Enseignement spécialisé[modifier | modifier le code]

Institut médico-éducatif Jean-Lombard

Institut d'éducation motrice

Vie associative[modifier | modifier le code]

La vie associative houplinoise est très dense. On comptabilise à ce jour 72 associations réparties comme suit :

  • 15 associations sportives ;
  • 26 associations de culture et loisirs ;
  • 22 associations d'entraide ;
  • 9 associations liées aux écoles comme les amicales ou les associations de parents d'élèves.

Les deux plus vieilles associations de la commune sont l'Orchestre d'Harmonie créé en 1872 et le club de gymnastique L'Alerte fondé en 1912.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire un EHPAD (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) : la fondation Henry-Delerue.

Sports[modifier | modifier le code]

Houplines dispose d'un complexe sportif (complexe sportif André-Claeys) avec un terrain d'honneur en herbe et un terrain synthétique, de deux courts de tennis couverts et de trois non couverts ainsi que d'une salle de sport polyvalente, d'un skate park et d'un parcours santé. Non loin du collège, la ville possède une salle de sport (salle Gérard-Dufour), une salle de tennis de table mutualisée avec le collège, un terrain de basket extérieur ainsi qu'un terrain de foot. Le complexe sportif Debarge est constitué d'un dojo et d'une salle de boxe. Enfin, une salle de sport rue d'Hespel (salle Denise-Dedeurwaerder), deux boulodromes (un couvert et un extérieur) rue des Tramways et un city stade au parc Harris complètent les structures sportives. Houplines est également membre du SCEPAA (Syndicat pour la Construction et l'Exploitation d'une Piscine dans l'Agglomération Armentièroise) qui gère la piscine Calyssia.

Cultes[modifier | modifier le code]

Seul le culte catholique est représenté. Les deux clochers de la commune (Saint-Charles et Sainte-Anastasie) sont regroupés au sein de la paroisse Sainte Marie de la Lys qui regroupe également Saint Joseph et le Sacré-Cœur à Armentières.

Économie[modifier | modifier le code]

"Vue de l'hôtel d'entreprises sur le parc d'activités "Les Moulins de la Lys"

De son passé industriel et notamment textile, il subsiste à Houplines quelques entreprises telles que Hacot et Colombier, les tissages Frémaux ou LATIM. En 2002, il est décidé en partenariat avec LMCU (Lille Métropole Communauté urbaine) la réalisation d’un parc d’activités dénommé « Les Moulins de la Lys » dédié essentiellement à l’activité logistique. Celui-ci accueille aujourd’hui entre autres des entreprises comme le géant du commerce en ligne Showroomprivé, Rhenus Logistic, Picwic ou Bailly Courouble. Le parc d’activités comporte depuis 2010 un hôtel d’entreprises. Ce bâtiment de 3 000 m2 est destiné à recevoir une douzaine d’entreprises dans des cellules de 250 à 450 m2.

Même si le nombre d'exploitations agricoles a également diminué depuis quelques années, il n'en reste pas moins qu'environ les 2/3 de la superficie de la commune sont des surfaces agricoles. Ce sont les cultures maraîchères (pommes de terre, betteraves, choux...) et céréalières (essentiellement blé, orge et maïs) qui dominent.

À noter que la commune d'Houplines dispose d'une offre de logement pour population non permanente grâce à la présence de campings et d'un gîte (camping Les Alouettes, camping de L'Image, camping du Pont Charlet (réservé à la clientèle naturiste) et le Gîte de La cour du Roy). Le décompte réalisé fin 2012 par l'office de tourisme intercommunal indique que la capacité d'hébergement est de 13 logements meublés, 252 emplacements en terrain de camping, 72 lits en hébergement collectif et deux chambres d'hôtes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Depuis le , la commune d'Houplines adhère à l'office de tourisme intercommunal de l'armentièrois avec les communes d'Armentières, Capinghem (jusqu'en 2014), La Chapelle-d'Armentières, Prémesques et Frelinghien (depuis 2014). Les axes de développement du territoire de l'Armentiérois sont le tourisme de mémoire (guerre 14-18) et la nature. L'espace Paul Harris est intégré dans le nouveau parc de la Lys. Des visites de la mairie ainsi que des balades le long de la Lys ou en campagne sont organisées tout au long de l'année.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de Ville reconstruit en 1930 par Albert Baert, architecte municipal de la ville de 1919 à 1934.
  • Église Saint-Charles, construite en 1883, entièrement détruite durant la Première Guerre mondiale et reconstruite.
  • Église Sainte-Anastasie, reconstruite après la Première Guerre mondiale.
  • Les cimetières du Commonwealth : le plus grand des deux cimetières, Houplines Communal Cemetery Extension, se trouve accolé au cimetière communal, rue Roger-Salengro, anciennement Rue de l’Epinette. De ce fait le cimetière s’est nommé durant une période « Epinette Road Cemetery ». 533 soldats de la 1re guerre mondiale (525 Britanniques, 4 Canadiens, 1 Australien et 3 Néo-zélandais) reposent dans ce cimetière. Le second cimetière, Ferme Buterne Military Cemetery, comprend 129 tombes, 128 britanniques et 1 canadienne.
  • La brasserie Roussel
  • Les anciennes écluses
  • La "Pill box" : une casemate pour mitrailleuse construite par l'armée britannique pendant la première guerre mondiale (visible chemin du cortembut)
  • Le cimetière communal : 12 maires de la commune ont leur sépulture dans le cimetière de la ville. Une anecdote ne manque pas de faire sourire l'histoire : Henri Becquart, député, industriel, né à Houplines et notamment connu pour être le calomniateur de Roger Salengro (alors ministre du Front populaire et maire de Lille) repose dans ce cimetière dont l'adresse est rue Roger Salengro !


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Lieux de promenade[modifier | modifier le code]

  • Les étangs du pont Ballot : il y a au total six étangs de pêche dont un réservé à la pêche à la truite. Au fond du parc ont été installées trois ruches.
  • Les berges de la Lys : la ville est née et a prospéré aux abords de la Lys. Au détour du chemin, l'été, les promeneurs peuvent observer les vols majestueux des hérons qui y trouvent refuge.
  • Le parc Harris : au cœur de la commune, un espace verdoyant qui vous amène vers les berges de la Lys. À son entrée, un petit parc de jeux pour enfants et le city stade.

Sentiers de randonnée[modifier | modifier le code]

"Vers la petite Flandre"

Houplines est traversée par le GR121b qui relie Marchiennes (GR121) à Bailleul (GR128). Deux circuits classés au Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée passe également à Houplines : "Vers la petite Flandre" (6 km) et "La ligne de front en longeant la Lys" (15 km).

Les musées[modifier | modifier le code]

Houplines et le cinéma[modifier | modifier le code]

Certains lieux d'Houplines ont été choisis comme décors pour le film Entre ses mains avec Benoit Poelvoorde et Isabelle Carré (2005) mais également pour le téléfilm La Passion selon Didier avec Clémentine Célarié et Daniel Russo (2009).

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville possède un restaurant scolaire municipal doté d'une cuisine centrale inaugurés en 2011, d'un RAM (relais d'assistantes maternelles), d'un LAEP (lieu d'accueil parents enfants), d'un centre de santé pour l'accueil PMI, d'un centre culturel (bibliothèque) et d'une ludothèque ouverte depuis 2013.

Plusieurs salles polyvalentes sont mises à la disposition d'associations : la salle des fêtes avec une salle de répétition pour le théâtre et une salle accueillant le club de modélisme, l'ancienne gare, la salle de la Cordée, la salle du Trait d'Union, la boîte à musique et aussi des salles de cours mises à la disposition de l'école de musique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Bourgeois, né à Houplines, seigneur de La Caserie, médecin et géomètre, auteur de traductions latines d'ouvrages médicaux et philosophiques, publiés à Anvers et à Saint-Omer.
  • Jean-Baptiste Lemesre, né à Houplines en 1741, député du nord (1791-1792), conseiller général du nord (1800-1804)
  • Louis Désiré César Joseph Bataille, évêque d'Amiens (1873-1879) est né à Houplines le . Une rue de la commune porte son nom.
  • François Descamps, manager du célèbre boxeur champion du monde Georges Carpentier, est né à Houplines le 23 février 1875.
  • François-Charles Baude, peintre, est né à Houplines en 1880. Une rue de la commune porte son nom.
  • Henri Becquart, député, calomniateur de Roger Salengro, résistant est né à Houplines en 1891.
  • Julien Grujon, coureur cycliste ayant participé au Tour de France, né à Houplines en 1904.
  • Kléber Margueritte, fondeur à l'usine Fives Cail, est né à Houplines en 1909
  • Isabelle Claeys, résistante communiste déportée en Allemagne, femme politique (adjointe au maire d'Houplines, député et sénatrice sous la IVe République), est née à Houplines en 1911.
  • Jeanne Desmarais, résistante déportée et décédée en Allemagne. Une rue et un square de la ville portent son nom.

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Houplines (59) Nord-France.svg

Les armes de Houplines se blasonnent ainsi :"De sable au chef d'argent."

Ce sont les armes de la famille des Vilain de Gand de la maison d'Isenghien

Logotype[modifier | modifier le code]

Dans le bleu du ciel se dresse la silhouette de l'hôtel de ville, placé à l'intersection de deux routes formant le H d'Houplines. Le logo a été créé en 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Armentières et ses environs, Éditions SAEP / Jean-Louis Decherf, 1974.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 d'Armentières (partie française) », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 2 avril 2021).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Lille (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 2 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 2 avril 2021).
  9. roepstem.net - vlaanderen
  10. Alphonse Wauters, Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome VII, 2e partie, Année 1295.
  11. Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome VIII, Années 1307 et 1309.
  12. Christian Bonnet, « La résistance à la Déchristianisation de l’An II en Flandre française », dans Église, vie religieuse et Révolution dans la France du Nord, Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, coll. « Histoire et littérature du Septentrion (IRHiS) », (ISBN 978-2-905637-88-8, lire en ligne), p. 89–99.
  13. Alain Gérard et Louis Jeanson, « La grève textile », dans Cent ans de vie dans la région, Tome 1:1900-1914, éditions La Voix du Nord, pages 16-17
  14. Démission de Jacques Deruyter
  15. Jean-François Legrand élu maire
  16. Mairie de Houplines, « Présentation de Kirchhundem » (consulté le 5 novembre 2020)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. « Évolution et structure de la population à Houplines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010).
  22. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010).