Bouvines

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Bouvines
Image illustrative de l'article Bouvines
Blason de Bouvines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Templeuve
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Alain Bernard
2014-2020
Code postal 59830
Code commune 59106
Démographie
Gentilé Bouvinois
Population
municipale
698 hab. (2014)
Densité 258 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 34′ 47″ nord, 3° 11′ 14″ est
Altitude Min. 25 m
Max. 49 m
Superficie 2,71 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.bouvines.fr/

Bouvines est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France. Elle forme avec quatre autres communes une petite agglomération, l'unité urbaine de Cysoing, qui appartient à l'aire urbaine de Lille.

Bouvines est connue pour la bataille de Bouvines, qui a eu lieu en 1214.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bouvines est situé au sud-est de Lille, sur la rive droite de la Marque et sur la voie romaine d'Arras à Tournai. Bouvines est à quelques kilomètres dans la plaine au sud-est du parc scientifique de la Haute Borne et de la Cité scientifique (Université Lille I).

Communes limitrophes de Bouvines
Gruson
Sainghin-en-Mélantois Bouvines
Louvil Cysoing

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bouvines est traversé par la Marque à son ouest.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Bouvines compte deux arrêts d'autobus qui vont vers Mouchin et Villeneuve-d'Ascq et qui servent aussi d'arrêts de ramassage scolaire. Bouvines est desservi par une gare qui se situe à l'entrée de Cysoing (les TER vont à Orchies et à Lille-Flandres).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Bovines en 1164.

Du latin bovis (« bovin »), à l'origine du nom d'homme Bovius, qui, accompagné du suffixe –inum.[réf. nécessaire]

Bovingen en flamand[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte d'un cimetière mérovingien atteste de l'ancienneté de l'occupation du site. Il semble en particulier que très tôt un pont y ait été édifié pour traverser la Marque. L'origine du nom n'est pas établie : il pourrait venir soit du flamand bouvino, qui signifie terre cultivée, soit du gallo-romain. Un diplôme de 899 de Charles le Chauve mentionne par ailleurs un lieu appelé Bovingole tandis que la charte du comte de Flandre en 1002 fait état de Villa bovinas.

Position des armées sur le champ de bataille de Bouvines.
Article détaillé : Bataille de Bouvines.

Le , le roi de France Philippe Auguste y remporte la bataille de Bouvines sur une coalition formée du comte de Flandre Ferrand de Portugal et de l'Empereur Otton IV de Brunswick.

Les forces en présence :

  • Une coalition montée et payée par Jean sans Terre (absent de la bataille). Autour de 24 000 hommes, dont 2 000 chevaliers.
  • L'ost français de Philippe Auguste, Robert de Dreux, Duc Eudes de Bourgogne. Environ 20 000 hommes, dont 1 500 chevaliers.

La stratégie des coalisés était d'encercler et mettre en tenaille les forces royales françaises mais la stratégie menée par Jean sans Terre va échouer, car l'espionnage bat son plein. Prévenue d'une éventuelle attaque sur deux fronts, une des parties de l'armée française dirigée par le futur roi Louis VIII écrase les troupes anglaises à la bataille de la Roche-aux-Moines (le ). Grâce notamment à la résistance héroïque de la forteresse commandée par Guillaume des Roches. Jean sans Terre rentre alors en Angleterre et laisse un nombre important de machines de guerres. Il est fort probable que la destinée de la bataille de Bouvines se soit joué ici à La Roche aux Moines. Jean sans Terre ne se retrouve plus qu'avec une seule partie de ses alliés : celle de Otton IV de Brunswick.

Les forces de l'axe regroupent une grande partie des forces basées à Valenciennes, dirigées notamment par Otton IV de Brunswick. Ce dernier veut rapidement éliminer le roi de France. Les forces françaises trouvent une brèche sur le flanc gauche ennemi et prennent à revers les troupes flamandes, le choc est violent et donne vite l'avantage aux forces françaises. Otton IV fuit la bataille qui était perdue.

Cette bataille, remportée par une armée essentiellement composée de miliciens des villes françaises contre une armée de nobles et de féodaux spécialistes de la guerre, a été décrite entre autres par Georges Duby comme un des événements fondateurs et constitutifs de la nation française et du sentiment d'appartenance à la France, au moins pour les habitants du bassin parisien. Si l'on en croit les sources, cette victoire a été chaudement fêtée par le peuple, réuni autour du roi, ce qui a contribué à son prestige. C'est peut-être là le début du mythe populaire du bon roi, qui ne s'effondre qu'avec la Révolution.

Un musée situé à Mons-en-Pévèle, appelé la salle des batailles, valorise cet événement et celui de Mons-en-Pévèle survenu 80 ans plus tard[2].

En 2014, les commémorations officielles ont lieu en présence du prince Louis de Bourbon, héritier du roi Philippe Auguste, du prince Axel de Bourbon-Parme, du prince et de la princesse de Bauffremont, du comte de Beaumont-Beynac et du baron Pinoteau[3].

Selon le géologue M. Meugy (1850), la tourbe était autrefois exploitées dans une partie de la vallée de la Marque (près du lit mineur où on la trouvait sur une épaisseur pouvant atteindre 6 m.) ; Bouvines , Ennevelin et Cysoing, avant que l'exploitation en soit interdite en raison explique-t-il « d'inconvénients graves » dus à une exploitation désordonnée et faite sans surveillance[4].

Entre 1896 et 1932, la ligne de chemin de fer de Saint-Amand à Hellemmes de 32 km dessert la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Bouvines dans son canton et son arrondissement.

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1872 1934 Félix Dehau   Doyen des maires de France
    Louis Deffontaines    
    Henri Desmarescaux    
    Gonzague Spriet    
  1991 André Droulers    
1991 2007 Jean Noël    
en cours Alain Bernard    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Lille, du tribunal de grande instance de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Lille, du tribunal de commerce de Tourcoing, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la brigade autonome de Cysoing.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 698 habitants, en diminution de -2,1 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300 327 443 480 521 548 551 563 575
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
588 579 590 602 601 565 591 577 544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
561 589 598 586 623 625 612 679 604
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
564 560 611 577 683 772 743 709 698
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bouvines en 2007 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,3 
2,1 
75 à 89 ans
6,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,7 
26,2 
45 à 59 ans
26,3 
19,0 
30 à 44 ans
17,3 
21,7 
15 à 29 ans
17,9 
20,9 
0 à 14 ans
19,8 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bouvines fait partie de l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre, de style gothique du XIIIe siècle, construite entre 1880 et 1885 selon les directives du maire Félix Dehau, inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1981 et ses 21 vitraux réalisés entre 1887 et 1906, classés monuments historiques[11] retraçant la bataille de Bouvines[12].
Article détaillé : Église Saint-Pierre de Bouvines.
  • La fontaine Saint-Pierre où se serait reposé Phillippe-Auguste avant la bataille.
  • L'obélisque commémoratif de la bataille de Bouvines, érigé en 1865 par la commission historique du Nord.
  • La cense de la Courte, ancienne ferme de l'abbaye de Saint-Amand.
  • Le monastère des Dominicaines, ancienne demeure de la famille de Félix Dehau construite en 1868.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Baisieux (59) Nord.svg

Les armes de Bouvines se blasonnent ainsi :« Bandé d'or et d'azur de six pièces »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage collectif, Bouvines 1214-2014, un lieu de mémoire, Philippe Marchand et Françoise Verrier, 2014.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.roepstem.net/vlaanderen.html#inhoud
  2. Cédric Gout, « Mons-en-Pévèle: samedi prochain, la Salle des Batailles hissera haut le pavillon de l’histoire locale », Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  3. http://www.lavoixdunord.fr/region/800-ans-apres-pourquoi-il-ne-faut-pas-oublier-la-ia0b0n2294341
  4. Essai de géologie pratique sur la Flandre française, par M. Meugy, membre résident, in Mémoires de la Société royale des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille ; imprimerie L. Danel, 1852 (Livre numérique Google : [1]) ; voir p 80, chapitre "Vallée de la Marque")
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à Bouvines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)
  11. Notice no PA00107387, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. cf. Le guide culturel "Bouvines, l'église et la bataille" par J.L. Pelon et M. Chopin (APAD 2008) disponible en mairie de Bouvines