Emmerin

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Emmerin
Image illustrative de l'article Emmerin
Blason de Emmerin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Faches-Thumesnil
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Danièle Ponchaux
2014-2020
Code postal 59320
Code commune 59193
Démographie
Gentilé Emmerinois, Emmerinoises
Population
municipale
3 173 hab. (2015 en diminution de 0,81 % par rapport à 2010)
Densité 646 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 35′ 39″ nord, 3° 00′ 09″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 41 m
Superficie 4,91 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-emmerin.net

Emmerin est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Emmerin dans son canton et son arrondissement

Situation[modifier | modifier le code]

Emmerin se situe à 3,5 km au sud de Lille dans le canton d'Haubourdin, localisé dans le Mélantois, à la frontière des Weppes en Flandre romane.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Emmerin
Haubourdin Haubourdin Loos-lez-Lille
Haubourdin Emmerin Loos-lez-Lille
Houplin-Ancoisne Noyelles-lez-Seclin Wattignies

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Emmerin (Nord)

Les armes d'Emmerin se blasonnent ainsi :

De gueules au lion [rampant] d'or, armé, lampassé et couronné d'azur.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Noms anciens :Hamerin en 1104, Amerin, en 1158, titre de l'abbaye du Mont-St- Eloi. Amerin , 1160, 1177, cart. du prieuré d'Àubigny., Enmerin en 1603 puis Emmerin

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques : Terre dépendante de l'empire, longtemps réunie à celle d'Haubourdin. — La châtellenie d'Emmerin conte- nait 104 bonniers 600 verges. — Même coutume qu'Haùbourdin.

Le marais d'Emmerin, par suite de contestations commencées en 1689, fut partagé et séparé de celui d'Haubourdin par arrêt du Conseil, du 4 avril 1752.

  • 486 : Naissance probable du village à l'époque du baptême de Clovis (le Roi des Francs)
  •  : Une bulle pancarte écrite par le pape Pascal II mentionne le nom du village d'Amerin (Nom provenant de Amerinium ou Ameringhem signifiant : domaine d'Aymard, un chef franc installé le long du chemin des moines).
  • 1303 : Construction d'un château féodal par Jean Ier de Namur, comte de Flandre. Celui-ci se trouvait à l'emplacement des bassins de décantation, près du chemin de Santes, (traces d'une motte féodale).
  • 1603 : Henri IV (Henri de Bourbon) propriétaire du village le vendit à Nicolas du Chastel de la Howardries.
  • 1641 : Incendie du château féodal.
  • 1644 : Construction de "l'estaminet de la maison commune" (ou café Keller). Tenu pendant la période révolutionnaire par Barthelemy Wallart. Ce bâtiment remarquable servira de Mairie de 1790 à 1852.
  • Avant 1789 : le village est toujours divisé en 2 fiefs et régi par 2 familles nobles :
    • Emmerin Empire, cœur du village actuel (180 familles) est tenu par le comté de Hainaut avec la famille De Houchin résidant à Paris.
    • Emmerin Chatellenie, comprenant le quartier de Ghermanez et celui du Faubourg (80 familles), sous la gouvernance de Lille avec la famille d'Hespel résidant au château de Ghermanez (Ets strada aujourd'hui).
  • 1790 : élection du premier maire Louis François Dupont le .
  • 1791 : Union de Emmerin Empire et Emmerin Chatellenie.
  • 1840 : Construction de la nouvelle église sur les fondations de l'ancienne qui menaçait de s'effondrer. À cette époque et dans la décennies qui a suivi, selon le géologue M Meugy (1852) Haubourdin et Emmerin ont intensément exploité la tourbe qui s'est lentement autrefois formée dans les vastes marais de l'ancienne vallée alluviale de la Deûle, « principalement dans le but d'utiliser la cendre de tourbe comme engrais » La tourbe se trouve souvent à la surface du sol dans ceslocalités où elle forme « une couche de 1 à 3 m d'épaisseur reposant sur un lit d'argile blanche. On l'extrait à la drague. La tourbière d'Haubourdin occupe ving-cinq ouvriers pendant cinq à six mois. Elle produit journellement 20 mètres cubes de tourbe humide ou 20 mètres cubes de toube sèche pesant 600 kil. le mètre cube. 10 ares fournissent au moins 30 000 tourbes équivalent chacune à 2 décimètres cubes et valant 6 Fr?50 le mille. Les cendres se vendent 0,75 l'hectolitre. » En 1850, la tourbe n'est plus exploitée pour le chauffage dans le département du Nord, car l'industrie minière fournit en abondance un charbon vendu à moindre coût[1].
  • 1867 : Concession des eaux d'Emmerin à la ville de Lille (Champ captant primitif).
  • 1867 : Peu avant qu'il ne soit fermé, visite le 27 août de l'Impératrice Eugénie de Montijo à l'institut agricole pénitentiaire de Ghermanez (1855-1868).
  • 1918 : Le Kaiser Guillaume II passe en revue le 22 avril les troupes de sa garde impériale derrière la ferme "Bailly".
  • 1940 : Au cours de bataille d'Haubourdin, le 29 mai, 12 civils (9 belges et 3 français) sont "fusillés" à Emmerin à l'arrière d'une maison, exécutés sur ordre de l'officier commandant la 6ème compagnie du 497e régiment de la Wehrmacht, reconnu ultérieurement coupable " d'homicides volontaires non justifiés par les lois et coutumes de guerre" (Jugement du 26 octobre 1950 du tribunal militaire de Metz siègeant à Lille). 8 autres civils (3 belges et 5 français) seront abattus au hasard des rues au cours de la même journée par les soldats de la même 6ème compagnie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Louis François Dupont   laboureur
1792 1795 Jean Baptiste Bauduin   laboureur
1795 1798 Simon Joseph Castel   fermier
1798 1799 Jean Baptiste Lutun   fermier
1799 1800 Stanislas Lutun   laboureur
1800 1802 Simon Joseph Castel   fermier
1802 1813 Honoré Joseph Testelin    
1813 1821 Simon Joseph Castel fils    
1821 1846 Magloire Debuchy    
1846 1861 Pierre Joseph Cazier    
1861 1877 Pierre Joseph Cazier fils    
1878 1899 Jean Baptiste Castel    
1899 1907 Narcisse Gruyelle    
1907 1908 Charles Vaillant    
1908 1919 Arthur Roussel   paveur
1919 1925 Pierre Cazier    
1925 1947 Arthur Roussel (*)   paveur
1947 1964 Raphael Godin    
1964 mars 1971 Louis Crespel    
mars 1989 Eugène Lejeune    
juin 1995 Yves Dupont    
mars 2014 Bernard André   Retraité
en cours Danièle Ponchaux DVG  
Les données manquantes sont à compléter.
        (*) Mandat interrompu de 1939 à 1944 par la parenthèse de la délégation (municipale) spéciale de 3 membres ( Charles Elipot, président) mise en place par décision du gouvernement Daladier.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Lille, du tribunal de grande instance de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Lille, du tribunal de commerce de Tourcoing, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2015, la commune comptait 3 173 habitants[Note 1], en diminution de 0,81 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
822 803 842 1 016 1 161 1 206 1 292 1 340 1 400
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 582 1 688 1 770 1 528 1 561 1 571 1 595 1 588 1 612
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 666 1 684 1 626 1 553 1 556 1 581 1 608 1 632 1 682
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 875 2 109 2 313 2 411 2 997 3 029 2 815 3 199 3 173
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Emmerin en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,5 
3,7 
75 à 89 ans
6,7 
12,4 
60 à 74 ans
11,4 
27,8 
45 à 59 ans
27,6 
19,3 
30 à 44 ans
20,3 
19,6 
15 à 29 ans
16,5 
17,0 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'estaminet de la maison commune
  • L'église saint Barthélémy : en 1158, « Amerin » avait déjà une église paroissiale sous le vocable de Saint Barthélémy. En 1840, une nouvelle église est construite sur les fondations de l'ancienne qui menaçait de s'effondrer.
  • L'estaminet de la maison commune, construit en 1644, en rouge barre, lieu de restauration et d'exposition.
  • Les marais et le bois d'Emmerin - inscrits à l'Inventaire National du patrimoine Naturel - qui relèvent de l'Espace naturel Lille Métropole.
  • Le château d'Emmerin, jadis habité par le sire d'Haubourdin, fut brûlé en 1641.
  • Le château de Guermanez, style du XVe siècle, était affecté, avec ses dépendances, à l'institut agricole pénitentiaire fondé par le docteur Faucher, en 1855

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Philippe Kemel : Ancien député à l'assemblée nationale

Elisabeth Masquelier-Grave : Conseillère départementale

Transport[modifier | modifier le code]

Emmerin est desservie par le réseau urbain et suburbain Transpole et Arc en Ciel 2, avec les lignes :

58 reliant Loos Eurasanté / Épi de Soil à Santes Marais

63, La Bassée Gare à Lille - CHR B-Calmette

229, Lille CHR B-Calmette à Gondecourt Place

232, Lille CHR B-Calmette à Gondecourt Place

209, Lille CHR B-Calmette - Annoeulin/Billy Berclau ( Dimanche uniquement )

230 scolaire Noyelles Lez Seclin Place - Beaucamps Ligny institution Sainte Marie

232 scolaire Sainghin en Weppes Place De Gaulle - Loos Institut Saint Vincent de Paul

235 scolaire Beaucamps Ligny institution Sainte Marie - Haubourdin Canteraine ( Mercredi Uniquement )

et Itinéo, une navette sur réservation de 21 h à 01 h, entre Emmerin Mairie et Lille CHR B Calmette

La Ligne : Liane 2 dessert la fin de Loos lez Lille à l'arrêt : La Marlière. Il faut ensuite marcher 10 min pour arriver a Emmerin

Toutes ces lignes ( sauf les scolaires ) conduisent à la ligne 1 du métro de Lille à la station CHR B-Calmette

Emmerin dispose de six arrêts de bus gérés par Transpole.

Emmerin ne dispose pas de gare, les plus proches pour un voyage régional étant les gare de : Lille-Flandres, Loos, Haubourdin et Lille CHR.

Situé à une dizaine de kilomètres de la commune, l'aéroport le plus proche est celui de Lille- Lesquin.

Pour venir à Emmerin en voiture, il existe plusieurs moyens :

  • Périphérique de Lille : sortie 4
  • Autoroute A1 : sortie 19
  • Autoroute A25-Nationale 41

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Eugène Lejeune "Regards sur le Passé...de 1800 à 1976 " (Bulletins municipaux 1972-1976)

René-Henri Delporte « Amerin hier, Emmerin aujourd'hui » (1993 - Foyer culturel du Houtland)

René-Henri Delporte « Emmerin, 900 ans d'histoire » (2004 - Ed. Le Livre d'Histoire - Lorisse)

Michel Grave – Gaëtan Lassue «  Petites histoires emmerinoises –Illustrées » (2007)

René-Henri Delporte «  Emmerin, quelques pages d’histoire –Recueil n° 1 » (2014 –ENFC)

René-Henri Delporte «  Les fusillés d’Emmerin - Retour sur les journées tragiques des 28, 29, 30 et 31 mai 1940 »  (2017 – IPNS)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Essai de géologie pratique sur la Flandre française, par M Meugy, Membre résident, in Mémoires de la Société royale des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille ; imprimerie L. Danel, 1852 (Livre numérique Google : [1])
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. « Évolution et structure de la population à Emmerin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)