Aki Kuroda

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aki Kuroda
Image dans Infobox.
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (76 ans)
KyotoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
黒田アキVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Site web

Aki Kuroda (黒田 アキ, Kuroda Aki?), de son vrai nom Akihiko Kuroda (黒田 明比古, Kuroda Akihiko?), né le à Kyōto est un peintre, artiste contemporain japonais, qui vit et travaille à Paris[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père d'Aki Kuroda était professeur d'économie à l'Université Dōshisha. Enfant unique, Aki Kuroda est élevé dans une famille très ouverte sur la culture européenne. Il commence à peindre dès l'âge de trois ans ; à quatre ans, il fait sa première peinture à l'huile. Il s'installe définitivement en France en 1970. Il réalise sa première exposition personnelle en 1978 à Kunsthalle en Allemagne puis à la Galerie Maeght (Paris) en 1980, et participe à la 11e Biennale de Paris la même année. En 1985, il édite une revue qu'il appelle Noise, à laquelle ont participé entre autres Jacques Derrida et Michel Serres.

Depuis 1992, Aki Kuroda conçoit des spectacles performances qu’il nomme Cosmogarden dans lesquels il mêle différentes formes artistiques. En 1994, Aki Kuroda participe à une grande exposition dans le cadre de la Biennale de São Paulo[2]. Il a réalisé les peintures murales pour le Pôle universitaire Léonard-de-Vinci, la Maison de la culture du Japon à Paris, le café du Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg, pour la ville de Paris en 2000 et pour l'École nationale des douanes de Tourcoing (œuvre inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2009).

C'est un artiste aux multiples facettes : parallèlement à la peinture, il conçoit les décors du ballet Parade pour Angelin Preljocaj à l'Opéra de Paris et au Festival d'Avignon en 1993. Il a collaboré avec des architectes comme Tadao Ando et Richard Rogers afin de réaliser des peintures en relief au Japon. Par ailleurs ses œuvres n'ont cessé d'inspirer des gens de lettres comme Marguerite Duras, Michel Foucault, Pascal Quignard.

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

La matrice des tableaux de Aki Kuroda est faite de chiffres et d’espaces : 1944, année de sa naissance ; - 270, température du cosmos profond ; 300 000, la vitesse de la lumière en km/s dans le vide. Table de loi chiffrée pour transcrire le chaos des origines. Tandis que l’espace s’organise de formes multiples, sphères et puzzles et labyrinthes, champs fragmentés entre troisième et quatrième dimension. Progressivement, fleurs, femmes et mythes s’installent[3].

Les chiffres inaugurent un espace de matière et de lumière comme au commencement du temps, puis de la vie. Réels, entiers, irrationnels, imaginaires, les chiffres filent sur la toile de fond d'une nuit cosmique. Leur dénombrement avance comme un fil que l’œil déroule à l’infini. La complexité croissante du cosmos prend corps peu à peu dans ces œuvres peintes, sans cadre : couplant l’espace au temps, le mouvement est né.

Les tableaux ne sont qu’un des visages des créations de Aki Kuroda. Sculptures, photographies, installations, spectacles dansés complètent un espace autrement plus divers et riche, où tout est jardin : le corps, la vie, la ville, le cosmos. « CosmoGarden » a scandé deux décennies de ses productions, mêlant l’ensemble en des événements créés en une grande variété de lieux, de par le monde[4].

Ni japonais ni français, mais « déraciné », Aki Kuroda n’a de cesse de pousser les limites de l’espace qu’il crée, très inscrit dans le réel de la vie qu’il aime, au cœur même des villes, observatoire idéal d’un univers en profonde mutation, qu’il accompagne de ses interrogations. [5],[6]

Expositions[modifier | modifier le code]

Sélection[7] :

  • 2021 : Galerie Louis Gendre, Chamalières, Clermont Métropole[8]
  • 2020 : Richard Taittinger Gallery, New York, États-Unis[9]
  • 2019 :
    • Musée des Beaux-Arts de Chartres, Chartres[10]
    • Musée Lapidaire, Avignon[11]
    • Salle des Dominicains, Saint-Emilion[12]
  • 2018 :
    • Aquarium de Paris[13]
    • Hangar Art Center, Bruxelles, Belgique[14]
  • 2017 : Espai K, Sant Feliu de Guíxols, Espagne
  • 2016 : Galerie Louis Gendre, Chamalières, Clermont Métropole [15]
  • 2015 :
    • Galerie Nikki Diana Marquardt, Paris[16]
    • Mori Yu Gallery, Kyoto, Japon
    • Galerie Louis Gendre, Chamalières, Clermont Métropole[8]
    • Centre d’Art des Sablons, Neuilly sur Seine[17]
  • 2014 :
    • Galerie Alexandre Lazarew, Paris[18]
    •  Biwako Biennale, Japon[19]
  • 2013 : KH Gallery, Tokyo, Japon[20]
  • 2011 :
    • Roppongi Hills A/D Gallery, Tokyo, Japon
    • Nori Yu Gallery, Tokyo, Japon[21]
  • 2010 :
    • Maison Européenne de la Photographie, Paris[22]
    • Centre d’Art de Saint-Emilion[12]
  • 2008 : Doland Museum, Shanghai, Chine[23]
  • 2007 :
    • TS1 Museum, Beijing, Chine[7]
    • Beijing Imperial Museum, Chine[7]
  • 2004 : Espace culturel des Arts, Trèbes[24]
  • 2002 : Musée Château de Bellecour, Pithiviers[25]
  • 2001 : Scène Nationale d’Orléans[26]
  • 1998 :
    • Galerie Ham, Nagoya, Japon[7]
    • Galerie Proarta, Zurich, Suisse[7]
  • 1997 :
    • Casa França-Brasil, Rio de Janeiro, Brésil[7]
    • La Manufacture des Œillets, Ivry[27]
    • Otemae Art Center, Kobe, Japon[1]
  • 1996 :
    • Municipal Gallery of Modern Art, Dublin, Irlande
    • Centre d’art de Chalon-sur-Saône
    • Imura Art Gallery, Kyoto, Japon
  • 1995 :
    • Galerie Debras Bical, Bruxelles, Belgique
    • Galerie Kaj Forsblom, Helsinki, Finlande
  • 1994 :
    • Musée National d’Art Moderne, Osaka, Japon
    • Mizuma Art Gallery, Tokyo, Japon
    • Institut Français, Zagreb, Croatie
    • Musée des Beaux Arts, Clermont-Ferrand
    • Biennale de Sao Paulo, Brésil
    • Museum Le Parvis, Pau
    • Imura Gallery, Kyoto, Japon
  • 1993
    • Galleria Ellequadro, Gènes, Italie
    • Imura Gallery, Kyoto, Japon
    • Galerie Richter, Düsseldorf, Allemagne
    • Musée National d’Art Moderne, Tokyo, Japon
    • Centre d’Art Ferme du Buisson, Noiseul
  • 1992 :
    • National Gallery Museum, Bratislava, Slovaquie
    • École des Beaux Arts de Bratislava, Slovaquie
    • Musée-Château du Roi René, Tarascon
  • 1991 : Spark Gallery, Tokyo, Japon
  • 1990 :
    • Galerie Mayor Rowan, Londres, Grande-Bretagne
    • Galerie Debras-Bical, Bruxelles, Belgique
    • Galerie Egelund, Copenhague, Danemark
    • Galerie Gutsch, Berlin, Allemagne
  • 1989 :
    • Centre d’art contemporain, Troyes
    • Centre d’Art Sainte Chapelle de l’Hôtel Dieu, Troyes
    • Centre d’Art Arsenal, Metz
  • 1988 :
    • Galerie Nishimura, Tokyo, Japon
    • Galerie Aeblegaarden, Holte, Danemark
  • 1987 :
    • State Gallery, Sarrebruck, Allemagne
    • Galerie La Main, Bruxelles, Belgique
  • 1986 :
    • Galerie Takagi, Nagoya, Japon
    • Musée du Château Fort, Sedan
  • 1984 : Galerie Georg Nothelfer, Berlin, Allemagne
  • 1983 :
    • Galerie Takagi, Nagoya, Japon
    • N1 Studio, Nagoya, Japon
  • 1982 : Centre Culturel, Tarbes
  • 1980 : Galerie Maeght, Paris
  • 1979 : Vrije Universiteit, Bruxelles, Belgique
  • 1978 : Kunsthalle, Bremerhaven, Allemagne[7]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aki Kuroda, Collection Rencontres avec Lucas Djaou, Éditions Lucas Djaou, Paris, France, 2017
  • Cosmogarden Cosmojungle, (ed.) Seigensha, Japon, 2007[28]. (ISBN 978-4-86152-104-1)
  • Kuroda, (ed.) Maeght, France, 2002. (ISBN 978-2-86941-307-8)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Kuroda - Aki en quelques lignes », sur Yoyo MAEGHT (consulté le 27 avril 2021)
  2. « Kuroda Aki », sur www.nautiljon.com (consulté le 27 avril 2021)
  3. « Aki Kuroda », sur Yoyo MAEGHT (consulté le 27 avril 2021)
  4. « Aki Kuroda infos », sur Yoyo MAEGHT (consulté le 27 avril 2021)
  5. « Aki Kuroda », sur fr.nrme.net (consulté le 27 avril 2021)
  6. « Aki Kuroda – Galerie Depardieu » (consulté le 27 avril 2021)
  7. a b c d e f et g « Kuroda - Biographie », sur Yoyo MAEGHT (consulté le 27 avril 2021)
  8. a et b « Aki Kuroda » (consulté le 27 avril 2021)
  9. (en-US) « Aki Kuroda | Richard Taittinger Gallery » (consulté le 27 avril 2021)
  10. « Aki Kuroda », sur www.chartres.fr (consulté le 27 avril 2021)
  11. « Aki Kuroda au Musée Lapidaire d’Avignon - », (consulté le 27 avril 2021)
  12. a et b « Exposition de peintures AKI KURODA - Mairie de Saint-Emilion », sur www.saint-emilion.org (consulté le 27 avril 2021)
  13. « ExpositionAquacity by Aki Kuroda », sur L'Aquarium de Paris (consulté le 27 avril 2021)
  14. Out.be, « Aki Kuroda (Hangar Art Center) », sur Out.be (consulté le 27 avril 2021)
  15. (en-US) « Aki kuroda » (consulté le 27 avril 2021)
  16. « AKI KURODA, « COSMOBANG 2015 », GALERIE NIKKI DIANA MARQUARDT », sur INFERNO, (consulté le 27 avril 2021)
  17. « Aki Kuroda », sur Théâtre des Sablons (consulté le 27 avril 2021)
  18. « Newsarttoday - Aki Kuroda », sur News Art Today (consulté le 27 avril 2021)
  19. « ART » (consulté le 27 avril 2021)
  20. (en-US) « "Aki Kuroda 'Space Garden = Cosmogarden' + Hiroko Koshino" appeared in The Sankei Shinbun. | KH GALLERY », sur www.kh-gallery.com, (consulté le 27 avril 2021)
  21. « Cosmogarden | Aki Kuroda | ARTISTS | MORI YU GALLERY », sur www.moriyu-gallery.com (consulté le 27 avril 2021)
  22. « Aki Kuroda », sur Maison Européenne de la Photographie (consulté le 27 avril 2021)
  23. « Biografie von Aki Kuroda – Aki Kuroda auf artnet », sur www.artnet.de (consulté le 27 avril 2021)
  24. (en) eazel, « eazel | exhibitions beyond limits », sur eazel.net (consulté le 27 avril 2021)
  25. « Biographie de Aki Kuroda – Aki Kuroda sur artnet », sur www.artnet.fr (consulté le 27 avril 2021)
  26. « Aki Kuroda Biography – Aki Kuroda on artnet », sur www.artnet.com (consulté le 27 avril 2021)
  27. Leslibraires.fr, Catalogue aki kuroda, cristal hasard, - LA MANU... - Manufacture des oeillets - Actes Sud (lire en ligne)
  28. « COSMOGARDEN COSMOJUNGLE par Aki Kuorda; Yasuo Kobayashi: Good (2007) | Anime Plus », sur www.abebooks.fr (consulté le 27 avril 2021)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :