Gare de Roubaix

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Roubaix
Image illustrative de l'article Gare de Roubaix
Le bâtiment voyageurs, l'entrée de la gare SNCF, et l'accès à la station de métro.
Localisation
Pays France
Commune Roubaix
Adresse Place de la Gare
59100 Roubaix
Coordonnées géographiques 50° 41′ 45″ nord, 3° 09′ 47″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV Nord
InterCity
TER Hauts-de-France
Caractéristiques
Ligne(s) Fives à Mouscron (frontière)
Voies 2
Quais 2
Altitude 42 m
Historique
Mise en service novembre 1842
(station)
Architecte Sidney Dunnett
(gare de 1888)
Correspondances
Métro et bus voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Roubaix

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
Roubaix

Géolocalisation sur la carte : Nord

(Voir situation sur carte : Nord)
Roubaix

Géolocalisation sur la carte : Métropole européenne de Lille

(Voir situation sur carte : Métropole européenne de Lille)
Roubaix

La gare de Roubaix est une gare ferroviaire française de la ligne de Fives à Mouscron (frontière), située à proximité du centre-ville de Roubaix, dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

La station est mise en service en 1842, par la Compagnie des chemins de fer de Lille et Valenciennes à la frontière belge. Le bâtiment actuel ouvert en 1888 est dû à Sidney Dunnett, architecte de la Compagnie des chemins de fer du Nord.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des TGV, des trains TER Hauts-de-France et des trains de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB). Elle est également desservie par la ligne 2 du métro de Lille Métropole, dont la station Gare Jean-Lebas Roubaix est accessible par des ascenseurs situés en face de l'entrée de la gare SNCF.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 42 mètres d'altitude, la gare de Roubaix est située au point kilométrique (PK) 9,810 de la ligne de Fives à Mouscron (frontière), entre les gares de Croix-L'Allumette et de Tourcoing.

Histoire[modifier | modifier le code]

La station, 1842[modifier | modifier le code]

La station de Roubaix est mise en service en novembre 1842, par la Compagnie des chemins de fer de Lille et Valenciennes à la frontière belge, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section entre le ruisseau de Favreul, près de Roubaix, et la frontière. Le bâtiment principal, comprend les bureaux de recettes et ceux de la douane ainsi que les salles d'attente. En outre il est édifié un bâtiment en bois pour les marchandises, des pavages, des clôtures en palissades et divers travaux. Le tout est principalement exécuté en 1842 et les finitions sont terminées en 1843. Le coût pour la station s'élève à 150 000 francs à la charge de l'État[1]. Elle est édifiée au lieu-dit l'« Alouette », entre la rue de Mouvaux, franchit par un viaduc, et la rue du Fresnoy qui dispose d'un passage à niveau. La station comprend également deux cours devant les bâtiments et une remise pour des wagons derrière les voies[2].

En 1850, la Compagnie des chemins de fer du Nord, qui a repris la ligne, ajoute un magasin en annexe. En 1857, la Compagnie du Nord investit 300 000 francs pour agrandir la surface de la station et réaménager ses installations. Elle reconstruit en plus grand le magasin, édifie une grande halle à marchandises en remplacement du bâtiment existant et crée un nouveau bâtiment voyageurs, face à la rue du Fresnoy, avec de nouvelles salles d'attente et deux marquises[2].

Le tableau du classement par produit des gares du département du Nord pour l'année 1862, réalisé par Eugène de Fourcy ingénieur en chef du contrôle, place la station de Roubaix au 9e rang, et au 17e pour l'ensemble du réseau du Nord, avec un total de 828 717,05 fr[3]. Dans le détail cela représente : 237 033,28 fr pour un total de 293 906 voyageurs transportés, la recette marchandises étant de 165 781,39 fr (grande vitesse) et 425 896,38 fr (petite vitesse)[3].

Un nouvel agrandissement de la gare est déclaré d'utilité publique par le décret du 22 juin 1863, le projet de la Compagnie est accepté par les autorités locales en 1864[4]. Il concerne la création de plusieurs halles à marchandises[2]. Mais ceci n'est pas pour plaire à la municipalité qui estime que la gare est « insuffisante et indigne d'une ville comme Roubaix ». Elle crée en 1882[5] une nouvelle avenue du centre-ville à la gare, mais elle ne débouche que sur le bureau des douanes et les négociations avec la compagnie n'aboutissent pas bien que la ville ait proposé une subvention de 340 000 francs pour un nouveau bâtiment voyageurs[2].

La gare, 1888[modifier | modifier le code]

La gare de Roubaix en 1906

La situation évolue avec l'élection d'un nouveau maire, Julien Lagache, en 1884. Il se rend à Paris pour négocier avec la Compagnie et obtient un accord pour un nouveau bâtiment estimé à 627 200 francs[2]. La concrétisation de ce projet est confiée à Sidney Dunnett l'architecte de la Compagnie, qui a déjà réalisé la nouvelle gare maritime de Calais et la gare de Douai[6].

la grande halle sur les voies.

Sidney Dunnett crée un bâtiment moderne, avec comme corps central une « hall aux trains » sous des combles métalliques, disposant en façade d'un grand pignon en verre surmonté d'un campanile avec une horloge visible de loin et de nombreuses ouvertures au niveau du sol. Cet élément central est encadré par deux pavillons au style régional, construits en briques et pierres, avec trois ouvertures en façade et deux étages, d'on l'un est aménagé dans les combles d'une haute toiture, des ailes en rez-de-chaussée les prolonge. L'horloge est importante car la population vit à l'heure de Bruxelles et les trains circulent à l'heure de Paris[6].

Le chantier est ouvert en 1886, avec la démolition du bâtiment des douanes, il se poursuit avec le creusement des fondations en mars 1887. L'ouverture de la nouvelle gare au public a lieu à cinq heures, le matin du 1er septembre 1888. Un an après l'ouverture on dote la gare d'une grande halle vitrée à structure métallique pour couvrir les quais et les voies. La compagnie l'a financée par l'intermédiaire d'un emprunt de 60 000 francs[2].

Le 14 septembre 1908, la « passerelle métallique Dujardin », qui permet de renouer le lien entre le quartier Fresnoy et la ville, est inaugurée. Cet évènement pour la vie du quartier a mis du temps à se concrétiser. Des 1885 les habitants du quartier avait créé un syndicat pour réunir une somme participative à offrir à la ville, mais la négociation avec la municipalité et la compagnie n'aboutit pas. Elle est baptisée « Dujardin » pour rappeler l'énergie déployée par Edmond Dujardin pour créer un nouveau syndicat de propriétaires et réunir une somme d'environ 20 000 francs suffisante pour réussir à convaincre la ville et la compagnie[7].

Lors de la Première Guerre mondiale Roubaix et sa gare sont occupés dès le mois d'octobre 1914. Lors de leur départ, en octobre 1918, les sapeurs du génie de l'armée allemande font notamment sauter la grande verrière des quais, mais aussi la passerelle Dujardin, le passage souterrain et le pont Saint-Vincent. La grande halle des quais n'est pas reconstruite après la fin du conflit[2],[6].

La gare approche des 90 ans, lorsque la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) constate la dégradation de sa structure « les pierres sont très altérées et l’ossature de métal est particulièrement oxydée » et annonce qu'elle a l'intention de la démolir pour la remplacer par une autre plus petite. La municipalité réagit négativement à cette proposition. Finalement la gare restaurée est inaugurée le 20 octobre 1984. Les infrastructures marchandises sont détruites pour permettre une restructuration du quartier[2].

Le , la gare est desservie par la ligne 2 du métro de Lille Métropole dont la station Gare - Jean-Lebas, rebaptisée Gare Jean-Lebas Roubaix en , dispose d'ascenseurs établis en face de l'entrée de la gare SNCF.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport[8].

Une passerelle permet la traversée des voies et le passage d'un quai à l'autre.

Desserte[modifier | modifier le code]

Roubaix est desservie par le TGV, relation Paris-Nord – Lille-Flandres – Tourcoing, et par des trains régionaux TER Hauts-de-France de la relation Lille-Flandres – Tourcoing[8].

Elle est également desservie par des trains de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB), sur la relation Lille-Flandres – Courtrai – Anvers-Central.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés[8]. Elle est desservie par la ligne 2 du métro de Lille Métropole, dont la station Gare Jean-Lebas Roubaix dispose d'ascenseurs en face de l'entrée. Elle est également desservie par des autobus du réseau Transpole (lignes Z6, CIT5, 30, 32 et 33).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. France Administration Générale des Ponts et Chaussées et des Mines, Chemins de fer de Lille et de Valenciennes à la frontière de Belgique : 1 Chemin de Lille à la frontière, 4e section, dans Situation des travaux : 1843 (1844), imprimerie Royale, 1844, pp. 425-426
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Site histoirederoubaix.com : Xavier Lepoutre, Histoire de la gare (consulté le 15 février 2014).
  3. a et b Site gallica.bnf.fr « 7 Exploitation commerciale », dans Rapports et délibérations - Nord, Conseil général, 1863, p. 176 intégral (consulté le 27 janvier 2012).
  4. Site gallica.bnf.fr « Chemin de fer du Nord, rapport de l'ingénieur en chef du contrôle : Gares et stations », dans Rapports et délibérations - Nord, Conseil général, 1864, p. 147 intégral (consulté le 16 janvier 2012).
  5. Elsa Escudie, « Roubaix (Extrait du tome 3 du rapport final) », Popsu, (consulté le 15 février 2014)
  6. a, b et c Site bn-r.fr : La gare de Roubaix par M. J. Prouvost, dans Le Relais de l'Epeule, journal du comité de quartier, no 33, Association Epeule-Alouette-Trichon de soutien et d'information, Roubaix, juin-Juillet 1989 (consulté le 15 février 2014).
  7. Site histoirederoubaix.com Société d'émulation de Roubaix : Passerelle métallique Dujardin (consulté le 15 février 2014).
  8. a, b et c La gare de Roubaix sur ter.sncf.com Nord-Pas-de-Calais, un site officiel de la SNCF (consulté le 15 février 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Consultez la documentation du modèle Arrêt suivant Destination
Paris-Nord Croix - Wasquehal TGV Tourcoing Tourcoing
Lille-Flandres Lille-Flandres
ou Croix - Wasquehal
ou Croix-L'Allumette
IC Tourcoing Anvers-Central
Lille-Flandres Lille-Flandres IC Tourcoing Courtrai
Lille-Flandres Croix-L'Allumette TER Hauts-de-France Tourcoing Tourcoing