Bousbecque

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Bousbecque
Bousbecque
Bousbecque et la Lys.
Blason de Bousbecque
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Lambersart
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Joseph Lefebvre
2014-2020
Code postal 59166
Code commune 59098
Démographie
Gentilé Bousbecquois
Population
municipale
4 833 hab. (2016 en augmentation de 2,83 % par rapport à 2011)
Densité 750 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 46′ 17″ nord, 3° 04′ 46″ est
Altitude Min. 11 m
Max. 48 m
Superficie 6,44 km2
Localisation

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Bousbecque
Liens
Site web http://www.bousbecque.fr/

Bousbecque est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Séparée de la Belgique par la Lys, Bousbecque se situe au nord-ouest de Tourcoing, son chef-lieu de canton est Lambersart.

Communes limitrophes de Bousbecque
Wervicq Halluin
Wervicq-Sud Bousbecque
Linselles Roncq

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • L’origine du nom vient du flamand "bosch" (bois) et de "beke" (ruisseau) ce qui signifie le ruisseau du bois ; d’autres pensent qu’il fut cité pour la première fois en 1143 et issu de "buscus" et "becque", qui ont la même signification. On retrouve cette toponymie dans la Becque des Bois.
  • En flamand : Bosbeke[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La voie romaine de Tournai à Wervicq-Sud passe par Bousbecque ce qui prouve que la ville est déjà habitée à l’époque gallo-romaine.

La seigneurie, dite d'abord "de Rume", est érigée en baronnie en 1600. Celle-ci passe des familles de La Lys aux de la Pontenerie puis, par mariage, aux Ghiselin, à la fin du XVe siècle. En 1487, Georges Ghiselin, chambellan de l'archiduc Maximilien, est décapité par les Brugeois révoltés.

C'est à Bousbecque que Turenne bat l'armée du prince de Ligne avant de s'emparer de Comines.

D'après la légende, Auger de Bousbecque, qui fut ambassadeur du roi d'Espagne, a rapporté de ses voyages en Orient des plantes rares pour les jardins de Bousbecque : tulipes, lilas...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Bousbecque dans son canton et son arrondissement.

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1791 Antoine Joseph Courouble    
1791 1801 Antoine Philippe Cateau    
1801 1813 Jean Jacques Joseph Lecomte    
1813 1821 Pierre Joseph Cateau    
1822 1827 Louis Lepoutre    
1828 1831 Louis Archange Bonduelle    
1831 1847 Louis François Leclercq    
1847 1872 Jean Baptiste Dalle-Facon    
1872 1911 Jean Baptiste Dalle-Dufour    
1911 1919 Antoine Dalle-Leroux    
1919 1926 Paul Dalle-Fenart    
1926 1940 Jean Baptiste Dalle-Fenart    
1940 1941 Paul Paux   Président du comité de guerre
1941 1942 Léon Catteau   Président du comité de guerre
1942 1944 Léon Dalle-Barrois    
1945 1952 Paul Dalle-Defontaine    
1952 1977 Léon Dalle-Trentesaux    
1977 mars 2001 Paul-Albert Delannoy    
mars 2014 Jean-Pierre Brand DVD  
décembre 2018
(démission)
Alexandre Beeuwsaert DVD  
En cours Joseph Lefebvre SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Zorgho (Burkina Faso), coopération décentralisée

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2016, la commune comptait 4 833 habitants[Note 1], en augmentation de 2,83 % par rapport à 2011 (Nord : +0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5401 5401 6491 8831 9371 9171 9121 9001 860
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8621 8921 9952 0172 1472 2142 3822 6152 774
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 0443 2743 3132 9482 9623 0173 0672 9133 172
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 2543 3453 4463 9143 9124 1574 3934 7024 908
2016 - - - - - - - -
4 833--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bousbecque en 2007 en pourcentage[6].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,7 
3,9 
75 à 89 ans
7,1 
9,6 
60 à 74 ans
10,0 
20,8 
45 à 59 ans
20,7 
23,5 
30 à 44 ans
23,3 
19,6 
15 à 29 ans
17,8 
22,4 
0 à 14 ans
20,4 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage[7].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bousbecque fait partie de l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique est pratiqué dans l'église Saint Martin.


Économie[modifier | modifier le code]

Le lin est déjà cultivé à l’époque de Jules César, pour la fabrication de la toile. En 1352 les drapiers bousbecquois obtiennent l’autorisation d’apposer leur propre scel de plomb sur leurs étoffes. L’industrie du lin est prospère ce qui permet à la ville d’être au XVIIIe siècle la localité française qui fabrique le plus de lin. À la fin du XIXe siècle une crise du lin due à la concurrence russe notamment a pour conséquence la fin de cette activité et la reconversion dans l’industrie du papier.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

l'Église Saint-Martin
Bousbecque, l'Hôtel de ville
  • La mairie du XIXe siècle, entourée d’un jardin de 6 000 m2. La demeure abritait un grand industriel ; la ville en prit possession en 1970.
  • L’ancienne mairie reconstruite en 1926.
  • La ferme Ghestem ou château de Bousbecque, vieille de cinq siècles, détruite en septembre publié le 11/09/2010 à 00h00 2010.
Bousbecque, l'ancienne mairie

Patrimoine chrétien[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin (1480 et 1874) édifice en brique et en pierre reconstruite à l’identique par l'architecte tourquennois Charles Maillard en 1874 et restaurée en 2011. Le mausolée (1559) en grès blanc dans la chapelle Saint-Antoine au sein de l’église Saint-Martin est celui de la famille Ghiselin. Il renferme les tombeaux de marbre blanc et noir de Gilles Ghiselin, mort en 1514, et d'Agnès Gommet, sa femme, morte en 1541 (classé Monument historique en 1906). À son entrée une dalle gravée couvre le cœur d’Auger de Bousbecque (1552-1592) dont on avait perdu la trace et qui a été retrouvé en 1932. On trouve parmi les trésors de l'église, répertoriés et classés au patrimoine des monuments historiques, une chasse reliquaire et une croix faite d'argent et de nielle du XIIIe siècle.[8]
  • Statue du Sacré-Cœur. Erigé en 1944, il se situe face à l'église Saint Martin[9].
  • Le Calvaire de la Papèterie. Erigé en 1877, il se situe rue Léon Six[10].
  • La Chapelle du Christ-Sauveur. Erigée en 1850 par Jean Baptiste Dalle-Facon, elle est endommagée en 1917, restaurée et à nouveau abimée en 1944. Elle est détruite en 1978 et reconstruite en 1985. La croix de pierre qui s'y trouve est d'origine. Elle se situe rue de Wervicq[11].
  • La Chapelle Notre-Dame de Bon Secours. Erigée après la première guerre mondiale en remplacement d'un oratoire endommagé, Elle est bénie en 1931 par le cardinal Lienart. Elle se situe rue de Wervicq[12].
  • La Chapelle Notre-Dame de la Délivrande. Erigée en 1793 par la famille Wattines, elle est détruite par un camion en 1999 et reconstruite en 2000. Elle se situe rue du Hameau du Bois[13].
  • La Chapelle Notre-Dame de Lourdes. Erigée en 1874 par la famille Courouble-Lambin. On y trouve une statue de Notre Dame de Lourdes. Elle se situe rue de Linselles, a proximité du cimetière[14].
  • La Chapelle Saint-Joseph (1868) de style néogothique, elle abrite une statue de saint Joseph entourée de deux anges de style gothique portant les louanges suivantes : "Saint Joseph Notre Protecteur PPN !". La chapelle fut construite, en remerciement de la naissance d'un enfant, par monsieur Lecomte propriétaire d'un château situé à l'emplacement de l'actuel lotissement de l'allée des Lilas[15],[16].
  • La Chapelle Saint Roch. Erigée en 1874 par la famille Vanelslande-Desmarecaux. Elle se situe rue de la papèterie[17].

Toponymes chrétiens[modifier | modifier le code]

Dévotion populaire[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint Martin est un lieu de pèlerinage et de dévotion populaire à Saint Antoine l'ermite. On vient de Belgique et de toute la région se vouer (ou "servir" traduction littérale de l'expression néerlandophone "Dienen") et demander son intercession pour être guéri du Zona ou d'autres maladies de peau[18],[19].
  • La Chapelle Notre-Dame de la Délivrande était une chapelle à clou : on plantait un clou autour de la chapelle pour être guéri des furoncles[20].
  • Circumambulation : On faisait faire trois fois le tour de la chapelle Notre-Dame du Bon Secours aux enfants auxquels on apprenait à marcher[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Bousbecque (59) Nord-France.svg

Les armes de Bousbecque se blasonnent ainsi : "De sinople à trois tierce-feuilles d'or."

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. « Évolution et structure de la population à Bousbecque en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)
  8. Edmond de Coussemaker, Chasse et croix de Bousbecque : orfèvrerie du XIIIe siècle, Paris ; Lille, V. Didron ; L. Carrè, , 21-IV p. (lire en ligne)
  9. « Statue du Sacré-Cœur – CHAPELLES & CO. » (consulté le 15 janvier 2019)
  10. « Calvaire de la Papèterie – CHAPELLES & CO. » (consulté le 15 janvier 2019)
  11. « Chapelle du Christ-Sauveur – CHAPELLES & CO. » (consulté le 15 janvier 2019)
  12. a et b « Chapelle ND-du-Bon-Secours – CHAPELLES & CO. » (consulté le 15 janvier 2019)
  13. « Chapelle ND-de-la-Délivrande – CHAPELLES & CO. » (consulté le 15 janvier 2019)
  14. « Chapelle ND-de-Lourdes – CHAPELLES & CO. » (consulté le 15 janvier 2019)
  15. « Chapelle St Joseph à Bousbecque », sur chapelle-st-joseph-bousbecque.e-monsite.com (consulté le 15 janvier 2019)
  16. « Chapelle Saint-Joseph – CHAPELLES & CO. » (consulté le 15 janvier 2019)
  17. « Chapelle Saint-Roch – CHAPELLES & CO. » (consulté le 15 janvier 2019)
  18. « Prière à Saint Antoine, ermite », sur La lumière de Dieu (consulté le 15 janvier 2019)
  19. (nl) Walter Girardo, Volksdevotie in West Vlanderen, Marc van de Wiele, , 167 p., p27 : "Sommige ziekten worden aangeduid met de naam van de heilige. Waar men Sint-Antonius abt dient, vereert men hem vaak tegen het sint-antoniusvuur. In West-Vlaanderen bedoelen de bedevaarders hiermee de gordelroos (zona). (84) Dit is ook het geval voor het Frans-Vlaamse Bosbeke (Fr. Bousbecque), dat door nogal wat West-Vlamingen uit het Menense bezocht wordt." / Tr : Certaines maladies sont désignées par le nom d'un saint. Où on sert Saint Antoine ermite, on le vénère souvent contre le feu de Saint Antoine. En Flandre Occidentale, les pèlerins veulent dire ici le gordelroos (zona). C'est aussi le cas au [village de] Flandre française Bosbeke (Fr.bousbecque), qui était assez visité par des flamands occidentaux de la région de Menin.
  20. « Chapelle ND-de--la-Délivrande », sur chapellesandco.com (consulté le 15 janvier 2019)