La Bassée

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La Bassée
Mairie de La Bassée.
Mairie de La Bassée.
Blason de La Bassée
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Annœullin
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Philippe Waymel
2014-2020
Code postal 59480
Code commune 59051
Démographie
Gentilé Basséennes, Basséens
Population
municipale
6 517 hab. (2014)
Densité 1 841 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 32′ 03″ nord, 2° 48′ 29″ est
Altitude Min. 21 m – Max. 31 m
Superficie 3,54 km2
Localisation

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La Bassée

La Bassée est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Bassée fait partie de la Flandre romane.

Communes limitrophes de La Bassée
Lorgies Illies
Violaines La Bassée Salomé
Haisnes Douvrin Marquillies

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Bassée le canal d'Aire

Le canal d’Aire à La Bassée, réunit la Haute Deûle à la Lys (affluent de l'Escaut) sous Aire, a été concédé, à une compagnie par la loi du 14 Août 1822. Le canal longe dans toute son étendue, la limite méridionale du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, qu’il met en communication, par l’aval avec tous les ports du littoral, et, par l’amont, avec les centres industriels de Lille, Roubaix, Tourciong, Saint-Quentin, Paris et aujourd’hui la "Plateforme Multimodale de Dourges". [1]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Deux projets de contournement de La Bassée pourraient en 2008 être financés par le Conseil Général du Nord et des communautés d’agglomération :

  • « contournement sud », avec une nouvelle voie rejoignant la RN41
  • « contournement nord » qui, prévoit la création d’une route supplémentaire de 1 200 m.

Les travaux devraient être achevés en 2011, et faire l'objet d'une démarche « Route HQE » portée par le conseil général, avec des problèmes de fragmentation écologique à résoudre (Cf. Trame verte régionale).

La commune est desservie par la gare de La Bassée - Violaines.

Cette gare ferroviaire est le point de passage de nombreuses lignes de bus des réseaux Tadaō (lignes 35, 37, 58, 60), Transpole (63), Réseau interurbain du Nord (236) et la navette « Parc des Industrie »s.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Outre de riches et vastes zones humides, La Bassée était autrefois entourée de forêts et petits bois.

Suivant l'étymologie celtique ou en vieux français, La Bassée signifierait « Terre basse », bien que la ville soit située dans une plaine peu accidentée. L'expression « La bassée » pouvait autrefois désigner une zone humide et basse fréquemment inondée, avec un sens proche de celui que nous donnons au mot « bassin » dans l'expression « Bassin-versant »[2].

Une vieille tradition, cette fois, voudrait que la ville autrefois importante, aurait été si réduite par les malheurs et la guerre qu'on l'aurait surnommée « l'Abaissée », mais aucune preuve n'étaye cette version, probablement issue des nombreuses guerres que la ville a subies.

Enfin, selon Tite-Live, La Bassée aurait été l'ancienne résidence des Basses : Bassorum Oppidum.

Noms anciens : Basseia, 1054, diplôme de Bauduin de Lille. Basseya, Basceia, Baszeia, cart. de Marchiennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Bassée a connu comme beaucoup de localités du nord de la France une longue histoire mouvementée dont les origines, très anciennes, sont mal connues, si ce n'est à travers des hypothèses plus ou moins acceptables.

  • L'historien Martin Lhermite, père jésuite né à Armentières (59) le 23 septembre 1596, dans son œuvre Histoire des saints de la province de Lille, nous apprend que La Bassée recevait, en l'an 390, la visite pastorale de saint Diogène, premier évêque d'Arras. Il remplissait sa mission d'évangélisation des terres de Flandre, encore païennes. Vers l'an 430, les Francs firent irruption dans les Gaules et refoulèrent les Romains après de sanglants combats qui auraient eu lieu sur les territoires d'Illies, Marquillies et Lorgies. Rien d'historique ne semble avoir été recueilli sur la région basséenne sous les rois de la première génération franque. Selon les chroniqueurs, le pays était alors presque entièrement couvert de marais ainsi que de bois parcouru par des meutes de loups, bois où une foule de hors-la-loi se réfugiaient pour assurer leur impunité.
  • Après saint Vaast vers 510 et saint Dominique en 555, saint Amand, fondateur de l'abbaye de Marchiennes, y vint prêcher l'Évangile.
  • Après Charlemagne, la contrée fut, à diverses reprises, ravagée par les Normands. En 880, La Bassée fut mise à feu et à sang et réduite à néant.
La place forte était entourée de canaux et fossés toujours alimentés par un ensemble de canaux drainant les marais
Cette place forte était considérée comme stratégiquement importante par Louis XIV
  • La Bassée encore à demi-entourée d'une immense marais devient une place religieuse et une place forte, disposant d'une place d'armes, habitée par un gouverneur et le « lieutenant du roy », lesquels gèrent un important corps de garde et un « magasin de guerre ». Cette garnison a son pendant à Aire-sur-la-Lys et à Saint-Omer qui sont également chargés de veiller sur le canal de Noeufossé, véritable fortification protégeant le Sud de la région des invasions et menaces venant du nord depuis sa construction par les armées de Baudouin VI vers l'an 1000.
    La ville était alors entourée d'un réseau de petits canaux et fossé en eau, large et profonds « qui ne peut se vider à cause des marais et des canaux qui y entrent ». Des chemins couverts, des bastions et diverses portes, murs et demi-lunes étaient alors protégés de fossés et palissades. Les fortifications de la petite ville abritent aussi des infrastructures conventuelles (religieuses et augustins, autour de l'église Notre-Dame)
  • À l'époque de Louis XIV (1708 pour l'extrait ci-dessous qui traite de la campagne de Flandre), la place protège à la fois l'Artois et Lille.
« Monseigneur le duc de Bourgogne, en se retirant à Tournay, avait projeté de se porter avec toutes ses forces à la Bassée et d'achever les fortifications que les ennemis y avaient commencées ; en attendant le moment où il pourrait exécuter ce projet, il y envoya aussi le 28 une brigade d'infanterie aux ordres de M. de Villiers pour renforcer M. de Sézanne, que. M. de Cheyladet y avait déjà fait entrer au moment où les ennemis l'avaient abandonné pour marcher vers l'Escaut. Monseigneur le duc de Bourgogne regardait ce poste comme très important, et pour couvrir l'Artois et pour se procurer le moyen de faire entrer quelque secours dans la citadelle de Lille, ce qui cependant était devenu plus difficile que jamais, les ennemis ayant renforcé les postes de Lambersart et de Loos. M. le duc de Vendôme proposait de son côté de construire une ligne depuis la Bassée jusqu'à la Lys, persuadé que par ce moyen on empêcherait les ennemis de tirer des subsistances de l'Artois, du Furnembach et des autres pays situés à la gauche de cette rivière, et que par là l'établissement de leurs quartiers d'hiver leur deviendrait fort difficile.
Le roi approuva le projet de monseigneur le duc de Bourgogne pour la Bassée, et lui recommanda d'établir aussi à Saint-Venant un poste qui fût en état de tenir pendant l'hiver ».
[3]

Elle connut notamment une bataille dès 1914 et la Bataille de la Lys (1918).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La Bassée dans son canton et son arrondissement.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1898 1945 Alexandre Crespel   Industriel
1952 1953 Madame Poubelle    
1953 mars 1977 Henri Carlier    
mars 2001 Norbert Bommart PS Professeur d'histoire-géographie,
Conseiller général du Canton de La Bassée
en cours Philippe Waymel UMP-LR Kinésithérapeute,
Conseiller général du Canton de La Bassée
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Lille, du tribunal de grande instance de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Lille, du tribunal de commerce de Tourcoing, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 517 habitants, en augmentation de 5,69 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 108 2 171 2 209 2 414 2 480 2 485 2 475 2 540 2 755
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 763 2 958 3 170 3 246 3 415 3 545 3 678 3 907 4 017
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 392 4 631 4 819 2 120 3 527 4 109 4 416 4 855 5 004
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
5 355 5 463 6 025 6 319 6 017 5 914 5 888 6 304 6 517
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à La Bassée en 2007 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
4,9 
75 à 89 ans
9,0 
11,7 
60 à 74 ans
12,8 
19,8 
45 à 59 ans
19,6 
21,3 
30 à 44 ans
18,9 
22,2 
15 à 29 ans
20,0 
19,8 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Bassée fait partie de l'académie de Lille. L'école La Roseraie accueille les Maternelles L'école Jules Verne accueille les élèves de cours élémentaires, du CP au CM2 plus une classe de CLIS. L'école Charlemagne accueille les élèves de la Maternelle au CM2. Le collège public Albert Schweitzer a été entièrement reconstruit en 2012 pour plus de 800 élèves. Le Lycée Professionnel Boilly se situe rue du Collège, à côté du complexe sportif Guy Drut. L'institution privée Notre-Dame est regroupée rue du Bois Saint Maure, ayant des élèves de la maternelle à la troisième. La commune est un pôle d'enseignement d'environ 3000 élèves issus des Weppes et du Pas-de-Calais

Sports[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Vue arrière de l'église Saint-Vaast de La Bassée.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Vaast. Avant l'église Saint-Vaast actuelle, se succédèrent sur son emplacement plusieurs édifices depuis le Moyen Âge, détruits par les incendies et les guerres. Une vaste église néogothique réalisée par Camille Tierce et Charles Leroy a été détruite pendant la Première Guerre mondiale. L'avant-dernière église fut alors construite avec les premiers procédés de béton moulé des années 1920. L'édifice fut démoli en 2003, à l'exception du clocher, et a été remplacé en 2005 par un lieu de culte d'architecture moderne mêlant le béton armé et le verre. La nouvelle église laisse plus de place à la lumière tout en disposant d'aménagements modernes.
  • Monument en l'honneur de Louis Léopold Boilly, peintre, dessinateur et lithographe (La Bassée 1761 - Paris 1845);
  • Monument en l'honneur de Maurice Bouchery (1897 - 1944) chef du mouvement de résistance « Voix du Nord ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de La Bassée

Les armes de La Bassée se blasonnent ainsi : « De gueules à une demi-fleur de lys d'argent défaillante à dextre. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le canal d’Aire à La Bassée », sur www.mairie-hinges.fr
  2. Cette dénomination existe ailleurs en France par exemple dans le bassin de la Seine.
  3. Mémoires militaires relatifs à la succession d'Espagne sous Louis XIV , de Jean Jacques Germain Pelet, Dépôt de la guerre, France, Chapitre : Campagne de Flandre—1708, page 149 (voir)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Evolution et structure de la population à La Bassée en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)