Le Moutaret

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Le Moutaret
Le Moutaret
Le Moutaret
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Haut-Grésivaudan
Intercommunalité Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Alain Guilluy
2014-2020
Code postal 38580
Code commune 38268
Démographie
Gentilé Moutarin / Moutarine
Population
municipale
253 hab. (2015 en augmentation de 13,96 % par rapport à 2010)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 58″ nord, 6° 05′ 21″ est
Altitude Min. 320 m
Max. 1 089 m
Superficie km2
Localisation

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Liens
Site web www.lemoutaret.fr

Le Moutaret est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Moutarins et les Moutarines.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au nord-est du département de l’Isère, aux confins de celui de la Savoie.

Le village vu depuis la station de ski du Collet d'Allevard.

Situé en moyenne montagne dans les “Alpes vertes” du Dauphiné septentrional, le territoire de la commune se trouve dans un environnement de reliefs, composé de massifs élevés (Sept-Laux, Belledonne), de collines bordières, de gorges et de plaines (Grésivaudan, Val Gelon, bassin d’Allevard).

La commune se découvre sur la route qui conduit d’Allevard à Pontcharra, itinéraire s’élevant en pente douce le long de la montagne de Bramefarine et offrant une grande variété de points de vue sur les sommets avoisinants du Pays d’Allevard, ainsi que sur le Val Gelon Savoyard.

Le village et ses hameaux sont établis sur des reliefs adoucis, au nord-est des pentes orientales de la montagne de Bramefarine (1 214 m), haute colline bordière du gradin de Belledonne, qui sépare la vallée du Grésivaudan à celle d’Allevard.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Allevard au sud,
  • La Chapelle du Bard à l'est
  • Détrier au nord-est (sur la Savoie),
  • La Chapelle Blanche au nord-ouest (sur la Savoie),
  • Saint Maximin à l'ouest,

Hameaux[modifier | modifier le code]

Le Moutaret.

La commune se compose des hameaux :

  • le Village
  • les Mazures
  • Freydon
  • l'Ourcière
  • le Leyas.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom a la même origine que "Moustier" ou " Moutier". C'est un diminutif signifiant "le petit monastère" dont l'origine est à rechercher dans l'établissement ici d'une maison religieuse dépendant de l'abbaye de la Novalaise près de Suse en Italie. Au XIVe siècle, les visites pastorales des évêques de Grenoble de la maison de Chissé donnent le nom de "Mostereto".

Histoire[modifier | modifier le code]

Marius Porte[1]

Le village est la commune natale de Marius Porte (1861) soyeux lyonnais, fils du maire du Moutaret Jean-Baptiste Porte. Marius Porte commandera en 1894 au jeune futur constructeur Marius Berliet (28 ans) sa première voiture en versant 10 000 francs d'arrhes. Lorsque la voiture sera livrée, trois ans plus tard, M. Porte, très satisfait, laissera au jeune constructeur véhicule et argent. Cet acte de mécénat marquera le début de la grande aventure industrielle des automobiles Berliet.

Affaire Rattaire[2]

Le 11 novembre 2010, le maire Alain Guilluy fait inscrire sur le monument aux morts 1914-1918 les noms des trois fils d’Adolphe Rattaire, instituteur et secrétaire de la mairie, tombés au champ d’honneur durant la Première Guerre mondiale.

Cet acte réparait une omission volontaire du maire de l’époque Claude Rosset-Fassioz, agriculteur et vigneron, qui avait agi ainsi dans le but d’assouvir une vengeance personnelle.

En effet, ce dernier, socialiste et pacifiste, avait joué de ses relations au moment de la déclaration de guerre, pour éviter que son beau-fils âgé de 20 ans ne soit mobilisé, ce qui n’était pas du goût de l’instituteur, patriote et catholique, qui vit ses trois enfants (Honoré, 22 ans ; Alfred, 26 ans et Louis, 20 ans) tomber l'un après l'autre sur les champs de batailles.

La rancœur entre les deux hommes se transforma bientôt en haine lorsque le village accueillit un prisonnier de guerre allemand qui, contre toute attente fraternisa avec Adolphe Rattaire (le prisonnier était également instituteur dans le civil). Cette relation irrita Claude Rosset-Fassioz qui infligea aussitôt des brimades au captif, lequel se vengea en saccageant les vignes du maire. Rosset-Fassioz accusa alors l’instituteur d’avoir guidé le prisonnier dans son geste. La paix revenue, Claude Rosset-Fassioz réélu à la tête de la commune, révoqua son secrétaire de mairie qui n'était autre que l'instituteur, pour une faute imaginaire et refusa alors obstinément d’inscrire les noms des fils de ce dernier sur le monument aux morts. Bien qu'inscrits sur le registre de recensement de la commune, le maire surpassera la loi en exigeant que la naissance au village devienne un nouveau critère pour pouvoir figurer au fronton du cénotaphe. Adolphe Rattaire, ulcéré quittera le village, puis écrira un peu partout afin d’obtenir gain de cause, mais en vain…

Actualité récente

En 2001, le célèbre marronnier qui a traversé les générations fut coupé à l'initiative d'un adjoint du maire de l'époque (le tronc et le sommet étaient aux 3/4 pourris, donc dangereux).

L'école ferma définitivement par manque d'effectif, et les élèves furent scolarisés à l'école de Saint-Maximin, et d'Allevard-les-Bains.

Histoire industrielle[modifier | modifier le code]

Situé au bord du Bréda sur la rive gauche, le hameau de l'Ourcière garde les vestiges d'un riche passé industriel essentiellement consacré à la taillanderie. Plusieurs ateliers de forges s'y succéderont dès le XVIIIe siècle avec les forges de la famille Grasset, originaire d'Arvillard et exploitant également une taillanderie au Pont-de-Bens, sur La Chapelle du Bard.
Au XIXe siècle, le maître de forges Émile Leborgne y fera fonctionner un moulin et une forge (1842). Dans le même temps, les forges d'Allevard concentreront à l'Ourcière leur production d'outils spéciaux, en particulier "d'outils coloniaux", jusqu'à l'immédiate après-guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Alain Guilluy SE[3] Cadre
mars 2001 mars 2008 Didier Provost SE ...
mars 1989 mars 2001 Robert Tissot SE ...
mars 1971 mars 1989 Jean Perroux SE ...
mars 1959 mars 1971 André Porte SE ...
mars 1953 mars 1959 Joannes Perret SE ...
1929 mars 1953 Jules Perret SE ...
1925 1929 Auguste Vizioz SE ...
août 1924 décembre 1924 Auguste Vizioz SE ...
1922 août 1924 Jean Vizioz SE ...
juin 1921 décembre 1921 Jean Vizioz SE adjoint
mai 1912 août 1920 Claude Rosset-Fassioz DVG ...
mai 1908 mai 1912 Auguste François Vizioz SE ...
mai 1900 mai 1908 Auguste Couturier SE ...
1884 1900 Jean-François Porte SE ...
janvier 1881 1884 Claude Rosset-Fassioz SE ...
janvier 1875 janvier 1881 Pierre Vizioz SE ...
1848 janvier 1875 Jean-Baptiste Porte SE ...
1846 1848 François Porte SE ...
1833 1846 Joseph Vizioz SE ...
1830 1833 Henri Porte SE ...
1821 1830 François Rosset-Fassioz SE ...
1813 1821 François Porte SE ...
AN XIV (1806) 1813 Georges Vizioz SE ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 253 habitants[Note 1], en augmentation de 13,96 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
436379448456535486534550600
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
581530530448404419380407400
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
343322272258239245214202203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
179129127128142161198228253
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste, qui présente un clocher romain remarquable[8]
  • La chapelle Saint-Roch[8]
  • Quelques vieilles demeures[8]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune du Moutaret ne compte encore aucun jumelage avec d'autres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.planeterenault.com
  2. L’affaire Rattaire dans « La Voix du Nord »
  3. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/le-moutaret,38268/
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. a b et c Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 371

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]