Brest

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Brest

De haut en bas, de gauche à droite : la tour Tanguy lors des fêtes maritimes, le château de Brest face à la rade, Océanopolis, Super Frelon devant le pont de Recouvrance, le tramway et le téléphérique aux Capucins.
Château et Tour Tanguy.jpg
Chateau-South-20060523-051.jpg Oceanopolis dal ponte.JPG
Marine nationale01.JPG 02 tram avant ouverture.JPG Ateliers capucins projection 10.jpg
Blason de Brest
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère (sous-préfecture)
Arrondissement Brest (chef-lieu)
Canton Brest-1
Brest-2
Brest-3
Brest-4
Brest-5
Intercommunalité Brest métropole
(siège)
Maire
Mandat
François Cuillandre (PS)
2014-2020
Code postal 29200
Code commune 29019
Démographie
Gentilé Brestois
Population
municipale
139 342 hab. (2016 en augmentation)
Densité 2 814 hab./km2
Population
aire urbaine
319 947 hab. (2016[1] en augmentation)
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 27″ nord, 4° 29′ 08″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 103 m
Superficie 49,51 km2
Localisation

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Brest
Liens
Site web brest.fr

brest-life.fr

Brest /bʁɛst/[n 1] Écouter est une commune française, chef-lieu d’arrondissement du département du Finistère dans la région Bretagne. C'est un port important, deuxième port militaire en France après Toulon, situé à l'extrémité ouest de la Bretagne.

Avec ses 139 342 habitants (2016)[2], Brest est la 25e commune la plus peuplée de France. Forte d'une métropole de 208 930 habitants (2016)[3], elle représente la première agglomération de l'ouest breton et la seconde de la région Bretagne après Rennes. Bien que Brest, aussi appelée la cité du Ponant, soit la ville la plus peuplée du Finistère, la préfecture du département est Quimper.

Au Moyen Âge, l'histoire de Brest se confond avec l'histoire de son château. Puis Richelieu en fait un port militaire. Brest se développera autour de son arsenal, jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Fortement marquée par des bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale, Brest a vu son centre historique presque entièrement renouvelé pendant la Reconstruction. À la fin du XXe et au début du XXIe siècle, la désindustrialisation de la ville s'accompagne du développement du secteur tertiaire. Brest est labellisée Ville d'art et d'histoire.

Brest est aujourd'hui une ville universitaire importante de plus de 29 000 étudiants[4]. Son université est pluridisciplinaire et comporte notamment une faculté de médecine. Par ailleurs, Brest et son pays comptent plusieurs grandes écoles : des écoles d'ingénieurs (ESIAB, IMT Atlantique, ENSTA Bretagne, ENIB et ISEN), l'école de commerce BBS, le Brest Open Campus, l'EURO-Institut d'Actuariat EURIA, Brest est aussi un pôle de recherche important, axé sur la mer, et accueille notamment le siège social et plus grand des centres Ifremer[5], le CEDRE, le SHOM ainsi que l'Institut universitaire européen de la mer et l'Institut polaire français. Le Technopôle Brest-Iroise facilite la mise en œuvre de ces compétences scientifiques et techniques dans le domaine économique et industriel.

Brest a toujours été très marquée par son passé maritime : l'Académie de marine y fut fondée en 1752, le porte-avions Charles de Gaulle y fut construit, et tous les quatre ans, en juillet, Brest accueille la grande fête internationale de la mer, des bateaux et des marins. Brest accueille également l’école de Maistrance (école de formation initiale des officiers mariniers), l’école des mousses au Centre d’Instruction navale.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Brest est située à l’ouest de la Bretagne, dans le nord du Finistère, département dont elle est une des sous-préfectures ; mais Brest est également une préfecture maritime de l'Atlantique.

Brest se trouve à la pointe nord-ouest de la péninsule armoricaine, en bordure de la rade de Brest et fait partie historiquement du pays de Léon. La ville de Brest est excentrée dans l'espace français et européen. Brest est par exemple un terminus ferroviaire, une seule voie ferrée y aboutissant (Ligne Paris-Montparnasse - Brest), un terminus routier (deux voies express, les route nationale 12 et route nationale 165, venant de Paris et Nantes-Quimper s'y achèvent) et même aérien (absence de liaisons internationales long-courrier). Brest est éloigné en espace-temps de Paris et du centre de gravité économique de l'Union européenne, bénéficiant certes désormais d'une desserte par trains TGV Atlantique mais sans ligne à grande vitesse au-delà de Rennes.

Installée sur une péninsule, le Léon, Brest est quasiment dépourvue d’arrière-pays : au sud, elle donne directement sur une vaste rade, au-delà de laquelle la presqu’île de Crozon regarde vers Douarnenez et plus loin vers Quimper, tandis qu’à l'ouest et au nord la mer n’est qu’à une vingtaine de kilomètres, et à l’est Landerneau et Morlaix ont longtemps limité son influence. Au sud, l'estuaire de l'Élorn a joué longtemps le même rôle (d'ailleurs historiquement cet estuaire séparait le Léon de la Cornouaille) car, avant la construction du pont Albert-Louppe, mis en service en 1930, seul un bac permettait de le franchir, ou il fallait faire le détour par Landerneau. Désormais ce pont a été doublé par le pont de l'Iroise qui a mis fin aux embouteillages en direction du sud.

Le désenclavement par la voie maritime n'a pas eu le succès escompté : si Brest est le port de France métropolitaine le plus proche du continent américain, la tentative d'y créer un port transatlantique pour passagers ne fut que fugitive sous le Second Empire ; Brest n'a même aucune liaison maritime directe par ferries avec les îles Britanniques (c'est Roscoff qui l'a obtenue avec la Brittany Ferries), ni avec la péninsule Ibérique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Brest
Guilers Bohars
Gouesnou
Guipavas
Plouzané Brest Guipavas
Rade de Brest Rade de Brest Plougastel-Daoulas

Relief, géologie[modifier | modifier le code]

Carte géologique du Massif armoricain.

La ville de Brest, constituée majoritairement sur les orthogneiss de Brest, datés du Cambrien (529 à 504 Ma)[6], s'est développée sur un plateau situé à une centaine de mètres d'altitude, une situation paradoxale pour un port, « tournant le dos à la mer » alors que l'axe urbain principal (place de Strasbourg - rue Jean-Jaurès - place de la Liberté - rue de Siam - rue de la Porte - rue Anatole-France - rue Victor-Eusen) parallèle à la côte. Les espaces proches de la mer ont été urbanisés tardivement, à l'exception de la Penfeld et de ses abords (château de Brest, Recouvrance). La présence de falaises élevées qui matérialisent une des failles majeures du Massif armoricain, qui limitent au sud le plateau du Léon et dominent la rade de Brest, explique ce paradoxe, que les entraves à l'urbanisation littorale liées aux servitudes militaires du port de guerre ont accentué.

La topographie brestoise se caractérise aussi par un relief en creux lié à la reprise de l'érosion après la pénéplanation survenue à l'ère secondaire, formant un synclinorium à relief appalachien selon la direction NE-SO. Le resoulèvement du Massif armoricain à l'ère tertiaire a provoqué la destruction de la pénéplaine armoricaine réduite à l'état de lambeaux de plateaux séparés les uns des autres par des ravins encaissés (de l'ouest vers l'est, vallons de Maison-Blanche, des Quatre-Pompes, de la Grande-Rivière, de la Penfeld et de ses affluents comme le ravin du Moulin-à-Poudre, de la rue Pierre-Semard, du Dour-Bras, du Vieux Bourg de Saint-Marc, du Stang-Alar) difficiles à franchir sauf à construire des ponts (pont Robert-Schumann sur le ravin du Moulin-à-Poudre, ponts de l'Harteloire et de la Villeneuve sur la Penfeld, pont du Forestou enjambant la rue Pierre-Semard). L'étroitesse et la profondeur de ces vallons encaissés provoque parfois des inondations comme celles qui surviennent périodiquement dans le quartier de Kérinou[7].

C'est l'aber encaissé de la Penfeld, vestige du lit de l’Aulne avant qu’elle ne creuse le passage du Goulet[8] qui a constitué un havre, seul lieu propice à l'établissement d'un port avant les extensions portuaires datant du Second Empire. À son embouchure un éperon rocheux fournissait un site défensif qui porte le château de Brest et qui est le site originel de la « cité du Ponant ».

Par le jeu de la tectonique des plaques et de la déformation isostatique, Brest se soulève (subsidence) de 0,7 mm/an +/- 0,25. Les données ne pouvant être « ni régionalisée, ni extrapolées dans le temps »[9], cela permet de corriger les mesures directes faites par le marégraphe de Brest qui, de 1889 à 1962, a enregistré une « élévation relative du niveau marin » de 1,8 mm/an. Cela porte la variation absolue à 2,5 mm/an si l'on tient compte de la surrection de la croûte terrestre (de 0,7 mm/an) dans cette région (selon les mesures de nivellement)[9].

Brest se situe dans le domaine structural de la zone de Léon qui constitue un vaste antiforme métamorphique de 70 km sur 30 km orienté NE-SW. Cet antiforme forme une vaste série d'un métamorphisme croissant depuis les zones externes (fossé de l'Élorn, bassin de Morlaix) où l'on observe essentiellement des schistes et quartzites, jusque vers le centre (région de Lesvenen) où l'on trouve des gneiss d'origine variable partiellement anatectiques[10]. Cette région est considérée comme un « empilement de nappes[n 2] déplacées du Sud vers le Nord dans des conditions ductiles lors de l'orogenèse hercynienne » (phase tardive du Viséen)[11]. L'antiforme « est parsemé d'éclogites et percé d'intrusions pré-orogéniques Paléozoïque inférieur et tardi ou post-orogéniques (Carbonifère) ». Postérieurement au métamorphisme hercynien, se développe un important plutonisme : le chapelet nord de granites rouges tardifs (ceinture batholitique de granites individualisée pour la première fois par le géologue Charles Barrois en 1909[12]), formant de Flamanville à Ouessant un alignement de direction cadomienne, contrôlé par les grands accidents directionnels WSW-ENE, datés de 300 Ma, correspond à un magmatisme permien[13]. L'orogenèse hercynienne se termine par la formation de deux accidents crustaux majeurs qui décalent les granites carbonifères : le décrochement dextre nord-armoricain (faille de Molène – Moncontour) et le cisaillement senestre de Porspoder-Guissény (CPG)[14]. Le plutonisme dans cette région s’étend d’un pôle gabbroïque à un pôle leucogranitique, la majorité des venues étant à associer au fonctionnement des grands cisaillements : le décrochement nord-armoricain et celui de Porspoder–Guissény[15].

L'intérêt géologique de la région réside dans la qualité des affleurements et leur facilité d’accès, ainsi que la simplicité de la structure permettant une compréhension aisée. Les orthogneiss de Brest affleurent depuis la pointe Saint-Mathieu à l'ouest jusqu'à Guiclan à l'est (environ 70 km de long, pour une largeur variant de 5 à 0,5 km[16]. La nature et l'origine de cette formation composite (orthogneiss dominants avec probablement de nombreuses passées de paragneiss associées à des arkoses et des micaschistes)[17], sont au cœur de controverses pas encore terminées, ce qui lui vaut l'appellation de « complexe des Gneiss de Brest »[18],[16]. Composé de lits clairs quartzo-feldspathiques et de lits sombres à biotite, l'orthogneiss présente une foliation d'orientation N70° à pendage de 30° à 40°[19]. La présence d'enclaves sombres de diorite dans le plan de foliation de ce gneiss montre que la roche dérive d'une ancienne granodiorite (datée de 504 Ma) transformée par le métamorphisme général en un orthogneiss à biotite[20].

Une promenade géologique à Brest permet de découvrir l'utilisation de pierres proximales (privilégiées pour des raisons de coût) et distales, témoignant de la diversité de la palette lithologique des constructions. Depuis le XVIe siècle, les constructions témoignent de la richesse du substrat géologique local mais aussi de la diversité des approvisionnements en pierres exogènes qui déterminent pour partie le rang social des propriétaires[21]. L'orthogneiss dont la nuance gris-bleu de la roche saine passe au brunâtre par altération, est dépourvu de qualité architecturale[n 3], aussi est-il utilisé en moellons (muraille de l'arsenal, murs des cours, tours du château de Brest)[22] ; le granite de Trégana (donjon du château de Brest, chapelle Sainte-Anne-du-Portzic, quelques maisons rues Vauban, de Keranquéré, de Saint-Malo…) ; le granite porphyroïde rose d'Aber-Ildut[n 4] (tablettes des quais de l'Arsenal, quais du port de commerce, halles et église Saint-Martin, chaînage de l'église Saint-Sauveur, remparts en association avec le gneiss, bordure de trottoir ou dalles de chaussée, marches, bornes) ; le microgranite de l'Île Longue limité[23] à la confection du pavage des rues, cours et quais[24] ; la kersantite de couleur sombre (église Saint-Louis, tablettes des quais et formes de radoub à l’arsenal et au port de commerce, hôtels particuliers édifiés par Joseph Philippe dans le boulevard Gambetta, rue Traverse) ; la pierre de Logonna (microgranite ocre-blond dans l'église Saint-Louis, maison Crosnier) ; les galets de quartzite de la place Wilson[25] ; granite rougeâtre de Ploumanac'h et granite bleu de Lanhélin (art funéraire)[26]. La reconstruction de Brest privilégie le granite du Huelgoat[n 5], nettement porphyroïde[27], caractérisé par l'abondance d'un minéral gris sombre à vert, à section rectangulaire, d'un à deux centimètres, appelé cordiérite. Il est notamment utilisé pour la Banque de France, le palais de Justice ou plusieurs bâtiments autour de la place de la Liberté. Son approvisionnement étant insuffisant, il est fait grandement appel au granite gris-bleuté du massif de Dinan (monument aux morts, résidence du préfet maritime, gendarmerie) et au granite porphyroïde de Quintin, gris ou gris bleuté (poste avec la pierre de taille bouchardée)[28].

Dans la nuit du 19 mars 2019 au 20 mars 2019, un séisme de magnitude 3,7 sur l'échelle de Richter a été ressenti à une vingtaine de kilomètres de la ville brestoise. Cet énième séisme (la Bretagne a été touchée plus de 700 fois par des séismes de magnitude supérieure à 2 depuis le début des années 2000) s'explique par le passé géologique de la Bretagne.[29]

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Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Finistère.

En raison de sa situation sur le littoral de l'océan Atlantique, le climat de Brest est tempéré océanique. La ville est soumise aux influences maritimes toute l'année. Les records de températures maximale et minimale à Brest (aéroport de Guipavas[n 10]) entre 1945 et 2001 sont respectivement de 35,2 °C le 12 juillet 1949 et de −14 °C le 28 janvier 1947[31]. Il y a 159 jours de pluie par an en moyenne. Grâce à la proximité de l'océan, Brest subit rarement des extrêmes au niveau des températures, les jours avec des températures de plus de 30 °C sont rares et les fortes gelées aussi, avec seulement 1 jour par an. De même pour les chutes de neige avec seulement 7 jours par an.

Normales et records à Brest-Guipavas[réf. souhaitée]
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,4 4,1 5,4 6,1 8,9 11,2 13,2 13,2 11,6 9,6 6,7 4,8 8,3
Température moyenne (°C) 6,9 6,8 8,5 9,7 12,6 15 17 17 15,4 12,7 9,5 7,4 11,6
Température maximale moyenne (°C) 9,3 9,5 11,5 13,2 16,2 18,7 20,7 20,8 19,1 15,7 12,2 9,9 14,8
Record de froid (°C)
date du record
−14
28/1/1947
−13,4
21/2/1948
−5
10/3/1935
−2,3
11/4/1978
−0,2
5/5/2019
3,8
2/6/1962
6
18/7/1965
6,4
30/8/2018
3,3
18/9/2017[32]
−1,5
28/10/2003
−6,6
7/11/1980
−10,1
28/12/1970
−14
28/1/1947
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−5,1
12/1/1987
−2,9
7/2/1991
1,3
10/3/1958
4
7/4/1986
7
2/5/1947
10,9
4/6/1953
13,3
5/7/1978
13
17/8/1963
11,2
29/9/1887
6,2
30/10/1922
−0,6
6/11/1980
−3
17/12/1927
−5,1
12/1/1987
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
12,4
19/1/2007
12,4
4/2/2004
12,5
24/3/1996
17,2
21/4/1893
18,8
26/5/2017
20,6
17/6/1887
22,4
20/7/1901
22,8
13/8/1914
21
8/9/1911
18,6
5/10/1921
14,8
1/11/1924
13,4
2/12/1985
22,8
Record de chaleur (°C)
date du record
16,8
24/1/2016
20,7
27/02/2019
25
31/3/1929
28,2
25/4/1893
15/04/2015
30,6
23/5/1884
34,3
27/6/2019
35,2
12/7/1949
35,1
9/8/2003
35
7/9/1911
28,2
7/10/1898
22,4
1/11/1897
19
11/12/1924
35,2
12/7/1949
Nombre de jours avec température minimale ≤ –5 °C 0,5 0,2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0,1 0,8
Nombre de jours avec gel 4,3 4,7 1,3 0,5 0 0 0 0 0 0,1 1 4,1 16
Nombre de jours avec température maximale ≤ 0 °C 0,2 0,2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0,4
Nombre de jours avec température maximale ≥ 25 °C 0 0 0 0,1 1 1,8 3,6 2,7 1,6 0 0 0 10,7
Nombre de jours avec température maximale ≥ 30 °C 0 0 0 0 0 0,1 0,5 0,3 0 0 0 0 0,9
Ensoleillement (h) 61,4 77,4 118,7 156,3 179,8 190,6 169,4 172,9 160,2 107,7 70,7 64,8 1 529,8
Nombre de jours avec rafales ≥ 57,6 km/h 11,7 9,4 9,7 7,4 4,6 3,7 1,9 2,3 4,8 8,3 9,4 11,3 84,5
Nombre de jours avec rafales ≥ 100,8 km/h 0,7 0,5 0,2 0,1 0 0 0 0 0 0,2 0,2 0,5 2,4
Précipitations (mm) 143,8 111,7 95,8 92,1 79 59,8 66,8 66,8 83,3 129 134,1 147,8 1 210
Nombre de jours avec précipitations 21,5 18,3 19 17,6 17,1 15,2 17,5 18,8 18,7 21,3 21,4 21,2 227,7
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 17,7 14 14,5 13 11,2 8,6 10,4 9,6 10,1 15,7 16,8 17,2 158,8
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 9,5 7,9 6,7 6,3 5,5 3,9 3,9 4 5,5 8 9,1 9,4 79,4
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 5,1 4 2,8 3,1 2,5 1,9 1,8 2 2,5 4,3 4,6 5,2 39,8
Nombre de jours avec neige 1,7 2,3 1 0,6 0 0 0 0 0 0 0,4 0,9 6,9
Nombre de jours avec grêle 1,8 1,3 1,3 1,2 0,3 0,1 0 0 0 0,1 1,1 1,5 8,7
Nombre de jours d'orage 1,1 0,8 0,9 0,9 1,5 0,9 1,4 1,2 0,9 0,8 0,7 1,1 12,2
Nombre de jours avec brouillard 4,2 4,4 4,5 5,3 5,5 8 9,2 10,6 8,2 6,1 4 4,6 74,6
Source : Exemple « Normales et records pour la période 1981-2010 à Brest-Guipavas », sur Info Climat
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
9,3
4,4
143,8
 
 
 
9,5
4,1
111,7
 
 
 
11,5
5,4
95,8
 
 
 
13,2
6,1
92,1
 
 
 
16,2
8,9
79
 
 
 
18,7
11,2
59,8
 
 
 
20,7
13,2
66,8
 
 
 
20,8
13,2
66,8
 
 
 
19,1
11,6
83,3
 
 
 
15,7
9,6
129
 
 
 
12,2
6,7
134,1
 
 
 
9,9
4,8
147,8
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Le 24 octobre 2011, un épisode pluvieux particulièrement important touche la ville. Sur une période de 24 heures, il est relevé un cumul de 105 mm de pluie, record de précipitations depuis 1945[33],[34],[35]. Le précédent record sur 24 heures était de 72 mm le 7 juillet 2004[36]. Il faut remonter à 1883 pour retrouver de telles précipitations sur Brest[37].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ponts de Brest.
La gare de Brest.

L'automobile reste le moyen de transport individuel privilégié par les Brestois, le vélo n’étant que peu utilisé, pour partie en raison du relief de la ville et pour partie du fait de l'insuffisance d'aménagements adaptés. L'apparition de nombreux vélos à assistance électrique semble néanmoins indiquer un changement de tendance. Les travaux accompagnant la mise en place du tramway ont permis la création d'aménagement cyclable.

Deux voies express de type autoroutier et gratuites relient Brest à Rennes (RN 12) et à Nantes (RN 165). Une troisième route nationale, la RN 265, permet de les relier à l'est. Un tronçon de cette voie fait partie de la rocade qui contourne partiellement la ville.

La gare ferroviaire et routière est desservie quotidiennement par plusieurs TGV la reliant notamment à la gare de Paris-Montparnasse. Les trains les plus rapides relient Paris à Brest en h 35 min environ contre h 20 min avant la mise en place de ligne à grande vitesse Paris-Rennes en juillet 2017. Le projet Bretagne à Grande Vitesse a comme ambition de réduire ce temps de trajet à h 10 min d'ici à 2020.

Le tramway de Brest, près de la station Liberté.

Brest et son agglomération disposent d'un réseau de transports en commun complet, nommé Bibus et doté de près de 30 lignes de bus, d'une ligne de tramway (entrée en service le 23 juin 2012) ainsi que d'une ligne de téléphérique urbain, inauguré le 19 novembre 2016 et qui constitue une première en France. Le tram traverse la ville d’est en ouest en reliant la porte de Plouzané aux portes de Gouesnou et Guipavas, desservant les quartiers emblématiques de Recouvrance, Siam et Jean-Jaurès[38]. Une seconde ligne de transport en commun en site propre est envisagée entre l'hôpital de la Cavale Blanche et le port, pour desservir la Gare de Brest, l'Université de Bretagne-Occidentale et le quartier de Bellevue.

L’aéroport de Brest-Bretagne, situé sur la commune de Guipavas, est le premier aéroport breton pour le trafic passagers (45 % de ce trafic dans la région). L'aérogare, en forme de raie manta, est en service depuis le 12 décembre 2007 et porte la capacité de l’aéroport à 1,8 million de passagers par an[39].

Le port de Brest, premier centre français de réparation navale civile, surtout affecté au transport de vracs agroalimentaires, de marchandises diverses, d'hydrocarbures et de conteneurs, est aussi utilisé pour le transport de passagers, à destination de la presqu'île de Crozon et des îles de la mer d'Iroise.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville de Brest et ses quartiers.

Si Brest est connue pour son pont de Recouvrance, son arsenal militaire et sa rue de Siam, elle l’est aussi par son urbanisme décrié. D’abord louée comme la ville la plus moderne de Bretagne dans les années 1950-1960, surnommée « Brest la Blanche », du fait de l’utilisation massive des enduits blancs qui étaient les seuls hydrofuges efficaces bon marché[40], et par référence à son surnom politisé de « Brest la Rouge »[41], l’image de la ville ne tarda pas à se ternir dans les années 1970. Les dernières années ont vu l’ébauche de coloration des façades dont beaucoup étaient devenues grises avec le temps.

Brest s'est toujours construite autour de son arsenal le long de l'embouchure de la rivière de Penfeld : la rive gauche, francophone et bourgeoise, s'est développée autour de son château alors que la rive droite, connue pour son quartier de Recouvrance, s'est constituée autour d'une tour médiévale et reste plus populaire, étant restée bretonnante jusqu'au début du XXe siècle. À ce titre, le château et la tour Tanguy sont les deux monuments les plus anciens. Le bâti du centre-ville, rive gauche, a été quasiment entièrement renouvelé dans sa partie historique après-guerre. En revanche, plusieurs rues ont échappé aux destructions de la guerre et de la Reconstruction sur la rive droite, et constituent aujourd'hui des promenades rappelant la ville d’avant-guerre.

Le vieux Brest[modifier | modifier le code]

Le quartier des Sept-Saints[42], construit autour de l'église homonyme des Sept-Saints, fut le noyau historique du centre-ville de Brest, Brest même (rive gauche), au bord de la Penfeld avant de monter sur le plateau plus haut. Tout le vieux Brest était ceinturé dans des remparts construits par Vauban, et s’organisait rive gauche autour de deux rues principales qui partaient de la porte de Landerneau : la Grand-rue (renommée rue Louis-Pasteur en 1907), l’artère principale de la ville qui descendait jusqu’à l’arsenal, et la rue de Siam. Sur la rive droite autrement appelée Recouvrance, la rue principale était la rue de la Porte débouchant sur la porte du Conquet. Brest fut petit à petit chassé de son cœur historique qu'est la Penfeld, par les militaires qui se l’approprieront complètement à la fin du XIXe siècle ce qui se traduira entre autres par la destruction des quartiers en bordure de la Penfeld comme celui des Sept-Saints.

Les bâtiments officiels et militaires étaient marqués par une architecture rigoureuse, sobre et classique. Le cours Dajot, à partir de sa construction à la fin du XVIIIe siècle était alors habité par la bourgeoisie et les officiers de marine et était le lieu de promenade privilégié des Brestois, tandis que la rive droite était beaucoup plus populaire et déshéritée. À noter que Brest d'avant-guerre était connue comme l'une des villes les plus insalubres de France[43].

Article détaillé : Cours Dajot.

La Reconstruction eut raison des vestiges que la guerre avait épargnés sur la rive gauche : le bagne (1750) et la corderie qui n'avaient subi que peu de dégâts, furent rasés pour faire place au boulevard Jean-Moulin à la fin des années 1940 ; la façade du théâtre (1766) ne subira le même sort qu’en 1970[44]. Néanmoins, de cette époque, il reste le bâtiment des subsistances dans l’arsenal, l'église Saint-Sauveur, une partie du tissu urbain de Recouvrance, ainsi que quelques ruines ici et là dans le centre-ville reconstruit, comme la porte de l'ancien séminaire de Brest, ou le péristyle de la caserne Fautras.

Article détaillé : Recouvrance.

Du XIXe siècle à 1940[modifier | modifier le code]

Sous le Second Empire, Brest commence à changer de visage avec l'arrivée d'une architecture industrielle qu’illustrent les ateliers du plateau des Capucins, ainsi que d’autres bâtiments de l’arsenal et évidemment le pont National (aujourd’hui disparu et remplacé par l’actuel pont de Recouvrance depuis la Reconstruction), qui permit de relier Brest même et Recouvrance. Le XIXe siècle vit aussi la ville se développer hors de ses murs, notamment avec l’Annexion, futurs quartiers Saint-Martin et Saint-Michel qui furent peu touchés par la Seconde Guerre mondiale.

Article détaillé : Quartier de Saint-Martin.

La ville est reliée au réseau des chemins de fer dès 1865, avec la création de la gare de Brest. Elle se dote d'un premier réseau de tramway en 1898, qui circulera jusqu'en 1944, après avoir été également desservie par des chemins de fer secondaires à voie métrique la reliant à Saint-Pol-de-Léon, les Chemins de fer départementaux du Finistère, dès 1893.

L’Art déco tient une place importante dans le style architectural privilégié dans l’entre-deux-guerres, avec ses immeubles à bow-windows ; la présence américaine a poussé Brest à se moderniser et l’on y construit notamment le Palais du Commerce dit maison Esders (immeuble Art déco de 1926, architecte : Aimé Freyssinet), l’hôpital Augustin-Morvan (architectes : Raymond Lopez, Raymond Gravereaux), l'hôtel Continental[49] et une nouvelle gare[50] (architecte : Urbain Cassan). On trouve aussi des lotissements mêlant style Art déco et régionalisme bon marché censés répondre aux besoins des ouvriers et des employés[51].

Les faubourgs de la ville n’ayant subi que peu de dégâts, les constructions de ces époques sont toujours bien visibles aujourd’hui dans le tissu urbain de Brest, par opposition à la vieille ville malheureusement disparue ; certains de ces immeubles donnent lieu localement à des opérations de rénovation[réf. souhaitée].

Architecture de la Reconstruction[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Reconstruction de Brest.

Le centre ville de Brest, très endommagé par les bombardements de la seconde guerre mondiale, a été reconstruit entièrement sous la direction de l’urbaniste en chef Jean-Baptiste Mathon, secondé par Maurice Piquemal[52].

Période contemporaine et projets d’aménagements[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, les différentes équipes municipales brestoises tentèrent d'embellir la ville en faisant appel à des artistes contemporains de premier plan : les fontaines de Marta Pan (1988) en plein centre de la rue de Siam sont emblématiques de cette volonté. Ces fontaines en granit noir d'Afrique du Sud - dont le coût et le résultat avaient défrayé la chronique à l'époque, Marta Pan les nommait Lacs ; elles devaient être le prélude à une tentative - finalement avortée - de remodeler l'ensemble de la rue de Siam en une sorte de parcours d'eau : il devait prendre sa « source » place de la Liberté, se continuer dans la partie existante, et se terminer en delta, dans la partie basse de la rue. Un changement de majorité municipale eut raison de ce projet. À noter que Bernard Huet reprit en partie l'idée du parcours d'eau, ainsi que celle de fosse, lorsqu'il rénova l'ensemble place de la Liberté et du square Mathon en 1999.

En ce qui concerne les nouvelles constructions, on peut citer le bâtiment très ajouré de la librairie Dialogues, la salle de spectacle Quartz située dans ce qui devait être la « zone verte » du plan Mathon (remanié par Pierre Henri Argouarch en 2008[53]) et la faculté des Lettres et Sciences sociales. Plus récemment, la salle des musiques actuelles la Carène rappelant le style international du port de commerce et le cinéma multiplexe Liberté, reconnaissable par son placage rouille, participent du renouvellement architectural incessant de la ville.

Le centre-ville de Brest a connu son plus profond remaniement depuis la reconstruction de la ville et la rénovation de la place de la Liberté, avec l'arrivée du tramway, mis en service en juin 2012 : la rue de Siam est devenue piétonne ce qui profite aussi aux rues adjacentes ; la partie basse de la rue de Siam a vu son aspect entièrement transformé avec le réaménagement de la place des Français-Libres. La rue Jean-Jaurès est passée à sens unique, ce qui a notablement réduit le trafic automobile. Le pont de Recouvrance a reçu un nouveau tablier aux formes plus arrondies ; enfin, la rue commerçante de Recouvrance, la rue de la Porte, a été complètement rénovée.

La Brest Arena, salle de spectacles d'une capacité modulable de 2 000 à 5 000 places et inaugurée le , a pour vocation d'accueillir à la fois des grandes compétitions sportives, des entraînements d'équipes et des concerts d'ampleur nationale et internationale.

Le quartier des Capucins a été créé sur 15 hectares sur un plateau rétrocédé par la Marine nationale. Il accueille les ateliers du plateau des Capucins, entièrement rénovés pour l'occasion. Ceux-ci hébergent des activités commerciales et culturelles (la médiathèque François-Mitterrand - Les Capucins et, à terme, un cinéma). Un téléphérique urbain, premier ouvrage du type en France, relie le centre-ville à ce nouvel équipement. Le quartier le jouxtant est desservi par le tramway.

D'autres projets[54] :

  • La rénovation des halles Saint-Louis, qui devaient initialement être détruites et remplacées par un nouveau bâtiment de style contemporain. Ce dernier devait comprendre les halles à proprement parler, mais aussi un centre commercial géré par la Compagnie de Phalsbourg. Après de nombreux problèmes, la municipalité a repris la main sur le dossier et annulé le projet. Des stalles ont été installées en bordure de l'ancien bâtiment en attendant d'un budget soit voté pour un nouveau projet d'aménagement, qui prévoit de rendre la place Saint-Louis piétonne.
  • La rénovation du théâtre Comœdia a été menée par des fonds privés. Le bâtiment, notable par son architecture, était fermé depuis des dizaines d'années.
  • Un ascenseur urbain est à l'étude entre la gare et le port de commerce d'ici à 2020.

Logement[modifier | modifier le code]

La place Général-Leclerc en haut de la rue de Siam en 2006.

Le nombre total de logements dans la commune est de 81 138[55]. Parmi ces logements, 89,9 % sont des résidences principales, 2,2 % sont des résidences secondaires et 8,0 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 25,1 % des maisons individuelles, 74 % sont des appartements et enfin seulement 0,8 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 45,7 %[55]. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 78,2 %. Le nombre de locataires est de 52,9 % sur l'ensemble des logements, ce qui est supérieur à la moyenne nationale de 19,0 %[55]. 1,4 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors que 2,8 % pour l'ensemble de la France. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 9,1 % sont des studios, 16,8 % sont des logements de deux pièces, 24,3 % en ont trois, 23,3 % en ont quatre, et 26,6 % ont cinq pièces ou plus[55].

Les espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Le vallon du Stang-Alar[56] abrite le fameux conservatoire botanique national de Brest[57], qui regroupe de très nombreuses espèces exotiques.
  • Les rives de Penfeld offrent d'agréables promenades sur les deux rives de ce fleuve côtier, véritable coulée verte en plein tissu urbain[58].
  • Le jardin des Explorateurs, appelé ainsi car il commémore les marins partis de Brest, offre une vue imprenable sur le port et le château ainsi que sur la rade de Brest[59].
  • Le jardin de l'Académie, tout près du château, domine le port de commerce[60].
  • Le parc d'Éole[61] se trouve près du rond-point de Coat-Tan, à l'angle du boulevard de Plymouth et de la rue Tanguy-Prigent.
  • Des jardins publics plus classiques, comme le jardin Kennedy, le square Mathon, le jardin Anne-Marie Rosenbaum, ceux de Lambézellec, Saint-Marc et Kérinou, etc.
  • Des espaces boisés : le bois de Dour-Braz, le bois de la brasserie à Lambézellec, le bois de l'Arch'antel à Saint-Pierre-Quilbignon et, surtout, le bois de Keroual[62], situé sur le territoire de la commune de Guilers. La vallée du Costour, en fait située sur le territoire des communes de Guipavas et du Relecq-Kerhuon, est aussi toute proche de Brest.
  • Le fort du Questel[63], réhabilité et sécurisé pour en permettre la visite, était un élément important du système de défense de Brest. Ce site de six hectares permet de nombreuses promenades dans un site naturel en partie boisé, qui descend jusqu'aux rives de la Penfeld et de son affluent l'Allégoet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[64].


  • Bresta en 856 ;
  • Bresta super Capellam en 1019 ;
  • Brest en 1200 ;
  • Breest en 1378 ;
  • Brast en 1383 ;
  • Breste en 1398 ;
  • XIVe siècle : duc Bresta super Capellam ;
  • Bresta en 1516 ;
  • Brest, nom fixé depuis 1630 .

Article connexe : toponymie bretonne.

Au XIe siècle, elle s'appelait en latin Bresta super Caprellam, c'est-à-dire en français Brest-sur-Chevrette ; la Chevrette désignant la Penfeld[65]. Plusieurs hypothèses prévalent quant à l'origine de son nom. Pour certains[Qui ?], son nom en français proviendrait du nom breton qui serait une forme abrégée de Beg ar Rest (la pointe du château). Pour Hervé Abalain[66], dans son nom, qui n'est pas directement traduisible en français, on retrouverait l'élément /bre/, fréquent en toponymie bretonne sous les formes /bran/, /bre/, /brec’h/, /bren/, /bri/, qui signifie « mamelon, colline, mont »[67]. Il trouve également ses racines en gaulois dans le mot brista signifiant combat en français et dit brezel en breton, signifiant guerre.

Une étymologie populaire ferait dériver Brest du nom d'un roi Bristok ou Bristocus du Ve siècle mentionné dans la Vie de saint Rioc[68].

En français, Brest se prononce [bʁɛst] et en breton [ˈbrest][n 14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de Brest et Chronologie de Brest.

Héraldique et vexillologie[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti d’azur à trois fleurs de lis d’or et d’hermine plain ou Parti de France et de Bretagne
Commentaires : Ceci signifie que l’écu est divisé en deux dans le sens de la hauteur, et que figurent sur la moitié gauche les armes de France (trois fleurs de lis dorées sur fond bleu) et sur la moitié droite les armes de Bretagne (hermine plain : un semis de mouchetures noires sur fond blanc). C’est dans un registre de délibérations du conseil municipal que figure, à la date du 15 juillet 1683, la première mention de ces armoiries brestoises[69].
Elles sont identiques à celles de la ville de Bourg-la-Reine.

Premier port du duché, la ville de Brest a arboré, durant les temps qu'elle n'était plus anglaise, plusieurs brisures de l'enseigne navale de celui-ci, la Croazuff, avant d'adopter, dans les suites de l'Union de la Bretagne et de la France, le drapeau actuel :

De la préhistoire à 1900, voir l'article détaillé Histoire de Brest.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le port de guerre vers 1912 (photographie autochrome de Jules Gervais-Courtellemont).

Un foyer de francophonie[modifier | modifier le code]

La présence de la Royale explique que très tôt, Brest a été un îlot de francophonie dans un monde bretonnant, comme en témoigne par exemple une enquête de 1902 : Brest est alors l'une des trois seules communes du Finistère, avec ses voisines Saint-Pierre-Quilbignon et Le Relecq-Kerhuon où l'enseignement du catéchisme est donné exclusivement en français, alors que dans 169 communes du département il est donné en breton et en français, que dans 123 autres communes le catéchisme est donné en breton alors que les élèves savent le français et que dans une seule commune (Guengat) les instituteurs déclarent que les élèves sont incapables de comprendre le français[70].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1914, des troupes composées de soldats bretons ont combattu sur le sol belge et notamment dans la commune de Maissin en province de Luxembourg et depuis lors deux voiries communales commémorent ce lien. Elle s'appellent rue de Brest et rue du 19e régiment d'infanterie de Brest. Au cimetière franco-allemand de Maissin figure un calvaire breton du XVIe siècle transféré depuis Le Tréhou.

Navires américains à Brest lors de l'arrivée à Brest du président Wilson en 1919.

« Brest vit débarquer sur ses quais tour à tour les troupes russes, portugaises, américaines. De mai à octobre 1918, des centaines de milliers de soldats américains débarquèrent à Brest. Le plus grand steamer du monde, le Léviathan, desservait uniquement Brest, et il amenait à chaque voyage 10 000 hommes. Des camps étaient établis un peu partout autour de Brest pour loger tous ces soldats en attendant leur transfert vers le front. Le camp de Pontanézen contenait à lui seul 110 000 hommes : c'était une véritable ville à côté de la ville. [...]. Depuis l'entrée en guerre des États-Unis jusqu'à l'Armistice, la rade de Brest reçut 105 transports de troupes et 784 110 hommes. [...] Le chiffre des ouvriers de l'arsenal restait toujours voisin de 6 000[71]. »

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

L'activité du port fut grande aussi en 1919-1920, au moment du réembarquement des troupes américaines. La vente des stocks américains fin 1919 et courant 1920 attira à Brest une foule de spéculateurs guettant l'aubaine d'achats à bas prix. Brest devient à cette époque une forteresse ouvrière et syndicale : les manifestations et grèves y sont nombreuses et de véritables émeutes éclatent, comme celle du [72], déclenchée par la décision du gouvernement de Pierre Laval de réduire les salaires des ouvriers d’État (de 3 % à 10 % du total mensuel). La répression fait deux morts parmi les ouvriers, une centaine de blessés et des dizaines d'arrestations[73]'[74].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes entrent à Brest le . À l'annonce de l'arrivée des Allemands, les marines de guerre et de commerce françaises évacuent rapidement le port, détruisent les installations et mettent hors de service les ponts et plusieurs bâtiments dont quatre sous-marins en réparation. Les Allemands construisent alors, à Laninon, une base sous-marine. C'est à Brest qu'eut lieu, de la part d'un groupe de jeunes militants trotskistes, une des rares tentatives de recruter et d'organiser des soldats allemands antinazis[75]. Les premiers bombardements des Alliés sur la ville commencent en 1941 et dureront jusqu’à l'occupation de la ville le 18 septembre 1944 par les troupes américaines, après un siège de quarante-trois jours, la bataille de Brest. Les dégâts collatéraux sont alors immenses.

Barbara, un poème de Jacques Prévert rappelle la dramatique destruction de Brest dans ces quelques vers :

Port de Brest, août 1944.

« 

(…)
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

 »

Entre 1940 et 1944, Brest est la cible de 165 bombardements et 480 alertes, qui firent 965 morts et 740 blessés graves. Une soixantaine de Brestois furent fusillés par les Allemands et 146 furent déportés. L'abri Sadi-Carnot, creusé en plein centre-ville de Brest en 1941-1942 servait de refuge aux 2 000 Brestois restés dans la cité, ainsi qu'aux troupes allemandes d'occupation. L'explosion accidentelle survenue dans la nuit du 8 au provoqua la mort de 371 Français (dont celle de Victor Eusen, président de la délégation spéciale chargée d'administrer Brest entre 1942 et 1944) et de 500 à 600 soldats allemands.

Article détaillé : Explosion de l'abri Sadi-Carnot.

De nombreux Brestois participèrent à des actions de résistance ; parmi eux, le groupe Élie dont 11 membres brestois[76] furent condamnés à mort le et fusillés au mont Valérien le [77]. Dix-neuf Brestois[78] sont fusillés le au mont Valérien, après avoir été condamnés à mort le « pour actes de sabotage et de terrorisme contre les troupes d'occupation allemandes »[79]. De nombreux autres méritent d'être cités, comme Mathieu Donnart ou Charles Jourde[80]. De nombreux résistants furent fusillés à Brest, par exemple les 18 résistants de Saint-Pol-de-Léon membres du réseau Centurie, fusillés le et dont les restes n'ont été retrouvés qu'en 1962 sur le plateau du Bouguen[81] ou Yves Hily, Gaston Viaron et Julien Kervella, fusillés au fort du Bouguen le [82], Marcel Cousquer, Alfred Jameau, Jean-Pierre Gourlaouen, tous trois FTPF, fusillés par les Allemands le rue Coat-ar-Guéven.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Brest est assiégée par les 2e, 8e et 29e divisions d’infanterie US[83], membres du 8e corps d'armée commandé par le général Troy Middleton de la IIIe armée américaine ; la ville est libérée le après 45 jours de siège du au . Pendant le siège, la ville reçut 30 000 bombes et 100 000 obus ; environ 10 000 militaires alliés ou allemands y laissèrent leur vie. Sur les 16 500 immeubles existant avant-guerre, seuls 200 étaient encore debout, dont quatre seulement dans le centre-ville. L'hebdomadaire Le Courrier du Finistère a publié des témoignages de Brestois ayant subi ces bombardements[84].

Article détaillé : Bataille de Brest (1944).

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, la ville de Brest se voit décerner la Légion d'honneur, la croix de guerre 1939-1945 et la médaille de la Résistance française[85].

La formation du Grand Brest et la reconstruction[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Reconstruction de Brest.

Brest s'était agrandie une première fois en 1681 (annexion de Recouvrance au détriment de la paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon) et à nouveau en 1861 au détriment de la commune de Lambézellec (annexion du quartier dénommé ensuite l'Annexion allant de l'actuelle place de la Liberté à l'Octroi, incluant entre autres le quartier de Saint-Martin). L'expression locale Brest même, utilisée par les anciens Brestois, désigne Brest dans ses limites traditionnelles d'avant ces annexions, par opposition aux quartiers certes désormais brestois depuis ces annexions, mais qui faisaient partie antérieurement des communes précitées.

Mais c'est en 1944 (arrêté du pris par Victor Le Gorgeu, alors commissaire régional de la République), que la commune de Brest s'agrandit de façon importante, quand commença sa reconstruction, en absorbant trois communes voisines : Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon.

Les habitants, réfugiés pour beaucoup dans d’autres régions (la Sarthe notamment), rentrent alors reconstruire, sur les décombres du vieux Brest, une ville nouvelle (1946-1961) selon les plans de Jean-Baptiste Mathon.

Brest est alors devenu une ville de conception urbaine moderne, s'opposant au Brest d'avant-guerre, où des quartiers insalubres existaient.

Explosion de l'Ocean Liberty[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Explosion de l'Ocean Liberty.

Le , l'explosion de l'Ocean Liberty[86], un Liberty ship chargé de 3 000 tonnes d'ammonitrates (un engrais très explosif), échoué sur le banc de Saint-Marc, provoque 26 morts, une centaine de blessés graves et des dégâts considérables dans toute la ville, l'effet de souffle ayant été très important. « La baraque-hôtel située en bordure de l'avenue Amiral-Réveillère a été entièrement brûlée […]. L'hôpital Ponchelet a été entièrement dévasté […]. Le plafond du cinéma Éden s'est effondré. […]. Les rues sont jonchées de débris de verre » écrit le journal Ouest-France[87].

La seconde moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

En mars 1950, débutent les grèves ouvrières des dockers et des ouvriers de la Reconstruction, pour une augmentation de salaire. À la suite d'une manifestation agitée le , réunissant 1 000 à 2 000 ouvriers, des responsables du parti communiste et de la CGT sont arrêtés. Le lendemain, 2 500 grévistes dénoncent ces arrestations et affrontent violemment les forces de l’ordre. La répression fait quarante-neuf blessés et un mort, Édouard Mazé, ouvrier de vingt-six ans tué par les CRS d’une balle dans la tête. Les syndicats lancent alors une grève générale en signe de deuil. Son enterrement réunit près de 20 000 personnes, tandis que l’Assemblée nationale décide de ne blâmer officiellement que la violence des grévistes[88].

Orientée de longue date vers l’industrie d’armement, Brest y puise sa prospérité d’après-guerre. Mais le déclin de cette industrie impose, à la fin du XXe siècle, la reconversion des activités économiques vers les services, la recherche et les nouvelles technologies.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Brest, place de la Liberté.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Logo de la Ville de Brest.

La ville est le chef-lieu de l'arrondissement de Brest du département du Finistère. Pour l'élection des députés, elle fait partie, selon les quartiers et depuis 2012 des deuxième et troisième circonscriptions du Finistère.

D'après la délimitation établie par l'INSEE, Brest est au centre de l'unité urbaine de Brest, de l'espace urbain de Brest, et de l'aire urbaine de Brest.

La sous-préfecture occupe rue Parmentier l'aile gauche du bâtiment départemental dominant le cours Dajot, construit après la dernière guerre par l'entreprise Marc, l'aile droite hébergeant à l'origine la chambre de commerce et d'industrie de Brest, transférée dans les années 1980 à proximité de la gare SNCF, sur l'ancien parking de la gare routière. Désormais cette aile droite de l'ensemble immobilier sous-préfecture-CCI a été récupérée par les services du département. La sous-préfecture a été agrandie dans les années 1990 par un appendice de style résolument moderne, destiné à l'accueil du public.

La préfecture maritime de l'Atlantique se trouve dans le château de Brest.

La ville possède un tribunal de grande instance[89], rue de Denver. Dans le cadre de la nouvelle carte judiciaire, le TGI de Morlaix a fermé en 2010 et c'est le TGI de Brest se voit doté d'un pôle d'instruction chargé de de l'ancienne juridiction de Morlaix[90]. Le conseil de prud'hommes, le greffe du tribunal de commerce et le tribunal d'instance se trouvent tout près du port du commerce, rue Hemingway[91],[92],[93]. La Banque de France se situe rue du Château.

Par exception à la règle d'implantation des services départementaux de l'État dans la ville-préfecture, la trésorerie générale du Finistère a son siège à Brest, square Marc-Sangnier.

Cantons

La ville a été divisée dès 1801 en plusieurs cantons[94] :

Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Brest est désormais le bureau centralisateur de 5 cantons, qui répartissent ainsi la commune[96] :

Nom du Canton Communes composant le canton
Brest-1 Partie de la commune de Brest située à l'intérieur d'un périmètre défini par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Guilers, cours de la rivière Penfeld à l'aval du pont de l'Harteloire, rue Tourville, pont de l'Harteloire, rue Portzmoguer, rue du Moulin-à-Poudre, place Albert-Ier, rue Auguste-Kervern, rue Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, rue du Commandant-Somme-Py, boulevard Léon-Blum, rue Jules-Lesven, rue Marcelin-Duval, rue de Kermaria, rue du Calvaire, place des FFI, rue Maryan-Descharts, rue de Bohars, rue de Kervao, route départementale 3, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Bohars
Brest-2 Partie de la commune de Brest située à l'intérieur d'un périmètre défini par l'axe des voies et limites suivantes : rive de la rade dans l'axe de la rue Pierre-Semard, rue Pierre-Semard, rue Louis-Le-Guen, boulevard Gambetta, rue Richelieu, rue Saint-Marc, rue Kerfautras, rue Bruat, rue Arago, rue Paul-Masson, rue Mathieu-Donnart, rue Paul-Doumer, place Albert-Ier, rue du Moulin-à-Poudre, rue Portzmoguer, pont de l'Harteloire, rue Tourville, cours de la rivière Penfeld à l'amont du pont de l'Harteloire, pont de Kervallon, route de Kervallon, rue de Guilers, rue du 19-Mars-1962, rue de Roscanvel, place de Roscanvel, rue Cosmao-Prétôt, rue Cosmao-Dumanoir, rue Mesny, rue Anatole-France, rue de Kerbonne, rue d'Alsace-Lorraine, rue du Docteur-Gestin, rue de l'Amiral-Nicol et son prolongement en ligne droite jusqu'au littoral, rivage de la rade.
Brest-3 1° La commune suivante : Plouzané.
2° La partie de la commune de Brest située à l'ouest d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : à partir de la limite territoriale de la commune de Guilers, route départementale 105, boulevard Tanguy-Prigent, avenue de Tallinn, rue de Guilers, rue du 19-Mars-1962, rue de Roscanvel, place de Roscanvel, rue Cosmao-Prétôt, rue Cosmao-Dumanoir, rue Mesny, rue Anatole-France, rue de Kerbonne, rue d'Alsace-Lorraine, rue du Docteur-Gestin, rue de l'Amiral-Nicol et son prolongement en ligne droite jusqu'au littoral.
Brest-4 1° Les communes suivantes : Bohars, Gouesnou, Guilers.
2° La partie de la commune de Brest non incluse dans les cantons de Brest-1, Brest-2, Brest-3 et Brest-5.
Brest-5 Partie de la commune de Brest située au sud et à l'est d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : à partir de la rive de la rade dans l'axe de la rue Pierre-Semard, rue Pierre-Semard, rue Louis-Le-Guen, boulevard Gambetta, rue Richelieu, rue Saint-Marc, rue Kerfautras, rue Bruat, rue Arago, rue Paul-Masson, rue Mathieu-Donnart, rue Paul-Doumer, place Albert-Ier, rue Auguste-Kervern, rue Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, rue du Commandant-Somme-Py, boulevard Léon-Blum, rue Jules-Lesven, rue Choiseul, rue du Général-Paulet, boulevard de l'Europe, rue de Gouesnou, rue de la Villeneuve jusqu'à la limite de la commune de Guipavas.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

De 1973 à 2014, Brest formait avec sept communes voisines la communauté urbaine de Brest (CUB), rebaptisée Brest métropole océane le 8 novembre 2005. Cette communauté urbaine est transformée en une métropole le sous le nom de Brest Métropole.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie principale de Brest se situe à l'hôtel de ville, place de la Liberté.

Le conseil municipal est composé de 55 conseillers, dont le maire et, pour la mandature 2014-2020, ses 21 adjoints[97]. Quarante-quatre des conseillers municipaux appartiennent à la majorité municipale PS et 11 représentent l’opposition dont 8 LR, 1 MPF et 2 indépendants[réf. nécessaire].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Brest.
Liste des maires successifs depuis la Libération de la France[98]
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1944 mai 1947 Jules Lullien[99] Radical Commerçant en tissus
Juge au Tribunal de commerce
Président de la délégation spéciale puis maire
Officier de la Légion d'honneur[100]
octobre 1947 mai 1953 Alfred Chupin[101] RPF
puis USDR
Iingénieur de l'École de l'air et de l'École supérieure d'électricité
Chef d'une entreprise de chauffage et plomberie
Député du Finistère (1951 → 1955)
Conseiller général de Brest-3 (19491955)
mai 1953 février 1954 Yves Jaouen[102] MRP Expert-comptable
Sénateur du Finistère (1946 → 1959)
Maire de Saint-Marc (1935 → 1944)
Conseiller général de Brest-2 (1934 → 1940 et 19451961)
Président du conseil général du Finistère (1945 → 1949)
Démissionnaire[103]
mars 1954 mai 1954 Lucien Chaix[104]   Chef de centre EDF
Président de la délégation spéciale
mai 1954 décembre 1958 Yves Jaouen[102] MRP Expert-comptable
Sénateur du Finistère (1946 → 1959)
Conseiller général de Brest-2 (1934 → 1940 et 19451961)
décembre 1958 mars 1959 Auguste Kervern[105] MRP Pharmacien
Dernier maire de Lambézellec[106] (1942 → 1944)
mars 1959 mars 1973 Georges Lombard[107] CNIP Avocat
Président de la communauté urbaine de Brest (1974 → 1977)
Député du Finistère (1958 → 1962 et 1967 → 1968)
Sénateur du Finistère (1971 → 1989)
Conseiller général de Brest-2 (1967 → 1973)
Conseiller général de Brest-4 (1979 → 1992)
octobre 1973 mars 1977[108] Eugène Bérest[109] UDF Professeur agrégé de lettres au lycée Kerichen
Député du Finistère 2e circ.) (1978 → 1981)
mars 1977 juin 1982[110] Francis Le Blé PS Chef de travaux à l’arsenal de Brest
Conseiller général de Brest-2 (1973 → 1982)
Président de la communauté urbaine de Brest (1981-1982)
Décédé en fonction
juillet 1982 mars 1983 Pierre Maille PS Professeur agrégé de sciences physiques
Président de la communauté urbaine de Brest (1982 → 1983 et 1989 → 2001)
mars 1983[108] juillet 1985 Jacques Berthelot[111],[112] RPR Professeur agrégé de mathématiques à l'École navale
Conseiller régional (1998)[113]
Démissionnaire
juillet 1985 mars 1989 Georges Kerbrat[114] RPR Médecin hospitalier
mars 1989[108] mars 2001[115] Pierre Maille PS Professeur agrégé de sciences physiques
Conseiller général de Brest-2 (1985 → 1991)
Conseiller général de Brest-Recouvrance (1991 → 1998)
Conseiller général de Brest-Saint-Pierre (1998 → 2015)
Président du conseil général du Finistère (1998 → 2015)
Président de la communauté urbaine de Brest (1982 → 1983 et 1989 → 2001)
mars 2001 En cours François Cuillandre[116],[117] PS Professeur de droit public,
Député du Finistère (3e circ.) (1997 → 2002)
Président de Brest Métropole Océane puis de Brest Métropole (2001 →)
Réélu pour le mandat 2014-2020[118]

Démocratie participative[modifier | modifier le code]

Le Pilier Rouge, angle des rues Jean-Jaurès et Maria-Chapdelaine.

La ville de Brest est divisée en sept grands quartiers possédant chacun une mairie et un maire délégué[119], dont les maire-adjoints responsables de quartier sont, en 2018 :

  • Bellevue - Jacqueline Héré[120], 17 462 habitants en 2010 (Bellevue, Le Bergot, Bouguen, Kerbernier, Kergoat, Kerhallet, Lanrédec, Quizac) ;
  • Brest-centre - Yann Masson[121], 22 851 habitants en 2010 (Kergonan, Pilier Rouge, Saint-Louis, Saint-Martin, Saint-Michel, Sanquer, Bas de Siam, Tour d'Auvergne) ;
  • Europe - Hosny Trabelsi[122], 13 551 habitants en 2010 (Le Dourjacq, Kergaradec/l'Hermitage, Kerbernard/Pen-ar-Creac'h, Kergonan, Ménez-Paul, Pontanézen) ;
  • Lambézellec - Sylvie Jestin[123], 22 761 habitants en 2010 (Bonne Nouvelle, Kerédern, Kerellé, Kerinou, Kervao, Lambézellec, Loscoat, Pen-ar-C'hleuz, Le Restic, Treornou/Croix Rouge) ;
  • Quatre Moulins - Marie-Pierre Creff[124], 20 454 habitants en 2010 (Le Carpon, Kerangoff, Kerbonne, Le Landais, Mesdoun, les Capucins, Prat-Lédan, Les-Quatre-Moulins, Quéliverzan, Recouvrance) ;
  • Saint-Marc - Nathalie Chaline[125], 21 560 habitants en 2010 (Le Bot/Pont Neuf, Forestou, Le Guelmeur, Kerangall/Kerampéré, Keruscun, Moulin-Blanc, Petit-Paris, Port de Commerce, Poul-Ar-Bachet, Saint-Marc, Sébastopol) ;
  • Saint-Pierre - Robert Jestin[126], 19 030 habitants en 2010 (Cavale Blanche, Keranroux, Kerargaouyat/Le Cruguel, Kerourien, Larc'hantel/Sainte-Anne, Maison-Blanche/Le Portzic, Pouléder/Kernabat, Saint-Pierre, Valy-Hir).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Brest est jumelée avec douze villes[127] :

Protocole d'amitié ou de coopération[127] :

Le jumelage de Brest avec Denver est un des plus anciens jumelages de France. Il a été officiellement signé en 1959, mais les relations entre les deux villes ont débuté dès 1948[128] par l'aide de Denver à la reconstruction. On a fêté les 70 ans de relations en 2018[129].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Brest est la plus grande ville de l’ouest breton, avec une population de 139 342 habitants (2016)[2], ce qui place Brest au 25e rang des villes françaises à cette date.

L'aire urbaine de Brest comptait, en 2016, 319 947 habitants et se classait 32e au niveau national (voir l'article Aire urbaine (France)) et deuxième en Bretagne administrative, après Rennes.

Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Brest de 1876 à 2016 pour le grand Brest, créé en 1945 lors de la fusion de Brest et des trois communes de son agglomération Lambézellec, Saint Pierre Quilbignon, Saint Marc.

On y remarque notamment une explosion démographique durant les Trente Glorieuses, la population brestoise ayant plus que doublé entre 1946 et 1975. Un lent déclin s'ensuit néanmoins depuis 1975, la ville ayant perdu plus de 25 000 habitants en l'espace de ces 40 dernières années.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
24 18025 86522 13026 36129 86029 77348 22555 82061 160
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
54 66567 83379 84766 27066 82869 11070 77875 85474 538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
84 28485 29490 54073 96067 86169 84179 34274 991110 713
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
136 104154 023166 826156 060147 956149 634144 548140 547139 342
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[94] puis Insee à partir de 2006[130].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 16 juin 2006, et signée le 11 juillet 2006[131].

Le 7 décembre 2017 le Conseil municipal s'est engagée dans la labellisation de niveau 2 de la charte Ya d'ar brezhoneg.

La ville a reçu le label Ya d'ar brezhoneg de niveau 1 le 20 avril 2018.

Signalisation bilingue français/breton d'une salle communale.

À la rentrée 2018, 698 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues (soit 5,2 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[132].

Le parler tizef[modifier | modifier le code]

Contrairement à Recouvrance, Brest même a longtemps été une île francophone dans un océan bretonnant. Le français parlé à Brest jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, et même quelques décennies plus tard, a donc acquis des caractéristiques originales qui rendaient les Brestois facilement reconnaissables quand ils se déplaçaient.

Parmi ces caractéristiques on peut relever :

  • des archaïsmes (par exemple espérer pour attendre),
  • les termes bretons courants (par exemple du reuz pour du bruit) qui sont aussi passés dans le français parlé dans toute la Bretagne,
  • des termes bretons plus rares dont l'origine n'est pas toujours comprise par les locuteurs (par exemple pondalez pour palier qui est orthographié « pont d'allée » par Anne Selle dans Brume sur le grand pont),
  • des bretonnismes lexicaux (par exemple envoyer avec soi pour emporter ou emmener),
  • des bretonnismes syntaxiques (comme la forme Objet-Sujet-Verbe : Brestois que je suis)
  • des termes maritimes utilisés dans un contexte proche de celui d'origine (par exemple amarrer, baille, carrée…)
  • des termes maritimes détournés (par exemple décapeler pour se déshabiller),
  • une phonétique originale (pas de e ouvert, pas de o fermé, diphtongues avalées…) qui fait entendre bréçâdbrésmeum pour « Brestois de Brest même »,
  • un débit apparemment un peu traînant mais qui ne fait que compenser les nombreux phonèmes avalés,
  • un accent tonique plus marqué que le français standard mais moins que le breton,
  • une intonation assez marquée.

Parmi les « brestismes », il faut retenir ti-zef qui désigne un habitant natif de « Brest même » (intra-muros, rive gauche) et Yannick qui désigne un habitant de Recouvrance (Brest intra-muros, rive droite).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements éducatifs[modifier | modifier le code]

Brest relève de l'académie de Rennes. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale.

À l’unanimité de ses élus, le conseil municipal de Brest s’est engagé, le 5 octobre 2007, à proposer une initiation à la langue et la culture bretonnes dans toutes les écoles primaires publiques[133].

Voici ci-dessous la liste des principaux établissements scolaires du secondaire de la commune :

Recherche et enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Le parvis de la fac de Lettres et des Sciences humaines de l'Université de Bretagne occidentale (UBO).

Principal pôle économique de la pointe bretonne, Brest et son pays dispose de nombreux établissements supérieurs et de recherche :

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête internationale de la mer, des bateaux et des marins[modifier | modifier le code]

Voilier lors de Brest 2008.

Tous les quatre ans, en juillet, Brest accueille la grande fête internationale de la mer, des bateaux et des marins. Le clou de la fête est la grande régate pendant laquelle l'ensemble de la flotte navigue de Brest à Douarnenez où se prolonge la fête, en longeant la côte rocheuse et découpée de la pointe bretonne, et passant pour beaucoup entre les Tas de Pois.

Brest 1992 en fut la première édition. L'ouverture de la Penfeld aux civils constitua une attraction qui explique en partie le succès inattendu de la fête, avec près d'un million de visiteurs. Le moment fort de la fête fut sans conteste la mise à l'eau, le 14 juillet, d'une goélette, réplique d'un aviso du début du XIXe siècle. Baptisée La Recouvrance, du nom du plus célèbre quartier de Brest, elle porte haut les couleurs de la ville. Depuis cette époque elle propose des croisières, est présente à chaque fête et peut souvent être admirée dans le port de Brest, au quai Malbert.

Brest 2004 accueille près de 2 000 voiliers traditionnels venant de vingt nations différentes. Cette fête apporte des nouveautés majeures, comme des jangadas (bateaux brésiliens) et des bateaux vikings, des yoddlers. Pour sa sixième édition, la fête s'appelle Les Tonnerres de Brest 2012[135].

Festivals[modifier | modifier le code]

Tous les jeudis soirs d'été depuis 1988, réduit à un jeudi sur deux durant juillet et août depuis 2013, pour des raisons financières et de sécurités, la ville organise les Jeudis du port, soirées de concerts gratuits et d'arts de la rue sur les quais du port de commerce, qui font rimer qualité artistique et succès populaire[136].

Tous les ans au mois d'avril, la Kevrenn Brest Sant Mark lance le Printemps des sonneurs, qui permet à dix à vingt bagadoù de présenter au public leur répertoire de la saison à venir, après un défilé des différents bagadoù. Il se termine par un « triomphe » où les quelques centaines de musiciens jouent ensemble sur les marches de la mairie, place de la Liberté. Cette fête a pour origine le cinquantième anniversaire de la Kevrenn Brest Sant-Mark qui avait été créée pour récolter des fonds pour aider les victimes de l'explosion de l'Océan Liberty en 1947. Brest avait déjà organisé de 1953 à 1970 le Festival des cornemuses, qui a inspiré en 1972 le Festival interceltique de Lorient.

Le Festival Européen du film court a lieu en novembre. Il est organisé par l’association Côte Ouest.

Le festival de musique électronique Astropolis, se déroule à Brest et au Manoir de Keroual, à Guilers, traditionnellement au début du mois d'août ou au début de juillet, comme en 2013. Il prend différentes formes et propose de nombreuses activités liées à la musique électroniques, gratuites ou payantes et s'adressant à tous les publics. Ce festival se décline sous plusieurs formes, entre soutien et partenariats d'événements ou encore sa version Astropolis Hiver au mois de janvier.

D'autres festivals ont également vu le jour dans la ville comme celui du conte Grande Marée (en novembre, organisé par l'ADAO), le festival de la radio et de l'écoute à Brest (en décembre, organisé par l’association Longueur d’onde), le festival international de théâtre d'improvisation Subito (en mars-avril, organisé par la cie Impro Infini), et enfin le Festival intergalactique de l’image alternative (en octobre, organisé par Canal Ti Zef).

Chaque week-end de l'Ascension, La Foire aux Croûtes accueille sur la place Guérin environ 200 artistes peintres, néophytes ou confirmés, en leur permettant d'exposer leurs œuvres, sous chapiteau et à l'extérieur. Durant trois jours, cette manifestation, complétée par des animations de rue et divers spectacles, permet la découverte et l'expression de nouveaux talents.

Autre évènement attendu par de nombreux Brestois, la foire Saint-Michel. À l'instar de la braderie de Lille, l'hyper centre de la ville de Brest voit ses rues, alors devenues piétonnes, peuplées dès les aurores de vendeurs de vide-greniers et autres camelots. Cette manifestation populaire dure le temps d'un week-end prolongé fin septembre.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Brest possède un CHU réparti dans différents sites : l'hôpital Augustin-Morvan, l'hôpital de la Cavale Blanche, l'hôpital de Carhaix, l'hôpital de Bohars (hôpital psychiatrique), le centre René-Fortin, le centre de soins de suite et de réadaptation de Guilers et trois EHPAD[137].

Il existe également à Brest un hôpital d'instruction des armées Clermont Tonnerre (hôpital militaire)[138].

Brest possédait, avant sa fermeture en novembre 2016, un centre de rééducation et réhabilitation pour les enfants suite à un accident ou une maladie ; le site est depuis abandonné, le temps de trouver une nouvelle utilité au lieu[139].

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Brest.

La ville propose au public un équipement varié et de nombreux clubs et événements sportifs. Brest accueille du 1er au 5 décembre 2018, le tour préliminaire du Championnat d'Europe de handball féminin 2018, où la Norvège, la Roumanie, l'Allemagne et la République tchèque s'affrontent à la Brest Arena.

Médias[modifier | modifier le code]

Journaux et magazines[modifier | modifier le code]

Radios[modifier | modifier le code]

Télévisions[modifier | modifier le code]

  • France 3 Bretagne est présente à Brest où elle produit le décrochage local "France 3 Iroise". Elle propose notamment une version bretonne de ses JT dans le 12/13 et le 19/20. Elle peut être reçue à Brest grâce aux sites du Roc Trédudon (TDF), de la rue Pierre Mac Orlan (Towercast - Brest 1), de la rue de Casablanca (TDF - Brest 2) et d'Eden Roc (TDF - Brest 3).
  • Tébéo, « Télévision Bretagne Ouest ». Ses studios se trouvent au 19, rue Jean Macé à Brest. Elle émet sur toute la partie Ouest de la Bretagne.
  • Canal Ti Zef[143]: la télé différente.
  • Télévision générale brestoise, TGB fabrique de la TV, à Brest et autour, en asso et sans but lucratif
  • TV Résidences, association qui produit le magazine Chemins de traverse diffusé sur Tébéo.

Vie associative des quartiers[modifier | modifier le code]

La ville de Brest dispose de :

  • huit maisons pour tous
  • neuf patronages laïques
  • six centres sociaux

et des associations thématiques telles que le GPAS, le CAP/CSF, le Bureau Information Jeunesse, l'Office des Retraités Brestois, Brest à pied et à vélo (Bapav), etc.

Ces associations sont animées et gérées par des bénévoles. Elles sont souvent affiliées à une fédération d'éducation populaire.

Économie[modifier | modifier le code]

Malgré son image de ville industrielle dont l'activité dépend en grande partie des commandes militaires, le tertiaire représente 75 % de l'activité dans le bassin de Brest[144]. Cette tendance à la tertiarisation se poursuit encore, ce qui permet le maintien des effectifs salariés, malgré le déclin industriel[145]. Brest accueille ainsi le siège et de nombreuses filiales du groupe bancaire Arkéa, des hôtels B&B, du groupe textile Omnium (Eurodif, Bouchara, Devred 1902...) ou encore de la marque de surfwear Kanabeach.

Neuvième port de commerce français en comptant la réparation navale civile, la ville évolue vers les métiers de recherche et de conception, mais reste résolument attachée à la mer. Elle revendique ainsi la place de premier pôle européen pour les sciences et techniques liées à la mer : 60 % de la recherche française dans le domaine maritime est basée à Brest[146].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu fiscal médian par unité de consommation était de 18 431  en 2009[147]. Concernant la fiscalité, on dénombre 562 Brestois redevables de l'impôt sur la fortune (impôt de solidarité sur la fortune). L'impôt moyen sur la fortune à Brest est de 6 080  par an contre 5 683  par an pour la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables brestois de l'ISF est estimé à environ 1 761 207  pour 2012[148].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total d'actifs sur la commune de Brest était de 94 133[147]. Le bassin d’emploi de Brest repose sur un tissu économique diversifié. Quatre secteurs se distinguent par leur dimension nationale et internationale :

Activités militaires, maritimes et civiles[modifier | modifier le code]

Près de 25 000 personnes (soit 27 % des actifs) ont des emplois industriels directs liés à la mer, ce qui fait de Brest le 1er port français atlantique d’entretien de la flotte militaire et de réparation navale civile[147].

Technologies de l'information et de la communication[modifier | modifier le code]

Environ 11 % des actifs, ou 10 000 personnes, travaillent dans ce secteur. C'est en partie grâce à cela que la Bretagne occupe la 4e place des régions françaises dans la thématique[147].

Agriculture et agroalimentaire[modifier | modifier le code]

La Bretagne est dans le peloton de tête des régions européennes pour la production agricole et l’industrie agroalimentaire. 7 125 salariés travaillent dans ce domaine, donc 8 % des actifs brestois[147].

Activités tertiaires[modifier | modifier le code]

Le tertiaire est, de loin, le principal secteur d’emploi totalisant 78 % des emplois du Pays de Brest. Cette densité des emplois tertiaires est due, d’une part, à la présence à Brest de têtes de réseaux nationaux et internationaux bancaires et commerciaux. D’autre part, les activités tertiaires à haute valeur ajoutée (ingénierie, conseil) se développent à Brest autour des pôles de recherche[147].

L'Arsenal de Brest[modifier | modifier le code]

Employeurs de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Liste des principaux employeurs Brest Métropole avec le nombre de salariés[149]:

Institutions économiques[modifier | modifier le code]

Chambre de commerce et d'industrie de Brest[modifier | modifier le code]

Brest est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Brest, qui gère des infrastructures de réparation navale civile, l'aéroport de Brest-Bretagne, ainsi que le port de commerce de Brest, le port de pêche de Brest, le port de Camaret, le port de Landerneau, le port de Lanildut, le port de l'Aber-Wrac'h.

Pôles de compétitivité[modifier | modifier le code]

Brest est représentée dans trois pôles de compétitivité labellisés par l'État en 2005[150] :

Technopôle Brest Iroise[modifier | modifier le code]

Le Technopôle Brest-Iroise[154] regroupe 4 600 personnes et fédère les mondes de l’entreprise, de l’enseignement supérieur et de la recherche, plus particulièrement dans les domaines des sciences et technologies de la mer, des sciences et technologies de l’information et de la communication ainsi que les sciences du vivant (agro-alimentaire – santé – biotechnologie).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Sites maritimes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Moulin-Blanc.
  • L'arsenal de Brest.
  • La route de la Corniche et le jardin des Explorateurs offrent des points de vue sur l'arsenal de Brest.
L'ancienne centrale thermique de Brest-Portzic

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Article connexe : Urbanisme.

Lieu de promenade ou de détente, le vallon du Stang-Alar abrite l'un des plus prestigieux conservatoires botaniques au monde. Son rôle est non seulement d'assurer la conservation des plantes menacées d'extinction, mais aussi, après étude et culture, de tenter une réintroduction en milieu naturel. Le jardin de 22 ha est un très beau parc paysager où alternent les plantes ornementales courantes (magnifiques magnolias et nombreux camélias) et des espèces menacées. Les serres de 1 000 mètres carrés, dans lesquelles 95 % des espèces présentées sont des plantes menacées de disparition dans la nature, se répartissent en milieux exotiques très différents : l'étage montagnard tropical, les îles subtropicales (à remarquer le géranium de Madère dont la floraison est spectaculaire), les zones tropicales sèches (le ruizia cordata, petit arbre endémique de l'île de La Réunion) et les forêts tropicales humides.

La ville a été récompensée par quatre fleurs et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[155].

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Neuf bâtiments de Brest sont inscrits (ou classés) au titre des monuments historiques : le Château (classé), l'hôpital Morvan, le Naval monument, le bâtiment aux lions (classé), l'auberge de jeunesse, la gare, la villa Mathon, l'église Sainte Thérèse du Landais, l'église saint Louis.

Autres monuments laïques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour Tanguy.

Situé à l'est du port de commerce, en bordure du port de plaisance du Moulin Blanc, Océanopolis se présente comme un vaste bâtiment aux allures de crabe géant. Centre de culture scientifique et technique de la mer, vitrine de toutes les activités liées à l'océanographie, Océanopolis se veut être un « lieu vivant », point de rencontre entre les chercheurs, les professionnels, les industriels et le grand public. Devant la richesse et la diversité des sujets ayant trait à la mer, Océanopolis améliore et renouvelle souvent ses expositions.

Autres monuments religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Luc construite en 1965 sur des plans de Pierre Pinsard, dans le quartier Montaigne-Kérichen. Les quatre cloches proviennent d'Oran[156].

L’église Saint-Martin fut construite entre 1865 et 1877 dans un style néo-roman et néo-gothique. Le quartier l’Annexion prendra le nom de Saint-Martin par la suite[157].

L'église Saint-Sauveur de Recouvrance, dessinée par Frézier, est la plus vieille église paroissiale de Brest, datant du 1750[158].

Le plus ancien édifice religieux de Brest, aujourd'hui en ruine, est la chapelle Saint-Guénolé sur les bords de la Penfeld, ancien site d'un culte des eaux et de la fécondité.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Médiathèques[modifier | modifier le code]

Le réseau des médiathèques de Brest est constitué de huit établissements répartis dans les différents quartiers de Brest[159]. Il met à la disposition de chacun plus de 700 000 documents sur différents supports : livres, journaux et revues, CD, partitions, DVD, tablettes et livres numériques, consultables librement et gratuitement. Ouverte en en janvier 2017[160], la médiathèque François-Mitterrand - Les Capucins devient le plus grand site des bibliothèques municipales et contribue à la rénovation urbaine de la rive droite de la Penfeld[161],

Musées[modifier | modifier le code]

Océanopolis

Le musée de la Marine de Brest, établissement décentralisé du Musée national de la Marine, abrite une collection de maquettes de navires, tableaux, sculptures. Il se trouve dans le château.

Le musée de la tour Tanguy est un musée municipal gratuit présentant divers documents historiques et maquettes reconstituant le vieux Brest d’avant 1939.

Le musée des beaux-arts se veut un point d’ancrage dans la ville nouvelle : un lieu où retrouver, à travers l’expression artistique, une mémoire ailleurs effacée. C’est pourquoi on privilégia d’emblée l’acquisition de peinture européenne depuis la fin du XVIe siècle jusqu’à nos jours.

Le musée mémorial fort Montbarey raconte l’histoire du Finistère pendant la Seconde Guerre mondiale et sa libération.

Le centre d'art Passerelle se donne pour objectif de promouvoir la création plastique contemporaine en favorisant les échanges avec d’autres formes d’expression artistique (manifestations à caractère événementiel, impromptus poétiques, chorégraphiques et musicaux).

Océanopolis est un parc de découverte des océans. Il comporte trois pavillons : tempéré, polaire et tropical ; et associe à un contenu scientifique des mises en scène impressionnantes, ses 42 aquariums contenant outre quelque 3 700 m3 d’eau de mer, 10 000 animaux de 1 000 espèces différentes. Océanopolis possède la plus grande manchotière d'Europe

Le Conservatoire botanique national, niché au cœur du vallon du Stang-Alar, est un espace unique de 40 hectares de réputation internationale. Il recueille, conserve et cultive les espèces rares en voie de disparition des îles du monde entier.

Depuis le pont de Recouvrance, panorama sur la Penfeld avec, sur sa rive gauche, le Château de Brest, et sur sa rive droite la Tour Tanguy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Films et séries tournés à Brest[modifier | modifier le code]

Les films et séries ci-dessous ont été entièrement ou partiellement tournés à Brest[162].

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  2. Semelle de gneiss de Plouénan, nappe intermédiaire (le Conquet – Penzé) formée de micaschistes, nappe supérieure à schistes briovériens recoupés par des granodiorites très déformées (orthogneiss de Brest), et recouverts de séries paléozoïques épimétamorphiques.
  3. Le feuilletage grossier et la fréquence des nodules quartzeux rendent la taille difficile. Plus grave, l'impact des pluies peut entraîner une intense érosion soulignant l'orientation de la roche qui apparaît alors en creux sur plusieurs centimètres.
  4. La particularité de ce granite est de renfermer de nombreuses enclaves noires de plagioclases et de biotites (les « crapauds » des granitiers qui n'étaient pas obligatoirement considérés comme un défaut par les carriers) dont l’origine, complexe et variée, est toujours discutée.
  5. L'édification de l'école navale à Saint-Pierre-Quilbignon semble avoir été le point de départ de l'emprise qu'a pris ultérieurement ce granite à Brest.
  6. Les granites jouent sur les effets de chaînage d'angle et les encadrements des baies.
  7. Encadrements des ouvertures : au rez-de-chaussée et au 1er étage en granite de l'Aber-Ildut ; aux 2e et 3e étages, en kersanton ; allèges en briques rouges de terre cuite, séparées par des panneaux en microgranite de Logonna
  8. Épargnée par les destructions et restaurée en 1992, elle a un perron en granite de l’Aber-Ildut. Le soubassement et les chaînes d’angle sont appareillés dans la pierre de Logonna. Les fenêtres jouent sur l'opposition entre des linteaux en kersanton noir, et les montants en pierre de Logonna blonde. L'édicule accolé au pignon est en granite de l'Aber-Ildut, l'inscription en kersanton.
  9. Cette mosaïque située autour du kiosque est réalisée en jouant sur les différences de coloration des galets de la Rade selon qu'ils soient oxydés (rouges) ou non (clairs).
  10. Les statistiques de Guipavas ne donnent qu'une idée approximative du climat de Brest, ainsi par exemple l’aéroport situé à 98 m d’altitude, reçoit 121 cm d’eau par an contre 79 dans la ville à quelques centaines de mètres de la mer et à une vingtaine de mètres d’altitude[30].
  11. Après avoir été évacuée pendant la guerre, la statue ne fut jamais ramenée à Brest mais transférée au musée du Louvre à la Libération ainsi que les autres statues de Coysevox données à Brest en 1801[46].
  12. Les bâtiments remarquables disparus sont indiqués en rouge (pour la plupart, détruits durant la Reconstruction).
  13. Remontée dans le square L'Herminier près de la rue de Siam.
  14. Prononciation en breton KLT retranscrite selon la norme API.

Références[modifier | modifier le code]

  1. INSEE
  2. a et b « Populations légales 2016 », sur Insee (consulté le 28 décembre 2018)
  3. « Brest. La ville a regagné des habitants ! », sur Le Télégramme,
  4. Romain FILLION, « Brest. La Métropole souhaite attirer toujours plus d’étudiants », sur Ouest-France.fr, (consulté le 22 septembre 2019)
  5. « Brest - Siège d’Ifremer. Transfert effectif au 1er janvier », sur Le Telegramme, (consulté le 10 janvier 2019)
  6. Eric Marcoux, Alain Cocherie, Gilles Ruffet, Jean-René Darboux, Catherine Guerrot,, « Géochronologie revisitée du dôme du Léon (Massif armoricain, France) », Géologie de la France, no 1,‎ , p. 17 (lire en ligne).
  7. Jacques Garreau, « Structure et relief de la région de Brest [note critique] », Norois, no 108,‎ , p. 541-548 (lire en ligne).
  8. Jacques Garreau Structure et relief de la région de Brest, Norois, 1980 p. 546
  9. a et b BRGM, Revue du BRGM pour une Terre Durable BRGM's journal for a sustainable Earth, no 9 ; avril 2009 - Voir chapitre : Les flux sédimentaires, témoins de l’évolution des reliefs des marges continentales (page 18 et suivantes)
  10. Bruno Cabanis, Découverte géologique de la Bretagne, Cid éditions, , p. 84
  11. Eric Marcoux, Alain Cocherie, Gilles Ruffet, Jean-René Darboux, Catherine Guerrot, « Géochronologie revisitée du dôme du Léon (Massif armoricain, France) », Géologie de la France, no 1,‎ , p. 18 (lire en ligne).
  12. C. Barrois, Carte géologique à 1/80000, feuille Lannion (1re édit.), 1909.
  13. Louis Chauris, « Le granite porphyroïde de Porzpaul dans l'île d'Ouessant: un nouvel élément dans la ceinture des « granites rouges » du Massif armoricain (France) », Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, Paris, série II, t. 313,‎ , p. 245-250.
  14. Eric Marcoux, Alain Cocherie, Gilles Ruffet, Jean-René Darboux, Catherine Guerrot, « Géochronologie revisitée du dôme du Léon (Massif armoricain, France) », Géologie de la France, no 1,‎ , p. 19-20.
  15. Marcoux, op. cit., p. 27
  16. a et b Eric Marcoux, Alain Cocherie, Gilles Ruffet, Jean-René Darboux, Catherine Guerrot, « Géochronologie revisitée du dôme du Léon (Massif armoricain, France) », Géologie de la France, no 1,‎ , p. 20.
  17. Coupe du Massif armoricain
  18. Chauris et al., Notice explicative de la feuille Brest, éditions du BRGM, 1980, p.6
  19. Michel Ballèvre, « Léon (29) », sur sgmb.univ-rennes1.fr, .
  20. Yves Cyrille, « Sortie géologique en Pays de Léon », sur avg85.fr, .
  21. Max Jonin, Louis Chauris, Promenade géologique à Brest, Biotope, , p. 10.
  22. Ce gneiss est masqué par les enduits sur les façades principales.
  23. Il est exceptionnellement utilisé dans les murs.
  24. Max Jonin, Louis Chauris, Promenade géologique à Brest, Biotope, , p. 14.
  25. Max Jonin, Louis Chauris, Promenade géologique à Brest, Biotope, , p. 12-13.
  26. Louis Chauris, « Errances pétrographiques dans les cimetières de Brest », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, t. 103, no 4,‎ , p. 125 (lire en ligne).
  27. Riche en cristaux feldspathiques allongés sur plusieurs centimètres à biotite
  28. Louis Chauris, « Brest : vieilles pierres et pierres neuves dans une cité reconstruite », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. XC,‎ , p. 5-36 (lire en ligne).
  29. BFMTV, « Un tremblement de terre en pleine nuit à Brest », sur BFMTV (consulté le 20 mars 2019)
  30. J. Kessler et A. Chambraud Météo de la France. Tous les climats localité par localité JC Lattès - 1990
  31. Les records météorologiques en Finistère, à la station météo de Brest-Guipavas, Météo-France
  32. Le record de froid de septembre 1979 est tombé à Brest
  33. 105 mm de pluie sur Brest en 24 h
  34. Brest sous les eaux
  35. Relevé de Météo-France
  36. Record de pluie sur Brest
  37. 104 mm de pluie sur Brest en 1883
  38. Site officiel du projet de tramway
  39. Source : site officiel de l’aéroport de Brest Bretagne
  40. Alain Boulaire et René Le Bihan 2004, p. 164.
  41. Georges-Michel Thomas, Brest la Rouge, Brest, Éditions de la Cité, , 168 p.
  42. Wiki-Brest : Le quartier des Sept-Saints
  43. Pierre Le Goïc, Brest en reconstruction, Presses Universitaires de Rennes, 2001 lire en ligne.
  44. Alain Boulaire et René Le Bihan 2004, p. 158.
  45. Dictionnaire biographique de Coysevox
  46. Notice no 3679, base Atlas, musée du Louvre
  47. Notice no 3681, base Atlas, musée du Louvre
  48. Notice no 3682, base Atlas, musée du Louvre
  49. L'histoire de l'Hôtel Le Continental Groupe Oceania Hôtels
  50. Alain Boulaire et René Le Bihan 2004, p. 122 à 125.
  51. Ville de Brest, Balade urbaine à Saint-Martin, pdf, 2007
  52. Maurice Piquemal (1902-1995), inspecteur général des Ponts et Chaussées et directeur de la délégation départementale du MRU, le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme créé en 1944
  53. Site de Pierre Henri Argouarch
  54. Brest.fr : Projets de Brest Métropole Océane
  55. a b c et d Données INSEE compulsées par le JDN, année 2011 - Brest
  56. Brest.fr - Le vallon du Stang-Alar
  57. Brest.fr - Le conservatoire botanique national de Brest
  58. Brest.fr - Les rives de Penfeld
  59. Brest.fr - Le jardin des explorateurs
  60. Brest.fr - Le jardin de l'Académie
  61. Brest.fr - Le parc d'Éole
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  64. « Résultats concernant « Brest » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 28 février 2019).
  65. Claude Sterckx, Gwenaël Leduc, Les fragments inédits de la vie de Saint Goëznou in Annales de Bretagne, 1971, T. 78, no 2, p. 278. [1]
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  68. Émile Grimaud, Revue de Bretagne, de Vendée & d'Anjou, vol. 43 à 44, J. Forest, aîné, (lire en ligne), p. 318
  69. Malte-Brun dans La France illustrée de 1882 donne un autre blason en parallèle à celui ci-dessus : D'azur à un navire d'or, au chef d'hermine
  70. Émile Combes, Campagne laïque (1902-1903), Gallica
  71. S. Castel, Brest, étude de géographie urbaine, Annales de Bretagne, 1932, Gallica
  72. Journal L'Ouest-Éclair no 14155 du 9 août 1935, Gallica
  73. Benoît Kermoal, « Colère ouvrière à la veille du Front populaire », sur Le Monde diplomatique (consulté le 10 septembre 2019)
  74. Journal L'Ouest-Éclair no 14155 du 9 août 1935, Gallica
  75. André Calvès, J’ai essayé de comprendre, Mémoires : 1re partie : 1920-1950, mai 1993
  76. Louis Élie, né le à Melleran (Deux-Sèvres) fut le fondateur de ce réseau de résistance et fut l'un des fusillés. Les autres fusillés furent Roger Grozeleau, Joseph Thoraval, Joseph Prigent, Roger Ogor, René Gourvennec, Albert Muller, François Quéméner, Louis Stéphan, Georges Bernard, Robert Busillet.
  77. http://aieux-bretons-et-normands.eklablog.com/bretons-du-groupe-elie-c24612728
  78. parmi eux, Albert Abalain, Lucien Argouach, André Berger, Louis Departout, Yves Giloux, Henri Moreau, Albert Rannou, Albert Rolland, Joseph Ropars, Jean Teurroc
  79. http://www.wiki-brest.net/index.php/Plaques_comm%C3%A9moratives_%C3%A0_Brest
  80. Membre des réseaux Ronsard-Marathon de la France combattante, arrêté le , déporté, mort pour la France le au Camp de concentration de Flossenbürg
  81. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/stpoldeleon/stpoldeleon/reseau-de-resistants-hommage-a-la-cathedrale-05-07-2009-455937.php
  82. http://www.wiki-brest.net/index.php/Ploudalmezeau_le_24_avril_1944
  83. Stéphane Simonnet, Claire Levasseur (cartogr.) et Guillaume Balavoine (cartogr.) (préf. Olivier Wieviorka), Atlas de la libération de la France : 6 juin 1944- 8 mai 1945 : des débarquements aux villes libérées, Paris, éd. Autrement, coll. « Atlas-Mémoire », (1re éd. 1994), 79 p. (ISBN 978-2-746-70495-4 et 2-746-70495-1, OCLC 417826733, notice BnF no FRBNF39169074), p. 25
  84. Finistère Hebdo
  85. Les armoiries de Brest.
  86. Wiki-Brest - L'Océan Liberty vient de tuer
  87. Brest Maville.com
  88. Cette histoire fait l’objet de la bande dessinée Un homme est mort d’Étienne Davodeau et Kris, qui a été inspirée par un film destiné à être diffusé sur les piquets de grève, dont la seule copie a été perdue.
  89. « Coordonnées du Tribunal de grande instance de Brest », sur Annuaire administration (consulté le 31 janvier 2019)
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  107. André Rivier, « Georges Lombard. Le départ d'un bâtisseur : Avec Georges Lombard disparaît, à 85ans, une, sinon la figure majeure de l'histoire de Brest de l'après-guerre. Il en a écrit quelques-uns desprincipaux chapitres aufild'une action marquée parl'amour desaville », Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juin 2018) « En 1953, à l'âge de 28 ans, il fait son entrée au conseil municipal présidé par le maire d'alors, Yves Jaouen, dont Georges Lombard devient l'adjoint au maire un an plus tard, poste qu'il occupera jusqu'aux élections municipales suivantes, en 1959. Cette année-là, la victoire sourit à une liste de coalition regroupant des UNR (le parti gaulliste de l'époque), des MRP, des non-inscrits, des démocrates-chrétiens et des indépendants brestois, groupe à part à la tête duquel figurait Georges Lombard. Ce dernier est élu maire par 28 voix et 11 bulletins blancs »
  108. a b et c Par Pierre-Yves Lautrou, « Droite: le syndrome brestois », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juin 2018) « Résumons: la droite perd la ville en 1977, après la victoire du socialiste Francis Le Blé, élu, déjà, sur fond de divisions entre Eugène Bérest, maire sortant, et Georges Lombard, président de la communauté urbaine. En 1983, rassemblée pour la seule fois de ces vingt-cinq dernières années, elle reprend la ville dès le premier tour grâce au RPR Jacques Berthelot... qui ne tient que deux ans en place: ses adjoints le débarquent et il tient symboliquement une fameuse conférence de presse à la décharge du Spernot pour dénoncer la "chienlit" de son propre camp. Georges Kerbrat le remplace et se présente sous l'étiquette RPR-UDF en 1989 face au centriste Yannick Marzin, qui se retire au second tour: insuffisant pour barrer la route au socialiste Pierre Maille, vainqueur avec plus de 60% des voix ».
  109. « Eugène Berest (1922 - 1994) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  110. « 20 ans après sa mort hommage à Francis Le Blé : Francis Le Blé, qui fut maire de Brest pendant cinq ans, est décédé, à l'âge de 52 ans, le 23 juin 1982. Hier, ses amis ont rendu hommage à cette incarnation de la gauche brestoise, à l'occasion du vingtième anniversaire du décès de celui que tout le monde appelait « Francis », Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juin 2018) « Francis Le Blé, (...) ancien ouvrier de l'arsenal, militant syndicaliste (à la CFTC puis à la CFDT). Puis, engagé dans la politique dans les rangs du Parti socialiste, il joua un rôle important pour faire avancer les idées d'une gauche pour laquelle le Finistère était alors une terre de mission. (...) Francis Le Blé avait été élu maire de Brest en 1977, à la tête d'une liste victorieuse, à la surprise générale avec 33 voix d'avance, face à la droite désunie, représentée, d'une part par le président de la Cub, Georges Lombard, et, d'autre part, par Eugène Bérest, alors maire sortant ».
  111. « Il y a 30 ans. La démission d'un maire amer », Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juin 2018).
  112. « Jacques Berthelot. Boss des maths », Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juin 2018).
  113. |titre=Régionales 1998 - résultats Brestagne |périodique=Libération |date=17/03/1998 |lire en ligne=http://www.liberation.fr/cahier-special/1998/03/17/regionales-1998-resultats-bretagne_230325 |consulté le=28 juin 2018
  114. « Georges Kerbrat (1985 - 1989) », Ouest France,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juin 2018).
  115. Paul Quinio, « Brest en mal de maire. Après trois mandats, le socialiste Pierre Maille raccroche », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juin 2018) « Il a entendu dire en ville qu'il partait parce qu'il était malade. «Je n'ai pas vu un médecin depuis quarante ans.» Ou qu'il était lassé après trois mandats (il a été premier adjoint en 1977, puis maire en remplacement de Francis Leblé, décédé en 1982) ».
  116. Pierre-Yves Lautrou, « François Cuillandre, le maire militant », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juin 2018) « Le maire de Brest doit beaucoup au PS. Membre depuis 1977 - une adhésion antidatée, car il est à l'époque appelé du contingent ! - François Cuillandre voit sa carrière politique prendre un nouveau tour lorsqu'il est muté de Paris, où il travaille comme inspecteur des impôts, à Brest. Simple militant, il se rapproche de Tino Kerdraon, patron des socialistes finistériens, à l'occasion de la constitution -agitée- des listes des élections régionales et législatives de 1986 ».
  117. « François Cuillandre (PS), un maire 100 % local : Issu du sérail socialiste, le maire de Brest, déçu par le PS, s'est replié sur la gestion de sa commune et revendique son choix », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juin 2018).
  118. « Municipales à Brest. François Cuillandre réélu maire : Ce samedi matin, le socialiste François Cuillandre a été réélu maire pour un troisième mandat par le nouveau conseil municipal. Il a aussi installé ses 21 adjoints », Ouest France,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juin 2018).
  119. « Les sept quartiers de Brest », La ville de Brest, sur https://www.brest.fr (consulté le 1er juin 2018).
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  124. « Le quartier des Quatre Moulins », Les sept quartiers de Brest, sur https://www.brest.fr, (consulté le 1er juin 2018).
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  127. a et b « Jumelages et coopérations », sur Brest.fr (consulté le 21 avril 2018)
  128. « Denver », sur Brest.fr (consulté le 21 avril 2018)
  129. « Jumelage. Le maire de Denver présent à Brest », sur Le Télégramme,
  130. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
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  132. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  133. Cf. page 8 du compte rendu du conseil municipal du 5 octobre 2007
  134. « IPAG », sur www.univ-brest.fr (consulté le 30 janvier 2016)
  135. Brest événements nautiques
  136. Les Jeudis du Port 2013 : 25 ans de passion !, brest.fr
  137. « Nos hôpitaux et résidences. », sur CHU Brest (consulté le 12 décembre 2019)
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  139. « Centre de rééducation Mathieu-Donnart. Des projets après la fermeture », sur Le Telegramme, (consulté le 31 mars 2019)
  140. RCF Rivages
  141. Radio Neptune
  142. Radio U
  143. Canal Ti Zef
  144. site Invest in Brest
  145. Chiffres CCI Brest
  146. Invest in Brest, BMO
  147. a b c d e et f [2]
  148. [3]
  149. Brest Métropole, données économiques 2015-2016
  150. Les pôles de compétitivité en France
  151. Pôle Mer Bretagne
  152. Pôle Images et Réseaux
  153. Pôle Valorial
  154. Technopôle Brest-Iroise
  155. Villes et Villages Fleuris
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  157. Jean-Louis Auffret, Brest d'hier à demain, Éditions Cloître, mars 2002, Saint-Thonan France, (ISBN 2-910981-65-7), page 45
  158. Jean-Louis Auffret, Brest d'hier à demain, Éditions Cloître, mars 2002, Saint-Thonan France, (ISBN 2-910981-65-7), page 25
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  160. http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/mediatheque-demenagement-xxl-06-12-2016-11320123.php
  161. « A Brest, un nouveau pôle culturel et commercial aux Capucins », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 5 novembre 2019)
  162. « Brest et le cinéma : ça tourne ! », sur brest.fr (consulté le 9 décembre 2014)
  163. a b c d e et f « Ca s'est tourné près de chez vous », sur filmfrance.net (consulté le 4 novembre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages évoquant le « vieux Brest »[modifier | modifier le code]

  • À bord de l'Étoile Matutine de Pierre Mac Orlan (1920)
  • Les Clients du Bon Chien jaune de Pierre Mac Orlan (1926)
  • Kleier eured de Roparz Hemon (1934)
  • L'ancre de miséricorde de Pierre Mac Orlan (1941)
  • Poème Barbara dans Paroles de Jacques Prévert (1946)
  • Querelle de Brest de Jean Genet (1947)
  • La Prison maritime de Michel Mohrt
  • Nenn Jani de Roparz Hemon (1974)
  • Bruno Robert et Daniel Lordey, L'enseigne du Soleil Royal, Éditions Pierre Tequi, coll. « defi », , 317 p. (ISBN 978-2-7403-1386-2)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Alain Boulaire et René Le Bihan, Brest, Éditions Palantines, , 304 p. (ISBN 2-911434-38-2)
  • Philippe Henwood et Edmond Monange, Brest : un port en révolution, 1789-1799, Ouest-France, [détail des éditions] (ISBN 2-7373-0269-2)
  • L'hôtel de la femme sans tête - Dans un Brest oublié… - Gilbert Moreau - Paris
  • Un autre regard sur Brest : coffret de deux livres de photos sur l'architecture de Brest : Brest le port et Brest avec Holga par Jean-Louis Potier, aux éditions Cloitre.
  • Le château de Brest, Paris : Musée national de la Marine, 2013
  • Jeremi Kostiou, Ar marc’h-du e Brest [Le train à Brest], dans Briac, Avel Reter, Plabennec, Nadoz-Vor Embannadurioù, 2015, pp. 42-45.
  • Jeremi Kostiou, Le commerce de chansons sur feuilles volantes à Brest, 1915-1955, Les Cahiers de l’Iroise, n°227, 2017, pp. 174-182.
  • Georges-Michel Thomas, Brest la rouge, Éditions de la Cité, 1989

Première Guere mondiale[modifier | modifier le code]

  • Jeremi Kostiou, Quand Pontanezen révèle ses vestiges…, Les Cahiers de l’Iroise, n°225, 2017, pp. 176-190.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Max Lagarrigue, Comment les Français vivent-ils les bombardements alliés ?, in 99 questions… La France sous l'occupation, Montepellier, CNDP, 2007.
  • André Calvès, J’ai essayé de comprendre, Mémoires : 1re partie : 1920-1950, (lire en ligne)
    (Une première version a été publiée sous le titre Sans bottes ni médailles – Un trotskyste breton dans la guerre, Éditions La Brèche, Paris 1984)

La reconstruction de Brest[modifier | modifier le code]