Le Tréhou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Tréhou
Le Tréhou
La rue principale du bourg
et l'église paroissiale Sainte-Pitère.
Blason de Le Tréhou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Pont-de-Buis-lès-Quimerch
Intercommunalité Pays de Landerneau-Daoulas
Maire
Mandat
Joël Cann
2014-2020
Code postal 29450
Code commune 29294
Démographie
Gentilé Tréhousiens
Population
municipale
625 hab. (2015 en augmentation de 7,2 % par rapport à 2010)
Densité 27 hab./km2
Population
aire urbaine
44 395 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 24′ nord, 4° 08′ ouest
Altitude Min. 35 m
Max. 171 m
Superficie 22,79 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Le Tréhou

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Le Tréhou

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Tréhou

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Tréhou
Liens
Site web Site de la commune

Le Tréhou[lə tʁeu] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Treffou vers 1330, Trevou en 1363, Treffvou en 1446, Treffou en 1467 et 1618, Treffuou en 1481 et Le Treffvou en 1521.

Le Tréhou vient du breton trevou (« la paroisse »)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Hache à douille de type Le Tréhou du dépôt de Guesman datant de l'âge du bronze final.

Un dépôt de 900 haches à douille datant de l'âge du bronze final a été trouvé à Guesman[2].

Origines[modifier | modifier le code]

La naissance du village se situe entre 1800 et 800 ans av. J.-C. La vie devait être riche en échanges car un grand dépôt de 900 haches armoricaines a été découvert à Guesman en 1958. On pense qu’elles servaient de monnaie.
Elles sont aujourd’hui exposées au Musée départemental breton à Quimper.

Les habitants n’étaient pas « d’irréductibles Gaulois » car les Romains s'y sont visiblement bien installés. Il existe, en effet, toujours des traces de leur présence. On peut les découvrir entre Reunguen et Brec’hoat. Mais nos valeureux ancêtres ont su tirer parti de cette occupation car les historiens les soupçonnent d’avoir habité certains camps fortifiés (Quillivinnec et Brec’hoat) jusqu’au Moyen Âge.
Le nom de la commune apparaît au XIVe siècle. Le Tréhou est probablement issu du morcellement de la paroisse de Ploudiry.

La paroisse du Tréhou faisait partie de l'archidiaconé de Léon relevant de l'évêché de Léon et était sous le vocable de Sainte-Pitère, sous le patronage de Sainte Piterre. Elle avait comme trèves Tréflévénez érigée en paroisse en 1801 et Tréveur (ou Trévéreur), qu'elle a absorbée.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La culture du lin a été pendant longtemps la richesse du pays. Ce sont les juloded, paysans-marchands, producteurs du lin, qui dirigeaient la commune. Le Tréhou était au XVIIIe siècle au cœur de la zone toilière du Léon consacrée à la culture et à la transformation du lin et du chanvre : 27 kanndi y ont été dénombrés à ce jour ; selon les inventaires après décès la fréquence des métiers à tisser y était de 141,3 pour 100 inventaires, même si le lin n'y était apparemment assez peu cultivé et devait être souvent acheté ailleurs. Parmi les paysans-marchands, Guillaume Le Sanquer, de Leslurun, dont la fortune s'élève lors de son décès en 1727 à 23 738 livres selon son inventaire après décès ; celle d'un homonyme, décédé en 1733, s'élève à 27 788 livres et il donnait du travail à plusieurs tisserands[3].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Les deux députés représentant les paroisses et trèves de Le Tréhou, Tréflévénez et Trévéreur lors de la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven le étaient Yves Maguéres et François Tournellec[4].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors du Concordat de 1801, Tréflévénez est érigée en paroisse indépendante du Tréhou.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les 20, 21 et 23 août 1914 des soldats bretons tombèrent sur le sol de la commune belge de Maissin (Province du Luxembourg) dans des combats contre les troupes allemandes. Pour commémorer ces morts, un calvaire du XVIe siècle de la commune du Tréhou a été transféré[5] en 1932 dans le cimetière franco-allemand de cette petite commune ardennaise. Ailleurs dans la même commune un monument commémore les Bretons et Vendéens du XIe de ligne tombés dans ces combats[6].

Calvaire du Tréhou au cimetière de Maissin (Ardenne belge).

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Stèle commémorative en l'honneur des six résistants tués.

Dans le cadre du raid allemand sur Brasparts (le , des troupes allemandes partent de Brest pour aller libérer une centaine de soldats allemands retenus prisonniers par des FFI dans une école de Brasparts), et passent par Le Tréhou où ils font prisonniers par surprise deux résistants FFI de la compagnie de Plounéour-Ménez qui se trouvaient là et poursuivent leur route vers Brasparts où ils parviennent à libérer après de brefs combats leurs camarades emprisonnés. Sur le trajet de retour, les Allemands passent par Saint-Éloy, puis par Le Tréhou. À la sortie du bourg en direction d'Irvillac, les résistants de la compagnie de Plounéour-Ménez ouvrent le feu sur le convoi mais cinq d’entre eux sont tués et le convoi allemand poursuit sa route en passant par le carrefour de Croas Guerniel où un résistant est tué. Mais les combats les plus sanglants ont lieu le même jour à Irvillac[7].

Blason[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2015, la commune comptait 625 habitants[Note 1], en augmentation de 7,2 % par rapport à 2010 (Finistère : +1,13 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 077 1 054 1 068 1 045 1 072 1 106 1 120 1 184 1 169
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 169 1 172 1 213 1 163 1 272 1 198 1 228 1 167 1 134
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 046 1 027 1 084 1 061 1 003 926 856 774 671
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
619 596 527 453 395 408 504 604 625
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Monique Cann    
2014 en cours Joël Cann DVD Agriculteur


  • François Miorcec ( - )
  • Francis Paugam ( - )

Associations Sportives[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le Tréhou est jumelée avec la commune de Cressia en France dans le département du Jura.

Monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

    • Le calvaire.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Le Monument aux morts de 1914-1918.
Monument aux morts de 1914-1918.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 116, Editions Jean-paul Gisserot, ([[International Standard Book Number|ISBN]] [[Spécial:Ouvrages de référence/2877474828|2877474828]]) »
  2. Jacques Briard, "Les dépôts paléomonétaires de l'Europe atlantique protohistorique", Revue numismatique, 2001, n° 157, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/numi_0484-8942_2001_num_6_157_2316
  3. Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, "L'or bleu (An aour glaz) : le lin au pays de Landerneau-Daoulas", Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ (ISBN 2-9505493-1-4)]
  4. J. Madival et E. Laurent, "Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises" , imprimé par ordre du Corps législatif. 1e série, 1787-1799, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k480097g/f495.image.r=Locquenole.langFR
  5. Dans son livre Amour de l'Ardenne le poète Thomas Braun décrit en plusieurs pages la cérémonie qui précéda le démontage du calvaire et donne copie du discours qu'il prononça ce jour là au nom des autorités civiles et religieuses de la commune de Maissin (Belgique).
  6. Source : plaque commémorative dans le cimetière de Maissin, route de Lesse.
  7. http://www.wiki-brest.net/index.php/Ao%C3%BBt_1944_%C3%A0_Irvillac
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article(s) connexe(s)[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]