Arkose

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Arkose constituée essentiellement de quartz (minéral gris vitreux), et de feldspaths (potassiques roses et plagioclases blancs).

L'arkose (terme introduit par le minéralogiste Alexandre Brongniart en 1823 pour limiter celui de grès s'appliquant à de nombreuses roches en Auvergne, probablement issu du grec archaios, « primitif »[1]), parfois appelée arénite feldspathique ou feldsparénite, est une roche sédimentaire détritique terrigène.

Exemple d'utilisation d'arkose pour la construction d'une église en Auvergne.
Meules en arkose en Auvergne.

Composition[modifier | modifier le code]

Comme tous les grès, l'arkose est une roche détritique riche en quartz (jusqu'à 60 % environ), mais définie par une proportion de feldspath d'au moins 25 %, accompagnée éventuellement de quelques micas et d'un ciment composé d'argile (environ 15 %). C'est un grès grossier, feldspathique. Par ailleurs son liant est argileux, et non calcaire, ce qui augmente sa résistance dans le temps à la pluie[2].

Synonyme d'arkose, le grès arkosique est plus souvent employé pour désigner un subarkose, ou grès feldspathique, contenant de 5 à 25 % de feldspaths[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Les feldspaths, suite à leur fragilité (clivage) et leur grande altérabilité, forment rarement plus de 10 à 15 % des grès. Leur proportion plus importante dans les arkoses peut indiquer un climat aride (désertique ou arctique) où l'altération chimique est faible (aridité, gel permanent) et/ou la présence de reliefs accusés (soulèvements récents, failles actives), responsables d'un transit rapide des sédiments vers le bassin.
L'orthose et le microcline sont plus abondants que les plagioclases quand la croûte continentale représente la source principale du sédiment (de type cône alluvial) ; dans le cas contraire, une source volcanique doit être suspectée. Les grains de feldspath peuvent être frais, ou altérés en kaolin. La kaolinisation est présente aussi bien dans les grains de feldspath potassique que dans les plagioclases[3].

Gisement[modifier | modifier le code]

L'arkose se rencontre souvent près des granites et des gneiss car elle provient de leur altération.

De l'uranium est parfois présent en gisements importants dans des formations de grès arkosiques, par exemple dans le bassin de la rivière Powder aux États-Unis, où il est exploité[4].

L'inselberg d'Ayers Rock (Uluru) en Australie est composé d'arkose.

Utilisation[modifier | modifier le code]

  • Ornementation (statuaire)
  • Construction
  • Meules[5]

De nombreuses églises romanes d'Auvergne sont en arkose (basilique Notre-Dame-du-Port de Clermont-Ferrand, église Saint-Austremoine d'Issoire, église Notre-Dame de Saint-Saturnin[6]).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Klaus K. E. Neuendorf, Glossary of Geology, Springer Science & Business Media, (lire en ligne), p. 36.
  2. a et b Alain Foucault, Jean-François Raoult, Fabrizio Cecca, Bernard Platevoet, Dictionnaire de Géologie, Dunod, (lire en ligne), p. 27.
  3. Frédéric Boulvain, « Eléments de Sédimentologie et de Pétrologie sédimentaire », sur Département de Géologie de l'Université de Liège, .
  4. Davis, J. F. (1969). Uranium deposits of the Powder River basin. Rocky Mountain Geology, 8(2 Part 1), 131-141 (résumé).
  5. Les carrières néolithiques ou protohistoriques de Malange
  6. Panneau Les Carrières d'Arkose dans le village de Montpeyroux, vu le 27 juin 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]