Îles Britanniques

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Îles Britanniques
British Isles, British and Irish Isles ou Great Britain and Ireland (en)
Carte des îles Britanniques.
Carte des îles Britanniques.
Géographie
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l’Irlande Irlande
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 55° N 5° O / 55, -5 ()55° N 5° O / 55, -5 ()  
Superficie 315 134 km2
Nombre d'îles Plus de 6 000
Île(s) principale(s) Grande-Bretagne, Irlande
Point culminant Ben Nevis (1 344 m sur Grande-Bretagne)
Géologie Îles continentales et volcaniques, bancs de sable
Administration
Statut Archipel partagé entre deux pays (Irlande et Royaume-Uni) et trois dépendances de la Couronne britannique (Île de Man et les bailliages de Guernesey et de Jersey).

Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nations constitutives Angleterre, Écosse, Irlande du Nord, Pays de Galles

Drapeau de l’Irlande Irlande
Comtés Tous
Démographie
Population 64 500 000 hab. (2005)
Densité 204,67 hab./km2
Plus grande ville Londres
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+0

Géolocalisation sur la carte : Europe

(Voir situation sur carte : Europe)
Îles Britanniques
Îles Britanniques
Archipels d'Irlande - Archipels du Royaume-Uni
Photo satellite des îles Britanniques

Les îles Britanniques (ou la Grande-Bretagne et l’Irlande ou les îles Anglo-Celtes en Irlande où le terme îles Britanniques n’est pas reconnu[1]) forment un archipel situé au nord-ouest de l’Europe continentale comprenant principalement la Grande-Bretagne et l’Irlande ainsi que de nombreuses îles plus petites situées à proximité tel que l’île de Man, les Sorlingues, les Hébrides, les Shetland et les Orcades.

L’archipel compte plus de 6 000 îles totalisant 315 134 km2 de superficie. Il est divisé depuis 1922 en deux États souverains, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et l’Irlande, auxquelles on adjoint trois dépendances de la couronne britannique, l’île de Man et les bailliages de Guernesey et de Jersey aux îles Anglo-Normandes (cependant, bien que ces dernières soient le plus souvent rangées politiquement avec les îles Britanniques, elles n'en font néanmoins pas géographiquement partie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

La plus grande île de l’archipel avec 216 777 km² (9e du monde), soit 69 % de la superficie de l'archipel britannique. Constitué de

Irlande[modifier | modifier le code]

La deuxième île de l’archipel (3e d’Europe) avec 84 406 km² (27 % de l'archipel), divisée entre la République d’Irlande et, au nord-est, l’Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume-Uni).

  • les îles d'Aran, à l’ouest (dépendance de la République d’Irlande)
  • l'île Rathlin, au nord (dépendance de l'Irlande du Nord).

Autres îles[modifier | modifier le code]

Celles-ci ne dépendent ni Royaume-Uni, ni de la République d'Irlande, mais bénéficient d'un statut politique qui leur est propre :

Géologie[modifier | modifier le code]

Structure géologique (simplifiée) de la Grande-Bretagne : la géologie moderne est née dans les îles britanniques.

Démographie[modifier | modifier le code]

80 % de la population des îles Britanniques est concentrée en Angleterre. En Irlande, en Écosse et au pays de Galles, la population est la plus dense près de leurs capitales respectives, dans leurs alentours. Les agglomérations de population les plus importantes (de plus de 1 million d’habitants) sont situées dans les zones suivantes :

La population en Angleterre a sans cesse augmenté tout au long des décennies, tandis que celles d’Écosse et du pays de Galles a peu augmenté pendant le XXe siècle – la population en Écosse n’ayant pas changé depuis 1951. L’Irlande porte aujourd’hui encore des traces de la Grande Famine qui y a sévi entre 1845 et 1849, voire 1951 : la population ne représente plus alors que moins d'un dixième de la population des îles Britanniques, des millions de victimes décèdent, d’autres émigrent massivement vers le Royaume-Uni ou les États-Unis.

Coopération politique entre les îles[modifier | modifier le code]

Entre 1801 et 1922, la Grande-Bretagne et l’Irlande formaient le Royaume-Uni par l'Acte d'Union en 1801. Suite à la Guerre d'indépendance irlandaise, 6 comtés de l’Irlande du Nord ayant une forte majorité protestante restent rattachés au Royaume-Uni, les 26 autres s’unissent en la République d’Irlande. Il subsiste cependant plusieurs domaines de coopération entre les îles :

  • Circulation entre les îles
    depuis l’indépendance de la République d’Irlande, une zone de libre circulation a continué d’exister à travers toutes les régions. En 1997, l’Union européenne a officiellement reconnu dans le traité d’Amsterdam une « Zone Commune de circulation ». Cependant il semblerait que la situation risque de changer sous la décision du gouvernement britannique, même si cela n’est pas une certitude.
  • Droit de vote
    tous les citoyens des îles Britanniques ont un droit de vote en commun dans les juridictions de l’archipel, sauf pour les élections présidentielles et les référendums en Irlande.
  • Diplomatie
    les ambassades britanniques ont, par un accord bilatéral, le droit de représenter et d’agir en tant qu’ambassade irlandaise lorsque la République d’Irlande n’est pas présente dans certains pays.
  • Nationalité des habitants de l’Irlande du Nord
    les Nord-Irlandais peuvent choisir la nationalité irlandaise en plus de la nationalité britannique.

Le conseil britannico-irlandais a été créé en 1999 d’après l’accord de Belfast de 1998, aussi appelé accord du Vendredi saint. Il est composé de tous les partis politiques des îles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époques pré-romaine et romaine[modifier | modifier le code]

La densité historique des îles Britanniques est reliée à l’évolution de la structure géographique des îles :

  • L'Âge de glace laisse un paysage montagnard froid et humide. Les terres servaient surtout à l'élevage de bétail. La production agricole et artisanale était ainsi limitée (en Écosse, on ne retrouve pas de trace d'activité de poterie), la population était beaucoup moins dense qu'en Europe. Par conséquent, l'organisation politique n'était pas très développée.
  • Jusqu'au VIe millénaire av. J.-C., ce que nous appelons « Grande-Bretagne » était reliée à l'Europe continentale par un territoire presque aussi vaste appelée Doggerland, qui se trouvait alors dans la partie méridionale de la mer du Nord.
    La population néolithique présente sur les îles développa les techniques d'agriculture afin de mieux rentabiliser les terres en les rendant plus fertiles. La construction de Stonehenge, au sud de l'Angleterre, montre que les structures religieuses simples se complexifient et sont ritualisées.

Vers 1000 av. J.-C., les Celtes venus du Nord de l'Europe, après avoir traversé l'Ouest du continent en passant par la Gaule, arrivent dans les îles Britanniques, d'abord en Irlande avec les Gaëls et en Écosse avec les Pictes, puis plus tardivement le sud et l'est de la Grande-Bretagne avec les Bretons. Civilisation guerrière très hiérarchisée dominée par une classe aristocratique, celle-ci se caractérise notamment par l'édification d'oppidums et le développement d'une industrie métallurgique.

En 55 av. J.-C., l'Empire romain convoitant les richesses minières des îles britanniques, entame, avec Jules César, la Conquête de la Grande-Bretagne. Durant cette occupation qui durera jusqu'au début du Ve siècle, les romains développèrent un réseau routier et un tissu urbain qui sera à l'origine des villes britanniques modernes. Ils mèneront aussi auprès peuplades celtes, une politique d'assimilation, notamment chez les bretons qui, presque romanisées, deviendront alors des Britto-romains, civilisation métissée, à la fois celte et romaine. Les autres peuples celtiques, notamment ceux d'Écosse et d'Irlande, échappant au joug de Rome seront donc peut réceptif à cette stratégie et conserveront cette culture celte, attitude qu'ils garderont lors de l'arrivée des anglo-saxons.

Saxons et Vikings[modifier | modifier le code]

Subissant des revers militaires important dans divers endroits de leur empire, les romains décidèrent d'abandonner les îles britanniques à leur sort, et se replièrent donc sur le continent vers l'an 410. Les régions évacuées subirent alors les assauts des tribus celtes comme les Pictes d'Écosse et Scots d'Irlande.
Les cultures furent abandonnées, les champs se reboisèrent, si les grandes villes résistèrent mieux aux attaques, les plus petites furent pillées et incendiées.

Cependant, la résistance des britto-romains s'organisa autour du chef Vortigern, mais ces derniers néanmoins demandèrent en 449 à leurs cousins d'Allemagne du nord, les saxons de leur venir en aide. Ceux-ci acceptèrent l'offre et débarquèrent aussitôt en Grande-Bretagne, accompagné d'alliés comme les Angles et les Jutes. Les nouveaux arrivants s'acquittèrent de leur tâche en mettant fin aux attaques des Pictes et des Scots, puis décidèrent de s'implanter définitivement dans l'île.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

XVIe siècle, siècle des Tudors[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle vers la rébellion[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle : de la Glorieuse révolution à la Révolution française[modifier | modifier le code]

1815-1914 : l'époque des réformes[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour ne pas créer de polémique, le gouvernement britannique évite soigneusement ce terme lorsqu’il doit s'entretenir avec le gouvernement irlandais

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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