Cours Dajot

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Cours Dajot
Image illustrative de l'article Cours Dajot
Tout au bout du cours Dajot, on aperçoit l'entrée du château de Brest
Situation
Coordonnées 48° 23′ 01″ nord, 4° 29′ 17″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Ville Brest
Morphologie
Type Rue
Longueur 700 m
Histoire
Création XVIIe siècle
Monuments Monument américain (XXe siècle), plaque consacré à Jean Cras (XXe siècle), escalier descendant à Porstrein (XIXe siècle), palais de Justice de Brest (XXe siècle)

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

(Voir situation sur carte : Bretagne)
Cours Dajot

Géolocalisation sur la carte : Brest

(Voir situation sur carte : Brest)
Cours Dajot

Le cours Dajot, souvent abusivement orthographié « d'Ajot » dans le parler brestois, tient son nom de l'ingénieur Dajot qui est à l'origine de sa création, est une promenade publique de Brest longue de près de cinq cents mètres et bordée d’ormes. Il surplombe de trente mètres le port de commerce ouvert sur la rade de Brest et donne à l'ouest sur le château de Brest.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le port de commerce et la rade pris du cours Dajot.

Il fut édifié à partir de 1769 sur la falaise dominant la grève de Porstrein, où s’est installé au milieu du XIXe siècle le port de commerce de Brest, sur l’initiative du directeur des fortifications dont il gardera le nom. En 1835, les bourgeois habitant le cours Dajot, auxquels se joignirent ceux des rues d'Aiguillon, du Château et Duguay-Trouin, se plaignirent des odeurs provenant des fours à chaux (7 200 barriques de chaux en sortaient chaque année) et tanneries de Porstrein et Poullic-al-Lor (port de commerce) et de la plantation d'arbres sur le cours, craignant que ceux-ci ne leur bouchent la vue[1].

En dépit de son origine militaire (le Génie a fourni les matériaux et la Marine les forçats chargés de la construction), il est très rapidement devenu une promenade d’agrément très prisée pour la vue sur la rade qu’il domine. Tous les quatre ans depuis 1992, c'est un point de vue privilégié sur les fêtes maritimes de Brest.

C'est de là que fut donné, le 5 juillet 2008, le grand départ du tour de France 2008.

C’est là qu'a lieu chaque année le défilé militaire du 14 juillet de la ville de Brest.

Éléments à découvrir sur cette promenade[modifier | modifier le code]

Monument américain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Naval Monument de Brest.

Le Naval Monument, plus couramment appelé la tour Rose, est un mémorial élevé au centre du cours Dajot après la guerre de 1914-1918 en 1927 par l’American Battle Monuments Commission[7] pour commémorer l'accueil réservé aux Américains durant la Première Guerre mondiale. Détruite par l'armée d’occupation allemande (le ) lors de la Seconde Guerre mondiale, elle sera reconstruite à l'identique en 1958[8], sur un terrain appartenant aux États-Unis mais ne jouissant pas de l'extraterritorialité[9].

Plaque consacré à Jean Cras[modifier | modifier le code]

Le monument consacré à Jean Cras, contre-amiral, inventeur de la règle portant son nom (règle Cras), mais aussi musicien talentueux. Pianiste, il a écrit des dizaines de mélodies et de pièces pour piano et orgue, de la musique de chambre, des œuvres symphoniques et l'opéra Polyphème. À la mort de Jean Cras en 1932, un comité présidé par le ministre de la Marine Georges Leygues, réunit des fonds pour lui élever un monument, confié au sculpteur parisien Raymond Delamarre, grand prix de Rome. Le monument est offert à la ville et inaugurée le 6 octobre 1935. Détruit en 1944, à l'exception de la plaque de bronze à effigie de Jean Cras, le monument sera reconstruit dans un style proche, par le même sculpteur, en 1959[10].

La dédicace que l'on trouve sur le monument est extrait de l'opéra Polyphème : Belle mer écumeuse et bleue où je suis né.

Escalier descendant à Porstrein[modifier | modifier le code]

Les escaliers descendant au port de commerce immortalisés par la scène finale du film Remorques (d'après le roman de Roger Vercel) où Jean Gabin les dévale sous la pluie après avoir perdu sa femme et sa maîtresse, seul dans la nuit. Une scène qu'il fallut d'ailleurs recommencer une dizaine de fois, en raison de conditions météorologiques très peu coopératives en ce jour de [11]. La pluie provenait en effet de canons à eau des pompiers et c'est un avion à hélices de l'Aéro-club de Guipavas, amputé de ses ailes, qui pallia ce soir-là l'absence de vent[11].

Palais de Justice de Brest[modifier | modifier le code]

Immeuble néo-classique moderne paré de granite date de 1952 et est l’œuvre de l'architecte Henri Gabriel Béné[12]. Il est situé dans l'alignement de l'axe mineur du centre ville reconstruit, axe bordé par nombre d’administrations publiques, comprenant l’immeuble de la banque de France et la place Wilson (ancien champ de bataille). L'entrée principale est bordée de deux statues figuratives de granite, œuvre du sculpteur Marcel Courbier (1898-1976) , l'une à droite, représentant un homme appuyé sur une épée avec la légende Lex (« la loi » en latin) et l'autre à gauche, représentant une femme protégeant un enfant avec la légende Tuetur (« il - ou elle - est protégé(e) » aussi en latin)[13].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Les fortifications du cours Dajot, vu du port de commerce.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Photos[modifier | modifier le code]

De nombreuses photos du Cours Dajot à Brest