Jim Sévellec

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Jim E. Sévellec
Naissance
Décès
Nom de naissance
Eugène Sévellec
Pseudonyme
Jim SévellecVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres activités
Peintre de la Marine (nommé en 1936)
Maître
Élève
Mouvement
Enfants
Joël-Jim Sévellec (d)
Ronan-Jim SévellecVoir et modifier les données sur Wikidata

Eugène Sévellec, dit Jim Sévellec[1] est un peintre et faïencier français, né à Camaret-sur-Mer le et mort le à Brest.

Il est le père de l'artiste Ronan-Jim Sevellec.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugène Sévellec grandit à Camaret-sur-Mer avec la colonie artistique de l'entourage de l'écrivain Saint-Pol-Roux. Très jeune, il dessine la vie du port. Sous l'influence de Saint-Pol-Roux, il part pour Paris, afin de suivre une formation artistique auprès de Louis-Marie Désiré-Lucas[2].

Lors de la Première Guerre mondiale, il est mobilisé en 1916 dans l'infanterie et il sert, entre autres, d'interprète auprès des soldats américains et écossais. C'est ainsi que ses compagnons lui donnent son prénom d'artiste « Jim », plus simple à prononcer que celui d'Eugène.

Jim Sévellec collabore dès 1928 avec la manufacture Henriot, une faïencerie de Quimper[3].

En 1936 il est nommé peintre de la Marine[4].

Pour le musée de la tour Tanguy il restitue le passé de la ville de Brest à travers des dioramas[5].

Réception critique[modifier | modifier le code]

« Jim Sévellec n'avait pas son pareil pour croquer les scènes de la vie quotidienne, sur les quais de Brest notamment, où son père, mécanicien de marine, avait été muté lorsqu'il était enfant. Jim Sévellec réalisa entre autres quelque 180 modèles en faïence. Le monde maritime et particulièrement les marins en goguette, se taille la part du lion. Un journaliste écrivit d'ailleurs à leur propos : « Ces personnages luttant contre le vent, celui du noroît ou celui qui s'élève les jours de paye »[6] »

Oeuvres[modifier | modifier le code]

  • Musée des beaux-arts de Brest[7] :
    • L'école navale et la rade de Brest, toile absorbante, 155 x 305 cm ;
    • L'anse de la Maison Blanche, toile absorbante, 155 x 305 cm ;
    • La rade-abri vue des remparts de Recouvrance, toile absorbante, 154,6 x 85,5 cm ;
    • Les remparts de Recouvrance, toile absorbante, 155,4 x 85,6 cm ;
    • La fontaine de Recouvrance, huile sur toile, 67 x 53,7 cm.

Expositions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Brest : Son histoire et son rôle dans la vie de la Basse-Bretagne, Jim et Joël Sévellec, Brest, 1955
  • Encyclopédie des céramiques de Quimper, éditions de la Reinette, 2004

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Surnom reçut durant la Première Guerre mondiale, il signa généralement ses œuvres « Jim E. Sévellec ».
  2. Bruno D. Cot, « Les Sevellec - La peinture dans le sang », sur L'Express.fr, mis à jour le 21/09/2006 - publié le 25/09/2003 (consulté le 29 juillet 2008)
  3. Marc-Antoine Ruzette, « Biographie Sévellec », sur Quimper Enchères, (consulté le 30 juillet 2008)
  4. « Liste des peintres depuis 1830 », sur Marine nationale (consulté le 30 juillet 2008)
  5. « Le musée de la tour Tanguy », sur Ville de Brest (consulté le 30 juillet 2008)
  6. Le Télégramme n°20770 du 11 avril 2012
  7. Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, , 80 p.