Crozon

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Crozon
L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
Blason de Crozon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Crozon (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Presqu'île de Crozon-Aulne maritime
Maire
Mandat
Daniel Moysan
2014-2020
Code postal 29160
Code commune 29042
Démographie
Gentilé Crozonnais
Population
municipale
7 619 hab. (2014en diminution de -1.01 % par rapport à 2009)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 45″ nord, 4° 29′ 15″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 102 m
Superficie 80,37 km2
Localisation

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Crozon [kʁozɔ̃] est une commune française du département du Finistère, en région Bretagne. Crozon comprenait 7 619 habitants au recensement de 2014.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

localisation de la commune de Crozon dans le Finistère

Située au centre de la presqu'île de Crozon, c'est un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Châteaulin.

Très étendue (8 037 ha), la commune occupe la plus grande partie de la presqu'île et comprend 155 villages et hameaux. Parmi eux, la station balnéaire de Morgat (Morgad), au sud, offre un centre nautique et Le Fret (Ar Fred), au nord, un petit port donnant sur la rade de Brest.

Article détaillé : Le Fret (Crozon).
Article détaillé : Morgat.

La baie de Morgat est limitée par Crozon à l'est et la pointe du Kador (Beg ar Gador) à l'ouest. Elle abritait autrefois le port sardinier et thonier de Morgat. Avec l'épuisement des ressources halieutiques, le port de pêche est devenu un port de plaisance.

La commune de Crozon est voisine de celles de Camaret-sur-Mer à l'ouest, de Roscanvel au nord-ouest, de Lanvéoc au nord, de Argol et Telgruc-sur-Mer à l'est.

Le territoire communal est traversé par de petits fleuves côtiers, les principaux étant l'Aber, dont la partie aval forme un marais maritime, protégé désormais car il appartient au Conservatoire du littoral depuis 1980[1] et le ruisseau de Kerloc'h, qui coule au nord du bourg de Crozon et dont la partie aval forme un assez vaste marais contenant un étang (l'étang de Kerloc'h, protégé depuis 1982 car il appartient lui aussi au Conservatoire du littoral[2]).

Article détaillé : Aber de Crozon.

Crozon a fait partie du canton de Crozon et, entre 1994 et 2016, de la communauté de communes de la presqu'île de Crozon. Le , l'intercommunalité fusionne avec la communauté de communes de l'Aulne Maritime pour former la communauté de communes Presqu'île de Crozon-Aulne maritime[3]. Cette intercommunalité est membre du pôle métropolitain Pays de Brest.

Quartiers, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le port et la plage de Morgat.
Épaves de bateaux dans l'anse de Rostellec

Plusieurs lieux-dits sont répertoriés dans la commune de Crozon, les principaux sont :

Plages[modifier | modifier le code]

La commune de Crozon possède de nombreuses plages : Plage de l'Aber, Plage de Kersiguénou, Plage de Goulien, Plage de Lostmarc'h, Plage de la Palue, Plage de Morgat, Plage du Porzic, Plage de Postolonnec, Plage de la Source, Plage de Poul, Plage de Trez-Rouz, Plage de Kerloc'h.

Pointes et sites naturels[modifier | modifier le code]

Le littoral de la commune de Crozon coïncide avec une bonne partie de celui de la Presqu'île de Crozon, ; très pittoresque et accidenté, il comprend notamment le Cap de la Chèvre, la pointe du Kador, pointe de Dinan, la pointe de Lostmarc'h, la pointe de Kerdra, la pointe de Kerroux, la pointe du Dolmen, la pointe de Rostudel, la pointe de Saint-Hernot, la pointe des Grottes, la pointe du Menhir, la pointe de Trébéron, la pointe de Tréboul (ou pointe du Guern), la pointe du Pouldu. Le GR 34 en fait le tour.

Article détaillé : Presqu'île de Crozon.

Géologie[modifier | modifier le code]

La Réserve naturelle régionale des sites géologiques de la presqu'île de Crozon a été créée en 2013[5]. Plusieurs de ses sites sont situés dans la commune de Crozon. Le four à chaux de Rozan, à l'entrée du site de l'Aber, témoigne de l'existence d'un affleurement calcaire datant du dévonien ; les falaises de la Pointe de Dinan, ainsi que celles du Cap de la Chèvre, sont formées de grès armoricain datant de l'Ordovicien[4]. Des laves datant aussi de l'Ordovicien sont visibles sur les falaises de la pointe de Lostmarc'h.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Crozon

Le blason de Crozon.
D'or au lion morné de sable, à la bordure de gueules chargé en chef, à dextre et à senestre d'une macle d'or. Devise : Etre daou vor (Entre deux mers)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[6].


  • Craozon en 1038 ;
  • Crauthon et Plueu Crauton au XIe et XIIe siècles ;
  • Crahaudon en 1162 ;
  • Crauzon en 1172 ;
  • Croazon en 1173 ;
  • Croathon en 1199 ;
  • Craozon au XIIe et XIIIe siècles ;
  • Craozon en 1200 ;
  • Craothon en 1214 ;
  • Crauzon en 1244, 1263, 1363, 1368, 1395 ;
  • Craothon et Craouzon au XIVe et XVe siècles ;
  • Crauzon en 1410, 1451, 1458 ;
  • Crauczon en 1487 ;
  • Crauzon en 1513, 1515, 1516, 1529, 1536 ;
  • Crauczon en 1543 ;
  • Crozon et Croson en 1594 ;
  • Crauzon en 1595 ;
  • Crozon en 1630 ;
  • Croazon et Crozon en 1636 ;

Le nom breton de la commune est Kraozon (Kraon correspond à la prononciation locale)[7].

Le toponyme provient probablement du celtique [*cravo], « lieu pierreux ». En 1162, Crozon est signalée sous la forme Crahaudon, composée de cravo (lieu pierreux en celtique) et de dunon (colline fortifiée en gaulois), signifiant littéralement « colline pierreuse fortifiée »[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les alignements mégalithiques de Lostmarc'h et de Ty-ar-C'huré (ou Maison du Curé) prouvent un peuplement dès la Préhistoire. De nombreux menhirs ont été détruits par des carriers, ce fut le cas par exemple en 1911 à Landouadec[8] où il en subsiste toutefois une dizaine[9]. Le dolmen de Rostudel présente des cupules et une gravure représentant une embarcation[10]. Le premier crâne préhistorique trépané trouvé en France le fut en 1843 à Crozon[11].

L'éperon barré de Lostmarc'h, véritable camp retranché construit à proximité immédiate d'un gîte superficiel de minerai de fer, date de l'âge du fer (des environs de 500 av. J.-C.) et servit de refuge à des populations celtes et gauloises par la suite (petit oppidum du type « éperon barré »). Cette fortification protohistorique[12] est formée de deux énormes levées de terre, au sommet desquelles étaient probablement dressées des palissades, enserrent un fossé. Derrière ces protections se réfugiaient les populations locales en cas d'agression ennemie[13].

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Deux statuettes en bronze représentant l'une un cheval, l'autre un bovidé, probablement d'origine gallo-romaine, ont été trouvées en 1931 à Saint-Fiacre[14].

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En février 1843, à la suite des déplacements de sable provoqués par les ouragans du mois de janvier, qui avaient engloutis partiellement les hameaux de la Palue, Lesteven et Brégoulou, des ossements humains, ainsi que deux médailles d'époque romaine, furent trouvés dans les dunes situées en bordure de la plage de la Palue, à proximité de l'ancien camp romain situé à proximité à Lostmarc'h[15].

Une voie romaine venant de Vorganium passait par la chapelle de Lospars en Châteaulin, Dinéault, 2,4 km au sud d'Argol, Crozon et la chaussée de l'anse du Kerloc'h pour parvenir à Camaret[16].

Un trésor monétaire datant du IIIe siècle a été trouvé à Morgat[17].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Crozon englobait lors de sa création au Haut Moyen Âge, à l'époque de l'Armorique primitive, les paroisses de Camaret, Roscanvel, ainsi que la commune actuelle de Lanvéoc[18]. Le comté de Crozon, selon Jean-Baptiste Ogée, aurait d'abord appartenu aux comtes de Cornouaille, dont descendrait notamment la famille de Rosmadec[19].

La famille de Crozon, dont la motte féodale se trouvait à l'emplacement de l'actuel fort de Lanvéoc, était seigneur de Crozon : le plus ancien membre connu de cette famille est Riwalen de Crozon, né vers l'an 1000 ; une de ses filles Onguen de Crozon fut l'épouse d'Orscand de Cornouaille, qui fut évêque de Cornouaille entre 1022 et 1074. Par la suite, au XIIe siècle et XIIIe siècle, le comté de Crozon fut possédé par la famille de Léon[20], avant de passer aux mains de la famille de Rohan en raison du mariage en 1349 de Jeanne de Léon (fille d'Hervé VII de Léon), dame de Crozon et de Kéménet-Even[21], avec Jean Ier, vicomte de Rohan ; la famille de Rohan était encore seigneur de Rohan et de Quéménet en 1541[22].

La paroisse de Crozon possédait plusieurs maisons nobles : « En 1430, Ker-Hiohal, à Alain Ker-Languy, sieur de Tréménec ; le manoir de Ker-Levé, à Yves Le Gentil, qui eut plusieurs enfants, entre autres une fille nommée Louise, qui épousa, en présence de Louis XI et de la Reine, Charles d'Odé, sieur de Maillebois, gouverneur de Caen ; les manoirs de Hirgari, de Clequel, de l'Erdevy, de Penfort, de Pennanguen, de Brentmel, de Sequerton, de Lesberan, de Brapzell, de Lannahan, de Ker-Manoën, de Trefneidic, de Lefgrinez, de Lefchomat, de Ker-Anprevouet ; et les terres de Ker-Leftenouant, de Tréguier, de Leddonendeuc, de Benzit, de Rofteillec, de Saint-Brieuc, de Ker-Gueguen et de Kerdiec »[19].

« En 1453, les Anglais firent une descente à Crozon, dans le dessein de faire des ravages en Bretagne ; mais le duc Pierre II donna des ordres si précis à ses troupes, qu'elles les attaquèrent avec le plus grand courage, et les forcèrent de regagner promptement leurs vaisseaux, pour échapper au péril pressant qui les menaçait[19]. »

Étant donné son importance, la cure de Crozon était attribuée à des notables, souvent d'origine noble, comme Charles du Dresnay, cité en 1442 ; Alain de Rosmadec, mort en 1474 ; Geoffroy de Tréanna, recteur entre 1486 et 1496 et en même temps chanoine de la cathédrale de Quimper, etc.[23].

Renaissance[modifier | modifier le code]

« Le , le seigneur de Rohan ayant exposé au roi François Ier et au dauphin, duc de Bretagne, que dans les terres et seigneuries de Crozon, Quéménet et Daoulas, il a droit de haute, moyenne et basse justice, de sceaux et contrats, et d'y instituer notaires et tabellions (...). Le roi permit d'y établir; sçavoir dans la juridiction de Crozon huit notaires, dans celle de Quéménet dix notaires et tabellions, et dans celle de Daoulas huit notaires et tabellions ; avec ordre au seigneur de Rohan et à ses officiers de ne nommer à ces charges que des personnes capables de les remplir[19]. »

En 1543, Ambroise Paré, qui accompagne René Ier de Rohan venu défendre la province, trouve « la population en armes, le tocsin sonnant de toutes parts » en raison de la menace d'un débarquement anglais finalement écarté. Il en profite pour décrire le jeu de la lutte bretonne alors déjà pratiquée.

Pendant les Guerres de la Ligue, le , le maréchal d'Aumont prit d'assaut le "fort de Crozon" (situé en fait à la Pointe des Espagnols dans l'actuelle commune de Roscanvel) ; « presque tous les Espagnols périrent » précise Louis-Guillaume Moreau, qui rajoute : « Le siège de Crozon [en fait du fort de Crozon] fut le plus glorieux et le plus terrible qui eut lieu en Bretagne sous la Ligue »[24].

Article détaillé : Siège du fort Crozon.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1632, Sébastien II de Rosmadec, baron de Molac, gouverneur de Quimper, porte aussi les titres de "comte de Crozon et seigneur de Quéménet" ; il a probablement acquis ces terres antérieurement à une date qui reste inconnue[25].

Au début du XVIe siècle, la paroisse de Crozon reçut, probablement de Rome, des reliques des Dix Mille Martyrs (des légionnaires romains convertis au christianisme et crucifiés sous le règne de l'empereur Hadrien) et construisit, dans l'église paroissiale, un reliquaire pour les conserver et un retable pour les honorer.

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Le célèbre prédicateur Julien Maunoir prêcha des missions à Crozon en 1654, en 1666 et en 1671[26]. Lors de sa première mission, il raviva la dévotion des Crozonnais aux dix mille martyrs de la Légion thébéenne : « Les habitants de Crozon avaient honoré longtemps d'un culte particulier les martyrs de la Légion thébéenne dont ils conservent même quelques ossements dans un riche reliquaire. Mais, avec les années, ce culte s'était bien affaibli. Pour le ranimer, le Père Maunoir fit représenter à la procession générale de la mission le martyre de saint Maurice et de ses glorieux soldats. Leurs reliques y furent solennellement portées. Était-ce un mirage, était-ce un prodige ? La foule toute entière, et elle était de 7 ou 8 000 spectateurs, put voir se reproduire dans les hauteurs du ciel la scène qui se passait sur la terre : la procession s'y déroulait dans le même ordre et la même majesté. Les Crozonnais n'eurent pas de peine à se persuader que c'était là un témoignage de la bonté de Dieu à leur égard et ils accueillirent avec des acclamations de joie répétée le spectacle qui s'offrait à leurs yeux ». La mission de 1671 fut organisée à l'intiative de M. de Coëtlogon, chanoine, alors curé de Crozon, qui était le frère de Mgr de Coëtlogon, alors évêque de Cornouaille[23].

Claude de Goulaine[27], comtesse de Crozon, vicomtesse de Porzay, baronne de Poulmic, épousa le Jean III du Han, seigneur de Launay du Han de Bertry. En 1653, René de La Porte[28], seigneur de la Courtaudière en Saint-Ouen-des-Alleux, comte d'Artois[29], épousa Anne-Marie du Han[30], dame de Crozon et fille de Claude de Goulaine; leur fille Anne-Marie, dame d'Artois et de Crozon, se maria le à Brest avec Louis Rousselet, marquis de Châteaurenault, vice-amiral et maréchal de France[31] . En 1710, le maréchal de Château-Renault obtint l'union de la Capitainerie [de Brest] à la Terre et Seigneurie de Crozon[19]. Charles Henri d'Estaing devint à son tour comte de Crozon en raison de son mariage en 1746 avec Sophie Rousselet de Crozon (1727-1792), petite-fille de François Louis Rousselet de Châteaurenault.

Entre 1717 et 1732, François-Hyacinthe de La Fruglaye de Kerver fut curé de Crozon ; René Lozach lui succéda jusqu'en 1737, puis Pierre de Lesguen, du Baudiez et, entre 1774 et 1790 Joseph-Louis Heussaf d'Oixant[23]. En 1745, la paroisse de Crozon possédait, outre l'église paroissiale, 18 chapelles citées et décrites par Paul Peyron et Jean-Marie Abgall[23]. En 1843, selon A. Marteville et P. Varin, il en subsistait 5 « ayant chacun un pardon annuel peu fréquenté »[32].

En 1758, la "maladie de Brest"[33] (le typhus) « causa des ravages effrayants dans les paroisses de Crozon, Argol, Roscanvel et Camaret ; l'intendant est forcé de rappeler que les chirurgiens qu'il y avait envoyés, car personne ne les écoute. (...) Ils [les malades] ne veulent prendre d'autres remèdes que ceux que leurs recteurs leur distribuent, et pourvu qu'ils aient avec cela du vin, ils sont contents »[34].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Crozon de fournir 75 hommes et de payer 492 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[35].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Crozon en 1778, qu'il qualifie de paroisse « une des plus riches du diocèse, elle vaut 15 000 livres » :

« Crozon, gros bourg, à 9 lieues au nord-est (sic) [au nord-ouest] de Quimper, son évêché et son ressort ; à 44 lieues et demie de Rennes ; et à 5 lieues du Faou, sa subdélégation. On y compte 6 000 communiants[36]. Mr le comte d'Estaing en est le seigneur ; il s'y tient un marché les lundi et samedi de chaque semaine. La cure y est à l'alternative, et passe pour une des plus riches de ce diocèse ; elle vaut ordinairement quinze mille livres de rentes. (...) Ce bourg, situé entre les baies de Brest et de Douarnenez, commence une chaîne de montagnes, de 33 lieues trois-quart de longueur, connue sous différents noms. Auprès de Crozon on les nomme montagne de Ménéam ou Ménéhan (Ménez Hom) ; plus loin les Montagnes Noires, et, auprès de Moncontour les Montagnes du Méné. Ce territoire est fort grand et plein de landes ; les terres en labeur sont excellentes. (...)[19] »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Jean Bornic, Michel Herjean, Jean Ollivier, Jean Herjean, François Ely et Pierre Le Migon sont les 6 délégués représentant les 1 000 feux de Crozon lors de l'élection des députés du tiers état de la sénéchaussée de Quimper aux états généraux de 1789[37].

Les prêtres étaient alors très nombreux à Crozon (« les prêtres fidèles trouvèrent longtemps un abri assuré , grâce au zèle de la population et à l'appui même de la Municipalité ») : parmi eux, l'abbé Raguenès [Raguenez], originaire de Crozon, vicaire insermenté de Landudec, arrêté au village de Goandour en Crozon, fut guillotiné à Quimper le [38]. Plusieurs autres prêtres originaires de Crozon furent soit incarcérés (Joseph Meillard[39], vicaire, emprisonné trois mois aux Carmes de Brest en 1791) ou durent se cacher (Pierre Carn[40] , Louis Meillard[41]), ou furent déportés en Espagne (Claude Le Mignon[42], Alain Jezequeleau[43]), etc.[23]. L'abbé Alain Dumoulin (né le dans la trève de Lanvéoc, paroisse de Crozon et décédé en 1811), de retour d'émigration, fut nommé après le Concordat curé de Crozon, avant de devenir curé de la cathédrale de Quimper[44].

Pierre-Marie Graveran (père de Mgr Graveran qui fut évêque de Quimper et de Léon), juge de paix à Crozon, « sauva la vie à beaucoup de prêtres persécutés pour la foi, en favorisant leur fuite ou en les cachant dans les demeures de ses parents ou de ses amis »[45].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le une évasion de 69 condamnés militaires emprisonnés au dépôt de Quélern se produisit. Tous furent repris dans les heures ou jours suivants[46].

Un mouvement populaire à Crozon en 1840[modifier | modifier le code]

Le Journal des débats politiques et littéraires évoque une manifestation houleuse qui se produisit le à Crozon :

« Vendredi dernier, 21 août, Crozon a été le théâtre d'un mouvement populaire qui, heureusement, n'a été suivi d'aucun événement fâcheux. Un rassemblement d'environ 300 individus, détenteurs de domaines congéables, s'était formé dans le but de s'opposer à une expertise légalement ordonnée ; les experts, ainsi que les gendarmes appelés pour les protéger, ont été maltraités ; les experts ont été forcés de se retirer sans avoir rempli leur mission. L'opération d'expertise ayant du être reprise (...) lundi 24, un détachement de 300 hommes des garnisons de Brest et de Quimper a été envoyé à Crozon sur demande de l'autorité, et pour que les experts puissent opérer sans être exposés à de nouvelles insultes[47]. »

Cette affaire concernait principalement des domaniers du village de Véniec[48].

Description de Crozon en 1843[modifier | modifier le code]

En 1843, A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Crozon :

« Crozon (sous l'invocation de saint Pierre) : commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui cure de première classe; chef-lieu de perception ; sous-inspection des douanes à Lanvéoc, bureaux à Morgat et au Fret ; brigade de gendarmerie à cheval. (...). Principaux villages : Trégoudan, Lambézel, Lezvrès, Kerloc'h, Kerduel, Dinant, la Palue, Rostudel, Morgat, Kerglintin, Kerbéluan, Guénalec. Superficie totale 10 735 ha, dont (...) terres labourables 3455 ha, prés et pâtures 206 ha, vergers et jardins 92 ha, bois 238 ha, canaux et marais 154 ha, landes et incultes 6 140 ha (...). Moulins : 56 (de Kerven, de Saint-Drigent, de Goandour, du Cléguer, de Saint-Driec, de Crozon, de Trébéron, de Bronphez, de Lanvéoc, de la Palue, Ar-ménez, Kergolézec, de Rostudel, de Treigner, de Kervennévez, de Kergoff, etc.., à vent ; de Peuven, de Penfoat, de Kerloc'h, de Poulmic, à eau. Objets remarquables : manoirs de Quélern, de Kerhonténan, de Kerdreux, de Goandour ; chapelles de Saint-Fiacre, de Saint-Norgar, Saint-Laurent, Lanvéoc ; ports de Morgat, de Lanvéoc, du Fret ; l'anse de Rostellec, l'île Longue, l'île de Trébéron (lazaret), l'Île-des-Morts (poudrière), les grottes de Morgat et de Rostudel, île Laber [île de l'Aber], chapelle de Poulmic, fort de Quélern. (...) Les terres sont en général peu fertiles, et l'orge est la céréale qui y réussit le mieux ; le goémon, cet engrais si précieux pour la plupart des communes qui bordent la mer, rapporte peu dans celle-ci, à cause de l'extrême élévation des côtes ; cependant, en mars et avril, on en récolte jusqu'à 10 000 charretées certaines années. Mais cette récolte, ainsi que celle des madrépores [du maërl en fait], est vendue avantageusement aux cultivateurs de la rivière de Landerneau. On fait peu d'élèves de bestiaux, à l'exception des moutons. Les arbres fruitiers ne viennent, dans toute cette commune, qu'avec des précautions extraordinaires, et l'on est réduit à aller chercher le bois de charpente à plus de cinq lieues dans les terres. Si l'agriculture est peu florissante à Crozon, en revanche la pêche est une industrie qui, les bonnes années, enrichit le pays ; lorsqu'elle manque, la misère est grande[32]. »

Plus loin, dans le même ouvrage, ces mêmes auteurs poursuivent :

« Il y a foires les 7 janvier, 3 février, 26 mars, 28 mai, 30 juin, 22 juillet, 28 septembre, 9 décembre ; à Lanvéoc, il y a foires le mardi de Pâques, le lendemain de l'Ascension, le jeudi après la Saint-Michel et le 11 novembre ; à la chapelle Saint-Laurent, il y a foires les 11 juin et 11 août. Il y a à Crozon marché le lundi pour les grains, le samedi pour le beurre et les légumes. La route départementale n°1, dite de Hennebont à Brest, traverse la commune, du sud-ouest au nord-est[49]. (...). Géologie : toute la commune repose sur grès, excepté quelques points de granite amphibolique. Au centre et sur toute la côte, le long de l'anse du Loc'h, grauwacke schisteuse ; amas calcaires au fort de Lanvéoc et à la presqu'île de Rozan. On parle le breton[32]. »

Épaves[modifier | modifier le code]

Des épaves étaient régulièrement trouvées sur les côtes ; par exemple en février 1847, de nombreuses balles de coton, provenant très probablement d'un naufrage, s'échouèrent un peu partout sur le littoral depuis le Pays Bigouden jusqu'à Camaret, et principalement dans l'anse de Dinan. Treize personnes des environs, chez lesquelles des balles de coton furent trouvées, furent signalées au procureur du Roi de Châteaulin[50].

Les épidémies de choléra[modifier | modifier le code]

Une épidémie de choléra avait déjà frappé Crozon en 1834 (elle aurait fait 356 victimes) et une autre en 1849-1850, qui fit 32 morts dans la commune[51]. Quelques cas de choléra furent signalés à Crozon en 1866 (le bourg possédait alors deux médecins), mais le bourg de Lanvéoc fut beaucoup plus gravement concerné[52].

La création de la commune de Lanvéoc[modifier | modifier le code]

Lanvéoc forme une paroisse distincte de celle de Crozon en 1862 et devient une commune séparée de Crozon en 1872[53].

Le terrible incendie de 1882[modifier | modifier le code]

Le , un incendie qui fit huit morts détruisit la mairie et l'école de Crozon :

« À trois heures, jeudi matin, le feu a pris dans les combles de la mairie de Crozon : un quart d'heure après, le bâtiment n'était qu'une fournaise. La mairie de Crozon, où est installée l'école communale, sert de logement à l'instituteur et à ses deux adjoints. M. Cariou, l'instituteur, habitait le premier avec sa famille ; ses deux adjoints, MM. Jannou et Letourneur, couchaient dans les mansardes, ainsi que onze pensionnaires, âgés de dix à douze ans. Vers trois heures du matin, les cris de ces enfants réveillèrent les voisins et peu de temps après toute la population fut sur pied. Le feu avait pris dans les mansardes et presque instantanément les flammes, poussées par le vent qui soufflait en tempête du nord-ouest, enveloppèrent le second étage tout entier, pénétrant d'un seul coup dans le dortoir des enfants qui, au milieu des flammes, apparurent aux fenêtres et se dressèrent debout sur le toit en poussant des cris affreux. L'escalier, par malheur, s'était embrasé le premier. À une fenêtre du premier étage, cinq personnes se pressaient, attendant une échelle :c'était l'instituteur, sa femme, la domestique et deux tous jeunes enfants ; une échelle fut appliquée à temps pour les sauver. Treize personnes restaient au second étage, sur les toits ou aux fenêtres des mansardes. M. Jannou, instituteur-adjoint, venait de se jeter dans la cour et, en même temps que lui, un enfant de douze ans. (...) Des échelles avaient été appliquées contre le mur pour atteindre le dortoir des enfants (...). L'un de ceux-ci réussit à se glisser le long d'une échelle. (...). M. Letourneur (...) voulut saisir l'échelle quand, poussant un grand cri, il glissa et tomba sur le pavé de la rue, (...) les jambes brisées. Huit enfants ont été la proie des flammes. À dix heures du matin, la garnison de Quélern est arrivée au pas de course ; il ne restait plus de la maison d'école de Crozon que des murs noircis[54]. »

Le Journal des débats politiques et littéraires précise : « Non seulement les pompes manquent à Crozon, mais l'eau même y fait défaut »[55]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

L'expulsion des Sœurs du Saint-Esprit en août 1902 en vertu de la loi sur les congrégations donna lieu à des manifestations à Crozon ; une première tentative d'expulsion échoua le (« Les gendarmes n'ont pu réussir à rompre les cordons formés par la foule pour protéger l'entrée de l'école et ont du se retirer sous les protestations »[56] ; « l'école a été gardée toute la nuit par une centaine de personnes décidées à la résistance »[57]) ; mais une seconde expulsion parvint à ses fins quelques jours plus tard :

« On sait qu'à Crozon, comme à Saint-Méen et à Ploudaniel, des barricades ont été élevées devant l'école des Sœurs autour de laquelle veille la population. (...) Quand la voiture préfectorale apparut à l'entrée du bourg, un bicycliste, qui veillait, alla prévenir la population qui se trouvait massée devant l'église et l'hôtel-de-ville. Environ 5 à 600 personnes poussent les cris: « Vivent les Sœurs ! Vive la liberté! » (...) L'expulsion des Sœurs a eu lieu hier. Dès cinq heures, le clairon a donné l'alarme à la population. Un détachement d'infanterie, manœuvrant aux alentours, venait en effet d'arriver. À six heures, trois commissaires de police et un serrurier, accompagnés de six brigades de gendarmerie à pied, faisaient leur apparition. Les manifestants, au nombre de 1 200, massés dans la cour de l'école et devant la porte, accueillent les commissaires par les cris de « Vivent les Sœurs ! Vive la liberté ! ». La barricade, formée au moyen de voitures liées ensemble par des chaînes, est démolie au milieu des huées de la foule. La porte de la cour de l'école est enfoncée et les chevaux des gendarmes pénètrent dans la cour. La foule devient menaçante. Un gendarme est renversé. Les commissaires arrivent devant la porte de l'école, où ils sont reçus par M. Miossec, député. La foule devient furieuse. Les commissaires font les trois sommations d'usage et la troupe va charger. M. Miossec, député, et le clergé, calment alors les manifestants. La porte de l'établissement est enfin enfoncée. La supérieure, octogénaire, sort aux bras de M. Miossec, ; les autres Sœurs suivent. Les scellés sont ensuite apposés. Les Sœurs, accompagnées par toute la population, se rendent à l'église, où des prières sont dites[58] »

Les scellés apposés sur la porte de l'école des Sœurs furent brisés à deux reprises les semaines suivantes et réapposés par les autorités, à chaque fois devant les protestations des habitants[59].

Gustave Geffroy décrit ainsi Crozon en 1903 dans la revue "Le Tour du monde" :

« Le bourg est sur la hauteur, des maisons encadrant régulièrement une grande place plantée d'arbres. Le sol aux alentours est à peu près inculte, on ne voit guère, dans le paysage dénudé, que des moulins à vent qui tournent, ce qui suppose tout de même blé de froment, blé noir, seigle ou orge. L'activité est sur la mer, l'espoir de gagner sa vie est confié aux hasards de la pêche à la sardine, et l'on sait que cet espoir est souvent trompé. À part l'église où je vois un beau retable, il n'y a pas de monuments ni de curiosités à chercher ici. (...)[60]. »

Crozon : le monument aux morts de la Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

450 citoyens allemands et 250 citoyens autrichiens, transportés depuis les États-Unis par le navire hollandais Nieuw-Amsterdan afin d'aller s'incorporer dans les armées de leurs pays respectifs, furent capturés par le navire français Savoie et internés pour partie au fort du Bouguen (à Brest) et pour partie aux forts de Lanvéoc et de Crozon[61] (en fait à l'Île Longue).

Une plaque commémorative située dans l'église paroissiale Saint-Pierre porte les noms de 340 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; 17 d'entre eux sont morts en Belgique (la plupart dès l'année 1914, notamment dans les combats de Maissin ou ceux du Front de l'Yser à Dixmude) ; trois (Pierre Kermel, François Marchand et Victor Sévellec) sont morts en Turquie lors de la Bataille de Sedd-Ul-Bahr ; quatre (Pierre Bouchard, Pierre Drevillon, Yves Quentric et Henri Velly) sont morts en Grèce et un (Pierre Capitaine) en Serbie lors de l'expédition de Salonique ; quatre (Jean Le Moal, François Moulin, Jean Rolland et Corentin Le Monze) sont décédés alors qu'ils étaient en captivité en Allemagne ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français, dont par exemple Jean Caër[62], décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, tué à l'ennemi le à Bapaume (Pas-de-Calais), Joseph Aleste[63], mort des suites de ses blessures le à Roclincourt (Pas-de-Calais), décoré de la Croix de guerre et chevalier de la Légion d'honneur, Hervé Le Gall[64] tué à l'ennemi le à Maizeray (Meuse), décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, François Sénéchal[65], tué à l'ennemi le à Cerny-en-Laonnois (Aisne), décoré lui aussi de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, etc.. Un soldat (Jean Sevaer) est mort en 1915 au Maroc, un autre (Joseph Le Corre) en 1916 en Algérie, un marin (François Kermel) en 1918 en Tunisie et deux marins (Louis Menesguen, Eugène Quentric) au Sénégal ; un autre soldat (Émile Thomas) est mort en Albanie en 1919[66].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En mai 1920, la brigade de gendarmerie de Vue (Loire-Inférieure) est transférée à Crozon[67].

La section de la ligne de chemin de fer à voie métrique du Réseau breton entre Châteaulin et Crozon, qui faisait partie de la Ligne de Carhaix à Camaret-sur-Mer, fut mise en service le [68] et ses prolongements vers Camaret et Le Fret furent ouverts le  ; deux gares, celles de Tal-ar-Groas et de Crozon-Morgat, desservaient la commune. Ces lignes ferroviaires fermèrent en 1967 et furent déclassées en 1969.

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En 1923, un projet de construction d'une école de garçons au hameau de Saint-Fiacre est critiqué par la commission d'hygiène car « il ne paraît pas satisfaire aux exigences de l'hygiène »[69].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Une plaque commémorative située dans l'église paroissiale Saint-Pierre porte les noms de 168 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles 10 au moins sont des marins disparus en mer, comme Pierre Jacoby[70] et René Fer[71] ; Eugène Laouénan[72] fait partie des victimes de l'attaque anglaise sur Mers el-Kébir le . Un soldat (Robert Calonnec) mort en 1946, alors qu'il faisait partie des troupes françaises d'occupation en Allemagne, figure aussi sur cette plaque commémorative[73].

Une autre plaque commémorative située à Postolonnec évoque la mémoire d'Yvonne Le Roux (Tante Yvonne dans la clandestinité), résistante de la première heure membre du réseau Johnny, originaire de Toulon et arrêtée à Morgat, déportée à Ravensbruck le , décédée quelques jours après son retour d'Allemagne le [74].

Le carré militaire du cimetière de Crozon abrite les tombes de 10 soldats du Commonwealth morts à Crozon ou en mer dans les environs[75] et celles de deux soldats inconnus[76].

L'accident ferroviaire du 23 avril 1942[modifier | modifier le code]

Un tamponnement entre une locomotive haut-le-pied et un train de marchandises, entre les gares de Crozon et Tal-ar-Groas, survenu le fit 4 morts et 10 blessés[77].

La rafle du 30 juin 1944[modifier | modifier le code]

Le , à la suite d'actes de sabotages commis dans la région de Crozon, les Allemands bloquent toutes les routes accédant à Crozon et arrêtent toutes les personnes qui se présentent, qui sont conduites vers la mairie où leurs papiers sont contrôlés par un officier allemand. Si une centaine de personnes approximativement sont relâchées, 43 hommes sont alignés sur la place de l'église (un homme s'échappe discrètement en se cachant dans l'église) et 42 hommes sont conduits à la carrière de Menez Gorre, puis convoyés en camions à la gare de Quimper. En cours de route, les Allemands procèdent à une seconde rafle à Plonévez-Porzay où se déroulait un enterrement et 10 otages supplémentaires sont pris parmi l'assistance. Sans avoir été jugés, ces 52 hommes sont convoyés dans des wagons à bestiaux au camp de transit de Royallieu près de Compiègne, mettant dix jours et onze nuits pour y parvenir, puis 50 d'entre eux[78] parviennent au camp de concentration de Neuengamme, puis dispersés dans divers kommandos du nord de l'Allemagne. 34 otages sur les 50 parvenus à Neuengamme survivent au début de mars 1945, mais beaucoup décèdent pendant les mois de mars et avril 1945 victimes des marches forcées, de la faim, du typhus, des bombardements, etc., si bien que 18 otages seulement de la rafle du 30 juin 1944 revinrent vivants en France entre le début de mai et la fin de juin 1945. La liste de tous les otages victimes de cette rafle du 30 juin 1944, ainsi que des témoignages et des renseignements supplémentaires, sont consultables sur un site Internet[79].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Onze soldats originaires de Crozon sont morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine et quatre pendant la Guerre d'Algérie[80].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D'après le recensement Insee de 2007, Crozon compte 7 682 habitants (soit une augmentation de 2 % par rapport à 1999).

La commune occupe le 1 228e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 199e en 1999, et le 15e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Crozon depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1866 avec 8 946 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 200 6 492 6 664 6 393 8 034 8 209 8 858 8 576 8 815
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 489 8 651 8 946 8 929 7 763 8 223 8 585 8 276 8 340
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 625 8 780 8 323 7 715 7 454 7 206 7 015 7 712 7 032
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
6 741 6 895 7 297 7 525 7 705 7 535 7 680 7 634 7 619
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[81] puis Insee à partir de 2006[82].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1874, la commune de Crozon est divisée en quatre sections électorales, celles de Crozon (3 147 habitants), de Saint-Fiacre (1 448 habitants), de Saint-Hernot (2 310 habitants) et de Saint-Laurent (863 habitants)[83].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,1 % d'hommes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 25,4 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 15,2 %, 15 à 29 ans = 11 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 36,9 %).
Pyramide des âges à Crozon en 2007 en pourcentage[84]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,7 
8,0 
75 à 89 ans
15,4 
16,9 
60 à 74 ans
19,8 
22,0 
45 à 59 ans
20,0 
18,2 
30 à 44 ans
16,9 
17,8 
15 à 29 ans
11,0 
16,5 
0 à 14 ans
15,2 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[85]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
2008 - en cours Daniel Moysan DVD Retraité Fonction publique
1989 - 2008 Jean Cornec DVG Principal de collège
1983 - 1989 Jean-Jacques Fabien RPR Commerçant
1977 - 1983 Claude Yvenat PS Instituteur
1971 - 1977 Albert Le Lann DVD Notaire. Déjà maire entre 1947 et 1965.
1965 - 1971 Louis Jacquin DVD Médecin, conseiller général
1947 - 1965 Albert Le Lann[86] DVD Notaire
1945 Henri Keranguyader Déjà maire en 1936.
1944 - 1945 Pierre Le Borgne
1941 - 1943 Albert-Marie-Pierre Dreyer
1940 Hippolyte Meriadec[87] Ingénieur mécanicien principal de la Marine. Officier de la Légion d'honneur[88]
1936 Henri Keranguyader[89] Médecin. Fait Chevalier de la Légion d'honneur le [90].
1935 - 1936 Georges Bergerot[91] Vétérinaire.
1919 - 1929 Jean-Louis Cariou[92] Directeur d'école publique à Crozon
1908 - 1917 Michel Balcon[93] Commerçant
1883 - 1908 René Louboutin[94] Médecin. Fils d'Hervé-René-Thomas Louboutin, qui fut maire précédemment.
1882 - 1883 Raymond-Auguste Caradec[95] Percepteur. Fils d'Auguste-François-Marie Caradec, maire en 1813-1814.
1878 - 1882 Émile-Marie Pelliet Déjà maire entre 1873 et 1874.
1875 - 1877 Hervé-René-Thomas Louboutin Déjà maire entre 1843 et 1871.
1874 - 1875 Ambroise Taburet[96] Notaire
1873 - 1874 Émile-Marie Pelliet[97] Notaire.
1843 - 1871 Hervé-René-Thomas Louboutin[98] Médecin
1837 - 1843 Pierre-François-Marie Cuzin[99]
1826 - 1837 Pierre Riou
1818 - 1826 Yves-Corentin Pelliet[100] Receveur des contributions directes. Notaire.
1815 - 1818 Maurice Gilet
1814 - 1815 Emmanuel Bavay
1813 - 1814 Auguste-François-Marie Caradec[101] Notaire et négociant.
1809 - 1810 Alain Kerjean
1808 - 1809 Bernard Graveran
1804 - 1808 Pierre-Eustache Le Gros
1802 - 1803 Hervé Le Bouëdec Déjà maire en 1791 et en 1792.
1800 - 1801 Henri Savina
1800 Félix Blaise
1795 Hervé Largenton
1792-1795 Jean-Marie-François Félep
1792 Hervé Le Bouëdec Déjà maire en 1791.
1791 - 1792 Jean Herveguen
1791 Hervé Le Bouëdec[102] Receveur des devoirs, Garde magasin de la République.
1790 - 1791 Meillard

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Ya d'ar brezhoneg[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 29 mai 2009. La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le 8 octobre 2009.

Enseignement[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2016, 50 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan (soit 6,8% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [103].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Alignements mégalithiques à Lostmarc'h[modifier | modifier le code]

Les alignements mégalithiques de Lostmarc'h ouest font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [104]. Le site fut réutilisé au XVIIIe siècle et au XIXe siècle pour installer un corps de garde (aujourd'hui ruiniforme)[12]. Bien que la pointe de Lostmarc'h soit constituée d'écailles ordoviciennes à base d'ampétites riches en sulfures, les alignements sont en grès quartzites, les blocs ayant été prélevés un peu plus loin, dans les falaises de la Longue Pointe[105].

L'ensemble formé par l'oppidum, un éperon barré, et les dolmens de la pointe de Lostmarc'h fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [106].

Alignements de Ty-ar-C'huré[modifier | modifier le code]

Les alignements mégalithiques de Ty-ar-C'huré (ou Maison du Curé) font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[107].

Le four à chaux de Rozan sur l'Aber[modifier | modifier le code]

Un petit gisement de calcaire (rare en Bretagne) local, exploité dès l'époque gallo-romaine, par exemple à Treuzeulom en Argol, a permis le développement de fours à chaux dans la région, une dizaine étant recensés. Celui de Rozan est construit en 1839 après une enquête publique à l'embouchure de l'Aber (ria en breton). Le choix du site est remarquable : il permet à la fois d'alimenter le four avec le calcaire des carrières voisines et d'exporter la production de chaux par voie maritime. Le four à chaux, adossé à la colline, facilite le chargement du combustible et le défournement de la chaux. En 1872, une violente tempête provoque d'importants dégâts et fait cesser l'activité. Le four sert alors de carrière de pierre, puis d'étable et de bergerie. Aujourd'hui, restauré et entretenu, il est depuis 1980, la propriété du Conservatoire du littoral.

Le four à chaux de l'Aber fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [108].

Villa Ker ar Bruck[modifier | modifier le code]

La villa Ker ar Bruck fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [109]. Elle est aussi appelée la « maison Eiffel », du fait qu'elle est en métal[110].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre, et son retable des dix mille martyrs.

Chapelle Saint-Fiacre[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Fiacre fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [111]. Elle date pour partie du XVe siècle, mais elle fut en partie détruite pendant la Seconde Guerre mondiale ; elle a été restaurée en 1965 (son clocher est celui de l'ancienne chapelle Saint-Nicodème de Kergloff).

  • La fontaine Saint-Fiacre : une tradition survivait encore au début du XXe siècle : « À Saint-Fiacre il est une fontaine renommée. Tous les ans, les habitants de Plougastel y viennent pour le pardon. Ils disent que si l'on n'arrose pas ce jour-là la tête des enfants avec l'eau de la fontaine, ils meurent soit subitement soit par maladie, autrement ils deviennent robustes et acquièrent de bonnes qualités. Aussi arrose-t-on avec cette eau la tête des enfants »[112].

Cette fontaine a été transformée en lavoir.

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Patrimoine environnemental et paysages[modifier | modifier le code]

La pointe de Pen-Hir vue de la pointe de Dinan. Trois gros rochers appelés les « Tas de Pois » la prolongent.

Les peintres ont pris plaisir à rendre cette côte, tel Julien Thibaudeau, au début du XXe siècle, de la pointe du Menhir à Morgat, restituant en profondeur la plage de Postolonnec, de l'Aber et la baie, ou encore Charles-Louis Houdard qui peignit en 1898 Les hauteurs de Crozon.

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Les sites d'intérêt géologique[modifier | modifier le code]

Depuis 2013, une réserve naturelle régionale protège 27 sites de la presqu'île ; parmi eux la coulée de lave sous-marine de Lostmarc'h (cette coulée correspond au refroidissement brutal d'un épanchement de lave basaltique sur le fond marin) .

La "maison des Minéraux", située à Saint-Hernot en Crozon dispose d'un espace muséographique et propose des activités variées pour le grand public, les scolaires, les groupes[113]. Elle présente entre autres une partie de la collection amassée de son vivant par François Le Bail.

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Légendes[modifier | modifier le code]

Le pardon de la chapelle Saint-Fiacre de Crozon était renommé et de nombreux fidèles y venaient, notamment de Plougastel-Daoulas. Selon une croyance populaire, si l'on n'arrosait pas ce jour-là la tête des enfants avec l'eau de la fontaine, ils mouraient dans l'année[114].

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le Festival du bout du monde, le premier week-end d'août.
  • Le marché de Crozon un mercredi sur deux.
  • Les mardis de Morgat et autres fêtes (14-Juillet, etc.) sur la plage en été.
  • Le Caravan' Fest, le dernier week-end de juillet à la salle Ty Skol de St Hernot.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Langoustines de Crozon.

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Outre les grottes de la baie et les nombreux milieux naturels, le fort de Morgat, on peut visiter :

  • La maison des minéraux à Saint-Hernot[116],[117].
  • Le musée des vieux métiers à Argol
  • Le musée de l'école rurale à Trégarvan

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.conservatoire-du-littoral.fr/siteLittoral/57/28-l-aber-29_finistere.htm
  2. http://www.conservatoire-du-littoral.fr/siteLittoral/519/28-etang-de-kerloc-h-29_finistere.htm
  3. Préfet du Finistère, « Arrêté no 2016300-003 du 26 octobre 2016 portant création de la communauté de communes Presqu'île de Crozon-Aulne maritime », Recueil des actes administratifs, no 32,‎ , p. 71 (lire en ligne [PDF])
  4. a et b Actes des 3èmes journées nationales du patrimoine géologique : Brest 27-28 septembre 2002", 2003 disponible sur Gallica
  5. http://www.comcom-crozon.com/environnement/reserve-naturelle#.WYlMoITyiM8
  6. « Résultats concernant « Bubry » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 18 juillet 2016).
  7. a et b Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 66.
  8. G. Guénin, « Un grain d'enfilage, non achevé, trouvé à Landouadec en Crozon (Finistère) », Bulletin de la Société préhistorique de France,‎ (lire en ligne)
  9. http://megalithes-breton.fr/29/accueil_29.php?nom=me/landouadec.html
  10. Présentations et communications, "Bulletin de la Société préhistorique de France", novembre 1935, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5692047z/f20.image.r=Crozon
  11. J. Ferrier, À propos de la trépanation au Néolithique, "Bulletin de la Société préhistorique de France", 1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5479222z/f31.image.r=Crozon?rk=42918;4
  12. a et b http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29001315
  13. http://www.crozon-bretagne.com/tourisme/decouverte/crozon/eperon-barre-lostmach.php
  14. Pierre-Roland Giot et P.-L. Gouletquer, Quelques petits bronzes armoricains, revue "Annales de Bretagne", 1964, consultable http://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1964_num_71_1_2210
  15. Journal des débats politiques et littéraires du 13 mars 1843, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k446137d/f3.image.r=Crozon?rk=579402;0
  16. René Kerviler, "Étude critique sur la géographie de la presqu'île armoricaine au commencement et à la fin de l'occupation romaine", 1874, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57839621/f78.image.r=Crozon?rk=6781149;2
  17. Yves Éveillard et André Dizerbo, Un trésor monétaire du IIIe siècle à Morgat-en-Crozon , BASF, juillet 2015, consultable https://search.openedition.org/?q%5B0%5D=Un+tr%C3%A9sor+mon%C3%A9taire+du+IIIe+si%C3%A8cle+%C3%A0+Morgat+en+Crozon&op%5B1%5D=AND
  18. http://www.infobretagne.com/crozon.htm
  19. a, b, c, d, e et f Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist01og
  20. https://www.mairie-crozon.fr/4/DECOUVERTE/Histoire/Histoire-du-blason
  21. Le fief de Kéménet [Quéménet] comprenait alors les paroisses de Saint-Nic, Plomodiern, Ploéven, Plounevez et une partie de Locronan, ainsi que Penhars
  22. Paul Aveneau de La Grançière, "Notes historiques sur la paroisse de Pluguffan, avec notices généalogiques sur la plupart des familles de la Basse-Bretagne", 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5474912f/f83.image.r=Crozon?rk=6566556;0
  23. a, b, c, d et e Chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall, Notices sur les paroisses : Crozon, "Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie", 1907, Quimper, consultable http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/crozon.pdf
  24. Louis-Guillaume Moreau, "Le Brigand de la Cornouailles, chronique bretonne sous la Ligue", tome 1, 1860, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57151248/f124.image.r=Crozon?rk=3991436;0
  25. Paul Aveneau de La Grançière, "Notes historiques sur la paroisse de Pluguffan, avec notices généalogiques sur la plupart des familles de la Basse-Bretagne", 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5474912f/f84.image.r=Crozon?rk=6566556;0
  26. Guillaume Le Roux, "Recueil des vertus et des miracles du R. P. Julien Maunoir", 1848, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5624088k/f274.image.r=Crozon?rk=2296148;4
  27. Claude de Goulaine, née en 1601 à Poulmic en Crozon, décédée le à Rennes, paroisse Saint-Jean
  28. René de La Porte d'Artois, né en 1633 à Rennes, décédé le à Rennes, conseiller au Parlement de Bretagne
  29. La terre d'Artois, située juste au sud-ouest de Rennes, fut érigée en vicomté en 1711 au profit du maréchal de Châteaurenault
  30. Anne-Marie du Han, née le à Rennes, paroisse Saint-Jean, décédée le à Rennes, paroisse Saint-Germain
  31. Pol Potier de Courcy, " Nobiliaire et armorial de Bretagne", tome 2, 1862, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f299.image.r=Crozon?rk=4978565;2
  32. a, b et c A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiJ8tGUn8nVAhVQkRQKHcUTCP0Q6AEIMTAC#v=onepage&q=Crozon&f=false
  33. En novembre 1757, le retour de l’escadre de Du Bois de La Motte à Brest apporte le typhus. Dans un premier temps, seuls les marins sont contaminés, puis l’épidémie se transmet à la ville. Cette épidémie fit environ 5 000 victimes à Brest même, le double si on prend en compte la région avoisinante.
  34. Auguste Dupouy, Les épidémies en Bretagne au XVIIIe siècle, revue "Annales de Bretagne", novembre 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214900h/f222.image.r=Crozon
  35. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  36. Personnes en âge de communier
  37. Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages, série 1, tome 5, Gallica
  38. Joseph-Marie Téphany et Alain Dumoulin, "Vie de Mgr Joseph-Marie Graveran, évêque de Quimper et de Léon... : avec une notice sur M. l'abbé Dumoulin, émigré en Bohême en 1793 : et le récit de la mort sur l'échafaud en 1794 de M. Raguénés, prêtre de Crozon", 1870, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6370661m/f285.image.r=Crozon?rk=1459234;4 et René Kerviler, Recherches et notices sur les députés de la Bretagne aux États généraux, "Revue historique de l'Ouest", 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k67165r/f19.image.r=Crozon?rk=150215;2
  39. Joseph Meillard, né le à Crozon, décédé le à Telgruc où il était alors recteur
  40. Pierre Carn, né en 1751 à Crozon, décédé le à Plogoff où il était alors recteur
  41. Louis Meillard, né le à Crozon, décédé le à Plonévez-du-Faou où il était alors curé
  42. Claude Le Mignon, né en 1758 à Crozon, décédé en juin 1805 à Crozon où il était alors vicaire
  43. Alain Jezequeleau est cité comme prêtre de Crozon émigré dans le diocèse de Cordoue en mars 1793, voir Paul Peyron, Manuscrit de M. Boissière, "Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie", 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f189.image.r=Crozon?rk=21459;2
  44. A. Chatton, " Le petit séminaire de Plouguernével depuis sa fondation jusqu'à la période révolutionnaire", 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5518219r/f82.image.r=Crozon?rk=8605192;4 et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5518219r/f83.image.r=Crozon?rk=8605192;4
  45. Joseph-Marie Téphany et Alain Dumoulin, "Vie de Mgr Joseph-Marie Graveran, évêque de Quimper et de Léon... : avec une notice sur M. l'abbé Dumoulin, émigré en Bohême en 1793 : et le récit de la mort sur l'échafaud en 1794 de M. Raguénés, prêtre de Crozon", 1870, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6370661m/f17.image.r=Crozon?rk=1459234;4
  46. Journal des débats politiques et littéraires du 29 juin 1832, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k437729q/f2.image.r=Crozon?rk=364808;4
  47. Journal des débats politiques et littéraires du 29 août 1840, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k440679f/f3.image.r=Crozon?rk=193134;0
  48. Journal des débats politiques et littéraires du 5 septembre 1840, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k440686n/f2.image.r=Crozon?rk=665239;2
  49. Cet itinéraire supposait la traversée de la rade de Brest en bateau
  50. Journal des débats politiques et littéraires du 27 février 1847, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4475711/f2.image.r=Crozon?rk=1995718;0
  51. Henri Monod, "Le Choléra (histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886)", 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61500477/f24.image.r=Crozon?rk=5794020;0 et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61500477/f25.image.r=Crozon?rk=5794020;0
  52. Journal des débats politiques et littéraires du 12 février 1866, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4560558/f3.image.r=Crozon?rk=429186;4
  53. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Sant_Miog
  54. Journal Le Petit Parisien du 22 novembre 1882, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4723109/f3.image.r=Crozon?rk=42918;4
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  56. Journal L'Aurore, n° du 8 août 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k728452t/f2.image.r=Crozon?rk=557942;4
  57. Journal L'Aurore du 9 août 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7284536/f2.image.r=Crozon?rk=815454;4
  58. "La liberté des colonies", n° du 17 août 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6337825h/f2.image.r=Crozon?rk=1201722;4
  59. Journal L'Aurore du 26 septembre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k728500n/f2.image.r=Crozon?rk=751076;4
  60. Gustave Geffroy, La Bretagne du centre, "Le Tour du monde", juillet 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k34446z/f209.image.r=Crozon
  61. Journal L'Ouest-Éclair du 6 septembre 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k492609s/f2.image.r=Crozon?rk=107296;4
  62. Jean Cër, né le à Lanvéoc, caporal au 219e régiment d'infanterie
  63. Joseph Aleste, né le à Crozon, sous-lieutenant au 41e régiment d'infanterie
  64. Hervé Le Gall, né le à Peumerit, soldat au 72e régiment d'infanterie
  65. François Sénéchal, né le à Crozon, zouave au 4e régiment de marche des zouaves
  66. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29042&pays=France&dpt=29&idsource=27640&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  67. Journal L'Ouest-Éclair du 9 mai 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5830396/f3.image.r=Crozon?rk=815454;4
  68. Journal Le Matin du 13 août 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k574422g/f5.image.r=Crozon?rk=6523637;2 et "Revue générale des chemins de fer", mars 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6473598g/f21.image.r=Crozon?rk=6158828;4
  69. "Procès-verbaux et rapports du Conseil départemental d'hygiène et des commissions sanitaires du Finistère : lois des 15 février 1907 et 7 avril 1903 relatives à la protection de la santé publique 1923 / Département du Finistère", 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6497564g/f74.image.r=Crozon?rk=2639498;0
  70. Pierre Jacoby, né le à Crozon, quartier-maître torpilleur à bord du sous-marin Surcouf, disparu en mer le dans le Golfe du Mexique, titulaire de la Médaille militaire, de la Croix de guerre et de la Médaille de la Résistance
  71. René Fer, né le à Lorient, seond maître chauffeur mécanicien à bord du torpilleur Le Foudroyant, mort lors du naufrage de ce navire le lors des combats de la Poche de Dunkerque, chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la Croix de guerre et de la Médaille militaire
  72. Eugène Laouénan, né le à Crozon, quartier-maître canonnier à bord du Dunkerque
  73. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=47575
  74. https://www.presqu-ile-de-crozon.com/guerre-1939-1945/tante-yvonne-le-roux-reseau-johnny-001.php
  75. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=990164
  76. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=7497
  77. Journal L'Ouest-Éclair du 25 avril 1942, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k502767f/f1.image.r=Crozon?rk=1952799;2
  78. Un otage malade, Joseph Téphany, est resté au camp de Royallieu ; un autre otage, Joseph Guivarch, décède en cours de trajet
  79. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/rafle-crozon-m-drevi.htm
  80. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=47574
  81. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  82. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  83. Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère, année 1874 sur Gallica
  84. « Évolution et structure de la population à Crozon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  85. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  86. Albert Le Lann, né le à Berrien, décédé en mai 2012 à Crozon, voir http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/crozon/crozon/necrologie-albert-le-lann-ancien-maire-29-05-2012-1718883.php
  87. Hippolyte Mériadec, né le à Crozon, décédé le
  88. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=CHERCHER&VALUE_1=19800035/1067/22808&FIELD_1=COTE&DICO=&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P
  89. Henri Keranguyader, né le à Crozon, décédé le à Crozon
  90. http://www.culture.gouv.fr/LH/LH117/PG/FRDAFAN84_O19800035v0313234.htm
  91. Georges Bergerot, né le à Seurre (Côte-d'Or), décédé le à Crozon
  92. Jean-Louis Cariou, né le à Brasparts, décédé le à Crozon
  93. Peut-être Michel Balcon, né le à Argol
  94. René-Hippolyte-Marie Louboutin, né le à Crozon, décédé le à Crozon
  95. Raymond-Auguste Caradec, né le à Lorient, décédé le à Crozon
  96. Ambroise Joseph Taburet, né le à Saint-Renan, décédé le à Crozon
  97. Émile-Marie Pelliet, né le à Crozon, décédé le au bourg de Crozon
  98. Hervé-René-Thomas Louboutin, né le à Briec, décédé le à Crozon
  99. Pierre-Marie-François Cuzin Goyat, né le 4 brumaire an XIII () à Crozon, décédé le à Crozon
  100. Yves-Corentin Pelliet, né le à Dinéault, décédé le à Goandour en Crozon
  101. Auguste-François-Marie Caradec, né le à Crozon, décédé le à Crozon
  102. Hervé Honorat René Le Bouédec, né le à Carhaix, décédé le au bourg de Crozon
  103. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  104. Notice no PA00089899, base Mérimée, ministère français de la Culture
  105. Claude Augris, Atlas thématique de l'environnement marin de la baie de Douarnenez (Finistère), Editions Quae, (lire en ligne), p. 49.
  106. Notice no PA00089901, base Mérimée, ministère français de la Culture
  107. Notice no PA00089898, base Mérimée, ministère français de la Culture
  108. Notice no PA00089902, base Mérimée, ministère français de la Culture
  109. Notice no PA29000041, base Mérimée, ministère français de la Culture
  110. « Crozon. Le mystère de la maison de fer », Le Telegramme,‎ (lire en ligne)
  111. Notice no PA00089900, base Mérimée, ministère français de la Culture
  112. Revue des traditions populaires, juillet 1906, Musée de l'Homme, Paris, sur Gallica
  113. http://www.wiki-brest.net/index.php/Maison_des_min%C3%A9raux_de_Crozon et http://www.maison-des-mineraux.org/
  114. Société des traditions populaires, "Revue des traditions populaires ", juillet 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6139945r/f42.image.r=Crozon?rk=3862680;0
  115. Journal L'Ouest-Éclair du 15 octobre 1940, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k502271z/f1.image.r=Crozon?rk=858373;2
  116. Maison des minéraux
  117. Maison des minéraux - Vidéo

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un site Internet recense une abondante bibliographie sur Crozon et sa presqu'île.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]