Océanopolis

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Image illustrative de l’article Océanopolis
Pavillon tempéré, premier à être ouvert en juin 1990.

Date d'ouverture
Situation Drapeau : France Brest, France
Superficie 8 700 m2
Latitude
Longitude
48° 23′ 25″ nord, 4° 26′ 08″ ouest
Nombre de visiteurs annuels 415 000
Site web http://www.oceanopolis.com/

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Océanopolis

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(Voir situation sur carte : Brest)
Océanopolis

Océanopolis est un centre de culture scientifique consacré aux océans, situé à Brest, près du port de plaisance du Moulin Blanc[1]. La forme du premier bâtiment, le pavillon tempéré, rappelle celle d'un crabe. Équipement public, Il est la propriété de Brest métropole et il est géré par une société d’économie mixte, Brest'aim.

Conçu par l'architecte Jacques Rougerie, Océanopolis a ouvert ses portes en 1990[2]. Le but premier était d'offrir une vitrine aux sciences de la mer à travers le pavillon tempéré. Brest rassemble en effet 60 % de la recherche européenne sur la mer. Entièrement réaménagé en 2000 avec l'ajout des pavillons polaire et tropical, Océanopolis propose une approche scientifique du milieu marin dans sa globalité.

Pour cela, une cinquantaine d'aquariums de 50 à 1 000 000 litres pour le bassin des requins sont proposés au public. En plus des bassins, différents supports (vidéo, bornes interactives, panneaux...) apportent des informations complémentaires sur la biologie des espèces, la protection des milieux, le fonctionnement des écosystèmes...

Le centre se découpe en trois pavillons correspondant à trois environnements différents : tempéré, polaire et tropical. 10 000 animaux et végétaux marins de 1 000 espèces peuvent ainsi être découverts dans ce complexe.

Océanopolis comprend 8 700 m2 d'espaces de visites et 4 millions de litres d'eau de mer dont 1 million pour l'aquarium des requins[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Éric Hussenot, biologiste marin passionné de mammifères marins et Jean-Paul Alayse, océanographe et spécialiste en aquariologie, ont un projet en commun d'aquarium-muséum dès le début des années 1980. Ces deux chercheurs du CNRS rédigent le mémoire « Projet pour la création d’un aquarium-muséum à Brest » mettant en évidence les potentialités des écosystèmes de la mer d’Iroise et convainquent Pierre Maille, président du conseil général du Finistère et maire de Brest, de financer leur projet.

En 1988, débutent les travaux d’Océanopolis, appelé alors « La Maison de la Mer ». Il ouvre ses portes au public le 21 juin 1990 avec le label de centre de culture scientifique et technique et est inauguré le 26 juin par Jacques Mellick, ministre délégué auprès du ministère des Transports et de la Mer. La première année, Océanopolis accueille 500 000 visiteurs et la moyenne, sur les années suivantes, s’établit à 300 000 visiteurs.

En créant en 2000 deux nouveaux pavillons (l’un présentant les écosystèmes polaires, l’autre le milieu marin tropical), le centre passe du stade de simple aquarium à celui de parc de découverte des océans[4].

Des travaux ont été engagés pour présenter des loutres d'Europe et du Pacifique, à découvrir au printemps 2013[5].

Après 30 ans de passion, le conservateur Jean-Paul Alayse, un des pères d'Océanopolis, a pris sa retraite le 26 septembre 2011.

Structure d'Océanopolis[modifier | modifier le code]

Pavillon Bretagne[modifier | modifier le code]

L'herbier à zostères du pavillon tempéré. Les zostères sont des plantes qui forment de véritables écosystèmes abritant un grand nombre de petits poissons dont les hippocampes

Premier pavillon d'Océanopolis, le pavillon tempéré a été conçu pour servir de vitrine aux activités maritimes et scientifiques de la région. Du fond du plateau continental atlantique à la plage de sable fin, on découvre des animaux et végétaux de la côte bretonne dans des environnements reconstitués au plus proche de la réalité. Ce pavillon propose aussi d'en savoir plus sur les phénomènes physiques des océans comme les marées, les vagues ou la formation des océans grâce l'espace océanographique réalisé en collaboration avec le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) et différents programmes scientifiques européens, comme le programme EUR-OCEANS[6]. À la fin du pavillon, les visiteurs ont la possibilité de se familiariser encore plus avec la faune et la flore littoral grâce à la flaque de démonstration où ils peuvent toucher les habitants du bord de mer : étoiles de mer, anémones, oursins...

Parmi les animaux que l'on peut observer dans les bassins :

Depuis Pâques 2012, de nouveaux aquariums pressurisés présentent des animaux (crabes et crevettes) vivant à près de 1 800 mètres sous la surface. Cette grande première mondiale a été réalisée en partenariat avec l'UPMC et l'Ifremer de Brest.

Depuis le mardi 8 octobre 2016, le pavillon était fermé pour des travaux de 3 mois allant jusqu'au 11 Février 2017 afin d'apporter des modifications au pavillon qui est désormais le pavillon Bretagne.

Pavillon polaire[modifier | modifier le code]

Ouvert en 2000, ce pavillon présente la faune des pôles Nord et Sud. Dans un premier temps, ce sont les manchots et les oiseaux peuplant les îles sub-antarctiques que peuvent rencontrer les visiteurs.

Un peu plus loin, un espace de transition permet d'en savoir plus sur les relations alimentaires dans les pôles et sur les populations inuits qui vivent en Arctique.

Dans un second temps, le pavillon polaire propose de découvrir la faune arctique. Dans un premier bassin nagent les phoques arctiques qui vivent sur la banquise. Un peu plus loin, on peut observer dans trois aquariums la faune sous-marine qui peuple les fonds arctiques, sous la banquise.

Pavillon tropical[modifier | modifier le code]

La tortue carette, un des points forts du pavillon tropical.

Ouvert en même temps que le pavillon polaire, le pavillon tropical est construit comme un voyage en quatre étapes à travers les mers tropicales. À l'entrée de ce pavillon tropical, la visite commence par le lagon, un nouvel aquarium qui permet d'observer depuis la surface de l'eau les espèces d'un lagon tropical de faible profondeur. À chaque étape de la visite correspond ensuite une zone tropicale et un ou plusieurs bassins ainsi qu'une thématique.

La visite du pavillon se finit ensuite par une promenade dans une forêt équatoriale, réalisée en partenariat avec le conservatoire botanique national de Brest.

Quelques-unes des nombreuses espèces de poissons présentes dans les aquariums du pavillon tropical :

Pavillon d'expositions temporaires[modifier | modifier le code]

À l'extérieur du bâtiment, se trouve un chapiteau qui accueille tous les deux ans une nouvelle exposition :

  • 2004 : « Microcéan, le petit peuple de la mer »
  • Avril 2005 à mars 2006 : « Jules Verne et l’océan »
  • Avril 2006 à mars 2007 : « Fabuleux monstres marins »
  • Mars 2007 à mars 2008 : « Voyages aux pôles »
  • Avril 2008 à mars 2010: « Chauds les coraux ! »
  • Avril 2010 à mars 2012: « Océan de vies », pour fêter l'année de la biodiversité et surtout les 20 ans d'Océanopolis[7].
  • Depuis  : « Mammifères marins »
  • Avril 2012 à mars 2013 : « Abysses »
  • Décembre 2013 au 15 juin 2014 : "HYMNE-MERS-IONS" de Yann KERSALÉ

Sentier des loutres et des otaries[modifier | modifier le code]

Au printemps 2013, Océanopolis s'est agrandi en créant un nouvel espace extérieur dédié aux loutres et aux otaries. Inauguré le 17 avril 2013[8], cet espace de 300 m2 spécialement aménagé permet de découvrir deux nouveaux écosystèmes côtiers, l'un Atlantique Nord-Est et l'autre Californien.

L'écosystème Atlantique Nord-Est est présenté par un petit coin de la presqu'île de Crozon où évolue un couple de loutres d'Europe, Vénus et Boukan. Elles viennent du centre de réintroduction d'Hunawihr, en Alsace. Côté Pacifique, les bassins recréent un environnement littoral d'une espèce marine emblématique, l'otarie de Californie ou lion de mer. Les visiteurs peuvent y faire la connaissance de Google et Amine, deux otaries de Californie. Une exposition permet également de découvrir les différentes espèces de loutres et notamment la loutre du Pacifique, qu'Océanopolis souhaiterait à terme accueillir sur le sentier des loutres.

Programme culturel[modifier | modifier le code]

Océanopolis propose aussi des conférences grand public accessibles gratuitement. Le programme est téléchargeable sur le site web de l'aquarium[9]. Ces conférences permettent d'en apprendre plus sur des thématiques précises.

Depuis septembre 2009, les vidéos des conférences sont disponibles en ligne, sur le site d'Océanopolis[10].

La recherche à Océanopolis[modifier | modifier le code]

Les mammifères marins en Bretagne[modifier | modifier le code]

Grand dauphin (Tursiops truncatus) appelé aussi dauphin souffleur ou à gros nez. Trois groupes de grands dauphins, du type côtier, sont résidents en Bretagne. Ils occupent les sites suivants : la baie du Mont Saint-Michel, l'archipel de Molène et les abords de l'île de Sein.

Le Laboratoire d’études des mammifères marins d’Océanopolis (LEMM) a été créé en 1989. Sa mission est d’étudier les populations côtières de mammifères marins en Bretagne. Ce laboratoire bénéficie du soutien de la Communauté urbaine de Brest (Brest métropole océane), du Conseil départemental du Finistère, du conseil régional de Bretagne et du ministère de l’Environnement.

Jeune phoque gris (Halichoerus grypus). Deux colonies reproductrices sont présentes en Bretagne, l'une occupant l'archipel des Sept-Îles et l'autre l'archipel de Molène.

Les espèces étudiées sont principalement : le phoque gris de l’archipel de Molène et des Sept-îles, le grand dauphin de l’île de Sein et de l’archipel de Molène. De nombreuses sorties sur le terrain pour un suivi régulier permettent d’améliorer les connaissances sur ces différentes populations.

Ce laboratoire assure la gestion d’un dispositif régional d’intervention sur les échouages et héberge le seul centre français de soins et de réhabilitation pour les jeunes phoques.

Chaque année, entre novembre et février, la clinique des phoques d’Océanopolis accueille de jeunes phoques gris en difficulté. À leur arrivée à la clinique, ils sont nourris, soignés avant de retrouver la mer au bout de quelques mois[11].

Les coraux tropicaux[modifier | modifier le code]

Acropora cervicornis, une espèce de corail tropical que l'on peut voir à Océanopolis.

Océanopolis participe à deux programmes de recherche sur les coraux tropicaux :

  • Le programme SECORE[12] sur la reproduction sexuée des coraux
  • Le programme CORALZOO[13] sur l'aquaculture des coraux.

Partenaires[modifier | modifier le code]

Océanopolis compte parmi ses partenaires entre autres :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]