Port de Brest

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le port civil de Brest. Pour le port militaire, voir Arsenal de Brest.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (avril 2010).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Le ton de cet article ou de cette section est trop promotionnel ou publicitaire. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Modifiez l'article pour adopter un ton neutre (aide quant au style) ou discutez-en.

Port de Brest
Cours-Dajot-Port-de-commerce-Brest.jpg

Vue partielle du port de commerce de Brest et la rade, prise du cours Dajot en contre-haut.

Présentation
Type
Construction
en 1859
Tonnage
2,9 millions de tonnes (2010)[1]
Trafic
68302 passagers
1524 navires
42695 conteneurs (2010)[1]
Activités
Réparation navale,conteneurs,vracs, hydrocarbures et froids
Équipement
Formes de radoub, silos,magasins à plat,grues...
Géographie
Coordonnées
Pays
Commune
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Legenda port.svg
Localisation sur la carte de Brest
voir sur la carte de Brest
Legenda port.svg

Le port de Brest est un port maritime français de commerce, de plaisance, de passagers (à destination de la presqu’île de Crozon et des îles de l'Iroise) et de pêche sur la Manche et l'Atlantique. Il est également un port industriel grâce notamment à la réparation navale, et le principal port militaire français de la façade atlantique.

Situé à Brest au sud de la ville dans le département du Finistère (29), il profite d'une situation géographique exemplaire lui permettant de devenir un des plus grands ports français. C'est la C.C.I. de Brest qui en est le gestionnaire mais il est la propriété du Conseil régional de Bretagne.

Historique[modifier | modifier le code]

Fin du XVIIe siècle, début du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

À Brest, Vauban prétend que la ville est impropre au commerce. Les commerçants se révoltent car les progrès de la navigation prouvent que Brest peut recevoir des navires de tonnage important.

Création de la C.C.I. de Brest[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle des chambres de commerce sont créées, partout où les besoins de l’économie locale nécessitent le regroupement des différentes actions de la vie économique. C’est le décret du 31 mars 1851 qui instituait alors la chambre de commerce et d’industrie (C.C.I.) de Brest, gestionnaire actuel du port de Brest pour le compte du Conseil régional de Bretagne.

Présentation du port[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Situé au carrefour de nombreuses routes maritimes nord-sud et est-ouest, le port de Brest dispose de qualités nautiques remarquables et d'installations performantes[2]. Sa position stratégique en fait un site de choix au cœur de l'arc atlantique et comme porte d'entrée en Europe. Mais c'est aussi un port au service d'un hinterland constitué de la première région européenne pour l'industrie agroalimentaire.

Première région agricole d’élevage de France, la Bretagne dispose d’un port à la mesure du développement de son économie agro-industrielle.

Au carrefour des grands courants maritimes, situé sur l’une des plus belles rades du monde, disposant de liaisons rapides routières, ferroviaires et aériennes, le port de Brest offre à ses usagers :

  • Un accès aisé à toute heure de marée ;
  • Des équipements modernes et performants ;
  • Des quais en eau profonde ;
  • Un service rapide et de qualité.

Ainsi le port de commerce de Brest réalise un trafic diversifié[3]. L’importance de matières premières qui transitent par le port, permet aux industriels bretons d’exporter des produits à forte valeur ajoutée, notamment dans le domaine de l’agroalimentaire. Seulement, pour être compétitif, il a fallu que le port mette au service de ses usagers un matériel et des installations les plus performants.

Le port de Brest vu de la pointe des Espagnols en 2007

L’occupation de l’espace portuaire[modifier | modifier le code]

La zone industrialo-portuaire couvre 250 hectares environ que l’on peut subdiviser en deux secteurs à l’ouest et à l’est :

La partie ancienne du port, ou « traditionnelle », couvre environ 50 hectares et se situe autour des cinq premiers bassins dont le 4e a été comblé. Le terminal frigorifique et l'entrepôt EFB (entrepôt frigorifique brestois) pour stocker les viandes congelées que l'on exporte vers le Moyen-Orient et le magasin D, qui sert à stocker les agrumes et les plants de pommes de terre qui arrivent chaque année du Maroc .

On peut y trouver aussi les silos, notamment ceux de la chambre de commerce construits en 1983 avec une tour de manutention. En arrière, le long de la route qui limite la zone portuaire au pied des falaises, étaient installés les réservoirs pour les hydrocarbures, détruits depuis bientôt cinq ans[Quand ?]. Il y a aussi une usine de trituration CARGILL qui y est installée pour la trituration du soja et autres graines pour produire de l'huile ou du tourteau de soja,colza ou de tournesol.Ces graines arrivent par cargos complets ainsi de suite.

La zone industrialo-portuaire de Saint-Marc, d’une cinquantaine d’hectares précédée d’un terre-plein gagné sur la rade de 94 hectares, est dominée par l’activité de la réparation navale. En arrière de la forme de radoub no 3, 16 hectares sont réservés au « terre-plein du réparateur » et aux réservoirs de gaz et de pétrole. Un peu après la forme no 3,GUYOT un récupérateur y est installé pour le recyclage des métaux. Il y a aussi un nouveau terminal sablier. On y trouve aussi le polder, puis le port de plaisance du Moulin Blanc.

Présentation des installations[modifier | modifier le code]

Le port de pêche

Le port de Brest offre à ses usagers des équipements performants ; ce sont des maillons indispensables à la chaîne économique de la région. Il est polyvalent car il s’occupe de plusieurs activités :

Pêche et ports décentralisées[modifier | modifier le code]

  • 1 criée à Brest ;
  • Des pontons pour accueillir les chalutiers qui viennent décharger leurs marchandises à la criée ;
  • 4 ports décentralisés (Le Conquet, l'Aber-Wrac'h, Lanildut et Landerneau) ;

Le port de Brest gère les 4 ports décentralisés et le port de pêche de Brest.

Terminal multimodal[modifier | modifier le code]

  • 10 hectares de stockage ;
  • 3 grues conteneurs mobiles de 27 à 100 tonnes ;
  • 1 passerelle roulière ;
  • 600 m de quai ;
  • 200 prises électriques pour les conteneurs et remorques réfrigérés ;
  • Groupage, dégroupage, conditionnement ;
  • Centre douanier ;
  • Porte d’entrée communautaire de contrôle phytosanitaire et vétérinaire ;
  • Embranchement ferroviaire ;
  • Proximité immédiate d'un aéroport aux normes internationales et disposant d'une aérogare de fret de 1 200 m2.
  • 1 atelier pour l'entreprise UAT(Union Armoricaine de Transport)

La plate-forme multimodale dispose d’une passerelle « Ro-Ro » (Roll-on – Roll-off).

Terminal vrac-agroalimentaire[modifier | modifier le code]

La Bretagne est la première région française d’élevage et dispose donc d’un port à la mesure du développement de son économie agro-industrielle. Elle reçoit différentes matières premières dans les meilleures conditions de rapidité et de flexibilité. Brest est le 1er port breton dans l'agroalimentaire.

  • 3 quais de déchargement ;
  • 6 grues de 8 à 40 tonnes ;
  • 8 magasins à plat dont 3 reliés aux quais par bandes transporteuses ;
  • 8 silos verticaux d'une capacité totale de 32 000 tonnes reliés aux quais par bandes transporteuses ;
  • 1 station de chargement-déchargement – rail-route.

L'ensemble de ces équipements permet de décharger deux navires simultanément, de stocker plus de 150 000 tonnes de marchandises auxquels s'ajoutent les cuves de stockage d'huile de palme et de mélasse, et permet de délivrer 9 000 tonnes par jour, soit 2 trains complets.

Terminal frigorifique[modifier | modifier le code]

Deux des grues du terminal frigorifique.

Premier port européen d’exportation de volailles congelées vers le Moyen-Orient, Brest maîtrise parfaitement son trafic. Équipements adaptés et main-d’œuvre qualifiée en font une plate-forme idéale pour le transport de marchandises sous température dirigée : viandes, fruits, légumes, etc.

Pour le stockage de ces produits, le port de Brest met à la disposition des professionnels :

  • 4 quais ;
  • 4 grues de 7,5 à 40 tonnes ;
  • 1 entrepôt frigorifique de 73 000 m3 bord à quai, à température négative (jusqu'à -30 °C) ;
  • 1 entrepôt frigorifique de 36 000 m3 bord à quai, à température dirigée (de 0 °C à 4 °C) ;
  • 200 prises pour les conteneurs frigorifiques.

Ce terminal a une capacité de chargement allant jusqu'à 2 000 tonnes par jour en mode conventionnel.

Terminal marchandises diverses[modifier | modifier le code]

  • 2 magasins divers pour les pommes de terres,agrumes et autres...;
  • postes dédiées pour la ferraille et le ciment;
  • 4 silos Lafarge (entreprise);
  • 1 poste pour les câbliers France Télécom;
  • 1 poste pour les caboteurs;
  • 1 nouveau terminal sablier situé à l'est du port;

Ce terminal est capable d'exporter et d'importer de différentes marchandises conventionneles.

Terminal hydrocarbure[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, l’ancien maire de Brest, Georges Lombard, avait comme projet de faire de Brest un grand port pétrolier, construisant ainsi un polder gagné sur la rade. Mais la crise pétrolière va enterrer le projet dans sa phase terminale, les terrains étant construits mais une grande partie restant désespérément vide. Malgré cela une station de déballastage (Stock Brest) en lien avec la réparation navale est créée ainsi qu'un site d'approvisionnement en gaz pour le Finistère, Imporgal.Toutes ces installations sont sécurisées 24h/24.Viendront par la suite l'implantation d'un ferrailleur (Guyot récupération, dont le président, Michel Guyot, est l'actuel (2012) président du club de football de Brest) quelques entreprises en lien avec la plaisance, Océanopolis et, plus récemment, la nouvelle station d'épuration de Brest Métropole Océane.

  • 2 terminaux hydrocarbures liquides d’une capacité de 1 000 tonnes par heure, reliés par pipe-lines aux dépôts pétroliers ;
  • 1 terminal gaz liquéfié d'une capacité de 1 600 tonnes par jour, relié au dépôt par pipe-line ;
  • 155 000 m3 de stockage.

Réparation navale[modifier | modifier le code]

La réparation navale civile se développe à Brest au port de commerce, équipé de 3 formes de radoub et de 5 quais de réparation à flot totalisant 1 700 mètres. Cette activité est menée par plusieurs sociétés, en particulier le groupe DAMEN et de nombreux sous-traitants.

Sur le plan de la construction et de la réparation des bateaux de plaisance notons la présence à Brest d’une activité de constructions de bateaux de grande compétition océanique (matériaux composites).

Formes de radoub :

  • 3 formes de radoub
  • FORME 1 : 225 m x 33 m ;1 grue de 15 à 30 tonnes(chiffres après l’agrandissement de 2007) ;
  • FORME 2 : 338 m x 55 m ;4 grues de 3 à 100 tonnes
  • FORME 3 : 420 m x 80 m ;3 grues de 3 à 150 tonnes
  • 2 quais de réparation à flot de 420 m de long chacun d'un tirant d'eau compris entre -9 et -12 m ;
  • Liaisons vers une station de déballastage(station qui reçoit et traite les hydrocarbures des navires à quai).

Premier[réf. nécessaire] centre français de réparation navale, le port de Brest dispose d'un savoir-faire reconnu par les armateurs du monde entier. Ce centre accueille plus de 100 navires par an.

Le projet de développement du Port de Brest - Bretagne[modifier | modifier le code]

Propriétaire du port de Brest depuis 2007, le Conseil régional de Bretagne a adopté en 2009 un programme d’investissement dont les objectifs sont le développement de l’activité commerciale et de l’accessibilité du port. Les travaux qui seront engagés et notamment l’aménagement du polder, devront favoriser l’accueil de nouvelles activités industrielles, telles que les énergies marines renouvelables, et ainsi participer au maintien et au développement de la compétitivité du port.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, « Trafics 2010 par NST/R des principaux ports de France métropolitaine et d’outre-mer », mis à jour le 20-12-2011
  2. Fêtes maritimes de Brest
  3. Vers une stratégie régionale des ports de commerce bretons, p.14.(pdf en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]