Téléphérique de Brest

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Téléphérique de Brest
Le téléphérique entre les Capucins et la rue de Siam.
Le téléphérique entre les Capucins et la rue de Siam.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Commune Brest
Franchit Penfeld
Survole Arsenal militaire
Réseau urbain Bibus (Ligne C )
Correspondances Tram A Bus 1 
Site(s) Ateliers des Capucins
Coordonnées du départ 48° 23′ 10″ N, 4° 29′ 36″ O
Coordonnées de l'arrivée 48° 23′ 19″ N, 4° 29′ 51″ O
Parcours
Départ Station Jean Moulin, Centre-Siam (26,5 m)
Arrivée Station Ateliers, Les Capucins (34 m)
· Dénivelé 7,5 m
· Longueur 420 m
· Temps 3 min
· Vitesse 2,3 m/s
· Vitesse maximale 27 km/h
· Hauteur maximale cabine environ 70 m
Caractéristiques techniques
Type SDMC (Saut de mouton à câble)
Débit 1 200 pers./h
Capacité des cabines 40 à 60 personnes
Nombre de pylônes 1
Plus grande portée 210 m
Période de fonctionnement 358 jours/an, 7 jours sur 7
Exploitant Keolis Brest
Site web www.bibus.fr
Histoire
Construction 2015-2016
Constructeur(s) Bouygues Construction-BMF-DCsa
Maître(s) d'ouvrage SemTram
Inauguration

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Le téléphérique de Brest ou ligne C du réseau Bibus est un téléphérique urbain entre les deux rives de la Penfeld, fleuve côtier qui coule à Brest et qui sépare les quartiers de Siam et des Capucins. Chacune des deux cabines peut transporter jusqu'à 60 personnes dans un même temps, soit 1 200 passagers par heure, à une vitesse moyenne de 2,3 m/s et maximale de 7,5 m/s. Inauguré le 19 novembre 2016, il a ensuite fait l'objet de problèmes techniques, imposant son arrêt à plusieurs reprises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Contexte et premières hypothèses[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du plateau des Capucins en 2004. En vert, les anciens ateliers de mécanique, qui accueillent le terminus du téléphérique.

La ville de Brest est coupée en deux par la Penfeld, fleuve côtier passant au fond d'un vallon occupé par l'arsenal militaire dont l'accès est fermé au public. Cette configuration forme une coupure urbaine forte entre les deux rives dont seuls deux ponts permettent le franchissement : le pont de Recouvrance, conçu pour pouvoir laisser passer les bateaux, et le pont de l'Harteloire plus au nord.

La rive gauche a vu se développer le centre-ville et l'attractivité économique, tandis que sur la rive droite le quartier de Recouvrance, qui était autrefois le quartier des marins et des ouvriers de l'arsenal, a vu son développement freiné par la coupure urbaine que représente la Penfeld et n'a pas connu le dynamisme de la rive gauche : il s'est paupérisé et fait depuis les années 2000 l'objet d'une opération de renouvellement urbain[1]. Afin de redynamiser la rive droite, il a été décidé de créer d'ici à 2020 un nouvel éco-quartier, le quartier des Capucins, à la place des anciens ateliers militaires du même nom, cédés par l'arsenal à Brest métropole[1]. Ce site représente une surface de 16 ha et accueillera 560 logements, des commerces, des bureaux, un cinéma multiplexe et une nouvelle médiathèque de 9 700 m2[2],[3],[4].

Ce projet a de nouveau mis en évidence la difficulté de relier les deux rives, le quartier se trouvant à mi-chemin entre les deux ponts de la ville. Lors de la construction du nouveau tramway, qui dessert l'entrée du quartier par la station Les Capucins[1], il était envisagé de créer une navette électrique entre la rue Saint-Exupéry, où passe la ligne, et le quartier[1].

Choix[modifier | modifier le code]

La longueur de la liaison depuis la rive gauche (de 12 à 35 minutes selon le mode : en tramway, à pied, en voiture) conduit l'agglomération à étudier un nouveau franchissement et à opter pour le téléphérique, après avoir écarté les hypothèses jugées trop chères — de 23 à 60 millions d'euros — du pont transbordeur (un tel ouvrage a déjà existé à Brest entre 1909 et 1947[5]), d'un nouveau pont levant ou de passerelles levantes[6]. Le conseil communautaire vote à l'unanimité pour le choix de ce mode le [7].

En 2011, trois hypothèses de tracé sont étudiées, du nord au sud[6] :

  • hypothèse no 1 : départ du boulevard Jean-Moulin à hauteur de l'hôpital des armées ;
  • hypothèse no 2 : départ de ce même boulevard mais vers le croisement avec la rue Michelet ;
  • hypothèse no 3 : le tracé retenu, de 410 mètres de long, toujours depuis ce boulevard mais au plus près de la station Château du tramway.

Le projet prévoit une mise en service en 2015 et la mise en place de deux trains de trois cabines de 20 places chacune[6], solution ensuite abandonnée au profit de cabines simples. La capacité horaire annoncée est de 1200 personnes par heure pour un trafic annuel de 675 000 personnes, avec une hauteur maximale de 60 mètres au dessus de la Penfeld[8].

La concertation préalable a lieu du 10 septembre au 5 novembre 2012. En 2013 un panel de 150 habitants choisit le design parmi quatre propositions d'Eric Rhinn et retient le projet nommé Belvédère. Le design du pylône, un temps voulu comme un « signal urbain », est finalement choisi pour être fonctionnel tout en rappelant les grues du port[9],[10].

En 2014, la mise en service est repoussée à 2016[11], le projet ayant même été annoncé abandonné après l'arrêt de l'écotaxe ; il a été modifié car la station côté centre-ville, initialement prévue en souterrain, a dû être revue en raison de difficultés techniques, et le déclassement d'une voie ferrée dans l'enceinte de l'arsenal a permis d'étudier des possibilités d'implantation supplémentaires[12]. La station souterraine a finalement été abandonnée au profit d'une station-belvédère économisant un ascenseur et ne nécessitant pas la déviation de l'importante canalisation ovoïde située sous le boulevard Jean-Moulin[13].

La modification de la station du centre-ville nécessite en 2014 un second appel d'offres, dont les résultats sont rendus publics en novembre[12], avec l'attribution de la conception et de la réalisation au groupement Bouygues Construction-Bartholet Maschinenbau Flums (BMF)[14]-DCsa, pour un projet finalement estimé, études incluses, à 19,1 millions d'euros hors taxes[15]. La maîtrise d'ouvrage est attribuée à la SemTram, comme pour le tramway[9].

Quatre réunions de concertation ont lieu entre décembre 2014 et avril 2015, avec les commerçants, les conseils consultatifs de quartier, les associations de personnes handicapées et les habitants[9].

L'enquête publique a lieu du 16 avril au 18 mai 2015[16]. En 2015 le coût est estimé à 19 millions d'euros et, comme pour le tram, l'opposition municipale de droite dénonce le projet en arguant que tout est décidé à l'avance sans concertation[17].

Le , le commissaire enquêteur rend un avis favorable, avec deux recommandations concernant la présence d'agents de sécurité sur les sites d'exploitation et l'aménagement des abords de la station du centre-ville. La ligne est déclarée d'intérêt général par le conseil communautaire de Brest métropole le 9 juillet, ce qui permet d’entamer sa construction fin juillet 2015 pour une mise en service initialement prévue à l'été 2016[18],[19],[9].

Construction et essais[modifier | modifier le code]

Les pièces du pylône en attente d'assemblage et, en arrière-plan, la station Ateliers.

La construction de la gare en rive droite, au cœur des Ateliers des Capucins, se déroule de juillet 2015 à mars 2016, tandis que le pylône est assemblé entre octobre 2015 et février 2016[20]. Le chantier le plus pénalisant pour la circulation est la construction de la gare en rive gauche entre septembre 2015 et juillet 2016, car elle nécessite la fermeture à la circulation du boulevard Jean-Moulin aux abords du chantier et le réaménagement de rues pour faciliter l'accès à la station, comme la rue Ducouëdic rendue piétonne[20].

La première cabine est présentée au public en , durant trois jours, posée au sol au bas de la rue de Siam, puis entreposée au centre d'exploitation et de maintenance du tramway jusqu'à son installation[21]. Elle est posée et installée sur ses câbles le [22], la seconde le 6 septembre[23].

Les essais commencent en pour une durée de deux mois[24].

Inauguration et début d'exploitation mouvementé[modifier | modifier le code]

Une cabine survolant l'une des animations lors de l'inauguration de la médiathèque François Mitterrand — Les Capucins en .

La ligne, la première de France en milieu urbain, est inaugurée le en présence de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal. Cette inauguration est entachée par une coupure de courant dans le quartier peu avant la mise en service commerciale, prévue vers 10 h, alors que les sapeurs-pompiers manifestaient non loin de là[25]. Son exploitation a dû être arrêtée dès 20 h au lieu de 21 h le premier jour, en raison d'un coup de vent supérieur à 100 km/h[26]. La ligne est gratuite durant le week-end inaugural[27].

La ligne est arrêtée le 30 novembre, après 11 jours d'exploitation et 40 000 personnes transportées, en raison de soucis techniques[28],[29]. Initialement prévu pour une durée de cinq jours, l'arrêt d'exploitation est prolongé en raison d'incidents graves, tels qu'un départ imprévu alors qu'un ouvrier intervenait sur le toit d'une cabine, manquant de peu de le broyer par les câbles, ou l'ouverture de portes d'une cabine arrêtée à 50 mètres au dessus du sol avec un ouvrier à bord, alors que le système redémarrait[28],[29]. Un autre défaut rencontré est qu'un des deux câbles tire plus fort que l'autre, pouvant mettre en crabe les cabines[29].

Ces problèmes ont été l'objet de moqueries, notamment des opposants au projet, une personne étant allée jusqu'à le mettre en vente sur Le Bon Coin début décembre, où l'annonce a été rapidement retirée[30],[31].

Après la réalisation de travaux de mise en conformité, l'arrêté d'autorisation d'exploitation est délivré par la préfecture fin décembre[32], l'exploitation reprend donc le , soit deux jours avant l'inauguration du bâtiment des Capucins rénové[33],[30]. Cependant, la ligne est de nouveau interrompue le 8 janvier, en raison d'une panne informatique[34]. L'exploitation reprend le 10 janvier à 12 h[35]. Le 14 janvier 2017 vers 16 h, un problème d'alignement de la cabine basse par rapport au quai provoque un nouvel arrêt[36], le service reprend le lendemain.

Le , alors qu'elle avait été décrochée des câbles pour une opération de maintenance annuelle, une des deux cabines du téléphérique chute du pont roulant sur lequel elle reposait , ne faisant aucun blessé[37]. La cabine — qui est celle baptisé Charlotte selon les photos publiée dans la presse régionale — n'est plus, à la suite de sa chute, utilisable ; l'exploitation reprend le avec la cabine restante et ce, jusqu'à la livraison d'une nouvelle cabine d'ici 6 à 9 mois[38].

Distinctions[modifier | modifier le code]

En , la Fédération des entreprises publiques locales remet à Brest Métropole Aménagement le trophée des Entreprises publiques locales 2016, dans la catégorie « Services au public » pour le téléphérique, présenté comme « un transport innovant qui agrandit le cœur de ville »[39],[40].

Coût et financement du projet[modifier | modifier le code]

La station Jean Moulin et son belvédère.

Le coût du projet est de 19,1 millions d'euros (en )[9] :

  • études travaux : 14,8 M€ ;
  • frais de maîtrise d'ouvrage : 2,8 M€ ;
  • provisions : 1,2 M€ ;
  • acquisitions foncières : 0,3 M€.

En 2011, l'investissement — alors estimé à 15 millions d'euros — était réparti en[6] :

  • station en rive droite : 3,7 M€ ;
  • station en rive gauche : 2,9 M€ ;
  • la ligne en elle-même : 1,2 M€ ;
  • les cabines : 525 000 chacune.

Le financement du projet se répartit de la façon suivante, en valeur 2015[9] :

  • Brest métropole, via le versement transport : 9,2 M€ (49 %) ;
  • subventions, à hauteur de 9,89 M€ (51 %) :
    • 1,55 M€ pour la phase d'études (pays de Brest, contrat de territoire, etc.) ;
    • 8,34 M€ pour les travaux (3e appel à projet « transport collectif et mobilité durable », FEDERetc.).

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

La ligne naît à la station Jean Moulin, construite en belvédère au bord du boulevard du même nom, à 90 mètres environ de la station Château du tramway. La ligne s'élève immédiatement pour franchir la Penfeld et l'arsenal de Brest en montant à son point culminant, l'unique pylône de la ligne, avant rejoindre les Ateliers des Capucins et sa station terminale, Ateliers, construite au sein de l'ancien bâtiment militaire, au 1er étage. La ligne est approximativement parallèle au pont Tréhouart.

Ligne[modifier | modifier le code]

La ligne est un téléphérique de type Saut de mouton à câble (SDMC), créé spécialement pour cet ouvrage[41]. Sa particularité réside dans le fait que les cabines se croisent l'une au-dessus de l'autre et non côte à côte comme habituellement sur un tel ouvrage[41]. Cette technologie est à cheval entre le Funitel et le 2S/3S, les cabines reposent chacune sur deux câbles porteurs de 50 mm de diamètre chacun et de deux câbles tracteurs en boucle, d'un diamètre de 25 mm et adaptés à l'environnement corrosif que représente le littoral atlantique[41]. Le système est propulsé par deux moteurs, redondants, de 250 kW chacun et d'un système de récupération d’énergie en phase descendante, permettant notamment le rapatriement des cabines en gare en cas d'anomalie, mais aussi des économies d'énergie[41]. Un gain de 15 à 65 % est attendu en fonction de la charge des cabines[42]. Les installations de traction sont installées à la station Ateliers, qui est donc la station motrice, la station Jean Moulin étant la station retour[9].

La suspente est différente entre les deux cabines, l'écartement entre les câbles de la voie supérieure est de 3,30 mètres de large tandis que celle de la voie inférieure est de 6,30 mètres[9].

L'unique pylône culmine à 80 mètres de haut et pèse 220 tonnes, sa hauteur permet de dégager un tirant d'air de 48 mètres indispensable au passage des bateaux entrant ou sortant de l'arsenal[43],[41],[9].

Cabines[modifier | modifier le code]

Les cabines : la différence d'écartement est particulièrement visible.

Chaque cabine est d'une capacité de 40 à 60 personnes, dont 11 places assises et 7 semi-assises, et dispose de grandes baies vitrées et d'un hublot au sol permettant de voir en dessous[44]. Construites par Gangloff à Berne (Suisse)[45], les cabines intègrent la technologie « Smartglass »,[9] : une feuille de cristaux liquides permet, par impulsion électrique, d'opacifier le vitrage afin d'éviter la vue de certains bâtiments militaires ou de jardins privés[44],[21]. Les cabines sont équipées de dispositifs de vidéosurveillance, d'écrans d'informations aux voyageurs (identiques à ceux des autres véhicules Bibus) et d'un interphone permettant de contacter un opérateur en cas de dysfonctionnement[9].

Chaque cabine mesure 5,60 mètres de long, 3 mètres de large et 3 mètres de haut pour une surface au sol de 13 m2 et pèse 2,1 tonnes à vide[21]. La structure est en aluminium et deux bandeaux de diodes électroluminescentes aux couleurs changeantes la nuit ceinturent le haut et le bas des cabines, et font écho à l'éclairage du pont de Recouvrance[21],[46].

Les cabines ont été dessinées par Éric Rhinn de l'agence Avant-Première, qui a aussi dessiné les rames du tramway de Brest dont elles partagent aussi le design des barres de maintien, en inox, en forme de manille et les sièges rabattables vert, tandis que le plancher en teck rappelle l'univers maritime[44],[21],[46].

Au contraire des autres véhicules du réseau Bibus, elles ne possèdent pas de numéros de parc mais des noms de baptême, Charlotte et Lewin, du nom de deux enfants ayant fait le pied de grue le jour de l'inauguration pour être les premiers à monter dedans, ce qui a touché le maire François Cuillandre[47]. La cabine Charlotte a été gravement endommagée lors de sa chute en et n'est pas réparable[37].

Sécurité[modifier | modifier le code]

En cas de vent supérieur à 70 km/h, mesuré via un anémomètre implanté sur le pylône, la vitesse maximum est réduite à 5 m/s (18 km/h) au lieu de 7,5 m/s (27 km/h), la commande du système est reprise en mode manuel depuis le poste de commande du tramway à Plouzané ; au-delà de 90 km/h elle est assurée sur place et au-delà de 100 km/h, l'exploitation est arrêtée[48]. La redondance des moteurs permet de maintenir l'exploitation malgré une panne d'un des deux équipements, et les moteurs sont alimentés par des groupes électrogène en cas de panne de courant[48]. Le système, conçu pour ramener les cabines en station en cas de panne, permet d'éviter toute évacuation en ligne[48]. Les pompiers se sont toutefois préparés à l'éventualité de cet événement[49].

Exploitation[modifier | modifier le code]

La ligne C est exploitée par Keolis Brest, exploitant du réseau Bibus. Elle fonctionne de 11 h à 20 h environ le lundi[50], de h 30 à 19 h environ du mardi au samedi et de h 30 à 19 h environ les dimanches et jours fériés[51] ; à terme la ligne fonctionnera jusqu'à h 30, mais aucune échéance n'a été communiquée[52]. Les cabines relient les stations Jean Moulin et Ateliers en 3 minutes, à raison d'une cabine toutes les cinq minutes tout au long du service[51]. Depuis la chute de la cabine Charlotte en , la fréquence est réduite, la ligne ne fonctionnant plus qu'avec une seule cabine[38].

Tarification et financement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tarification du réseau Bibus.
Carte KorriGo.

La tarification du téléphérique est identique à celle du reste du réseau Bibus et accessible avec les mêmes abonnements. Un ticket un voyage permet un trajet simple quelle que soit la distance avec une ou plusieurs correspondances possibles avec les lignes de bus, de téléphérique et de tramway pendant une durée maximale d'une heure entre la première et la dernière validation.

Le financement du fonctionnement de la ligne (entretien, matériel et charges de personnel) est assuré par Keolis Brest. Cependant, les tarifs des billets et abonnements, dont le montant est limité par décision politique, ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, Brest métropole, qui définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services. L'équilibre financier du fonctionnement est assuré par une dotation globale annuelle au délégataire grâce au versement transport payé par les entreprises et aux contributions des collectivités publiques.

Trafic[modifier | modifier le code]

Les estimations de trafic tablent sur une fréquentation de 675 000 voyageurs annuels[53].

Au cours de son premier mois de service sans incident, en janvier 2017, 77 000 voyages ont été comptés soit une moyenne de 1 500 voyages par jour de semaine et de 4 700 voyages journaliers le week-end[54]. Le pic de fréquentation journalière a été atteint le 14 février 2017, avec 6 000 passagers ce jour-là sur une semaine de vacances scolaires où la fréquentation moyenne journalière était de 4 800 passagers ; la ligne est très fréquentée l'après-midi, la file d'attente peut avoisiner la demi-heure, et il arrive que les agents de régulation empêchent la foule de monter afin de ne pas dépasser la capacité maximale de 60 personnes par cabine[55]. Début août 2017, Keolis Brest annonce avoir comptabilisé 600 000 voyages.[56]

Dans la culture[modifier | modifier le code]

L'inauguration du téléphérique a fait l'objet de plaisanteries plus ou moins loufoques en septembre et octobre 2016, tel un appel sur les réseaux sociaux à assister à l'inauguration habillé d'une combinaison de ski[57], ou des sacs et tee-shirts détournant le quartier des Capucins en station de ski[58].

Plus insolite encore, une pétition a été mise en ligne demandant que le prochain James Bond soit en partie tourné à Brest, le créateur de la pétition rêvant d'une scène d'action tournée sur le téléphérique[59].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Pierre-Yves Lautrou, « Les Capucins », sur http://www.lexpress.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  2. Pascale Paoli-Lebailly, « Brest lance un vaste chantier pour changer de stature », sur http://www.latribune.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  3. « Un téléphérique urbain à Brest d'ici 2015 », sur http://www.lefigaro.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  4. « Les Capucins seront reliés au centre par téléphérique », sur http://www.lemoniteur.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  5. « Pont transbordeur de Brest », sur https://structurae.info (consulté le 4 janvier 2017).
  6. a, b, c et d Olivier Pauly, « Un téléphérique à 675 000 passagers par an », sur http://www.brest.maville.com, (consulté le 29 décembre 2016).
  7. « Franchissement de la Penfeld : feu vert au téléphérique », sur http://www.letelegramme.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  8. « Le projet de téléphérique urbain en images de synthèse », sur http://www.letelegramme.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Dossier de presse 2015 sur le téléphérique de Brest », sur https://presse.brest.fr, Brest métropole (consulté le 29 décembre 2016).
  10. Jean-Philippe Defawe, « Un tramway aérien pour les Capucins », sur http://www.lemoniteur.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  11. Colette Sabarly, « Brest prend de la hauteur pour retenir ses habitants », sur http://www.lemonde.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  12. a et b Jean-Philippe Defawe, « Le premier téléphérique urbain verra bien le jour à Brest », sur http://www.lemoniteur.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  13. Olivier Pauly, « Téléphérique : une autre gare qui changerait tout », sur http://www.ouest-france.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  14. « Chute d'une cabine d'un téléphérique à Brest », sur http://www.20min.ch, (consulté le 14 août 2017).
  15. Jean-Philippe Defawe, « Le projet des Capucins prend de la hauteur ! », sur http://www.lemoniteur.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  16. « Début de l'enquête publique pour le téléphérique de Brest », sur https://www.remontees-mecaniques.net, (consulté le 29 décembre 2016).
  17. Benjamin Bourgine, « Le Téléphérique à Brest : début de l'enquête publique », sur https://www.francebleu.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  18. Jean-Philippe Defawe, « Un téléphérique à Brest dès 2016 », sur http://www.lemoniteur.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  19. « Téléphérique : début des travaux à la fin du mois », sur http://www.cotebrest.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  20. a et b « Téléphérique : attention, travaux ! », sur http://www.cotebrest.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
  21. a, b, c, d et e « La cabine du téléphérique s'offre aux Brestois », sur http://www.cotebrest.fr, (consulté le 29 décembre 2016).
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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