Gabriel Pierre Martin Dumont

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Gabriel Pierre Martin Dumont
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Gabriel Pierre Martin Dumont est un architecte français né à Paris en 1720 et mort en 1791.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de Jean Aubert, Dumont obtint le troisième prix de l'Académie royale d'architecture en 1736 avec pour sujet « une superbe maison de campagne avec toutes ses dépendances ». L'année suivante, il obtint le Grand prix de Rome avec « deux dessins d'escaliers, l'un pour un hôtel ordinaire et l'autre pour un palais magnifique ».

Selon Michel Gallet, « sa personnalité artistique est celle d'un théoricien et d'un archéologue. »[1] Pendant son premier séjour à Rome comme pensionnaire de l'Académie de France, bien qu'il réalisât quelques constructions pour le consul Digne, il s'attacha surtout à composer des projets d'architecture idéale. Il fut reçu le à l'Académie de Saint-Luc, qui conserve son projet d'un « temple des trois arts ».

Au cours d'un second séjour en Italie, il accompagna Jacques-Germain Soufflot à Paestum en 1750 et fut reçu à l'Académie de Bologne. Il se disait également membre des Académies de Rome et de Florence.

« Plus tard, il s'associa aux études de Potain sur l'architecture théâtrale, enseigna l'architecture et fit, dans l'entourage de Soufflot[2], une carrière d'architecte savant. »[3] Néanmoins, dans son Essai sur l'architecture théâtrale, Pierre Patte juge sévèrement ses travaux et fait observer que son relevé du théâtre Farnèse de Parme est fautif.

Après la mort de son maître Jean Aubert en 1741, il fut chargé de conduire, selon les plans de celui-ci (approuvés en ), les travaux de construction des nouveaux bâtiments abbatiaux de l'abbaye de Chaalis, ordonnés par le comte-abbé de Clermont mais constamment retardés par le manque de fonds. Le corps de logis nord, seul achevé, ne commença de sortir de terre qu'en 1756[4].

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Le théâtre de Brest, 1766, détruit.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Détail des plus intéressantes parties d'architecture de la basilique Saint-Pierre, Paris, 1763
  • Plans des trois temples de Paestum, 1764
  • Recueil de plusieurs parties d'architecture sacrée et profane de différents maîtres, tant d'Italie que de France : entablements, charpentes, croisées de Rome, ruines antiques, Paris, 1767
  • Projets détaillés de salles des spectacles particulières

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, p. 202
  2. Une vue de l'église Sainte-Geneviève publiée après la mort de Soufflot (1780) porte les armes de l'architecte (deux castors sur champ d'azur) et une inscription latine traduite comme suit par Michel Gallet (Op. cit., p. 203) : « Dans sa tristesse, son ancien et dévoué collaborateur, le professeur d'architecture Gabriel Pierre Martin Dumont dédie et consacre aux mânes illustres de Jacques-Germain Soufflot, architecte du roi, cette vue gravée sur cuivre de l'église Sainte-Geneviève, objet de bien des jalousies, monument d'un amour perpétuel, proposé à l'émulation des Français comme à l'admiration des étrangers. »
  3. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, p. 202-203.
  4. Jean-Pierre Babelon, L'abbaye royale de Chaalis et les collections Jacquemart-André, Paris, Éditions du patrimoine, coll. Itinéraires du patrimoine, s.d., p. 23 (ISBN 978-2-85822-883-6)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Éditions Mengès, 1995 (ISBN 2856203701)

Bibliographie[modifier | modifier le code]