Rhône-Alpes

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Rhône-Alpes
Détail
Détail
Administration
Pays Drapeau de la France France
Préfecture Lyon
Départements Ain (01)
Ardèche (07)
Drôme (26)
Isère (38)
Loire (42)
Rhône (69)
Savoie (73)
Haute-Savoie (74)
Chefs-lieux Bourg-en-Bresse
Privas
Valence
Grenoble
Saint-Étienne
Lyon
Chambéry
Annecy
Arrondissements 25
Cantons

Communes
335

2 879
Conseil régional Conseil régional de Rhône-Alpes
Président Jean-Jack Queyranne (PS)
2010-2015
Préfet Jean-François Carenco
ISO 3166-2 FR-V
Démographie
Gentilé Rhônalpin
Population 6 283 541 hab. (2011)
Densité 144 hab./km2
Langues
régionales
Arpitan[1]
Occitan
Géographie
Superficie 43 698 km2
Localisation
Localisation de Rhône-Alpes
Liens
Site web http://www.rhonealpes.fr

Rhône-Alpes (prononcé [ ʁo.nalp ] ; en arpitan Rôno-Arpes ; occitan : Ròse-Aups[2]) est une région française qui regroupe huit départements : l'Ain, l'Ardèche, la Drôme, l'Isère, la Loire, le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie. Son chef-lieu est Lyon.

Avec 43 698 km2, elle est la deuxième région de France métropolitaine en superficie (après Midi-Pyrénées), en économie et en population (après l'Île-de-France) avec 6 283 541 habitants. Elle est aussi classée 6e région européenne.

Elle est limitrophe des régions françaises de Franche-Comté, de Bourgogne, d'Auvergne, du Languedoc-Roussillon et de Provence-Alpes-Côte d'Azur, des régions italiennes de la Vallée d'Aoste et du Piémont, ainsi que des cantons suisses de Vaud, du Valais et de Genève.

La région Rhône-Alpes représente un dixième de la France en termes économiques, démographiques et de superficie.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Rhône-Alpes.

Rhône-Alpes compte 6 283 541 habitants en 2011[3] dont :

1,5 million de personnes âgées de 60 ans et plus habitent en Rhône-Alpes, ce qui constitue 22,5 % de la population de la région. Parmi eux, un demi-million de personnes sont âgées de plus de 75 ans. Le taux d'équipement de la région en structures d'hébergement pour séniors est supérieur à la moyenne nationale pour répondre aux besoins des populations[4].

Nombre d'habitants par départements de Rhône-Alpes[5]
Département Nombre
d'habitants
Ain 603 827
Ardèche 317 277
Drôme 487 993
Isère 1 215 212
Loire 749 053
Rhône 1 744 236
Haute-Savoie 746 994
Savoie 418 949

Métropoles[modifier | modifier le code]

La région Rhône-Alpes est la seule région française avec l'Île-de-France à figurer dans la liste des 20 régions les plus puissantes d'Europe[6]. Sa configuration géographique s'appuie sur le triangle Lyon-Grenoble-Saint-Étienne et sur le Sillon alpin, qui s'étend de Genève à Valence via Annecy, Chambéry et Grenoble. Ces deux ensembles forment deux métropoles européennes.

Ces sept aires urbaines comptent plus de 4,2 millions d'habitants.

Plus grandes villes[modifier | modifier le code]

La ville de Lyon depuis la colline de Fourvière.
La place du Peuple à Saint-Étienne.
Quais de l'Isère à Grenoble.
Le Kiosque Peynet sur le Champ de Mars à Valence.
Le château et les toits de la vieille ville de Chambéry.

Population dans la commune en 2011 :

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Ce tableau indique les communes de Rhône-Alpes qui comptaient en 2008 plus de 3 000 résidences secondaires[7].

Ville département Rés. secondaires
Saint-Martin-de-Belleville (Les Menuires), (Val Thorens) Savoie 11 631
Chamonix-Mont-Blanc Haute-Savoie 8 865
Bourg-Saint-Maurice (Les Arcs) Savoie 7 946
Megève Haute-Savoie 7 709
Morzine Haute-Savoie 7 324
Lyon Rhône 7 103
Les Allues (Méribel) Savoie 6 889
Mâcot-la-Plagne Savoie 6 702
Val-d'Isère Savoie 5 628
Saint-Bon-Tarentaise (Courchevel) Savoie 5 485
Tignes Savoie 5 474
Huez (L'Alpe d'Huez) Isère 5 340
Arâches-la-Frasse (Les Carroz d'Arâches), (Flaine) Haute-Savoie 5 219
Saint-Gervais-les-Bains Haute-Savoie 5 115
Mont-de-Lans (Les Deux Alpes) Isère 3 998
Le Grand-Bornand Haute-Savoie 3 904
Châtel Haute-Savoie 3 818
La Clusaz Haute-Savoie 3 743
Villard-de-Lans Isère 3 653
Aix-les-Bains Savoie 3 276
Samoëns Haute-Savoie 3 223
Hauteluce (Col des Saisies) Savoie 3 005

Histoire[modifier | modifier le code]

Plus de 30 000 ans avant notre ère : les occupants de la grotte Chauvet (Ardèche) dessinent les premières œuvres d'art connues de l'humanité. Avant l'arrivée des Romains, pas moins de 8 peuples gaulois se partagent le territoire de la future région Rhône-Alpes : les Helviens du côté méridional, les Allobroges de Vienna, les Ceutrons en Tarentaise, les Médulles en Maurienne, les Ambarres dans l'Ain, les Ségusiaves autour de Lyon et de Roanne et, de manière plus limitée, les Cavares et les Voconces installés surtout au sud de la région. Jusqu'à Philippe le Bel (début du XIVe siècle), le Rhône servit de limite entre le royaume de France et le Saint Empire romain germanique.

Il faut attendre 1349 - les débuts de la guerre de Cent Ans - pour que le Dauphiné soit rattaché à la France. Puis en 1601, par le traité de Lyon, Henri IV annexe au royaume de France le Bugey et le pays de Gex. Puis c'est le tour de la principauté de Dombes en 1762. Le duché de Savoie est annexée une première fois en 1792 par la France révolutionnaire et constituée en département du Mont-Blanc. Notons qu'une partie de la Suisse romande devient également française sous l'Empire avec les départements du Léman (1798-1815, Canton actuel de Genève) et du Simplon (1810-1815, Canton actuel du Valais). Au Congrès de Vienne (1815), la Savoie est restituée au Royaume de Sardaigne (dirigé par la Maison de Savoie) et la frontière avec la Suisse est fixée dans ses limites actuelles par l'incorporation de six communes du Pays de Gex au canton de Genève. La région est définitivement rattachée à la France en 1860. La province savoyarde se trouve alors partagée en deux départements : Savoie et Haute-Savoie. C'est à ce moment-là que sont fixées les limites actuelles des départements de Rhône-Alpes. La soierie lancée par François 1er (1536), relancée par Napoléon au milieu du XIXe siècle, essaime à travers tous les départements et crée la région avant qu'elle n'existe. La création de l'entité administrative un siècle plus tard (au début des années 1960) consacre cette cohérence en créant un ensemble régional regroupant les trois agglomérations qui en déterminent la puissance : Lyon, Saint-Étienne, et Grenoble.

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conseil régional de Rhône-Alpes.

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Les départements issus de l'ancien comté et ancienne province royale française ainsi que la partie nord-ouest du Dauphiné (actuel département de la Drôme et de l’Isère) , la partie nord-est du Languedoc (actuel département de l’ Ardèche) ,de la province du Lyonnais (actuel département de la Loire et du Rhône) , la partie sud du Duché de Bourgogne (actuel département de l’Ain) et du Duché de Savoie (actuel département de la Savoie et de la Haute-Savoie) furent inclus dans la région administrative de Rhône-Alpes qui recouvre les départements de l’ Ain, de l’Ardèche, de la Drôme, de l’Isère, de la Loire, du Rhône, de la Savoie et de la Haute-Savoie.

Région Rhône- Alpes[modifier | modifier le code]

  • Superficie : 43 698 km2
  • Population : 6 283 541 habitants (2011)
  • Préfecture régionale : Lyon
  • Préfectures : Bourg-en-Bresse, Privas, Valence, Grenoble, Saint-Étienne, Chambéry, Annecy
  • Densité : 144 hab/km²
  • Population active : 2 619 918 habitants
  • PIB régional : 173 682 millions d’euros (9,9% du PIB national)
  • Spécialités industrielles : technologique, métallurgique, chimique et automobile
  • Agriculture : vin, fruits, légumes, et céréales
Départements de Rhône- Alpes
Département Blason Superficie Population Préfecture Sous-préfectures Densité
01 Ain
Blason département fr Ain.svg
5 762 km2 603 827 Bourg-en-Bresse Belley,Gex et Nantua 105 hab/km²
07 Ardèche
Blason département fr Ardèche.svg
5 529 km2 320 736 Privas Largentière et Tournon-sur-Rhône 58 hab/km²
26 Drôme
Blason département fr Drôme.svg
6 530 km2 487 993 Valence Die et Nyons 75 hab/km²
38 Isère
Blason département fr Isère.svg
7 431 km2 1 215 212 Grenoble La Tour-du-Pin et Vienne 164 hab/km²
42 Loire
Blason département fr Loire.svg
4 781 km2 749 053 Saint-Étienne Montbrison et Roanne 157 hab/km²
69 Rhône
Blason département fr Rhône.svg
3 249 km2 1 725 177 Lyon Villefranche-sur-Saône 531 hab/km²
73 Savoie
Savoie Blason.svg
6 028 km2 418 949 Chambéry Albertville et Saint-Jean-de-Maurienne 70 hab/km²
74 Haute-Savoie
Haute Savoie blason.svg
4 388 km2 746 994 Annecy Bonneville,Saint-Julien-en-Genevois et Thonon-les-Bains 170 hab/km²

Politique[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

  • La région, située au sud-est de la France, est la 3e de France en termes de superficie (1re : Guyane, 2e : Midi-Pyrénées), soit 43 698 km2, ce qui correspond à 8 % du territoire métropolitain français.
  • L'ancienne Province du Dauphiné dont Grenoble était la capitale est aujourd'hui coupée en trois, avec les départements de l'Isère et de la Drôme rattachés à la Région Rhône-Alpes et le département des Hautes-Alpes rattaché à la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Une partie importante du Nord-Isère a été progressivement intégrée au département du Rhône pour plus de cohérence territoriale. Ainsi, par exemple, la commune de Villeurbanne, limitrophe de Lyon, était dauphinoise au XIXe siècle.

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

Lac de Grangent dans les Gorges de la Loire.
La vallée de Haute-Maurienne.

La région est scolairement divisée en deux académies : Lyon pour l'Ain, la Loire et le Rhône, et Grenoble pour l'Ardèche, la Drôme, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie. Au sud, on trouve une enclave de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, dite Enclave des papes, au sein de Rhône-Alpes (enclave du Vaucluse dans le sud de la Drôme).

La région est, pour l'ordre judiciaire, divisée en quatre ressorts de cours d'appel : Chambéry pour la Savoie et la Haute-Savoie, Grenoble pour la Drôme et l'Isère, Lyon pour l'Ain, la Loire et le Rhône, et enfin Nîmes pour l'Ardèche.

Sous-ensembles naturels[modifier | modifier le code]

Rhône-Alpes s'étend du Massif central à l'ouest jusqu'aux Alpes à l'est. Entre ces deux ensembles montagneux se trouve la vallée du Rhône.

Massif Central[modifier | modifier le code]

À l'ouest, la région se compose de la partie orientale du Massif central :

Le Massif central rhônalpin culmine au mont Mézenc (altitude 1 753 mètres).

Vallées[modifier | modifier le code]

Au centre, la région est traversée du nord au sud par les vallées de la Saône et du Rhône ainsi qu'à l'est par la vallée de l'Isère. A l'Ouest, elle est traversée par la Loire .

Jura[modifier | modifier le code]

Au nord-est de la région, s'étend le Jura. Du nord vers le sud, les plis méridionaux du Jura laissent place aux Alpes du nord. Le point culminant du Jura se trouve, en Rhône-Alpes, au Crêt de la Neige (altitude 1 718 mètres).

Alpes[modifier | modifier le code]

À l'est, la région s'étend sur les Alpes avec des régions de haute montagne. Les Alpes dauphinoises et savoyardes sont fortement marquées par les dernières glaciations (larges vallées de l'Isère et de la Maurienne / Môrièna, et ses lacs). Les Alpes sont facilement pénétrables grâce au sillon alpin, qui comprend les cluses de Grenoble et Chambéry, ainsi que le Grésivaudan et la combe de Savoie. En Isère, la chaîne de Belledonne (altitude 2 977 mètres) longe le Grésivaudan et les massifs du Pelvoux et des Écrins (altitude 4 102 mètres) forment la frontière de l'Isère avec les Hautes-Alpes. Le point culminant des Alpes se trouve, en Rhône-Alpes, au Mont-Blanc (altitude 4 810 mètres, le plus haut sommet d'Europe hors Caucase). Les grands glaciers comme celui du Montenvers (Mer de Glace), des Bossons, ou de l'Argentière se réduisent fortement en raison du réchauffement climatique.

Vercors[modifier | modifier le code]

Cet important massif, haut lieu de la résistance française, chevauche la partie Est de la Drôme et la partie Sud-ouest de l'Isère en constituant les Préalpes. Il comporte des cols comme celui du Rousset, des vallées très étroites comme les Grands Goulets et de nombreuses grottes comme celles des grottes de Choranche. Le point culminant du Vercors se trouve, en Rhône-Alpes, au Grand Veymont (altitude 2 341 mètres). Un autre de ses sommets connus est le Mont-Aiguille (altitude 2 086 mètres) près de Clelles en Isère.

Lacs[modifier | modifier le code]

La région contient les plus grandes étendues d'eau douce de France :

Classement des chefs-lieux par leur altitude moyenne[modifier | modifier le code]

Vue partielle de Privas, la capitale de l'Ardèche.

La région Rhône-Alpes étant essentiellement une région montagneuse, ses villes sont situées en moyenne altitude.

  1. Saint-Étienne, la deuxième plus grande ville d'altitude d'Europe avec 750 m en moyenne (l'Hôtel de Ville est à 515 m, point culminant de 1 117 m quartier de Rochetaillée)
  2. Annecy 448 m (point culminant de 926 m)
  3. Privas 390 m (point culminant de 750 m)
  4. Chambéry 270 m (point culminant de 560 m)
  5. Bourg-en-Bresse 239 m (point culminant de 273 m)
  6. Grenoble 212 m (point culminant de 600 m sous le mont Jalla)
  7. Lyon 186 m avec 3 collines : Fourvière (point culminant de 320 m à l'antenne), la Croix-Rousse et la Duchère
  8. Valence 139 m (point culminant de 191 m)

L'altitude globalement plus élevée des villes du Massif Central (Saint-Étienne et Privas) que celles des Alpes (Grenoble, Annecy, Chambéry) peut paraitre à première vue paradoxale étant donné que les Alpes sont plus élevées que le Massif Central. Cela tient au fait que les Alpes rhônalpines sont largement aérées de profondes et larges vallées (Grésivaudan, Combe de Savoie), alors que le Massif Central dispose d'un relief difficilement pénétrable. Enfin, Valence et Lyon se trouvant dans la vallée du Rhône, sillon entre Alpes et Massif Central, bénéficient des altitudes les plus modestes.

La région Rhône-Alpes est située dans le sud-est de la France

Environnement et biodiversité[modifier | modifier le code]

La région abrite un patrimoine naturel varié et quelques refuges pour la biodiversité. Elle est néanmoins localement fortement affectée par la fragmentation écologique. Notamment dans le cadre des lois Grenelle I et Grenelle II, se met en place une stratégie de restauration et gestion d'un réseau écologique, qui s'appuie sur un nouvel outil cartographique (SIG dynamique dit CartoRERA), actualisé en 2010, de Cartographie des corridors biologiques et des réseaux écologiques de Rhône-Alpes, avec une vingtaine de couches SIG (dont corridors écologiques, trame verte et bleue, « points de conflit » et de fragmentation pour la faune sauvage…). Ce travail préfigure le « Schéma régional de cohérence écologique » (dit SRCE, qui doit être écrit et validé, avec un copilotage État et la Région avant la fin 2011).
Un travail est également en cours sur la lutte contre le Dérèglement climatique (et sur l'Adaptation au changement climatique, via un autre schéma régional dit SRCAE. Le département de l'Isère a fait partie des collectivités pionnière en matière de corridors biologiques[8]. L'intégration des corridors dans les PLU (Plan local d'urbanisme) a été testée et recommandée en région et dans ce département[9].

La région accueille le siège social de l'association internationale Maksika (Réseau solidaire associatif mondial de conservation des abeilles des hommes et des territoires), menant des actions compensatrices de développement des territoires, basées sur les observations et les prévisions des interactions environnement/biodiversité/abeilles/activité humaines, grâce au réseau de ruches communicantes, technique de pointe, développé et géré par l'équipe de recherche "Bee secured" soutenue par GRAIN de Grenoble[10].

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en Rhône-Alpes.

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Lignes a grande vitesse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : LGV Rhône-Alpes.
Train en gare de Valence-TGV

La région dispose d'un nombre de villes important desservies par le TGV.

  • La liaison TGV Paris-Grenoble dessert la gare et aéroport international de Lyon Saint-Exupéry.

Réseau régional[modifier | modifier le code]

Article détaillé : TER Rhône-Alpes.

Sur le plan des Trains Express Régionaux, les TER Rhône-Alpes desservent l'un des réseaux le plus dense de France. La Région Rhône-Alpes consacre une part très importante de son budget aux transports ferroviaires régionaux. C'est la seule région de France où la part du budget ferroviaire est plus importante que celui des routes. La Région investit notamment dans l'exploitation, la rénovation du matériel roulant et les infrastructures.

  • La ligne ferroviaire Lyon - Saint-Étienne, est une des lignes régionales de province en France les plus fréquentées. La liaison Mâcon-Lyon est également très fréquentée.
  • Ponctuellement la gare de Bourg-Saint-Maurice devient l'une des gares les plus fréquentées de Rhône-Alpes. Pendant les weekends des vacances d'hiver, des TGV venant de Paris, Londres ou de Bruxelles desservent la gare.

Lignes touristiques[modifier | modifier le code]

Enfin, Rhône-Alpes dispose de lignes ferroviaires touristiques circulant au cœur de paysages à intérêt particulier :

Routier[modifier | modifier le code]

Réseau autoroutier dans la région

Le réseau autoroutier de la région Rhône-Alpes, carrefour européen, est le deuxième plus dense de province après celui de la région Nord-Pas-de-Calais[12].

C'est aussi un des seuls en France à ne pas suivre le schéma disposé en « araignée » (axes centrés sur la capitale régionale et pas de communications entre les villes secondaires) mais à assurer un véritable quadrillage de la région Rhône-alpes, à l'exception de la Drôme et de l'Ardèche, desservies uniquement par la vallée du Rhône. Il est connecté à deux réseaux étrangers, à savoir l'Italie et la Suisse. L'autoroute du soleil est l'une des plus fréquentées de France, située sur l'axe PLM (Paris-Lyon-Marseille). Celle-ci sera peut-être doublée à l'avenir par l'autoroute A51 Grenoble - Gap - Marseille, ce qui permettrait de la désengorger. Si elle voit le jour, cette autoroute sera la plus haute de France.

Lyon, Grenoble, Saint-Étienne, Valence, Bourg-en-Bresse, Chambéry et Annecy sont reliées par un important réseau d'autoroutes.

Lyon, Grenoble, Saint-Étienne et Valence sont entourées par des périphériques (partiels ou entiers).

Grâce aux profondes vallées de Rhône-Alpes (vallée du Rhône, Grésivaudan et Combe de Savoie notamment), les tunnels autoroutiers sont plutôt rares pour cette région montagneuse. On en dénombre toutefois plusieurs autour de Lyon (tunnel de Fourvière par exemple), autour de Chambéry (tunnel du Chat), autour de Grenoble (tunnel du Sinard) et sur l'autoroute A40 (tunnels de Chamoise, de Saint-Germain et de Châtillon dans l'Ain, tunnel du Vuache en Haute-Savoie).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Un tramway à Lyon
Un bus TAG, à Grenoble

Les trois plus grandes villes de Rhône-Alpes (Lyon, Grenoble et Saint-Étienne) sont équipées en tramway et disposent d'un réseau de bus important (TCL pour Lyon, TAG pour Grenoble et STAS pour Saint-Étienne) . Lyon, la capitale régionale, bénéficie de surcroit de quatre lignes de métro. Lyon et Saint-Étienne ont conservé leurs lignes de trolleybus (seules villes en France avec Limoges) et enfin, Saint-Étienne est une des seules villes françaises (la seule dans la Région[13]) à avoir conservé son tramway depuis le XIXe siècle (il est en service depuis 1881).

De nombreuses villes ont également leurs réseaux de bus (Valence : Citéa, Chambéry : STAC, Annecy : SIBRA,Vienne : L'va, Aix-les-Bains : Ondéa, Villefranche-sur-Saône : Libellule, Roanne : STAR, Bourg-en-Bresse : TUB, Bourgoin-Jallieu : RUBAN, Voiron : TPV, Bellegarde-sur-Valserine : TUB, Oyonnax : Duobus, Ambérieu-en-Bugey : TAM, Chamonix-Mont-Blanc : ChamonixBus, etc.). Il y a également des réseaux de cars départementaux et interdépartementaux.

La carte OùRA! est une carte à puce qui permet de voyager dans les trains du réseau TER Rhône-Alpes, en chargeant ses titres de transports, mais aussi de combiner ses déplacements avec d'autres modes de transport comme les réseaux de transport en commun de Saint-Étienne (STAS), Valence (Citéa), Grenoble (TAG) ou Lyon (TCL), ou encore de louer un vélo en libre service.

En hiver, des lignes supplémentaires ouvrent pour relier les vallées aux stations de ski. C'est par exemple le cas depuis Grenoble pour Chamrousse et l'Alpe d'Huez.

Enfin, l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry est accessible en navette régulière depuis les grandes villes environnantes, à savoir Bourg-en-Bresse, Saint-Étienne, Grenoble et Annecy via Chambéry. La ville de Lyon, quant à elle, dispose d'une liaison tramway exploitée par le Rhônexpress. Il y a également des liaisons entre l'Aéroport de Grenoble-Isère et Grenoble ainsi qu'entre l'Aéroport de Saint-Étienne - Bouthéon et Saint-Étienne.

Le réseau ferré est connecté à deux réseaux étrangers, à savoir l'Italie, par le tunnel ferroviaire du Fréjus et la Suisse par deux lignes reliées à Genève[14] et une ligne reliée au Valais[15].

La région Rhône-Alpes est en profonde mutation en ce qui concerne son réseau ferroviaire et de nombreux projets sont en cours de développement ; à savoir le Réseau express de l'aire urbaine lyonnaise, le Projet Ferroviaire de l'ouest Lyonnais, le Tram-train de l'Ouest Lyonnais. La région est aujourd'hui soucieuse d'unifier les départements dans le domaine des transports comme on peut le remarquer depuis la création de Multitud'.

Aérien[modifier | modifier le code]

Rhône-Alpes compte plusieurs aéroports dont de nombreuses lignes régulières et des vols saisonniers pour le ski.

Le plus grand aéroport de la région est celui de Lyon Saint-Exupéry. Il est situé au cœur de la région, si bien que les principales villes régionales se trouvent à moins de 100 km de l'aéroport. Les deux principaux autres aéroports sont ceux de Grenoble et Chambéry. Ils sont gérés par la même société qui les exploite grâce à l'or blanc.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de Rhône-Alpes.

L'économie rhônalpine est une des plus dynamiques de France, dans de nombreux domaines. En 2012, une étude de l'APEC (Agence Pour l'Emploi des Cadres) place la région Rhône-Alpes (et, en particulier, son chef-lieu Lyon) comme la région la plus demandée chez les jeunes cadres et les jeunes diplômés[18],[19].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de Rhône-Alpes.

Langues[modifier | modifier le code]

Le français est la langue majoritaire de la population.

Historiquement on parle les deux langues suivantes:

  • L'arpitan (ou francoprovençal)[20], dans le nord de la région.
  • L'occitan (dans sa variété vivaro-alpine surtout), dans la Drôme et l'Ardèche ainsi que dans des franges de l'est et du sud de la Loire et du sud de l'Isère[21].

Le francoprovençal et l'occitan sont reconnus institutionnellement comme langues de la région, à la suite de l'assemblée plénière du Conseil régional des 8 et 9 juillet 2009. Le texte a été voté par le PC, le PRG, les VERTS, le Modem et le PSEA (Groupe Socialiste, Écologiste et apparentés). Le PGA et le FN ont voté contre. Le Centre et l'UMP se sont abstenus[22]. La délibération relative aux langues régionales prévoit de développer ces langues dans la région, à travers les médias, le tourisme et l'enseignement notamment[23].

Ces deux langues sont considérés par l'Unesco comme "en danger"[24], sur le site de l'UNESCO. En effet, l’étude FORA (Arpitan et occitan en Rhône-Alpes) de juillet 2009, pilotée par l’Institut Pierre Gardette de l’Université catholique de Lyon, commandée par la Région Rhône-Alpes[25] confirme un très fort déclin de l'usage de ces langues, notamment chez les jeunes. 30 % des plus de 80 ans parlent la langue régionale (arpitan ou occitan) contre 2 % des moins de 30 ans. Comme pour de nombreuses langues régionales, il existe surtout des locuteurs passifs, qui comprennent la langue sans la parler. Ainsi 60,9 % des plus de 80 ans la comprennent contre 4 % des moins de trente ans.

Sport[modifier | modifier le code]

Les plus grands clubs de football de la région sont :

En rugby, la région compte de nombreux clubs de haut-niveau :

Le basketball n'est pas non plus en reste :

Autres sports : Chambéry en handball, Grenoble, Chamonix, Villard-de-lans et Morzine en hockey. La ligue Rhône-Alpes d'aviron compte également une équipe de haut vol ayant encore une fois démontré de sa supériorité à la Coupe de France lors de la saison 2011/2012 où elle remporte 7 titres sur 12 disponibles.

La pratique du canoë-kayak est très importante dans cette région grâce à la multitude des lieux de pratique (descente de l'Ardèche, de l'Isère, etc.)

Sports d'hiver : la région Rhône-Alpes est une des premières régions mondiales pour son domaine skiable, notamment dans la vallée de la Tarentaise et secondairement dans les massifs du Giffre, du Chablais, des Aravis et des Grandes Rousses.

Elle a notamment accueilli les trois éditions françaises des Jeux olympiques d'hiver :

La région était également candidate pour accueillir les Jeux olympiques d'hiver de 2018 à Annecy, mais la candidature a été éliminée en phase finale de vote.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Rhône-Alpes.
Le Pont d'Arc, porte d'entrée naturelle des gorges de l'Ardèche

Située entre Paris et la Côte d’Azur, aux frontières de la Suisse et de l’Italie, Rhône-Alpes se trouve au carrefour de l’Europe, avec ses deux aéroports internationaux, Lyon et Grenoble, une desserte par train réputée dense et un vaste réseau autoroutier.

La région Rhône-Alpes abrite 8 parcs naturels: 2 Parcs Nationaux (Le Parc national de la Vanoise et Le Parc national des Écrins) 6 Parcs Naturels Régionaux (Le Parc naturel régional du Vercors, Le Parc naturel régional du Pilat, Le Parc naturel régional de la Chartreuse, Le Parc naturel régional du Haut-Jura, Le Parc naturel régional des Bauges, Le Parc naturel régional des Monts d'Ardèche)

Certains sites uniques tels que le Mont-Blanc et les gorges de l'Ardèche, sont des atouts pour la région Rhône-Alpes, qui offre des paysages très divers : hautes montagnes, vignobles et douces vallées, champs de lavande et d’oliviers, vastes plaines fluviales.

En Rhône-Alpes, l’eau est présente sous toutes ses formes : neige et glaciers, fleuves, rivières et lacs. Rhône-Alpes possède trois des cinq plus grands lacs de France (lac Léman, lac du Bourget et lac d'Annecy).

Tous les sports en plein air sont accessibles : la randonnée, le VTT, le parapente, le canoë, etc. Rhône-Alpes, seconde région golfique française avec plus de 60 parcours, possède également les plus grands domaines skiables du monde (Les Portes du Soleil, Les Trois Vallées, Paradiski, ou encore l'Espace Killy et a accueilli trois fois les Jeux olympiques d’hiver.

Plusieurs villes présentent un fort intérêt architectural : Lyon (classée au patrimoine mondial de l’UNESCO), Valence, Grenoble, Chambéry, Annecy, Saint-Étienne et Vienne.

Jumelage et coopération décentralisée[modifier | modifier le code]

Les régions de Tombouctou (au Mali) et Rhône-Alpes sont unies par une convention de coopération qui remonte à 1986. Une convention triennale de renouvellement a été signée par Jean-Jack Queyranne, président du conseil régional de Rhône-Alpes et Mohamed Ibrahim, président de l’assemblée régionale de Tombouctou en octobre 2009. La coopération porte notamment sur une aide au processus de décentralisation au Mali, sur des actions en faveur de l'accès à l'eau et le développement de l'agriculture[26].

La région des Hauts-Bassins (au Burkina Faso voisin) est également unie à la région Rhône-Alpes par un accord de coopération similaire.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylviane Cousin, Claude Royer, François Sigaut, introduction de Jean Cuisenier, Le guide du patrimoine rural, Besançon, Les guides de la manufacture,‎ 1991, 382 p. (ISBN 2-7377-0237-2)
    400 musées, écomusées, collections d’agriculture présentés par l’association française des musées d’agriculture : Deuxième édition revue et actualisée. Ouvrage publié avec le concours de la Direction des Musées de France (D.M.F.) : 22. Rhône-Alpes, pp. 353 à 372
  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 1er novembre 1987, 495 p.
    01-Ain p. 257 ; 07-Ardèche, p. 272 ; 26-Drôme, p. 308 ; 38-Isère, p. 338 ; 42-Loire, p. 343 ; 69-Rhône, p. 405 ; 73- Savoie, p. 413 ; 74-Haute-savoie, p. 413 et Cartes n° 8, 9, 13 et 14

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le site de l'Aliance culturèla arpitanna mis en ligne grâce au soutien de la région Rhône-Alpes.
  2. L'arpitan et l'occitan ont été reconnus par la région en 2009: voir le site de l'Aliance culturèla arpitanna, mis en ligne avec le soutien de la région Rhône-Alpes
  3. Population de Midi-Pyrénées en 2010, sur le site insee.fr
  4. Maisons de retraite en Rhône-Alpes
  5. estimations INSEE - 1er janvier 2013
  6. « PIB : LE CLASSEMENT DES RÉGIONS D'EUROPE », sur ebreizh.net,‎ 2012 (consulté le 16 fevrier 2013)
  7. Site du recensement de l’INSEE, chiffres au 1er janvier 2008
  8. [PDF] Projet couloir de vie, sur le site biodiversite.rhonealpes.fr
  9. [PDF] Murielle Pezet-Kuhn ; Prise en compte des corridors dans les Plan locaux d’urbanisme, PPT, 20 pages
  10. Grain-incubation.com
  11. « Focus sur le projet REAL », sur http://www.rhone.fr, Conseil général du Rhône,‎ 27 octobre 2010 (consulté le 6 janvier 2012)
  12. [PDF] « Densité du réseau autoroutier, par régions NUTS 2, 2008 », Eurostat,‎ mars 2010 (consulté le 06 janvier 2012)
  13. avec Lille/Roubaix/Tourcoing et Marseille
  14. La ligne d'Annemasse à Genève-Eaux-Vives (frontière) et la ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière)
  15. La ligne de Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet à Vallorcine (frontière)
  16. Quatrième aéroports de France en nombre de passager après Charles-de-Gaulle, Orly et Nice.
  17. Classé dans les aéroports français, il serait le troisième en nombre de passager après Charles-de-Gaulle et Orly.
  18. « Il fait bon vivre et travailler en Rhône-Alpes », Le Figaro,‎ 14 mars 2012 (consulté le 21 mars 2012)
  19. « Rhône-Alpes, la région fétiche des jeunes cadres », La Tribune,‎ 14 mars 2012 (consulté le 21 mars 2012)
  20. Arpitan.com: apprendre l'arpitan avec le soutien de la région Rhône-Alpes
  21. Voir: RONJAT Jules (1930-1941) Grammaire historique [sic] des parlers provençaux modernes, 4 vol. [rééd. 1980, Marseille : Laffitte Reprints, 2 vol.
  22. [PDF] Communiqué de presse - Assemblée plénière du Conseil régional des mercredi 8 et jeudi 9 juillet 2009, sur le site rhonealpes.fr
  23. [PDF] Reconnaitre, valoriser, promouvoir l'occitan et le francoprovençal, langues régionales de Rhône-Alpes, sur le site de la région Rhône-Alpes
  24. Atlas interactif UNESCO des langues en danger dans le monde
  25. [PDF] Étude FORA - Francoprovençal et occitan en Rhône-Alpes, sur le site de la région Rhône-Alpes
  26. Une délégation malienne à Lyon pour le renouvellement de la coopération, Le Progrès, 28 octobre 2009.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]