Megève

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Megève
Vue panoramique de Megève depuis Rochebrune.
Vue panoramique de Megève depuis Rochebrune.
Blason de Megève
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Sallanches
Intercommunalité SIVOM Pays du Mont-Blanc
Maire
Mandat
Catherine Jullien-Brèches
2014-2020
Code postal 74120
Code commune 74173
Démographie
Gentilé Mégevans[1]
Population
municipale
3 516 hab. (2011)
Densité 80 hab./km2
Population
aire urbaine
60 234 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 28″ N 6° 37′ 05″ E / 45.8578, 6.6181 ()45° 51′ 28″ Nord 6° 37′ 05″ Est / 45.8578, 6.6181 ()  
Altitude Min. 1 027 m – Max. 2 485 m
Superficie 44,11 km2
Localisation

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Liens
Site web www.megeve.fr

Megève ([məʒɛv], ou Mégève[2]) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Rhône-Alpes.

La commune se situe au carrefour entre les massifs préalpins du massif du Giffre au nord, et de la chaîne des Aravis à l'ouest et du massif du Beaufortain au sud-est. Le bourg est bâti sur un col qui sépare les bassins versants de l'Arly au sud-ouest de celui de l'Arbon au nord-est.

Située dans le canton de Sallanches en Haute-Savoie, son important essor touristique remonte aux années 1910 lorsque la famille Rothschild décida d'en faire un de ses lieux de villégiature. Il s'agissait pour eux de bâtir une concurrente française à la station suisse de Saint-Moritz. La volonté était de créer une station portant le symbole de l'art de vivre à la française. Mégève a été très convoitée dès ses débuts, les plus grandes têtes couronnées y ayant fait des séjours. Aujourd'hui, Mégève est une station de renommée internationale.

Les habitants de la commune sont appelés les Mégevans et les Mégevannes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Place centrale de Megève et son église

Mégève surplombe la vallée de l'Arve. Située sur un col, qui sépare les bassins versants de l'Arly (Val d'Arly) au sud-ouest de celui de l'Arbon au nord-est. Elle est dominée par les hauteurs du Christomet, du Mont d'Arbois — un belvédère sur le Mont Blanc —, du Mont Joly et de Rochebrune. La commune se situe dans le canton de Sallanches en Haute-Savoie.

Quelques distances par la route : - Sallanches : 13 km - Saint-Gervais-les-Bains : 11 km - Le Fayet (gare TGV) : 15 km - Albertville : 31 km - Chamonix : 35 km - Annecy par le col des Aravis : 60 km - Genève : 70 km - Grenoble : 113 km

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'hiver, de décembre à mars, des ski-bus gratuits sillonnent la station. Ils relient la gare routière, située au centre ville, aux massifs du Mont d'Arbois, de Rochebrune, de la Côte 2000 et du Jaillet.

L'été, ces mêmes ski-bus sont payants.

De nombreuses calèches et de nombreux taxis sont situés au centre ville.

L'autogare de Mégève constitue également un arrêt de bus pour les liaisons SNCF.

Mégève est une station de ski située à 70 km de l'aéroport de Genève et à 14 km de la gare de Sallanches. On trouve également la présence de l'Aérodrome de Megève.

La commune est traversée par la route départementale 1212 d’Albertville à Sallanches.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements dans la commune est de 9 138[3]. Parmi ces logements, 21,6 % sont des résidences principales, 76,6 % sont des résidences secondaires et 1,8 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 21,2 % des maisons individuelles, 73,4 % sont des appartements et enfin seulement 5,4 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 50,9 %[3]. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 35,6 % sur l'ensemble des logements qui est inférieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[3]. Les habitants de la commune sont 13,5 % à être logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage n'est que de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 8,8 % sont des studios, 22 % sont des logements de deux pièces, 26,7 % en ont trois, 22,8 % des logements disposent de quatre pièces, et 19,7 % des logements ont cinq pièces ou plus[3].

Le prix de l'immobilier, pour l'année 2007, s'élève en moyenne à 7 827 €/m2 au Mont-d'Arbois, et environ 15 000 €/m2 en centre ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Mégève, proprement Medzève en savoyard, Media aquarum[2] signifie au milieu (*medz < latin medium) des eaux (ève < latin acqua)[4], se référant à sa position géographique au milieu de l'Arbon et de l'Arly, ou peut-être entre les deux torrents qui forment l'Arly, le ruisseau du Glapet et le ruisseau du Planay[2]. On estime que le nom pourrait également provenir de meg, « montagne » associé au suffixe -ève, signifiant entre les montagnes[4].

On trouve la mention Megève, Megeva en 1212, Prior de Megeva vers 1344, Mégêve en 1791[4]. Si l'on a utilisé les graphies Mégève ou Megève indifféremment au cours des siècles suivants, l'orthographe actuelle a été fixée par décret le 27 février 1961 (paru au JO du 4 mars 1961)[2],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Megève

En 2005 le blason est légèrement modifié et répond désormais à la description héraldique: « D’azur à une tête et col de chèvre coupés d’argent, au chef d’or  ». [6].

Le blason de Megève est issu de la famille des Comtes Capré de Megève, seigneurs des lieux au XVIIe siècle[7] (Armes parlantes).

Le logo officiel de la commune est une version stylisée du blason de la ville.

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Faits historiques[modifier | modifier le code]

La mythique fondation de ce village fait intervenir le Sire Faulignac de Gibertain qui tua un dragon, dont le sang forma la vallée où se trouve l'actuelle station.

Une légende[8] transmise oralement par les familles de Mégève encore aujourd'hui attribue la création de Mégève à Muffat et Grosset, qui auraient tué une vipère volante qui empêchait que l'on vive en ce lieu. Cette légende expliquerait également le nom du lieu dit Tirecorde. Cette légende orale a été mise à l'écrit le 28 octobre 1791 par Jean Baptiste Berthet dans son Histoire de Megêve et s'étale sur deux parties de son œuvre en six parties.

François Capré (? - 1705), dont la famille serait présente dans la vallée depuis le XIIIe siècle, président de la Chambre des comptes du duché de Savoie, achète les seigneuries de Mégève et de Demi-Quartier, le 20 novembre 1699[9],[10].

En 1869 une partie de la commune en est séparée pour former la nouvelle commune du Pratz[11].

Pour ce qui est de l'Eau de Mégève, la source Saint-Michel fut exploitée au début des années 1900 et vendue comme eau minérale de table.

La Tanneries, au XIXe siècle, jusqu'à cinq tanneries artisanales ont existé sur la commune. La dernière a fermé ses portes lors de la Première Guerre mondiale.

Le développement de la station[modifier | modifier le code]

La station de sports d'hiver de Mégève a été créée dans l'entre-deux-guerres par une branche des Rothschild. En effet, Noémie de Rothschild, épouse du baron Maurice de Rothschild, pendant la Première guerre mondiale, est choquée de fréquenter les Allemands dans les stations suisses, notamment Saint-Moritz, et s'engage donc à trouver un lieu en France pouvant accueillir l'aristocratie européenne sans avoir à fréquenter les ennemis d'hier[12]. Aidée par des techniciens suédois, elle hésite entre le bourg et celui de Tignes. En 1921, elle fait le choix de Mégève. Il semble que la pratique du ski existait déjà aux alentours du bourg en 1916, voire peut-être même 1910 ou 1913[13],[14]. La baronne fait l'acquisition de terrain et fait construire des hôtels, notamment de luxe au Mont d'Arbois, dès 1921[15]. Durant les hivers 1922-23, puis 1923-24, Albert Ier de Belgique se rend dans le bourg savoyard apportant un certain prestige au lieu[15].

En 1926, la baronne commande un chalet à l'architecte Henry Jacques Le Même qui devra cependant être :« Un chalet qui ressemble aux fermes du pays mais avec un interieur très confortable, avec de grandes fenêtres ouvertes sur les paysages, une vraie cheminée, un porche abrité des tempêtes et un ski-room pour farter les skis. »[16]. Celui-ci réalise un chalet moderne, avec un sous-sol réservé aux domestiques avec un ski-room, un rez-de-chaussée accueillant les pièces de service, un 1er étage avec les pièces à vivre, souvent accessible depuis l'extérieur, et dans les combles, les chambres. C'est un succès. En 1927, la princesse Angèle de Bourbon commande le sien[17].

Par ailleurs, si en 1920, il y avait 5 hôtels, ils sont 25 neuf ans plus tard.

La station se développe et dès 1933, on construit un téléphérique vers Rochebrune, trois plus tard c'est celui permettant de relier la station au mont d'Arbois[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Catherine Jullien-Brèches Divers droite Commerçante
mars 2008 mars 2014 Sylviane Grosset-Janin Divers droite Agricultrice
1977 2008 Gérard Morand UMP Commerçant
... 1977 Gilbert Le Bescond   Hôtelier
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Megève est souvent qualifiée de station la plus chère de France.[réf. nécessaire] Elle est très appréciée de l'élite française par sa discrétion, son art de vivre et sa qualité de vie.[réf. nécessaire]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 516 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
2 271 2 519 2 561 2 334 2 774 2 737 2 584 2 305 2 375
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 824 1 860 1 832 1 845 1 769 1 727 1 770 1 798 1 746
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 557 1 532 2 232 2 914 3 743 3 695 4 401 4 929 5 209
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
5 255 4 750 4 509 3 960 3 878 3 516 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la pyramide des âges de la ville de Mégève, comparaison entre l'année 1999 et 1982[20] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
139 
75 à plus
252 
310 
60 à 74
377 
565 
40 à 59
628 
612 
20 à 39
616 
524 
0 à 19
495 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
93 
75 à plus
177 
239 
60 à 74
293 
609 
40 à 59
619 
851 
20 à 39
877 
800 
0 à 19
737 

Le nombre total de ménages à Mégève est de 1 974. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les ménages
Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Mégève 34,4 % 31,8 % 15,1 % 13,4 % 4,1 % 1,2 %
Moyenne nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[21]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Mégève possède deux écoles maternelles, deux écoles primaires et deux collèges.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête traditionnelle de l'été en août 2007 à Megève.
  • Janvier : Les Mégève Polo Masters sont une épreuve de polo joué sur neige et faisant partie du circuit international. La 13e édition 2008 a réuni six équipes internationales (Suisse, Espagne, États-Unis, Angleterre, Argentine et France).
  • La snow Golf Cup est une compétition de Golf sur la neige sur le plateau du Mont d'Arbois. Compétition très particulière, presque unique au monde, extrêmement originale.
  • Juillet :
    • Le Mégève Jazz Contest
    • La fête du cheval et du traîneau est organisée depuis plus de cinquante ans.
    • Les Estivales de Mégève, festival de musique classique et promotion des talents du futur.
    • Le Jumping international de Mégève, concours de saut d'obstacles trois étoiles comptant pour le classement international.
  • Août : La fête des Vieux Métiers
    • le premier samedi d'août : Concours aux poulains
(traits comtois et franche-montagne et production locale "le cheval de Mégève") 
                             modèles et allures - attelage - maniabilité
                             buvette et repas sur place

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Domaine skiable[modifier | modifier le code]

Pistes de ski à Megève en 2007.
Article détaillé : Évasion Mont-Blanc.

Mégève (Le Mont d'Arbois, La Princesse, Le Jaillet, Rochebrune, La cote 2000), Saint-Gervais-les-Bains, Combloux, La Giettaz, Cordon et Saint-Nicolas-de-Véroce forment à eux tous un domaine de 162 pistes : le domaine « évasion Mont Blanc ». Ce domaine compte plus de 450 km de piste avec des panoramas exceptionnels ainsi qu'une vue permanente sur le Mont-Blanc.

Le domaine offre une grande diversité de pistes : pistes vertes comme la « Mandarine », mais aussi pistes noires comme la « Rosay » ou « La Princesse Noire ». L'avantage de la faible altitude de la station est que les sapins bordent les pistes et que de nombreuses coursives à travers eux sont possibles.

Autres disciplines[modifier | modifier le code]

Toutes les disciplines peuvent être pratiquées sur la commune de Mégève, telles que :

  • Accrobranche
  • Aviation :
    • Altiport de Mégève
    • Aérocime
    • Aéroclub, école de pilotage, qualification montagne
    • Mont-Blanc Hélicoptères
    • Montgolfières du Christonnet
  • Balle-trap
  • Canirando : randonnée pédestre tirée par un chien de race malamute d'Alaska
  • Centres équestre des Coudrettes
  • Escalade en montagne
  • Golf : parcours de 18 trous au Golf du Mont d'Arbois.
  • Gymnase, musculation, danse
  • Parapente (4 organismes)
  • Parcours de santé de la Cote 2000
  • Palais des sports
    • Piscine olympique, toboggan nautique de 70 m, Piscine 25 x 12,5 m, bassin enfant, saunas, hammam, trampoline.
    • Mur d'escalade
    • Patinoire olympique
    • Tennis, 15 courts
  • Randonnée pédestre
  • Tennis (Tennis club, 20 courts et 4 murs, Palais des Sports, 15 courts).
  • VTT
  • Luge d'été
  • Paintball

Médias[modifier | modifier le code]

  • Télévision locale : TV 8 Mont-Blanc

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités séjournèrent à Mégève. D'ailleurs la commune fut qualifiée de « 21e arrondissement de Paris » par Jean Cocteau[22]. Parmi ces personnalités, on peut citer :

  • Edmond de Rothschild (1926-1997), fils de Noémie de Rothschild, qui lança Mégève dans les années 1920. Il contribua au développement du Mont d'Arbois.
  • Nadine de Rothschild, son épouse, qui dirigea le Chalet du Mont d'Arbois
  • Henry Jacques Le Même, architecte, auteur de nombreux chalets, d'hôtels et de pensions de famille, de 1925 à 1985.
  • Georges Gimel, artiste peintre, auteur de fresques importantes et d'émaux dont le chemin de croix de l'église, de 1934 à 1962.
  • Georg Muffat, compositeur de musique sacrée du XVIIIe siècle, maître de chapelle à Salzbourg.
  • Émile Allais, champion de ski des premières compétitions dans l'entre deux guerres.
  • Philippe Bozon, né en 1966, champion de hockey, premier savoyard et français à évoluer dans la LNH.
  • Mathilde Maige-Lefournier journaliste amoureuse de Mégève habitant le château de Montagnole, près de Chambéry, qui, de 1909 à 1912, en compagnie de son père, parvint à susciter une dynamique au sein du conseil municipal pour le développement de la station : les financements avaient été mis au point, les projets clairement élaborés ; c'est le déclenchement de la première guerre mondiale qui cassa cet élan. S'il avait été maintenu, Mégève ne serait probablement pas devenu « le XXIe arrondissement de Paris ».

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu moyen par ménage megévan est de 21 258 €/an, ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui s'élève à près de 15 027 €/an[23].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune s'élève à 3,7 %[23], avec un nombre total de 82 chômeurs. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 86 % ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 48,5 % d'actifs contre 19,2 % de retraités dont le nombre est supérieur à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 21,2 % de jeunes scolarisés et 11,1 % de personnes sans activité[23].

Répartition des emplois par domaine d'activité
Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Mégève 2 % 18,1 % 5,2 % 15,8 % 37,3 % 21,5 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[24]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Le nombre d'entreprises et d'établissements total au 1er janvier 2006 était de 971. Mégève a atteint un nombre de 97 créations d'entreprises pour l'année 2004. Elle se situe ainsi au 490e rang national. On peut dénombrer principalement treize types d'établissements[25]. Les établissements de l'industrie agricole et alimentaire représentent 2,2 % du nombre total d'entreprises avec un nombre de vingt et un, les industries des biens de consommation représentent 0,7 % avec sept établissements, les industries des biens d'équipement une part de 0,2 % avec deux entreprises, l'industrie des biens intermédiaires comporte six entreprises soit 0,6 %, l'énergie s'élève à 0,2 % avec ses deux entreprises, la construction avec ses quatre vingt douze entreprises représente 9,5 %, le commerce représente pas moins de 22 % du nombre total d'entreprises avec deux cent quatorze établissements, le transport comprend vingt deux établissements soit 2,3 %, les activités immobilières totalisent cent cinquante deux entreprises soit 5,4 %, les services aux entreprises représentent 7,7 % avec soixante quinze établissements, les services aux particuliers comprennent quatre cent trente deux entreprises soit 44,5 % et enfin pour ce qui touche au dernier type d'établissement à savoir l'éducation, la santé et l'action sociale on dénombre quarante six entreprises soit 4,7 % du nombre d'établissements total.

Commerce[modifier | modifier le code]

  • Boîtes de nuit / Bars  : « Le Wake Up », « Cocoon Club », « Le Palo Alto »,», « Les Caves de Mégève », « Les 5 Rues », « Stefano Forever "Le Rol's" », "La Sauvageonne"
  • Casino de Mégève (50 machines à sous…)
    • Fromagerie: "Laiterie GAIDDON" depuis 1933 (troisième génération).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

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Autres lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Megève bénéficie du label « ville fleurie » avec « 4 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[29].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Mégève a un restaurant 3 étoiles au guide Michelin nommé Flocons de sel[30].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite le Musée du Haut Val d’Arly[31]. Il s'agit d'une ferme du XIXe siècle qui fut transformée en un lieu de mémoire de la vie paysanne d'antan[32].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Article d'un journal local : Espace Diamant : la pierre de Cristal découverte par un Mégevan
  2. a, b, c et d Faucigny 1980, p. 516.
  3. a, b, c et d Données INSEE compulsées par le JDN - Logement à Megève
  4. a, b et c « Article « Megève (...) » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en mai 2014).
  5. Gaston Tuaillon, « Megève ou Mégève ? » publié dans Analyse linguistique et approches de l'oral. Recueil d'études offert en hommage à Claire Blanche-Benveniste, (« Orbis Supplementa »), tome 10 (Chez Peeters), Leuven-Paris, 1998, pp.135-137.
  6. site de la mairie de Megève
  7. Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, Tome 1, Grenoble, Allier, pp.302-303.
  8. Histoire de Megêve, Jean-Baptiste Berthet, Extrait concernant la légende sur Alberune.net
  9. Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, et spécialement celle des personnes qui y étant nées ou domiciliées, se sont distinguées par des actions dignes de mémoire, ou par leurs succès dans les lettres, les sciences et les arts (Volume 3), Puthod, pp.18-19.
  10. Jean Nicolas, La Savoie au XVIIIe siècle : Noblesse et bourgeoisie, La Fontaine de Siloé,‎ 2003, 1242 p. (ISBN 978-2-8420-6222-4), p. 514, Note de bas de page.
  11. Bulletin des lois de l'Empire français, XIe série, deuxième semestre de 1869, p.  664 sur Google Livres
  12. Nadine de Rothschild et Guillemette de Sairigné, La baronne rentre à cinq heures, Lattès, Paris, 1984.
  13. Megève, sur 123Savoie
  14. De 1746 à 4139
  15. a et b Marc Boyer, Le tourisme de l'an 2000, Presses universitaires de Lyon,‎ 1999, 265 p. (ISBN 978-2-7297-0629-6), p. 127.
  16. a et b Chantal Bourreau, Avoriaz : l'aventure fantastique, La Fontaine de Siloé,‎ 2007, 351 p. (ISBN 978-2-8420-6389-4), p. 249.
  17. Bernard Haumont et Catherine Bruant, Architecture moderne en province, Éditions Parenthèses,‎ 1989 (ISBN 978-2-8636-4824-7), p. 79.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  20. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  21. Données démographiques cités par le Journal du Net
  22. AMegève, « de Megève », page consultée le 22 février 2009
  23. a, b et c Données INSEE cités par le JDN - Emploi
  24. Données démographiques d'après l'INSEE citées par le Journal du Net
  25. Indices de l'INSEE et synthétisées sur le JDN
  26. Chemin du Calvaire
  27. Synagogue de Megève
  28. Les temples protestants de France : Haute-Savoie : Megève : le temple
  29. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  30. Fiche du restaurant sur le site du Guide Michelin
  31. Musée du Haut Val d'Arly
  32. Réseau empreintes
Vue panoramique de Megève.