Val Thorens

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Val Thorens
Vue aérienne de la station.
Vue de la station depuis la cime de Caron.
Image illustrative de l'article Val Thorens
Administration
Pays Drapeau de la France France
Localité Saint-Martin-de-Belleville
Site web www.valthorens.com
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 54″ Nord 6° 34′ 47″ Est / 45.29833, 6.57972  
Massif Massif de la Vanoise
Altitude 2300 m
Altitude maximum 3230
Altitude minimum 1815
Ski alpin
Lié à Orelle
Domaine skiable Les Trois Vallées
Remontées
Nombre de remontées 29
Téléphériques 1
Funitels et funiculaires 4
Télécabines 3
Télésièges 15
Téléskis 4
Débit 60 680 (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 68
     Noires 8
     Rouges 27
     Bleues 25
     Vertes 8
Total des pistes 150 km
Installations
Nouvelles glisses
2
Ski de fond
Nombre de pistes 0
     Noires 0
     Rouges 0
     Bleues 0
     Vertes 0
Total des pistes 0 km

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
Val Thorens

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Val Thorens

Val Thorens est une station de sports d'hiver située sur la commune de Saint-Martin-de-Belleville, dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Avec un village culminant à 2 300 mètres d'altitude, la station de Val Thorens est la station la plus haute d'Europe, bien que son altitude maximale de 3 230 m soit moindre que l’altitude maximale de 3 880 m de la station de Zermatt en Suisse.

Intégrée au domaine skiable des Trois Vallées, le plus grand domaine skiable relié skis aux pieds avec 600 km de pistes, la station est accessible depuis Moûtiers après traversée du chef-lieu de Saint-Martin-de-Belleville et de la première station alpine de la commune, Les Menuires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Val Thorens se situe dans le massif alpin de la Vanoise, dans le département de la Savoie. Son altitude varie de 1 815 à 3 230 mètres, la station-village culminant pour sa part à 2 300 m, ce qui en fait la plus haute station d'Europe.

La station couvre l'extrémité sud-est de la vallée des Belleville débutant à Moûtiers, dans un cirque délimité par plusieurs sommets que sont au nord le mont de la Chambre (2 790 m), à l'est l'aiguille de Péclet (3 561 m), la pointe de Thorens (3 266 m) ainsi que des glaciers, au sud la cime de Caron (3 195 m) et le mont Bréquin (3 130 m) et à l'ouest la pointe de la Masse (2 804 m). Tous ces sommets marquent par ailleurs la limite administrative de la commune de Saint-Martin-de-Belleville sur laquelle est située la station.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Par la route, la station est accessible par la route départementale 117 au départ de Moûtiers, joignable pour sa part par l'autoroute A430 jusqu'à Albertville puis la route nationale 90. Il existe toutefois une autre manière de rejoindre directement le haut de la station, par la commune d'Orelle par la vallée de la Maurienne, où un téléphérique plus un télésiège conduisent directement les skieurs au sommet de la brêche de Rosaêl .

En transport ferroviaire, la gare ferroviaire la plus proche est la gare de Moûtiers - Salins - Brides-les-Bains, desservie durant les week-ends d’hiver par de nombreux TGV en provenance de grandes métropoles françaises (Paris, Lille ou Nantes) et européennes (Londres, Amsterdam ou Bruxelles), et à l'année par des TER Rhône-Alpes. Toutefois, la poursuite du voyage jusqu'à la station ne peut se faire que la route, y compris par autocars au départ de la gare routière de Moûtiers.

En avion, l'aéroport le plus proche est l'aéroport de Chambéry - Savoie, situé au nord de Chambéry et également fortement desservi durant les week-ends d'hiver.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Cette station a été ouverte au public à Noël 1971 et inaugurée par Joseph Fontanet, alors maire de la commune de Saint-Martin-de-Belleville, et ministre de l'Éducation nationale.

Les premières constructions de remontées mécaniques se sont effectuées durant l'automne 1971 par la société Montaz Mautino aidée par des personnels originaires de la commune.

Les toutes premières pierres ont été posées par Michelle et Élie Richard, lors de construction du chalet du Thorens et deux autres bâtiments : Le rendez-vous et Le bel horizon.

Les appareils mis en route à Noël furent :

  • le téléski du golf ;
  • le téléski du Lac ;
  • le téléski de la montée du fond, appareil à perches débrayables dont l'arrivée se situait à 3 000 m. Cet appareil comportait 2 angles à l'endroit et un angle à l'envers.

Les bétons des pylônes furent coulés à l'aide d'un hélicoptère de la société Héli-Union, ce qui permit d'expérimenter les premiers assemblages de matériel avec un hélicoptère, ce qui était un exploit pour l'époque et une première[réf. nécessaire].

En 1972, Jean Béranger fonda la première école de ski de Val Thorens, ainsi que le Club des Sports et l'Office du Tourisme.

En 1995, fut installé à Val Thorens un télésiège débrayable à double embarquement, le TSD 6 places des Cascades. Ce fut le premier appareil de ce type en France. Il possédait un débit maximum de 4000 personnes par heure, ce qui était un record pour l'époque[réf. nécessaire].

En 2009, la station s'équipe d'un tapis roulant (tapis roulant Funbelt Castor et Pollux), à la fois double embarquement, double sens de circulation, avec une galerie de protection sur 225 m de long, et pouvant atteindre la vitesse de 1,2 m/s.

La station[modifier | modifier le code]

La station de Val Thorens en mars 2014.

Val Thorens est une station semi-piétonnière où les voitures ont le droit de circuler mais pas de stationner en dehors des parkings.

Tous les hébergements de la station se trouvent au pied des pistes, les navettes gratuites n'étant utilisées que pour les déplacements à l'intérieur du village. Onze hôtels, dont deux 5 étoiles, et de nombreuses résidences de tourisme et clubs constituent une grande partie de l'hébergement de la station. Une cinquantaine de restaurants, dont deux étoilés Michelin, présentent une offre culinaire très variée.

La station propose depuis quelques années la plus longue piste de luge de France (6 km, avec un dénivelé de 700 m de 3 000 à 2 300 m d'altitude)[1]. Un circuit automobile sur glace permet également d'apprendre à conduire sur terrain glissant. Elle propose également un snowpark de plus de 70 000 m2 avec bordercross permanent, big air avec réception sur matelas, half pipe, tables, handrails...

Après le ski, les hivernants peuvent profiter d'un très grand centre sportif et de loisirs (anciennement centre Pierre Barthes construit à l'origine pour compléter l'offre sportive estivale lorsqu'il était possible de pratiquer le ski d'été sur glacier), d'un bowling. Motoneiges, bars, pubs, discothèques, salons de thé, salles de jeux et autres activités diverses complètent l'offre d'après-ski.

La station de Val Thorens est l'une des plus importantes stations du monde de sports d'hiver où se retrouvent chaque hiver 300 000 vacanciers dont 70 % d’étrangers.

La station possède 6 ascenseurs publics dont 4 reliant les résidences en aval au centre sportif.

Domaine Skiable[modifier | modifier le code]

Historique des Remontées Mécaniques[modifier | modifier le code]

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Le funitel de Péclet
Le funitel du Grand-Fond
Tapis roulant Funbelt pour skieurs
  • En 1981, construction des premières télécabines à 6 places de Caron et Cairn avec un arrêt intermédiaire, elles ont été construites par le constructeur Pomagalski. Sa gare aval était situé à Cairn et la gare amont à Caron (à côté du téléphérique), elles avaient un débit de 1600 p/h et ont été démontées en 2007.
  • En 1982, construction du téléphérique de la cime Caron avec sa structure métallique en gare amont impressionnante pour l'époque, construit par le constructeur français Pomagalski et a un débit de 1700 p/h.
  • En 1987, construction du premier télésiège débrayable 4 places (Boismint) de Val Thorens et le premier construit par Skirail ayant un débit de 2215 p/h, toujours en fonctionnement.
  • En 1989, construction du funitel de l’aiguille de Péclet, premier funitel au monde, par Creissel. Il a un débit de 2700 p/heures grâce à sa vitesse d'exploitation de 6,6 m/s et des cabines de grande capacité (27 places), et est toujours en service.
  • En 1991, construction du deuxième télésiège débrayable à 4 places (Moraine) de Val Thorens, il a été équipé plus tard d'un double-embarquement pour avoir un meilleur débit qui est de 2800 p/h.
  • En 1995, construction du premier télésiège débrayable à 6 places (Cascade) de Val-Thorens et le premier au monde à disposer d'un double-embarquement, il a été construit par le constructeur autrichien Doppelmayr et a un débit de 4000 p/h.
  • En 1997, construction du télésiège 6 places Moutière par Pomagalski, un an après il sera ajouté un système de double-embarquement pour avoir un débit de 3600 p/h.
  • En 1998, construction du télésiège à 6 places Plein Sud, équipé d’un double-embarquement pour améliorer l’accessibilité au col de la Chambre et par conséquent aux vallées de Méribel et de Courchevel.
  • En 2000, construction du funitel du Grand Fond pour un accès à la brèche de Rosaël, point de passage vers la vallée de la Maurienne, par tout temps. Il a été construit par Pomagalski avec un débit de 3000 p/h grâce à ses cabines de 33 places.
  • En 2002, construction du funitel va et vient du Bouquetin avec un débit de 2000 p/h, prolongeant le télésiège Plein Sud vers le col de la Chambre en parallèle au télésiège Trois Vallées 2.
  • En 2007, construction de deux nouvelles télécabines à huit places en remplacement des Cairn et Caron, ayant des débits respectifs de 2000 et 2400 p/h. Dotées du système d’exploitation sans opérateur (ESO), elles ne nécessitent qu’une personne dans chaque gare pour arrêter les moteurs et éviter les accidents en cas de problème. Grâce à ces constructions l'architecture a été complètement revue : le bâtiment central contient des caisses, le garage des cabines, une salle hors-sac. La de Caron-Amont a été complètement revue et contient l'entrée du téléphérique (la file d’attente se fait à l’intérieur du bâtiment) et le local opérateur des télécabines.
  • En 2009, construction du télésiège débrayable à 6 places Rosaël par le constructeur autrichien Doppelmayr avec une gare aval UNI-G Autriche et une gare amont encastrée dans un bâtiment qui accueille une salle hors-sac, un poste de secours et le poste de commande du télésiège. Il permet une liaison depuis le plateau d'Orelle jusqu'au domaine de Val Thorens. Il dispose d'un système de lestage des sièges particulier permettant de résister à des vents très violents.
  • En 2009, construction de 4 tapis roulants sur le secteur débutant. Ils disposent tous d'une galerie les abritant des intempéries. Deux d'entre eux remplacent les téléski retour, leur couverture est commune et est bardée de bois. Ils s'intègrent relativement bien dans le paysage.
  • En 2010, rénovation des cabines du téléphérique de la cime Caron.
  • En 2011, mise en service du quatrième funitel, qui se compose de 2 trains de 2 cabines de 33 places chacune (pour un débit de 1 500 personnes par heure) et permet d’accéder depuis le sommet du télésiège de Portette (2795 m) au col du Bouchet, à 3003 m d’altitude[2].
Panorama depuis le sommet de la cime de Caron

Sport et compétitions[modifier | modifier le code]

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Cyclisme[modifier | modifier le code]

La station de Val Thorens a accueilli l'arrivée de la 17e étape du Tour de France 1994, en provenance de Le Bourg-d'Oisans (149 km). La montée a été classée Hors Catégorie[3].

      • Altitude : 2 340 m
      • Départ : Moûtiers (479 m)
      • Dénivellation : 1 861 m
      • Longueur : 36 km
      • Pente : 5,2 % (maximum a 9,1 %)

Personnalités liées à la station[modifier | modifier le code]

Promotion et positionnement[modifier | modifier le code]

Logotype de la station de Val Thorens.
Logotype de la station de Val Thorens de 1972 jusqu'en 2009.

La station possédait un logotype composé du nom en lettres noires au centre, et de part et d'autre du nom deux dégradés. Au-dessus, un dégradé de couleur jaune, pour le soleil, et au-dessous un dégradé de couleur bleu, symbolysant la neige. Il est fait mention de l'altitude de la station et du point culminant des pistes 2 300 m et 3 200 m, qui permet de marquer la spécificité de cette station de très haute-altitude, selon les saisons soit associé à chacun des dégradés soit en dessous du nom de la station comme dans l'exemple ci-contre[4]. Le logo existe depuis la création de la station en 1972, celui n'a pas ou peu évolué, si ce n'est la typologie du nom. En 2009, la station mise sur une modernisation de son image et l'utilisation d'un nouveau logotype où le nom de la station, toujours en lettres noires, est précédé par les initiales « VT » fondues l'une dans l'autre en rouge. Seule l'altitude de la station, 2 300 m, est maintenue.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Informations sur la piste de luge de Val Thorens
  2. Informations sur le nouveau funitel de Val Thorens
  3. (fr) Le dico du Tour - Val Thorens dans le Tour de France.
  4. Articles de Georges Benko « Les villes dans l'économie globale. Les stations de skies vue par le marketing », paru dans Rachid Amirou, Philippe Bachimon, Jean-Michel Dewailly et Jacques Malezieux, Tourisme et souci de l'autre : en hommage à Georges Cazes, Éditions L'Harmattan,‎ 2005, 362 p. (ISBN 978-2-74758-862-1), p. 347-357, ainsi que « Tourisme et marketing territorial : le cas des stations de sport d'hiver de l'Espace Killy et des Trois Vallées » dans Diane-Gabrielle Tremblay et Rémy Tremblay, La compétitivité urbaine à l'ère de la nouvelle économie. Enjeux et défis, Presses de l'Université du Québec,‎ 2006, 420 p. (ISBN 978-2-76052-174-2), p. 86.