Les Trois Vallées

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Les Trois Vallées
Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Subdivision administrative Rhône-Alpes
Subdivision administrative Savoie
Site web www.les3vallees.com
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 53″ Nord 6° 34′ 24″ Est / 45.3647, 6.5733 ()  
Massif Alpes du Nord, Vanoise
Altitude maximum 3230 m
Altitude minimum 610 m
Ski alpin
Lié à Courchevel, La Tania
Brides-les-Bains, Méribel
Saint-Martin-de-Belleville
Les Menuires, Val Thorens, Orelle
Domaine skiable Les Trois Vallées
Remontées
Nombre de remontées 183
Téléphériques 3
Funitels et funiculaires 3
Télécabines 34
Télésièges 69
Téléskis 55
Débit 259 230 (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 335
     Noires 33
     Rouges 119
     Bleues 135
     Vertes 48
Total des pistes 490 km
Installations
Nouvelles glisses
9
Ski de fond
Nombre de pistes 17
     Noires 1
     Rouges 6
     Bleues 7
     Vertes 3
Total des pistes 118 km

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Les Trois Vallées

Les Trois Vallées (Les 3 Vallées) est un domaine skiable situé en France dans le département français de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Considéré comme le plus grand domaine skiable du monde avec 600 km de pistes revendiqué (voir section « Promotion »)[1], le domaine des Trois Vallées se situe en vallée de la Tarentaise. Il regroupe trois vallées que sont la vallée de Bozel, la vallée des Allues et la vallée des Belleville, sur lesquelles on retrouve les huit stations de sport d'hiver formant le domaine : Courchevel, La Tania, Méribel, Brides-les-Bains, Les Menuires, Saint-Martin-de-Belleville, Val Thorens et Orelle (vallée de la Maurienne).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le domaine skiable des Trois Vallées s'étend sur trois vallées de la Tarentaise, situées sur les versants nord du massif de la Vanoise. On distingue les vallées des dorons suivants :

Il se situe plus particulièrement dans l'aire d'adhésion (anciennement appelée pré-parc ou périphérie) du parc national de la Vanoise.

Accès à la station[modifier | modifier le code]

Le domaine des Trois Vallées est accessible tant par la route, que par les airs avec la présence de deux altiports[2].

On accède à la station par la route, via une voie express extension de l'A 430, en provenance de la combe de Savoie-Albertville,avec la sortie sortie 41 (Val Thorens, Les Menuires, Bozel, Courchevel, Méribel) se situe au niveau de la ville de Moûtiers. Par ailleurs, le TGV arrive jusqu'en gare de Moûtiers - Salins - Brides-les-Bains (Distance depuis Paris 600 km, soit 5h30). Le temps de transport vers les stations est d'environ 30 minutes.

On peut aussi atterrir dans les aéroports internationaux de Lyon-Saint-Exupéry (env. 190 km - 2h00) et Genève (env. 150 km - 2h15), ainsi que celui de Chambéry - Savoie (env. 110 km - 1h20). Les stations de Courchevel et de Méribel possèdent chacune un altiport (Altiport de Courchevel, Altiport de Méribel).

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès les années 1920, le site des Trois Vallées fait l'objet de visites ayant pour objectif de choisir un domaine pour une station de sports d'hiver. Notamment le site de Saint-Bon-Tarentaise, où l'on envisage dans la décennie suivante de mettre en place des installations permettant de le relier aux Allues et aux Bellevilles[3].

En 1942, les membres de la Commissariat Général à l'éducation générale et sportive (CGEGS) de Vichy réalisent un rapport indiquant le choix des Trois Vallées pour l'implantation d'un domaine skiable de niveau international, pouvant concurrencer les stations italiennes, suisses ou autrichiennes[4]. Le site des Trois vallées fait partie des trois missions, avec le groupe de Chamonix-Menève et celui, privilégié, de Vars (Hautes-Alpes), que le CGEGS lance. D'ailleurs, ce lieu d'implantation fait partie d'une option parmi d'autres stations de la Vanoise comme Tignes ou encore Val d'Isère[5].

Au sortir de la guerre, le Conseil général de la Savoie demande la réactualisation du projet à l’Ingénieur des ponts et chaussées du département, Maurice Michaud. Ce dernier contact Laurent Chappis, auteur d'une thèse d'urbanisme sur l'aménagement des Trois Vallées (Saint-Bon, Les Allues et Belleville)[6], pour faire un repérage du secteur des trois vallées et imaginer une station sur la commune de Saint-Bon-Tarentaise, la futur station Courchevel[7]. Le choix de ce territoire s'est fait pour son faible risque d'avalanches.

Les premières liaisons ont lieu dans les années 1950 entre Courchevel et Méribel, puis plus tard, dans les années 1970 entre Courchevel et Méribel-Mottaret[8].

Domaine et équipement[modifier | modifier le code]

Le domaine skiable des Trois Vallées se répartit sur six communes ou sites stations de sport d'hiver[9] avec la commune de Saint-Martin-de-Belleville et les stations Les Menuires et Val Thorens ; la commune de Saint-Bon-Tarentaise et la station de Courchevel, comprenant les stations-villages du Praz (Courchevel 1300), de Courchevel 1550, de Moriond (Courchevel 1650) et de Courchevel 1850, ainsi que de La Tania ; la commune des Allues-Méribel avec les stations de Méribel village, Méribel-les-Allues et Méribel-Mottaret. Puis deux nouvelles stations sont venues se greffées à ce grand domaine grâce à la réalisation de remontées mécaniques de type télécabine.

Avec les Jeux olympiques d'Albertville en 1992, la station thermale de Brides-les-Bains réalise la télécabine de l'Olympe permettant de la relier au domaine skiable des 3 Vallées via Méribel[10]. Cet aménagement lui permet ainsi de devenir également une station de sports d'hiver[11].

Autre réalisation d'envergure, en 1995, la télécabine, 3 Vallées Express, d'une longueur de 5 122 m, permet de relier la commune d'Orelle, située dans la vallée de Maurienne[12].

Le domaine skiable 600 km de pistes reliées, toutefois en 2013, un consultant allemand, Christoph Schrahe, indique, d'après une analyse des pistes via le logiciel Google Earth, que celui-ci correspondrait à une distance de 493 km[1]. Il reste cependant l'un des plus importants au monde.

En 2010, le domaine peut se prévaloir de 2 000 canons à neige, permettant de suppléer les variations nivales[13].

Sociétés d'exploitation du domaine skiable[modifier | modifier le code]

Le domaine skiable des Trois Vallées est géré par plusieurs sociétés d'exploitation (pistes et remontées mécaniques), indépendantes les unes des autres:

Promotion[modifier | modifier le code]

Le domaine s'autoproclame dès les années 1970, dans les espaces publicitaires, comme le plus grand domaine skiable du monde[21]. Un document publicitaire datant de 1980 continue de promouvoir cette image : « Les Trois Vallées. Le plus grand domaine skiable du monde »[22], décliné depuis en « plus grand domaine skiable du monde avec 600 km de pistes entièrement reliées par remontées mécaniques »[23], avec ses 1 500 hectares ou 600 km de pistes de ski entièrement reliées par les 200 remontées mécaniques. Le logo type de la station utilise ce slogan[24]. On l'a également surnommée « l'Eldorado du ski »[25].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Une étude menée par le consultant allemand Christoph Schrahe indique, d'après une analyse des pistes via le logiciel Google Earth, une distance de 493 km. Citée par Jean-Bernard Litzler, « Quelles sont réellement les plus grosses stations de ski au monde? », Le Figaro,‎ 20 septembre 2013 (lire en ligne).
  2. Article de Georges Benko, « Tourisme et marketing territorial : le cas des stations de sport d'hiver de l'Espace Killy et des Trois Vallées » Diane-Gabrielle Tremblay et Rémy Tremblay, La compétitivité urbaine à l'ère de la nouvelle économie. Enjeux et défis, Presses de l'Université du Québec,‎ 2006, 420 p. (ISBN 978-2-76052-174-2), p. 78.
  3. Alice Travers, Politique et représentations de la montagne sous Vichy : La montagne éducatrice 1940-1944, Éditions L'Harmattan,‎ 2001, 286 p. (ISBN 978-2-2962-7441-9), p. 93-94.
  4. Catherine Dreyfus-Signoles, L'espace touristique, Éditions Bréal,‎ 2002, 255 p. (ISBN 978-2-8429-1907-8), p. 41-42.
  5. Alice Travers, Politique et représentations de la montagne sous Vichy : La montagne éducatrice 1940-1944, Éditions L'Harmattan,‎ 2001, 286 p. (ISBN 978-2-2962-7441-9), p. 88.
  6. Liliane Bensahel-Perrin, Hugues François et Emmanuelle Marcelpoil, Les stations de sports d'hiver face au développement durable : État des lieux et perspectives, Éditions L'Harmattan,‎ 2010, 178 p. (ISBN 978-2-2962-5693-4), p. 39.
  7. Louis Chabert, Jean-Marie Albertini (sous la dir.) et Pierre Préau, Un siècle d'économie en Savoie, 1900-2000, La Fontaine de Siloé,‎ 2001, 141 p. (ISBN 978-2-8420-6157-9), p. 51.
  8. David Déréani, Courchevel 1946-2006 : Le livre du 60e anniversaire, La Fontaine de Siloé,‎ 2005, 68 p. (ISBN 978-2-8420-6311-5).
  9. Article de Georges Benko « Les villes dans l'économie globale. Les stations de skies vue par le marketing », paru dans Rachid Amirou, Philippe Bachimon, Jean-Michel Dewailly et Jacques Malezieux, Tourisme et souci de l'autre : en hommage à Georges Cazes, Éditions L'Harmattan,‎ 2005, 362 p. (ISBN 978-2-74758-862-1), p. 346, ainsi que « Tourisme et marketing territorial : le cas des stations de sport d'hiver de l'Espace Killy et des Trois Vallées » Diane-Gabrielle Tremblay et Rémy Tremblay, La compétitivité urbaine à l'ère de la nouvelle économie. Enjeux et défis, Presses de l'Université du Québec,‎ 2006, 420 p. (ISBN 978-2-76052-174-2), p. 87-88.
  10. Claude Ponson, « Les XVIe Jeux olympiques d'hiver d'Albertville et de la Savoie : les enjeux de l'aménagement », Revue de géographie alpine, vol. 79, no 3,‎ 1991, p. 109-116 (lire en ligne).
  11. Article de Rémy Charmetant (Agence touristique départementale de la Savoie), « La Savoie sportive : les effets des événements sportifs sur le territoire » (pp.53-63), p.56 in Jean-Loup Chappelet (sous la dir.), Les politiques publiques d'accueil d'événements sportifs, Éditions L'Harmattan,‎ 2006, 224 p. (ISBN 978-2-29615-687-6).
  12. Bernard Demotz et François Loridon, 1000 ans d'histoire de la Savoie : La Maurienne (Volume 2), Cléopas,‎ 2008, 845 p. (ISBN 978-2-9522-4597-5), p. 719.
  13. Liliane Bensahel-Perrin, Hugues François et Emmanuelle Marcelpoil, Les stations de sports d'hiver face au développement durable : État des lieux et perspectives, Éditions L'Harmattan,‎ 2010, 178 p. (ISBN 978-2-2962-5693-4), p. 69
  14. Philippe Révil et Raphaël Helle, Les pionniers de l'or blanc, Glénat,‎ 2004, 199 p. (ISBN 978-2-7234-4566-5), p. 53.
  15. Jacques Leleu, « Courchevel. L'immobilier s'affole mais le ski patine », Le Dauphiné libéré,‎ 14 novembre 2012.
  16. Reprise d'une information de Management par Jacques Leleu, « Station de ski de Méribel : quand la culture du service déboule sur les pistes », Capital.fr,‎ 21 février 2012 (lire en ligne).
  17. Renaud de La Baume, « Méribel remonte ses mécaniques jusqu'au second marché boursier. Sur fond de polémique entre le département et des actionnaires privés », Libération,‎ 21 novembre 1995 (lire en ligne).
  18. Vincent Vlès, Le projet de station touristique, Presses universitaires de Bordeaux,‎ 1996, 408 p. (ISBN 978-2-8678-1184-5), p. 119.
  19. Gabrielle Serraz, « Foire d'empoigne autour des remontées mécaniques en Savoie », Les Échos,‎ 15 février 1996 (lire en ligne).
  20. Patrice Drouin, « Les Josserand contribuent à l'essor de la vallée des Belleville », Les Échos,‎ 29 décembre 2003 (lire en ligne).
  21. Franck Michel, Tourismes, Touristes, Sociétés, Éditions L'Harmattan,‎ 1998, 376 p. (ISBN 978-2-7384-6444-6), p. 344-345.
  22. Document publicitaire extrait de Hervé Gumuchian, La neige dans les Alpes françaises du Nord : une saison oubliée, l'hiver, Éditions des Cahiers de l'Alpe,‎ 1983, 620 p. (ISBN 978-2-2002-4662-4), p. 87.
  23. Citation publicitaire extraite de Anne Frémont-Vanacore, La France en Europe, Armand Colin,‎ 2009, 304 p. (ISBN 978-2-2002-4662-4).
  24. Logotype des trois vallées, visible sur le site officiel.
  25. Thérèse Leguay et Jean-Pierre Leguay, Histoire de la Savoie, Éditions Jean-paul Gisserot,‎ 2005, 128 p. (ISBN 978-2-8774-7812-0), p. 124.