Ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière)

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Ligne de
Lyon-Perrache à Genève (frontière)
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Carte de la ligne
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Z27694 passant devant le Fort de l'Ecluse
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Lyon, Ambérieu-en-Bugey, Culoz, Bellegarde-sur-Valserine, Genève
Historique
Mise en service 1856 – 1858
Électrification 1953 – 1956
Concessionnaires CF de Lyon à Genève (1853 – 1858)
PLM (1858 – 1938)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (depuis 1997)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 890 000
Longueur 159,5 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

1500 V continu

Nombre de voies Double voie
Signalisation BAL de Lyon à Culoz
BAPR-DV de Culoz à Bellegarde
BAL de Bellegarde à Longeray-Léaz
BM-DV de Longeray-Léaz à Genève
Trafic
Propriétaire RFF / CFF
Exploitant(s) SNCF
Trafic TER, TGV, Fret
Schéma de la ligne

La ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière) est un axe important du réseau ferré national ; outre sa fonction de rocade régionale, elle assure entre Ambérieu-en-Bugey et Culoz une fonction de radiale en tant qu'accès à la ligne de la Maurienne et à la ligne du sillon alpin (Genève - Valence via Grenoble). Elle cumule donc des trafics très divers : TGV Paris-Genève et Haute-Savoie, Genève-Sud de la France, TER Rhône-Alpes et trains de marchandises.

Elle constitue la ligne 890 000[1] du réseau ferré national.

Carte de la ligne

Situation et parcours[modifier | modifier le code]

La ligne a deux sections de caractéristiques différentes, de son point de départ à Lyon jusqu'à Ambérieu-en-Bugey elle reste dans la plaine en longeant le Rhône dans ses débuts, puis jusqu'à Genève, elle devient sinueuse avec plusieurs tunnels du fait d'un parcours plus accidenté sans être véritablement montagneux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Après de longues études, et négociations, dont l'origine remonte à une idée émise en 1830[2], la loi n° 549 promulgué le 10 juin 1853, par Napoléon III, finalise les choix et l'organisation de la « concession du Chemin de fer de Lyon à la frontière de Genève, avec embranchement sur Bourg et Mâcon[3] ». Cette loi confirme le choix d'Ambérieu comme point de départ d'un embranchement qui doit se raccorder avec la ligne de Paris à Lyon[4].

En 1855, la Compagnie du chemin de fer de Lyon à Genève fait une étude sur les stations qu'elle prévoit d'ouvrir entre Ambérieu et la frontière suisse, une notice projet est établie, pour chaque arrêt prévu, à la date du 15 décembre 1855[5].

Évolution[modifier | modifier le code]

  • Le 14 décembre 1952, mise en service de l'électrification en courant 1500 V cc de la section de ligne de Lyon-Perrache à Lyon-Saint-Clair, par la SNCF.
  • Le 22 septembre 1953, mise en service de l'électrification en courant 1500 V cc entre Lyon-Saint-Clair et Culoz.
  • Le 17 février 1955, mise en service de l'électrification en courant 1500 V cc entre Mâcon, Bourg-en-Bresse et Ambérieu-en-Bugey.
  • Le 16 décembre 1955, mise en service de l'électrification en courant 1500 V cc entre Culoz et Bellegarde.
  • Le 20 septembre 1956, mise en service de l'électrification en courant 1500 V cc entre Bellegarde et Genève, avec un train inaugural tracté par la locomotive électrique CC 7121 (alors détentrice du record du monde de vitesse sur rail).
  • En 1980, mise en service du shunt de Culoz avec voie directe franchissable à 60 km/h pour les liaisons Genève - Grenoble - Valence, supprimant le rebroussement et l'arrêt de ces trains à Culoz.
  • Le 27 septembre 1981, mise en service commercial des 2 premiers allers-retours TGV Paris - Genève via Bellegarde, Culoz, Ambérieu et Bourg-en-Bresse.
  • Mai 1987, modification de la ligne à l'entrée de Geneve, due à la liaison rail-aéroport de Cointrin: les 2 voies principales à ciel ouvert sont réelectrifiées en 15kV 16,7Hz (trafic uniquement CFF à destination de l'aéroport), le trafic SNCF utilise un nouveau tronçon à voie unique passant sous les 2 voies (tunnel de Chatelaine). Des jonctions de secours sont prévues, avec sections de séparation, entre 1500 V continu, et 15 kV alternatif (en cas d'incident sur voies CFF ou dans le tunnel de Chatelaine).
  • Le 12 juin 1983, dernier jour de fonctionnement de l'ancienne gare de Lyon-Brotteaux.
  • Le 13 juin 1983, mise en service de la nouvelle gare de Lyon Part-Dieu.

Circulations[modifier | modifier le code]

Mises en service et retraits[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]
Années 1960[modifier | modifier le code]
Années 1970[modifier | modifier le code]
Années 1980[modifier | modifier le code]
  • En 1987, mise en service de rames réversibles Corail tractées ou poussées par des Locomotives électriques BB 25200 sur Lyon - Genève.
  • Le 31 mai 1987, le « Catalan Talgo » Genève - Barcelone perd sa qualification de TEE, devient un EC comportant les 2 classes et retransite à nouveau via Grenoble (au lieu de Lyon).
Années 1990[modifier | modifier le code]
Années 2000[modifier | modifier le code]
TGV Lyria pour Paris attendant son départ en gare de Genève, sur le dernier quai (voie n° 8), réservé (avec la voie n° 7) aux convois français.

Trains remarquables[modifier | modifier le code]

  • Paris - Genève via Bourg-en-Bresse et Dijon (avant 1981).
  • « Hispania Express » À partir de l'été 1963 Copenhague - Cerbère/Port Bou via Lübeck, Hambourg, Hanovre, Francfort sur le Main, Mannheim, Fribourg en Brisgau, Bâle, Biel/Bienne, Lausanne, Genève, Bellegarde, Lyon Gare des Brotteaux, Valence, Avignon, Nîmes, Montpellier, Béziers, Narbonne, Perpignan. Ce train acheminait des voitures directes en provenance de Dortmund via Essen, Düsseldorf, Cologne, Bonn et Mayence. La desserte a été limitée au trajet Hambourg-Cerbère/Port Bou à l'été 1969 puis au trajet Bâle-Cerbère/Port Bou dans les années 90 et supprimée en 2001.
  • AP/PA Genève - Hendaye/Irun.
  • GB/BG Genève - Bordeaux via Culoz, Lyon et Clermont-Ferrand (dès le 30/06/1954).
  • « Le Catalan » Genève - Cerbère via Bellegarde, Culoz, Chambéry, Aix-les-Bains, Grenoble, Valence, Avignon, Nîmes, Montpellier, Béziers, Narbonne et Perpignan (du 01/10/1955 au 31/05/1969).
  • « Alpazur » Genève - Digne via Culoz, Chambéry, Grenoble et Veynes-Dévoluy par la ligne des Alpes (dès le 31/05/1959), sur la section de ligne de Genève à Culoz.
  • « Le Rhodanien » Genève - Marseille via Bellegarde-sur-Valserine, Culoz, Aix-les-Bains, Chambéry, Grenoble, Valence et Avignon (du 31/05/1964 au 30/05/1971), sur la section de ligne de Genève à Culoz.
  • « Catalan Talgo », Genève - Barcelone, TEE de 1ère classe, puis EC avec les 2 classes (du 01/06/1969 au 24/09/1994).
  • « Rhône-Océan » Genève - Auray - Quimper via Lyon et Nantes (temporaire d'été).
  • « Thalys » TGV Genève -Bruxelles (de mai 2000 à 01/09/2002).

Descriptif[modifier | modifier le code]

Matériel roulant utilisé[modifier | modifier le code]

Les voies au sud de la gare Saint-Clair.
TER Valence-Genève faisant son demi-tour en gare de Culoz.
TER Lyon-Genève quittant la gare de Seyssel-Corbonod.

Locomotives[modifier | modifier le code]

Vapeur

  • 141 C des dépôts d'Ambérieu, Annemasse et Grenoble (de 1924 à 1942).
  • 141 E (ex-141C modifiées) des dépôts d'Ambérieu, Annemasse et Grenoble (de 1942 à 1955).
  • Locomotives à vapeur 141 F (ex-141C modifiées) des dépôts d'Ambérieu, Annemasse et Grenoble (de 1946 à 1955).
  • C 5/6 des CFF louées par la SNCF sur Genève - Ambérieu (de 1945 à 1946).
  • 141R des dépôts d'Ambérieu, de Vénissieux, de Grenoble et d'Annemasse (de 1946 à 1958).

Diesel

  • BB 67300 du dépôt de Chambéry (sur Genève - Grenoble - Valence). De nos jours, ces engins thermiques, ne répondant pas aux normes UIC actuelles antipollution(Euro 5/Euro 6), sont interdits à Genève. Seuls les véhicules thermiques CFF, conformes, ainsi que les futurs locotracteurs Bi-mode/bi-fréquence (15 Kv basse fréquence/25 Kv 50Hz) et diesel (norme UIC Euro6), peuvent secourir des trains électriques,en cas d'avarie des caténaires.
  • CC 72000 du dépôt de Vénissieux, puis du dépôt de Nevers (sur Genève - Grenoble - Valence). En cas d'utilisation exceptionnelle de ces machines, seules,seraient autorisées les CC 72100, remotorisées, à venir à Genève.

Électrique

  • 2D2 9100 du dépôt de Lyon-Mouche.
  • BB 8100 du dépôt de Lyon-Mouche.
  • CC 7100 du dépôt de Lyon-Mouche.
  • BB 9200 du dépôt de Lyon-Mouche.
  • BB 9300 du dépôt de Villeneuve-Saint-Georges.
  • BB 9400 du dépôt de Lyon-Mouche.
  • CC 6500 du dépôt de Lyon-Mouche.
  • BB 7200 du dépôt de Lyon-Mouche.
  • BB 25200 du dépôt de Lyon-Mouche.
  • BB 25500 du dépôt de Lyon-Mouche (louées par les CFF sur Genève - La Plaine - Bellegarde avec rames RIO).
  • BB 26000 du dépôt de Dijon-Perrigny.

Autorails[modifier | modifier le code]

  • Bugatti (jusqu'en mai 1954).
  • X 52000 et X 52100 du Centre autorails de Grenoble entre Genève et Culoz sur trains Genève - Digne via Culoz et Grenoble (de 1953 à 1972).
  • X 2400 du dépôt de Lyon-Vaise.
  • X 2700 dits RGP2 du dépôt de Lyon-Vaise.
  • X 4200 du dépôt de Marseille-Blancarde entre Genève et Culoz sur train "Alpazur" Genève - Digne via Culoz. et Grenoble (de 1959 à 1974).
  • X 2770 dits RGP1 ex-TEE du dépôt de Marseille-Blancarde sur "Le Catalan" et "Le Rhodanien" entre Culoz et Genève (de 1965 à 1971).

Automotrices[modifier | modifier le code]

  • Turbotrains ETG sur Valence - Grenoble - Genève (dès le 10/06/1975) entre Culoz et Genève.
  • Z2 de la série Z 9600.
  • TER 2N de la série Z 23500.
  • TER 2N-NG de la série Z 24500.
  • BGC de la série Z 27500.
  • X 72500 (jusqu'au 5 septembre 2009, sur Genève - Grenoble - Valence).
  • X 73500 (en remplacement exceptionnel d'X 72500 jusqu'à mi-2009, sur Genève - Grenoble - Valence).
  • Bi-modes Bi-courants BBGC B 82500 du dépôt de Lyon-Vaise (depuis le 6 septembre 2009, sur Genève - Grenoble - Valence).

La ligne aujourd'hui[modifier | modifier le code]

la bifurcation vers Evian. Un TGV approche en direction de Paris

Au départ et à l'arrivée de Genève, la ligne voit transiter les trains Genève - Paris de Genève via Bellegarde et la ligne du Haut-Bugey (rouverte après modernisation le 12 décembre 2010), et les trains Genève - Chambéry - Grenoble - Valence de Genève à Culoz via Bellegarde. A Culoz, il existe une voie d'évitement (limitée à 60 km/h) qui permet à la ligne Genève - Lyon de rejoindre directement la ligne pour Aix-les-Bains, Chambéry, Grenoble et Valence, sans transiter par la gare de Culoz (dans les deux sens).

A Longeray, peu après Bellegarde, se trouve la bifurcation pour la ligne vers Annemasse et Évian-les-Bains où transitent les relations Lyon - Évian.

La ligne de demain[modifier | modifier le code]

La section Bellegarde - Genève sera réélectrifiée en 25 000 V ~ 50 Hz en 2014 en vue de la mise en service du CEVA[6]. La bifurcation vers Genève aéroport sera également modifiée afin d'éliminer le goulot d'etranglement de la voie unique entre la bifurcation et la gare de Cointrin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Classement sonore des voies du département du Rhône Cliquez sur l'icone "i" et sur la ligne concernée sur la carte
  2. Site Musée du Cheminot d'Ambérieu-en-Bugey, historique lire (consulté le 14/10/2009).
  3. France, Bulletin des lois de la République française, Volume 1, imprimerie nationale, 1853. p. 1129 lire (consulté le 14/10/2009).
  4. France, Bulletin des lois de la République française, Volume 1, imprimerie nationale, 1853. p. 1131
  5. Site chemin de fer, Documents Chemin-de-fer de Lyon à Genève (Ambérieu à la frontière Suisse lire, enquête des stations lire (consulté le 18/10/2009).
  6. Olivier Carmelle et Véronique Pont-Carmelle, La ligne du Haut-Bugey : de “l'intérêt local” au Paris-Genève, La Roche-Blanche, La Regordane,‎ octobre 2010, 2e éd. (1re éd. 2006) (ISBN 2906984663 et 978-2-906984-90-5, présentation en ligne), p. 186

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, N.M. Paris, 1969.
  • Jean-Chaintreau, Jean Cuynat, Georges Mathieu, Les Chemins de fer du PLM, La Vie du Rail et La Régordanne, 1993.
  • Patricia et Pierre Laederich, André Jacquot, Marc Gayda, Histoire du réseau ferroviaire français, Ormet, Valignat, 1996.
  • Maurice Mertens, Jean-Pierre Malaspina, La légende des Trans Europ Express, LR-Presse, 2007.
  • Bernard Collardey, « Lyon - Genève, un axe très fréquenté », dans Rail Passion no 121, novembre 2007,pp. 42-66.
  • Jean-Marc Dupuy, « Les archives du PLM, tome 1 : l'histoire de la Compagnie des origines à 1899 », dans Le Train, numéro hors-série, 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]