Ferney-Voltaire

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Ferney-Voltaire
Hôtel de ville de Ferney-Voltaire
Hôtel de ville de Ferney-Voltaire
Blason de Ferney-Voltaire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Gex
Canton Ferney-Voltaire
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Gex
Maire
Mandat
Daniel Raphoz
2014-2020
Code postal 01210
Code commune 01160
Démographie
Gentilé Ferneysiens
Population
municipale
8 452 hab. (2011)
Densité 1 768 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 21″ N 6° 06′ 29″ E / 46.2558333333, 6.1080555555646° 15′ 21″ Nord 6° 06′ 29″ Est / 46.2558333333, 6.10805555556  
Altitude Min. 409 m – Max. 446 m
Superficie 4,78 km2
Localisation

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Liens
Site web ferney-voltaire.fr

Ferney-Voltaire est une commune française située dans le département de l’Ain en région Rhône-Alpes. Elle se trouve plus précisément dans le pays de Gex, à la frontière suisse, à 8 km au nord de Genève.

Ses habitants sont appelés les Ferneysiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Ferney-Voltaire vu d'avion

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville se trouve à la frontière entre la France et la Suisse incorporée dans l'agglomération de Genève, au nord-ouest de l'aéroport international de Genève (Cointrin). Elle est située sur la D 1005 reliant Genève (et au-delà la rive française du Lac Léman) à Dijon en passant par le col de la Faucille, et donne accès au secteur français (en Suisse) de l'aéroport.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 478 hectares ; l'altitude varie entre 409 et 446 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type semi-continental, avec des hivers froids, des étés chauds, et des précipitations tombant majoritairement en été.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La route départementale 1005 (D1005, ex RN5 déclassée en 2006), traverse Ferney-Voltaire du nord au sud, depuis Ornex jusqu'à la douane franco-suisse. C'est le principal axe routier de la commune avec la route reliant les communes suisses de Meyrin et Versoix.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

La route de Prévessin, l'avenue de Vessy (Ornex), l'avenue des sports, le chemin de Collex, l'avenue des Sablonnières et l'avenue du Jura sont partiellement ou entièrement équipés de pistes cyclables. La circulation en ville intègre des double-sens cyclistes et le marquage de sas vélo aux intersections régulées par des feux tricolores. Une piste sécurisée existe entre la zone commerciale de Bois Candide et les hôtels à proximité et Meyrin.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les gares les plus proches de Ferney-Voltaire :

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Carte postale ancienne montrant une rame du tramway pour de Gex pour Ferney-Voltaire à Gex vers 1911
La ville était déjà reliée à Gex et Genève par les Tramways de l'Ain de 1900 à 1932. On voit ici une de ses rames, vers 1911 au terminus de Gex
Article détaillé : Transports publics genevois.

Ferney-Voltaire est desservie par les lignes F, Y et O des TPG. La desserte se fait en moyenne toutes les 10 min. aux heures de pointe et toutes les 20 min le reste du temps. Une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) est prévue pour 2017 entre Gex et Ferney-Voltaire.

La commune est aussi desservie par les cars TER, reliant Divonne-les-Bains et Bellegarde-sur-Valserine.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie de la proximité de l'aéroport international de Genève, situé sur les communes voisines du Grand-Saconnex et de Meyrin, en Suisse. Cet aéroport est également composé d'un secteur français, l'accès se faisant par Ferney-Voltaire, avant la douane en direction de Genève.

En France, les 2 principaux aéroports accessibles depuis Ferney-Voltaire sont :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 5 154, alors qu'il était de 4 040 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 74,7 % étaient des résidences principales, 15,3 % des résidences secondaires et 10,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 11,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 85,0 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 39,0 %, en hausse par rapport à 1999 (33,5 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était toujours inférieure au seuil légal de 20 % et même en baisse : 18,3 % contre 19,6 % en 1999[a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Ville frontalière de la Suisse et de Genève, Ferney-Voltaire se développe au sein de l’agglomération franco-valdo-genevoise ou Grand Genève. Cette coopération transfrontalière se réalise au niveau local au sein des Périmètres d’aménagement coordonnés d’agglomération (PACA), reconnus depuis 2012. Le PACA Genève-Saint-Genis-Gex est l’échelon intermédiaire entre le Grand Genève et la Communauté de communes du Pays de Gex.

  • Le projet stratégique de développement est un projet économique et urbanistique transfrontalier mené en commun par la Communauté de communes du Pays de Gex, la ville de Ferney-Voltaire, la commune du Grand-Saconnex et le Canton de Genève. Dans le contexte du développement du Grand Genève il tend à rééquilibrer l'emploi et le logement de part et d’autre de la frontière. Côté français, le site s’étend sur 50 hectares du territoire communal, limités au sud par l'aéroport international de Genève. L’un de ses équipements principaux, la Cité internationale des savoirs, est prévu pour fin 2014. Ce bâtiment rassemblera notamment le CNAM-Léman (Conservatoire national des arts et métiers) et le Greta Val-Bugey-Léman, deux organismes de formation supérieure déjà implantés dans le Pays de Gex. La vocation de ce pôle économique est également le développement d’activités du secteur tertiaire.
  • Une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) remplacera à terme l'actuelle ligne F le long de la D1005 reliant Gex à Ferney-Voltaire. Cet aménagement est programmé selon les termes d'un contrat d'axe, signé le 30 août 2012 par le Conseil général de l’Ain, la Communauté de communes du pays de Gex et les cinq communes traversées. Les travaux sont prévus à partir de 2014 pour une mise en service en 2017. Le BHNS est inclus dans le projet plus large d’aménagement de la D1005, co-piloté par le Conseil général de l’Ain et la Communauté de communes du Pays de Gex. Les communes traversées, le Conseil général de l’Ain, le Conseil régional de Rhône-Alpes, les fonds européens et frontaliers, l’État français, ainsi que le Canton de Genève contribuent à son financement.
  • Le quartier des Tattes et le quartier du Levant font l’objet d’un vaste projet de rénovation urbaine entrepris par le bailleur social Dynacité (ex OPAC de l'Ain) et la ville de Ferney-Voltaire. Des travaux de réhabilitation des appartements, d’isolation, de rénovation des façades et d’aménagement des espaces extérieurs ont démarré en 2012 sur les immeubles du quartier des Tattes gérés par Dynacité. Les immeubles du quartier du Levant, seront complètement reconstruits et l’aménagement du quartier entièrement revu sur une période d’une dizaine d’années à partir de 2013.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Ferney-Voltaire apparaît pour la première fois en 1780 inscrit par l'administration des postes. C'est en séance du conseil municipal du 24 novembre 1793, présidé par le maire Jean-Louis Wagnière, ancien secrétaire de Voltaire, que la ville prend officiellement le nom de Ferney-Voltaire. L'orthographe -ey apparaît de façon écrite pour la première fois dans un courrier de Voltaire daté du 14 mai 1774. Auparavant écrit Fernex, à partir de 1546 et Fernai à partir de 1125, la dernière syllabe serait à rapprocher du mot nay signifiant marais [3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La statue de Voltaire, édifiée avenue Voltaire, entre la mairie et l'église, en 1890.

Voltaire choisit Ferney en 1759 pour sa proximité de la frontière, utile en cas de problème avec l'administration royale, et de Genève, ville de son rival, Rousseau.

À son arrivée, le hameau comptait à peine cent cinquante habitants. Sur la statue de Voltaire, installée au centre-ville, il est qualifié de « Bienfaiteur de Ferney ». En effet, il permit l'essor tant démographique qu'économique de Ferney qui, en quelques années, passa d'une structure villageoise à une véritable petite ville[4]. Voltaire fit construire plus de cent maisons, finança la construction d’une église, d’une école, d’un hôpital, d’un réservoir d’eau et de la fontaine.

De plus, il fit assécher les marais et créa des foires et marchés, attira des artisans — horlogers, tisserands — à s'y implanter, et enfin nourrit les habitants durant la disette de 1771. Rasant l'ancien bâtiment, il s'y fait édifier un château (aujourd'hui classé monument historique). Enfin, il prêta de l’argent gratuitement aux communes voisines[5].

Il n'est pas exagéré d'écrire que Ferney serait resté un petit village sans l'activité du « Patriarche » qui l'a fait entrer dans l'histoire. À sa mort en 1778, Ferney comptait près de 1 200 habitants mais sans son bienfaiteur, elle perdit alors sa vitalité et retrouva sa forme agraire.

Une statue de bronze a été inaugurée en son honneur le 27 juillet 1890, financée et sculptée par Émile Lambert (qui était alors propriétaire du château)[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de la commune :

Groupe tête de liste Score Effectif Statut
DVD Daniel Raphoz 50,44 % 22 conseillers majorité
PS François Meylan 49,55 % 7 conseillers opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires qui se sont succédé :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1794 1795 François Dunoyer   maître-maçon
1901 1908 Léon Modas   notaire
1908 1914 Albert Clerc    
1914 1919 Henri Trillaux    
1919 1925 Théodore Hérand    
1925 1931 Alphonse Robert    
1931 1959 Albert Hecler    
1959 1971 Roland Ruet    
1971 1995 Pascal Meylan    
1995 2001 Georges Vianes    
2001 2008 Pierre-Étienne Duty Divers Droite  
2008 2014 François Meylan Divers Gauche  
2014 En cours Daniel Raphoz Divers Droite  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le canton de Ferney-Voltaire fait partie de l'arrondissement de Gex ou pays de Gex, compte 8 communes et 36 595 habitants (chiffre Insee en vigueur au 1er janvier 2013).

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville entretient depuis 1990 des échanges avec la commune roumaine de Stremt.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Evolution démographique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Ferney-Voltaire.

En 2011, la commune comptait 8 452 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
856 884 944 686 935 1 194 1 214 1 238 1 173
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 138 1 166 1 288 1 232 1 403 1 274 1 222 1 200 1 232
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 269 1 169 1 172 1 102 1 209 1 232 1 224 991 1 275
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 805 2 984 5 642 6 399 6 408 7 083 7 661 7 822 8 452
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,8 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 21,3 %, 30 à 44 ans = 24,9 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 52,8 % de femmes (0 à 14 ans = 17,2 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 24,1 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 17,5 %).
Pyramide des âges à Ferney-Voltaire en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,4 
3,6 
75 à 89 ans
5,2 
10,8 
60 à 74 ans
11,9 
20,0 
45 à 59 ans
22,0 
24,9 
30 à 44 ans
24,1 
21,3 
15 à 29 ans
19,2 
19,2 
0 à 14 ans
17,2 
Pyramide des âges du département de l'Ain en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
7,9 
12,0 
60 à 74 ans
12,3 
20,8 
45 à 59 ans
20,2 
22,5 
30 à 44 ans
22,0 
18,1 
15 à 29 ans
16,7 
21,2 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Le collège d’enseignement général est créé en 1961 avec l’ouverture d’une classe de 6e. Le collège d’enseignement secondaire est créé en 1970. Les deux établissements d’enseignement général et secondaire sont érigés en collège international de Ferney-Voltaire et lycée international d’Etat de Ferney-Voltaire en 1978. Ils doivent leur développement à la présence du CERN et des nombreuses organisations internationales implantées à Genève. Le lycée international de Ferney-Voltaire est un établissement qui scolarise à la fois les élèves de l'arrondissement de Gex dans une structure française classique, et des élèves étrangers dans des classes dites « internationales » gérées de façon privée ou par leur gouvernement de tutelle. Les élèves peuvent y recevoir des cours dans leur langue maternelle (anglais, allemand, espagnol, italien, néerlandais) et préparer le baccalauréat, option internationale. L’ouverture d’un second site du lycée est prévue pour 2016 à Saint-Genis-Pouilly.
  • Les élèves des écoles maternelles et élémentaires sont accueillis dans trois établissements publics, l'école Jean-Calas, l'école Florian et l'école intercommunale (pour les enfants de familles résidant à Ferney-Voltaire et Prévessin-Moëns). Un établissement d'enseignement privé, l'école Saint-Vincent, est implanté sur le territoire de la commune.
  • Le conservatoire à rayonnement communal de musique et de danse de Ferney-Voltaire accueille chaque année plus de 500 élèves. C'est un établissement municipal, financé par la ville de Ferney-Voltaire. Ses 23 professeurs enseignent la musique et la danse. Une classe d'art dramatique est ouverte depuis 2012.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Des visites guidées du centre historique de la ville, notamment son développement par Voltaire au XVIIIe siècle, et de l’église Notre-Dame et Saint-André sont proposées par l’office de tourisme du Pays de Voltaire.
  • Deux expositions sont accessibles toute l’année au public, librement ou en visite commentée par les guides de l’office de tourisme. L’atelier du livre et de la librairie retrace l’histoire de livre, des premiers supports de l’écriture jusqu’à l’impression typographique au temps de Voltaire. La poterie à Ferney présente un ensemble de pièces rares provenant des ateliers des potiers Eugène Hécler, René Nicole, Lifas et Paul Bonifas, dont la renommée s’exporta en Europe et outre-Atlantique[11].
  • La saison Voltaire est la programmation culturelle annuelle municipale qui propose une vingtaine d’événements, concerts, théâtre, conférences, dédiée à l’héritage et à l’actualité des combats du Siècle des Lumières.
  • La Fête à Voltaire est le rendez-vous culturel et populaire de la ville. Elle attire chaque année plusieurs milliers de spectateurs venant de tout le Pays de Gex, de Genève et de la région lémanique. Créée en 2002, cette manifestation en plein air, à vocation festive et culturelle, est dédiée à l’œuvre du philosophe, en lien avec le monde contemporain. Une trentaine d’associations multiculturelles assurent restauration et buvette. Après 10 éditions s'étant tenues au centre-ville, les éditions 2012 et 2013 se sont déroulées exclusivement au château de Voltaire
  • Le marché des potiers, perpétue la tradition séculaire des maîtres potiers ayant développé leur activité à Ferney-Voltaire. Depuis 2001, il rassemble chaque année mi-septembre entre 30 et 40 potiers venus de toute la France et accueille plusieurs milliers de visiteurs.
  • Le château de Voltaire propose tout au long de l’année des événements grand public, déclinaison des manifestations culturelles nationales telles que Rendez-vous aux jardins, Monuments jeu d’enfant ou les Journées européennes du patrimoine. Les festivités du 14-Juillet depuis 2009, ainsi que la Fête à Voltaire depuis 2012, se déroulent dans le parc du château.

Santé[modifier | modifier le code]

Le Centre de soins infirmiers assure, sur prescription médicale, des soins tels que pansements, injections, perfusions et soins d'hygiène. Les soins peuvent être dispensés à la maison Saint-Pierre ou à domicile sur les communes de Ferney-Voltaire, Prévessin-Moëns, Ornex, Versonnex et Segny.

Sports[modifier | modifier le code]

Conçus pour tout public, les équipements sportifs de Ferney-Voltaire sont gérés par le SIVOM de l’Est gessien pour le Cosec, et par la ville pour le centre nautique, le city-stade, le terrain de rugby, les deux terrains de football (dont un en gazon synthétique) et la salle de boxe. Le centre nautique est équipé de deux bassins, l’un de natation (25 m) et l’autre dédié à la détente. L’espace extérieur est aménagé d’une pataugeoire pour les petits, d’un solarium, d’un terrain de volley-ball, d’un trampoline et d’un espace jeux (échelle de corde, balançoires, mur d’escalade et toboggan). L’espace forme propose vélos et appareils pour l’entraînement cardio-vasculaire, sauna et hammam. Une trentaine d’associations sportives permettent de pratiquer athlétisme, badminton, boule, pétanque, boxe, cyclisme, football, rugby, escalade, escrime, judo, karaté, natation, ski alpin, ski nautique, tennis, yoga, tir à l’arc, tennis de table et volleyball. Le forum des associations a lieu chaque année le premier dimanche de septembre.

Médias[modifier | modifier le code]

L’actualité de la commune est traitée dans les quotidiens Le Dauphiné libéré et La Tribune de Genève, et les hebdomadaires Le Pays Gessien, Voix de l'Ain et Hebdo 01, ainsi que sur les ondes de la radio associative Radio Zones.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 30 550 €. Parmi les 3465 ménages fiscaux, représentant 7328 personnes, 44,2% sont imposés[12].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 5 622 personnes, parmi lesquelles on comptait 76,9 % d'actifs dont 68,5 % ayant un emploi et 8,4 % de chômeurs[a 4].

On comptait 3 265 emplois dans la zone d'emploi, contre 2 876 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 3 893, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 83,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu moins d'un emploi par habitant actif[a 5].

La ville profite de sa grande proximité avec la ville de Genève. Un tiers de la population environ est composé de fonctionnaires des organisations internationales installées à Genève (ONU, OMS, BIT, OMC etc.), un deuxième tiers se constitue de frontaliers, habitant en France et travaillant à Genève ou dans le canton de Vaud. Cette population à fort pouvoir d'achat connaît un taux de renouvellement très important, qui favorise le maintien des loyers à des niveaux très supérieurs à la valeur des biens immobiliers à la vente. Le dernier tiers de la population qui travaille en France éprouve des difficultés de logement et subit un coût de la vie élevé. Cela force souvent cette catégorie de population à se loger plus loin dans le pays de Gex.

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Ain.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Ferney-Voltaire comptait 769 établissements : 8 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 20 dans l'industrie, 34 dans la construction, 554 dans le commerce-transports-services divers et 153 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 82 entreprises ont été créées à Ferney-Voltaire[a 7], dont 45 par des autoentrepreneurs[a 8].

On trouve à Ferney-Voltaire l’ensemble des commerces et des services traditionnels. La commune accueille en outre deux hypermarchés et plusieurs supermarchés. Deux associations regroupe les commerçants : Lascar et l'Association des commerçants et locataires du centre du Levant.

  • Le marché hebdomadaire, très fréquenté, se tient au centre-ville le samedi matin.
  • Le marché des Délices se tient tous les mercredi matins, de février à décembre, dans la partie piétonne de la Grand’rue.
  • Le marché bio est organisé deux fois par an, au printemps et à l’automne. Il rassemble des producteurs bio, des représentants d’associations, entreprises et artisans, engagés dans une démarche de développement durable.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Château de Voltaire coté cour
Château de Voltaire

Lorsque Voltaire se porte acquéreur du domaine de Ferney, il le reconstruit entièrement en dirigeant lui-même les travaux dès 1758. Le château est terminé en 1762 et présente, côté cour, une façade classique organisée symétriquement autour d'une entrée encadrée de colonnes doriques, surmontée de pilastres doubles à l'étage, et d'un fronton portant les armes du seigneur. La façade, côté jardin, était animée d'un avant-corps en arrondi, encastré de pilastres ioniques et couronné d'un fronton curviligne. Il a été remplacé au XIXe siècle par une façade plate à fronton triangulaire.

Le parc est aménagé simultanément et participe à la mise en scène du château qui domine le site, notamment par l'implantation, au sud, de charmilles et vers l'ouest d'un jardin à la française, d'une pièce d'eau et d'une large terrasse.

Voltaire fait aménager des ouvertures dans la frondaison des arbres en contrebas de la terrasse pour dégager la vue vers les Alpes. La grange voisine était aménagée en salle de spectacle. Très vite, Voltaire se rend à l'évidence : son château est trop petit pour accueillir ses nombreux visiteurs. Il fait appel en 1765 à l'architecte et potier Léonard Racle pour ajouter deux ailes qui donnent à l'édifice son aspect définitif.

À la mort de Voltaire, Catherine II impératrice de Russie projette de bâtir à l'identique le château de Ferney dans le parc de Tsarskoïe Selo, près de son palais d'été. Dans ce but, elle fait construire une maquette et demande à Léonard Racle de dresser les plans du château et de l'ensemble du domaine, et achète la bibliothèque du philosophe. Ces documents sont conservés à la bibliothèque nationale de Russie.

  • La fontaine, située rue de Meyrin et datée de 1628, est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1988[14].
  • La maison de Loes, au 7 rue Meyrin, est inscrite au titre des monuments historiques[16].
  • La statue de Voltaire est érigée en 1890.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-Saint-André est classée monument historique depuis 1988[17].
  • Le temple de l'Église réformée, situé rue de Gex, est construit de 1824 à 1825 dans un style néoclassique avec clocher d'ardoises. En 2010, neuf vitraux conçus et réalisés par Monique Copel, artiste vitrailliste, sont offerts par un mécène de Ferney-Voltaire.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le théâtre Le Châtelard est aménagé dans une grange typiquement gessienne, ancienne ferme du domaine de Voltaire. Il offre une jauge de 80 places. La Compagnie For, accueillie en résidence, en assure la programmation depuis 2012.
  • Micromégas est un théâtre jeune public dédié à la marionnette pouvant accueillir 80 personnes. Il a été inauguré officiellement en septembre 2012. La compagnie Il était une fois une marionnette propose une programmation autour de la marionnettes, du conte, de la musique ainsi que des ateliers de fabrication et de manipulation des marionnettes.
  • La Comédie de Ferney accueille en résidence la Compagnie Thalie depuis 1994. Pièces de théâtre et concerts sont proposés ainsi que des ateliers théâtre destinés aux adolescents et aux adultes.
  • Le cinéma Voltaire dispose de trois salles (435 fauteuils). Il est partenaire de plusieurs festivals de cinéma transfrontaliers : le Festival des cinq continents, Filmar en America Latina, le Festival du film vert.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Ferney-Voltaire bénéficie du label « ville fleurie » avec « 3 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voltaire
  • François Marie Arouet dit Voltaire (1694-1778), écrivain, philosophe.
  • Jean-Antoine Lépine (1720-1814), horloger et beau-frère de Beaumarchais, vécut dans le village pour commercialiser à Paris les produits de l'horlogerie ferneysienne.
  • Léonard Racle (1736-1791), ingénieur, architecte et faïencier, a vécu de 1764 à 1778 dans le village où il entreprit de nombreux travaux à la demande de Voltaire.
  • Jean-Louis Wagnière (1739-1802), le principal secrétaire de Voltaire, auteur d'importants mémoires sur sa vie et sur son œuvre, mort à Ferney-Voltaire.
  • Pierre Louis Dupas (1761-1823), militaire.
  • Louis Pierre Aimé Chastel (1774-1826), général des armées de la République et de l'Empire, mort à Ferney-Voltaire.
  • Henriette d'Angeville (1794-1871), alpiniste franco-suisse, prit sa retraite dans le village en 1863.
  • Gaspard Mermillod (1824-1892), évêque et cardinal, a acheté en 1873, après avoir été expulsé de Suisse, une maison voltairienne à Ferney où il résida jusqu'en 1880[19], et qu'il céda en 1889 pour qu'elle devienne une école catholique.
  • Denis de Rougemont (1906-1985), essayiste, a longuement séjourné dans ce village.
  • Saphia Azzeddine (1979), romancière franco-marocaine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Armes de Ferney-Voltaire

La commune de Ferney-Voltaire porte :

Écartelé d'argent et de gueules aux quatre lionceaux de l'un en l'autre[20].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Noël, Voltaire à Ferney, Brière et fils, Rouen, 1867, [lire en ligne]
  • Christophe Paillard, Voltaire en son château de Ferney, Paris, Éditions du Patrimoine, 2010 (ISBN 978-2757700273)
  • Jonathan Zufferey, Le village mobile : population et société à Ferney-Voltaire, 1700-1789, La ligne d'ombre, 2011 (ISBN 978-2952860390)
  • Christophe Paillard, "Jean-Louis Wagnière ou les deux morts de Voltaire", 2005 (ISBN 978-2844210371)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé de la commune, sur habitants.fr
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. Béatrice Obergfeld, Ferney-Voltaire Mémoires de quartiers : du hameau à la ville, Cabédita,‎ 2009, 176 p. (ISBN 978-2-88295-562-3, lire en ligne), p. La naissance du bourg
  4. Zufferey J. (2011).
  5. Inscriptions sur les bas-reliefs de la statue.
  6. Inscriptions sur les bas-reliefs de la statue. Les autres côtés recensent les bienfaits du philosophe à la ville, ses principaux ouvrages et rappellent les noms de Calas, Sirven, Montbailli, Labarre, Lally.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Ferney-Voltaire en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010).
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Ain en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010).
  11. Alain Clément, La poterie à Ferney : deux siècles d’artisanat, Cabédita,‎ 2000, 128 p. (ISBN 2-88295-309-7)
  12. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  13. « Le château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « La fontaine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PA00116398 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « La maison », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « L'église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  19. Mgr Henri Schwery, L' Église dans le monde: institution, conclave, mystère, Saint-Maurice (Valais), Éditions Saint-Augustin,‎ 2008 (ISBN 978-2-88011-449-7), p. 80
  20. Armes de Ferney-Voltaire, sur newgaso.fr