Gare de Saint-Étienne-Châteaucreux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Étienne-Châteaucreux
Image illustrative de l'article Gare de Saint-Étienne-Châteaucreux
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Ville Saint-Étienne
Quartier Châteaucreux
Adresse 2, Esplanade de France
42000 Saint-Étienne
Coordonnées géographiques 45° 26′ 36″ N 4° 23′ 56″ E / 45.443309, 4.39887645° 26′ 36″ Nord 4° 23′ 56″ Est / 45.443309, 4.398876  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
TER Rhône-Alpes
Caractéristiques
Ligne(s) Moret-Veneux-les-Sablons - Lyon-Perrache
Saint-Georges-d'Aurac - Saint-Étienne-Châteaucreux
Voies 6 (de A à F)
Quais 3 centraux
Transit annuel 3 millions de voyageurs/an (2008)[1]
Altitude 513 m
Historique
Mise en service 1857-1885
Architecte Joseph-Antoine Bouvard
Correspondances
Tramway et bus voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Saint-Étienne-Châteaucreux

Géolocalisation sur la carte : Saint-Étienne

(Voir situation sur carte : Saint-Étienne)
Saint-Étienne-Châteaucreux

La gare de Saint-Étienne-Châteaucreux est une gare ferroviaire française de la ligne de Moret-Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache, situé à Châteaucreux, quartier légèrement excentré de la ville de Saint-Étienne, dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Elle est mise en service en 1857 par la Compagnie du chemin de fer Grand-Central de France. Au début des années 2010, c'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par des TGV qui effectuent des missions entre Paris Gare de Lyon et Saint-Étienne, via Lyon-Part-Dieu. C'est également une gare régionale du réseau TER Rhône-Alpes. Principale gare voyageurs de la ville et de la Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole, elle permet des correspondances avec les autres transports en commun de Saint-Étienne que sont le tramway, les bus et trolleybus gérés par la Société de transports de l'agglomération stéphanoise.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 513 m d'altitude, la gare de Saint-Étienne-Châteaucreux est située au point kilométrique (PK) 502,545 de la ligne de Moret-Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache, entre les gares ouvertes aux voyageurs de Saint-Étienne-La Terrasse et Saint-Chamond. C'est une gare de bifurcation avec la ligne de Saint-Georges-d'Aurac à Saint-Étienne-Châteaucreux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant les années 1850, Saint-Étienne ne disposait pas de gare principale mais de plusieurs petites stations appartenant à différentes compagnies de chemin de fer. Lors de la fusion de ces compagnies et de la création de la compagnie Rhone et Loire, il fut prévu la construction d'une nouvelle gare centrale dont l'emplacement fut sujet de nombreux débats.

En janvier 1857, après une enquête publique, le lieu choisi pour la construction fut fixé au lieu dit « Château-Creux » près de l'ancienne gare de Bérard. La première gare provisoire dessinée par l'architecte M. Lejeune fut réalisée en bois. Elle accueillit ses premiers voyageurs le 14 décembre 1857. Malgré l'interdiction faite aux mines d'exploiter sous la gare, d'importants affaissements de terrain endommagèrent à plusieurs reprises les bâtiments. Elle connut également un incendie en juin 1859.

La gare, au début du XXe siècle.

Un nouvel édifice, construit cette fois en dur, fut réalisé entre 1882 et 1884, sous la maîtrise d'ouvrage de la compagnie PLM. Pour pallier les affaissements l’architecte Joseph-Antoine Bouvard mit en place un système d'armature métallique (des piliers montés sur une ceinture reposant sur les fondations) qui permettait de relever la gare lors des affaissements[2]. Le bâtiment se compose d'une structure métallique garnie de briques polychromes d’architecture industrielle de la fin du XIXe siècle.

La gare de Châteaucreux connu un affaissement de 27 cm suite au bombardement allié de 1944. Jusqu'à la fin de l'activité minière, les bâtiments furent relevés en moyenne tous les deux ans. La façade fut repeinte en blanc dans les années 1950. En 1985, lors de l'arrivée du TGV, la gare fut rénovée et surtout la façade a retrouvé sa couleur originelle, rouge brique.

En 1962, le train rapide L'Aquilon, circulant sur l'axe ParisDijonLyon-Perrache a été prolongé jusqu'à Saint-Étienne[3]. Le temps de trajet depuis Paris était de 5 heures 10 en 1964[4] et, en 1979, il y avait trois trains directs ParisSaint-Étienne : le 6172 / 5827 de nuit, le 5828 / 5821 et le 5838 / 5813. L'Aquilon a été supprimé en 1981, lors de la première circulation du TGV Sud-Est sur le trajet ParisLyonSaint-Étienne, avec un temps de parcours de 2 heures 45 en 1982.

Dès 2005, des rénovations sont à nouveau effectuées dans le cadre du label NF Services[5] obtenu en 2006. Ces travaux ont abouti à une réorganisation complète de la gare : l'aile Est a été entièrement rénovée et a vu apparaître une salle d'attente voyageurs.

Depuis décembre 2005, la liaison Saint-Étienne - Firminy a été modernisée et électrifiée, avec une desserte cadencée. En 2007, un nouvel espace commercial (Nouvel Espace de Vente regroupant les départs immédiats et les autres ventes) et un nouveau hall d'accueil voyageurs ont été livrés.

Service voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Rames TER 2N Z 23500 en gare de Saint-Étienne, sur les trains vers Lyon et Firminy
Rames TER 2N Z 23500 en gare de Saint-Étienne, sur les trains vers Lyon et Firminy.

Gare[6] SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs avec un espace unique de vente[7] ouvert tous les jours. Cette gare propose de nombreux services, notamment une salle d'attente, un accueil des personnes handicapées et une nurserie. Dans le hall, on trouve une boulangerie et une boutique de presse et tabac.

Desserte[modifier | modifier le code]

Saint-Étienne-Châteaucreux est une gare TGV avec une liaison directe avec Paris-Gare de Lyon via un arrêt à Lyon-Part-Dieu. Il y a quatre allers et retours quotidiens du lundi au samedi et trois le dimanche. Saint-Étienne est ainsi à 2 h 45 de Paris.

La gare est également un pôle de correspondances entre lignes TER Rhône-Alpes[8] utilisant les quatre lignes de l'étoile ferroviaire stéphanoise, dont celle vers Lyon. Cette ligne est la première ligne TER de France avec quatre millions de voyageurs par an soit 15 000 par jour ouvrable en moyenne[9]. Le premier départ pour Lyon est à 5 h 18, le dernier à 22 h 18. En revanche, la dernière liaison Lyon - Saint-Étienne arrive dans la ville à 1 h 08 du matin ; les autres destinations sont vers Bas-Monistrol et Le Puy-en-Velay, vers Clermont-Ferrand et vers Roanne.

À partir du 11 décembre 2011, les trains de l'axe Saint-Étienne-Châteaucreux ↔ Clermont-Ferrand desserviront la nouvelle gare d'Aulnat-Aéroport, permettant ainsi un accès direct depuis Saint-Étienne à l'aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

L'entrée de la gare avec le passage d'un tramway
L'entrée de la gare avec le passage d'un tramway

Un parc pour les vélos et des parkings pour les véhicules y sont aménagés[8]. Le site de la gare de Châteaucreux est un pôle multimodal permettant des correspondances : avec les lignes de tramway T2 et T3 ; et les bus du réseau STAS des lignes 4, 5, 9, 10, 12, 14, 29 et 89 ; et l'ensemble des lignes interurbaines au départ de Saint-Étienne en direction de la plaine du Forez partent de la gare de Châteaucreux (celles en direction des monts du Pilat et de la Haute-Loire continuent à avoir leur terminus place Bellevue).

Quartier de Châteaucreux[modifier | modifier le code]

Le quartier de Châteaucreux est actuellement en pleine mutation : la ligne T2 du tramway et la ligne T3 du tramway desservent la gare[10] ; un large parvis piétonnier a été construit (Esplanade de France) ; le siège social du Groupe Casino a été construit en face de la gare ; un parking aérien a été construit à l'ouest de la gare ; des immeubles de bureaux ont été édifiés depuis 2007[11] (cité des affaires de Châteaucreux).

Les gares ferroviaires de l'agglomération[modifier | modifier le code]

La gare de Châteaucreux permet des liens avec les autres gares ou haltes ferroviaires situées en ville ou sur le territoire de l'agglomération : Andrézieux, Bouthéon, Firminy, La Fouillouse, La Ricamarie, Le Chambon-Feugerolles, Rive-de-Gier, Saint-Chamond, Saint-Étienne-Bellevue, Saint-Étienne-Carnot, Saint-Étienne-La Terrasse et Saint-Étienne-Le Clapier.

Dépôt de Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

À proximité de la gare de Saint-Étienne-Châteaucreux, se trouvait l'ancien dépôt titulaire de Saint-Étienne devenu aujourd'hui un dépôt relais abritant des locomotives de passage. Ce dépôt disposait de deux rotondes et de deux plaques tournantes. Il a abrité des locomotives à vapeur du PLM et de la SNCF, puis des locomotives diesel, mais aussi des autorails.

Saint-Étienne cessera d'être un dépôt titulaire en 1967, avec comme derniers engins hébergés des X 2800, des 141 R et des BB 63500.

Le 26 juin 1961, un incendie détruisit la dernière rotonde. Elle sera reconstruite dans un style architectural plus moderne et plus sobre (ressemblant à un hangar). Cette rotonde et son pont tournant existent toujours aujourd'hui, bien qu'ils soient à l'abandon.

Projet[modifier | modifier le code]

La gare a fait l'objet en 2009 et 2010 de travaux concernant la construction de trois ascenseurs, afin de permettre aux personnes à mobilité réduite d'accéder aux quais[12].

Ces travaux couvraient également la construction d'une trémie d'escalier supplémentaire entre le passage souterrain et le quai 3 afin d'améliorer les flux. Lors des travaux, les voies sont restées en exploitation, compliquant la réalisation des opérations. Les voies encadrant le quai 2 ont notamment été mises sur tabliers auxiliaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [pdf] Investissements sur les grandes gares ferroviaires, 2 mars 2009, p. 11. Consulté le 21 mars 2013.
  2. J.C Faure, G. Vachez, La Loire Berceau du rail français, ed. ARF, 2000, p.109.
  3. Cf. [1] : « en 1979 il y avait trois trains directs Paris - St. Étienne, le 6172 / 5827 de nuit, le 5828 / 5821, et le 5838 / 5813 »
  4. [2]
  5. Site gares-en-mouvement.com, St Etienne Châteaucreux : « Cette gare a reçu le label NF Services, délivré par l'AFNOR, pour sa qualité et son amélioration » lire (consulté le 8 juin 2011)
  6. Site gares-en-mouvement.com, St Etienne Châteaucreux : Accueil gare lire (consulté le 8 juin 2011).
  7. Site gares-en-mouvement.com, St Etienne Châteaucreux : Espace unique de vente lire (consulté le 8 juin 2011).
  8. a et b Site SNCF TER Rhône-Alpes, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare de St-Etienne-Châteaucreux lire (consulté le 8 juin 2011).
  9. Saint-Étienne - Métropole, Les grandes infrastructures.
  10. http://www.reseau-stas.fr/presentation/?rub_code=9&com_id=42218&lp_id=32
  11. epase www.epase.fr/fr/content/.../DP%20manifestation%20Chtx_20dec2010.pdf
  12. « Saint-Etienne Chateaucreux : de gros travaux pour une accessibilité totale », article du 5 novembre 2009, sur handirect.fr, consulté le 15 janvier 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, NM, Paris, 1969.
  • Jean-Chaintreau, Jean Cuynat et Georges Mathieu, Les Chemins de fer du PLM, La Vie du Rail et La Régordanne, 1993.
  • Patricia et Pierre Laederich, André Jacquot et Marc Gayda, Histoire du réseau ferroviaire français, Ormet, Valignat, 1996.
  • David Limare, « Petit voyage dans l'histoire d'une grande gare », dans Sous le regard de l'homme de bronze, collection Patrimages, Université de Saint-Etienne, 2000 (ISBN 9782862721781), pp. 57-90 (extraits)
  • La France des gares, collection Guides Gallimard, Gallimard 2001 (ISBN 978-2742406562)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Terminus Terminus TGV Lyon-Part-Dieu Paris Gare de Lyon
Terminus Terminus TER Rhône-Alpes Saint-Chamond Lyon-Part-Dieu
Terminus Terminus TER Rhône-Alpes Saint-Chamond Ambérieu-en-Bugey
Clermont-Ferrand Saint-Étienne-La Terrasse TER Rhône-Alpes /
Auvergne
Terminus Terminus
Boën Saint-Étienne-La Terrasse TER Rhône-Alpes Terminus Terminus
Roanne Saint-Étienne-La Terrasse TER Rhône-Alpes Terminus Terminus
Firminy ou Le Puy-en-Velay Saint-Étienne-Carnot TER Rhône-Alpes /
Auvergne
Terminus ou Saint-Chamond Terminus ou Lyon-Perrache ou Lyon-Part-Dieu
Bas-Monistrol Saint-Étienne-Carnot TER Rhône-Alpes /
Auvergne
Terminus Terminus