Les Arcs (Savoie)

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Les Arcs
Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
Image illustrative de l'article Les Arcs (Savoie)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Localité Bourg-Saint-Maurice
Site web www.lesarcs.com
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 18″ Nord 6° 48′ 28″ Est / 45.5716, 6.8077  
Massif La Vanoise
Altitude 813 m
Altitude maximum 3226 m
Altitude minimum 1200 m
Ski alpin
Domaine skiable Paradiski
Remontées
Nombre de remontées 54
Téléphériques 2
Funitels et funiculaires 1
Télécabines 4
Télésièges 32
Téléskis 6
Pistes
Nombre de pistes 108
     Noires 21
     Rouges 42
     Bleues 45
     Vertes 0
Total des pistes Entre 210km et 260km km
Installations
Nouvelles glisses
Apocalypse Parc
Ski de fond
Total des pistes 50 km

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
Les Arcs (Savoie)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Les Arcs (Savoie)

La station de sports d'hiver des Arcs est située sur la commune de Bourg-Saint-Maurice. Les Arcs est une partie du domaine Paradiski avec plus de 425 km de pistes. Les Arcs est composée de quatre sites, désignés par leur altitude approximative :

  • Arc 1600, comptant 4 200 lits et 30 commerces,
  • Arc 1800, comptant 18 400 lits et 100 commerces,
  • Arc 1950, comptant 3 500 lits et 30 commerces, et
  • Arc 2000, comptant 7 000 lits et 30 commerces.

Les sites sont reliés par une large route et un funiculaire à Bourg-Saint-Maurice, et reliés entre eux par navette (bus).

Historique[modifier | modifier le code]

La station des Arcs est le fruit de la rencontre dans les années 1960 de Robert Blanc, guide de haute montagne, moniteur de ski et natif du pays, et Roger Godino, aménageur du développement touristique en montagne[1].

Le premier site historiquement est Arc Pierre Blanche, rebaptisé ensuite Arc 1600. Puis viendront successivement Arc 1800, Arc 2000, doté de cette architecture avant-gardiste caractéristique des Arcs. Puis dans les années 2000 est construite Arc 1950, cette fois-ci selon une architecture traditionnelle des Alpes.

1968 : Arc 1600
1974 : Arc 1800
1979 : Arc 2000
1982 : Liaison avec Villaroger
2003 : Arc 1950
2003 : Liaison avec La Plagne : ouverture de Paradiski

Trois règles ont été suivies pour créer une station fonctionnelle et esthétique en phase avec le développement touristique de cette époque :

  • Respect du site et de l'environnement naturel
  • Conservation des vieux chalets d’alpage existant que l’architecture moderne ne doit pas chercher à imiter pour plus d’authenticité
  • Utilisation de matériaux locaux

Financement et actionnariat[modifier | modifier le code]

Le concept de station intégrée caractérisé par une multitude de prestations entre les mains d'un opérateur monopolistique est introduit et mis en œuvre aux Arcs par Roger Godino à travers le Groupe des Arcs et sa société-mère, la Société des Montagnes de l'Arc[2]. La construction de la station reste en définitive financée par les propriétaires indépendants.

Le Groupe des Arcs, de taille modeste auparavant, bénéficie à partir des années 1980 de capitalisations et recapitalisations importantes de la part de groupes financiers d'État : Saint-Gobain puis le Crédit lyonnais, mais surtout la caisse des dépôts et consignations via sa filiale La Compagnie des Alpes, qui sera relayée par les rachats partiels effectués par Pierre et Vacances et Maeva.

Durant les années 1980, le Groupe des Arcs poursuit une politique de construction, au prix d'une inflexion de sa politique de remplissage.

Aujourd'hui les Arcs sont ouverts à la concurrence.

Architecture[modifier | modifier le code]

Immeuble moderne, conçu par Charlotte Perriand et inspiré par les travaux de Le Corbusier, aux Arcs 1800

La station des Arcs, du moins Arc 1600 et Arc 1800, est parfaitement intégrée au paysage montagnard, et se distingue par une architecture créative. Charlotte Perriand, architecte et designer française, a participé à l'équipe de création : architectes dont Gaston Regairaz de l'Atelier d'Architecture en Montagne, Bernard Taillefer, un autodidacte pour les Arcs 1800, urbanistes, décorateurs et ingénieurs dans un bureau d'étude intégré la Coged.

Les choix urbanistiques et architecturaux tendent à intégrer les bâtiments, pourtant grands et voulus fonctionnels, au paysage initialement vierge de toute construction. Plutôt que de reprendre l'architecture traditionnelle, adaptée aux besoins d'une population rurale plus qu'à ceux des touristes, le choix est fait d'intégrer des éléments traditionnels aux nouvelles constructions : bardage de mélèze et autres bois, pierre, lauze.

Les logements sont disposés de façon à n'avoir jamais de vis-à-vis. Le contact avec l'extérieur est favorisé par les baies vitrées et des balcons surélevés. Les aménagements intérieurs sont d'une grande homogénéité. Les villages sont organisés en rues piétonnes, les parkings et les routes restant à l'extérieur, généralement en contrebas.

Les Arcs ont obtenu le Label « Patrimoine du XXe siècle », créé par le ministère de la Culture et de la Communication en 1999 pour valoriser le patrimoine architectural et urbain de ce siècle[1].

Domaine skiable[modifier | modifier le code]

Vue de 2 670 m en direction de Bellecôte

Le domaine skiable est d'environ 200 km[3] sur 108 pistes, principalement bleues et rouges. 11 % du domaine est enneigé avec de la neige de synthèse. Il est composé de deux versants : d'un côté Arc 1600 et Arc 1800, et de l'autre Arc 1950 et Arc 2000.

Les trois domaines des Arcs, de Peisey-Vallandry et de La Plagne sont reliés par le téléphérique Vanoise Express et forment le domaine Paradiski avec 425 km de pistes[3].

On distingue également la liaison de la station avec Villaroger, un village situé à 1 200 mètres d'altitude qui est le site le plus bas du domaine skiable.

Son point culminant est l'Aiguille Rouge à 3 226 mètres, située sur le domaine des Arc 2000 et accessible par le téléphérique de l'Aiguille Rouge.

Le domaine compte aussi :

  • 4 stades de slalom
  • 5 installations de « nouvelles glisses » (Snow Park, Boarder Cross, etc..)

Le domaine comporte 9 pistes NATUR'(pistes naturelles non damées, balisées et sécurisées par les pisteurs, elles comptent parmi les pistes les plus difficiles des Arcs.)

Quatre stations[modifier | modifier le code]

Arc 1600[modifier | modifier le code]

Arc 1600 depuis la piste rouge Cachette.

Arc 1600 (Pierre Blanche) est une station à destination d'une clientèle familiale[4]. Elle a été ouverte en 1962 à la suite de la construction des téléskis du Biolley et des Têtes[5]. Elle est aujourd'hui reliée à Bourg-Saint-Maurice dans la vallée via le funiculaire Les Arcs express (anciennement Arc-en-Ciel) en à peine 8 minutes, ce qui en fait un départ de ski-journée de choix.

Depuis 2011, les télésièges débrayables Mont-Blanc et Cachette assurent la répartition des skieurs sur le domaine skiable depuis le front de neige[6]. Les free-rideurs iront alors emprunter le téléski du Snow Park, les meilleurs skieurs iront s'essayer aux pistes noires Rouelles, Muguet, Fond Blanc ou encore l'Ours. Les débutants ne sont pas en reste avec un télésiège fixe[7] et un téléski à enrouleurs à leur disposition. Il est donc très facile ensuite d'atteindre Arc 2000 et Villaroger via le Télésiège débrayable Arpette[8], Arc 1800 via les pistes, ainsi que Peisey-Vallandry et la Plagne à partir des télésièges Vagère, Villards, Charmettoger[9] ou même la télécabine Transarc[10].

Remontées mécaniques[modifier | modifier le code]

Télécabine Transarc

Le domaine skiable des Arcs compte 51 remontées mécaniques réparties autour des différents villages.

Deux d'entre elles relient les Arcs aux communes avoisinantes. Le funiculaire « Les Arcs' express » permet l'accès à la station basse Arc 1600 depuis la ville de Bourg Saint-Maurice, située dans la vallée, en moins de 7 minutes. Le « Vanoise Express », quant à lui, est actuellement le plus grand téléphérique du monde. Il permet de relier le domaine skiable des Arcs et celui de La Plagne, station de sports d'hiver voisine, en traversant la vallée du Ponthurin pour former le domaine géant Paradiski.

Les autres remontées se décomposent en un petit téléphérique va et vient (Cabriolet, reliant Arc 1950 et Arc 2000), cinq télécabines, onze télésièges débrayables de différences capacités, vingt télésièges à pinces fixes et quatorze téléskis[11].

En été[modifier | modifier le code]

La télécabine Varet ouverte en été

Les principales remontées de la station sont également ouvertes durant la saison estivale, pour transporter les piétons et les cyclistes. C'est par exemple le cas des télécabines Cabriolet ou Transarc, et du télésiège Arcabulle qui permet d'accrocher des vélos aux sièges. L'accès à l'Aiguille rouge, conditionné par l'emprunt de la télécabine Varet et du téléphérique Aiguille Rouge, n'est possible que trois jours par semaine et uniquement pour les piétons.

L'accès à ces remontées est aussi payant en été. Il est possible d'acheter des tickets à l'unité pour une remontée. Les tickets se vendent aussi par carnets de dix ou sous forme de forfait, donnant un accès illimité aux remontées pendant une durée prédéfinie (une demi-journée, une journée, une semaine...). Dans tous les cas, le retour (la redescente à bord de la même remontée) est gratuit.

Villaroger[modifier | modifier le code]

Nom Longueur Dénivelé Type Durée du trajet Constructeur Année de construction
Droset 1043 mètres 229 mètres Télésiège à pinces fixes 7 minutes 30 Pomagalski 2002
Plan des Violettes 1677 mètres 715 mètres Télésiège à pinces fixes 12 minutes Pomagalski 1982
Replat 540 mètres 229 mètres Télésiège à pinces fixes 4 minutes Pomagalski 1982
Rhonaz 264 mètres 42 mètres Téléski à perches fixes 2 minutes Pomagalski 1986

Peisey-Vallandry[modifier | modifier le code]

Nom Longueur Dénivelé Type Durée du trajet Constructeur Année de construction
2300 687 mètres 174 mètres Télésiège à pinces fixes 4 minutes 30 Pomagalski 1996
Cabri 264 mètres 48 mètres Téléski à perches débrayables 1 minute 40 Montaz Mautino 1976
Combe 1148 mètres 315 mètres Téléski à perches débrayables 5 minutes 30 Mecalift 1980
Derby 1488 mètres 400 mètres Télésiège débrayable 5 minutes Leitner 2007
Flocon 123 mètres 23 mètres Téléski à enrouleurs 0 minute 53 Doppelmayr 1995
Grizzly 2316 mètres 669 mètres Télésiège débrayable 7 minutes 40 Leitner 2004
Lonzagne 775 mètres 283 mètres Télécabine pulsée 5 minutes Montaz Mautino 1983
Parchey 305 mètres 107 mètres Télésiège à pinces fixes 2 minutes 30 Skirail 2009
Peisey 1662 mètres 473 mètres Télésiège débrayable 5 minutes 30 Leitner 2000
Vallandry 2137 mètres 579 mètres Télésiège débrayable 7 minutes 10 Pomagalski 1987
Vanoise Express 1 1830 mètres 64 mètres Téléphérique bicâble à voie unique 4 minutes Pomagalski 2003
Vanoise Express 2 1830 mètres 64 mètres Téléphérique bicâble à voie unique 4 minutes Pomagalski 2003

Arc 1600[modifier | modifier le code]

Nom Longueur Dénivelé Type Durée du trajet Constructeur Année de construction
Arc-en-Ciel 2875 mètres 810 mètres Funiculaire 7 minutes Von Roll 1989
Arpette 1303 mètres 390 mètres Télésiège débrayable 4 minutes BMF 2009
Cachette 1813 mètres 547 mètres Télésiège débrayable 5 minutes 20 Pomagalski 1989
Clocheret 1207 mètres 345 mètres Télésiège à pinces fixes 8 minutes 50 Pomagalski 1989
Combettes 500 mètres 142 mètres Télésiège à pinces fixes 3 minutes 50 Pomagalski 1980
Milerette - - Téléski - - -
Mont-Blanc 1 742 m 644 m Télésiège débrayable 6 minutes BMF 2011
Snowpark 710 mètres 146 mètres Téléski à archets 3 minutes 50 Pomagalski 2010
Tommelet 650 mètres 194 mètres Téléski à perches débrayables 3 minutes Pingon 1968
Vezaille 325 mètres 76 mètres Téléski à enrouleurs 1 minute 20 Pomagalski 1981

Arc 1800[modifier | modifier le code]

Nom Longueur Dénivelé Type Durée du trajet Constructeur Année de construction
Chantel 971 mètres 206 mètres Télésiège à pinces fixes 7 minutes 20 Pomagalski 1974
Charmettoger 1580 mètres 380 mètres Télésiège à pinces fixes 12 minutes Montaz Mautino 1988
Grand Renard 1062 mètres 339 mètres Télésiège à pinces fixes 7 minutes Pomagalski 1980
Jardin Alpin 406 mètres 97 mètres Télésiège à pinces fixes 3 minutes Pomagalski 1988
Lapin 64 mètres 5 mètres Télécorde 1 minute Pomagalski 2005
Lauzières 100 mètres 12 mètres Téléski à enrouleurs 1 minute 40 Pomagalski 1988
Transarc 1 1589 mètres 402 mètres Télécabine débrayable 5 minutes 40 Leitner 1992
Transarc 2 1889 mètres 438 mètres Télécabine débrayable 6 minutes Leitner 1992
Vagère 2121 mètres 571 mètres Télésiège débrayable 7 minutes Garaventa 2002
Villards 1862 mètres 465 mètres Télésiège débrayable 6 minutes Pomagalski 1985

Arc 1950[modifier | modifier le code]

Nom Longueur Dénivelé Type Durée du trajet Constructeur Année de construction
Bois de l'Ours 1080 mètres 395 mètres Télésiège débrayable 4 minutes Pomagalski 2003
Cabriolet 239 mètres 83 mètres Téléphérique 1 minute Pomagalski 2003
Comborcière 1682 mètres 492 mètres Télésiège à pinces fixes 11 minutes Pomagalski 1985
Marmottes 872 mètres 186 mètres Télésiège débrayable 3 minutes 30 Garaventa 2003
Pré Saint Esprit 1905 mètres 352 mètres Télésiège à pinces fixes 13 minutes 30 Pomagalski 1980


Arc 2000[modifier | modifier le code]

Nom Longueur Dénivelé Type Durée du trajet Constructeur Année de construction
Aiguille rouge 1067 mètres 540 mètres Téléphérique 2 minutes 20 Habbeger 1982
Arcabulle 1862 mètres 360 mètres Télésiège débrayable avec bulles 6 minutes 20 Pomagalski 2006
Eldorador 95 mètres 21 mètres Téléski à perches fixes 1 minute 30 Pomagalski 1987
Grand Col 1429 mètres 386 mètres Télésiège à pinces fixes 10 minutes Pomagalski 1995
Lac des Combes 175 mètres 38 mètres Téléski à perches débrayables 1 minute 20 Pomagalski 1979
Lanchettes 949 mètres 358 mètres Télésiège à pinces fixes 6 minutes Pomagalski 1988
Plagnettes 1333 mètres 297 mètres Télésiège débrayable 4 minutes 40 Pomagalski 1990
Rhodos 105 mètres 20 mètres Téléski à enrouleurs 1 minute 20 Doppelmayr 2000
Saint Jacques 738 mètres 122 mètres Télésiège à pinces fixes 5 minutes 55 Pomagalski 1980
Varet 1845 mètres 556 mètres Télécabine monocâble 5 minutes Pomagalski 1999

Les Arcs au cinéma[modifier | modifier le code]

C'est sur le domaine des Arcs que fut tourné le film Apocalypse Snow en 1983.

Festivals[modifier | modifier le code]

Deux festivals se déroulent chaque année aux Arcs :

  • En été, le Festival de Musique des Arcs qui se tient traditionnellement au mois de juillet. Sur la même période, l'Académie du Festival réunit chaque année, depuis 1973, plus de 150 jeunes talents.
  • En hiver, le Festival de Cinéma Européen des Arcs qui a lieu au début du mois de décembre durant la première semaine d'ouverture de la saison.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Historique - Les Arcs d’hier et d’aujourd’hui » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Lesarcs.com
  2. Le démantèlement d’un monopole sur la station des Arcs, Union des Propriétaires pour la Défense des Arcs
  3. a et b « Domaine skiable paradiski », sur Lesarcs.com
  4. « TKD des Deux Têtes - Paradiski - Les Arcs », sur Remontées-mécaniques.net
  5. « Historique », sur Espace-Arcadien
  6. « TSD6 Mont-Blanc - Les Arcs », sur Montagne-Câble
  7. « TSF3 Combettes - Les Arcs », sur Montagne-Câble
  8. « TSD6 Arpette - Les Arcs », sur Montagne-Câble
  9. « TSF4 Charmettoger - Les Arcs », sur Montagne-Câble
  10. « TCD15 du Transarc », sur Remontées-mécaniques.net
  11. « Remontées Mécaniques », sur Espace Arcadien

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]