Nantua
| Nantua | ||
Nantua au bord du lac |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Ain | |
| Arrondissement | Nantua (chef-lieu) |
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| Canton | Nantua (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes Lac de Nantua | |
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Carminati 2008-2014 |
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| Code postal | 01130 et 01460 (La Cluse) | |
| Code commune | 01269 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Nantuatiens | |
| Population municipale |
3 713 hab. (2010) | |
| Densité | 290 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 427 m – Max. 1 125 m | |
| Superficie | 12,79 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.nantua-ville.fr | |
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Nantua (prononcé [nɑ̃.t̪ɥa]) est une commune française, située dans le département de l'Ain et la région Rhône-Alpes. Elle est une sous-préfecture de l'Ain.
Ses habitants sont les Nantuatiens et les Nantuatiennes[1]. Un surnom souvent utilisé, Catholards, vient de la cathole, une aiguille utilisée par les travailleurs du cuir.[réf. souhaitée] En effet, Nantua a longtemps été une ville de tanneurs et de fabricants de chaussures.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Situation[modifier]
Localisation[modifier]
La ville de Nantua est située au bord du lac du même nom, et au pied d'une haute falaise calcaire instable, sous surveillance constante. Elle est dominée au sud par le plateau de Chamoise.
Nantua a été longtemps une ville de transit, car traversée par la route nationale de Lyon à Genève ; lieu de passage et relais de tourisme, elle en a aussi subi les conséquences en termes de nuisances, bruit et pollution atmosphérique (façade des maisons noircies). Depuis la construction de l'autoroute A40, dite « autoroute des Titans », elle n'est connue de l'automobiliste que par le viaduc de Nantua. La ville disposait d'une gare, mais la liaison ferroviaire a été remplacée par une desserte en autocar et il ne reste plus qu'un arrêt. En 2010, les trains traversent de nouveau la ville grâce à la ligne du Haut-Bugey, mais ne s'y arrêtent pas.
Climat[modifier]
Le climat y est de type semi-continental, avec des hivers froids, des étés chauds, et des précipitations tombant majoritairement en été.
Voies de communication et transports[modifier]
Voies routières[modifier]
La commune est traversée par la route départementale 1084, cette route représente les d'accès majeurs à la commune[2]. Elle provient de Montréal-la-Cluse à l'ouest, longe le lac au pied de la falaise et traverse la commune en direction des Neyrolles à l'est.
Il existe également une route secondaire, il s'agit de la route départementale 74. Elle borde l'autre rive du lac de Nantua depuis l'ouest puis s'élève à flanc de montagne au nord pour rejoindre les communes d'un plateau dont Apremont fait partie.
D'autre part, l'autoroute A40 traverse la commune par le biais du viaduc de Nantua. Cet ouvrage imposant constitué de plusieurs piliers a été ouvert en 1996. L'entrée pour l'autoroute n'est pas situé sur la commune, mais sur la commune voisine des Neyrolles.
Transport ferroviaire[modifier]
Nantua est située sur la ligne du Haut-Bugey. La gare de la commune était desservie jusqu'en 1990 par les trains régionaux en provenance de Bellegarde-sur-Valserine et de Bourg-en-Bresse. La fermeture du tronçon La-Cluse - Bellegarde-sur-Valserine a entraîné la fermeture de la gare et la désaffection des voies.
La ligne est rouverte à la fin de l'année 2010 pour le passage des TGV Paris - Genève. La gare de Nantua n'est pas desservie. Aujourd'hui, la gare la plus proche se trouve à Montréal-la-Cluse mais les dessertes sont limitées à Bourg-en-Bresse et à la ligne Andelot-en-Montagne - Montréal-la-Cluse, le tronçon Montréal-la-Cluse - Bellegarde-sur-Valserine n'ayant pas été rouvert aux trains régionaux. La gare la plus proche desservie par le TGV est celle de Nurieux-Volognat.
Urbanisme[modifier]
Morphologie urbaine[modifier]
La commune est située dans une cluse avec des falaises au nord et au sud et un lac à l'ouest. Cette caractéristique en fait une commune peu étendue et concentrée.
Logement[modifier]
Le nombre total de logements dans la commune est de 1 821[3]. Parmi ces logements, 87,6 % sont des résidences principales, 4,7 % sont des résidences secondaires et 7,7 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 18,7 % des maisons individuelles, 77,5 % sont d'autre part des appartements et enfin seulement 3,8 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 29,4 %[3]. Ce qui est très inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, le nombre de locataires est de 64,7 % sur l'ensemble des logements qui est inversement supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[3]. On peut noter également que 5,9 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 8,2 % sont des studios, 17,4 % sont des logements de deux pièces, 27,7 % en ont trois, 27 % des logements disposent de quatre pièces, et 19,7 % des logements ont cinq pièces ou plus[3].
Toponymie[modifier]
Histoire[modifier]
La ville se forma autour d'un monastère de bénédictins, fondé en 671 par saint Amand, et de l'église par laquelle le corps de Charles II le Chauve aurait transité. L'abbaye bénédictine édifiée au VIIIe siècle est ravagée par les Magyars. Au Xe siècle elle est annexée à Cluny et en 1100, elle devient un simple prieuré.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la région de Nantua se distingue par une résistance active à l’occupant nazi. En représailles, les Allemands organisent plusieurs rafles. Lors de celle du 14 décembre 1943, 150 hommes âgés entre 18 et 40 ans sont capturés et emmenés en déportation. Nantua est libérée en septembre 1944 par les troupes débarquées en Provence[4]. Pour l'action de ses habitants au cours de la guerre, la ville de Nantua a été décorée de la médaille de la Résistance française par le Général de Gaulle en 1947. Le monument aux déportés situé sur les rives du lac, et un musée de la résistance [5] rappellent l'action des maquis de l'Ain au cours de la Guerre.
Un énorme rocher de 12000 tonnes, "la Colonne" , qui menaçait un quartier de Nantua , fut dynamité le 8 août 1973[6].
Politique et administration[modifier]
Tendances politiques[modifier]
Administration municipale[modifier]
Le conseil municipal de la commune est composé de 27 conseillers municipaux. L'exécutif est constitué du maire, Jean-Pierre Carminati[7], et de sept adjoints ayant chacun une charge définie[8]. Le 1er adjoint est chargé de la citoyenneté, de la sécurité, de la prévention de la délinquance et du personnel communal. On trouve ensuite un adjoint chargé de la vie culturelle et du tourisme. Il y a un adjoint chargé de la vie scolaire et de la santé. Il y a aussi un chargé des sports, de la vie associative, de l'action en faveur des jeunes et des animations festives, un chargé des finances, un autre des affaires économiques et de la vie des entreprises du commerce et de l'artisanat et enfin un chargé des travaux, de l'urbanisme et du développement durable. Enfin, les dix-neuf conseillers assistent au conseil municipal[9].
Liste des maires[modifier]
Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :
Instances judiciaires et administratives[modifier]
La commune de Nantua est le siège d'un palais de justice, il s'agit d'un tribunal de grande instance. L'édifice a été construit en 1840[13]. Il possède une façade de style néoclassique.
Nantua est une sous-préfecture du département de l'Ain. Les bureaux sont installés dans l'ancien couvent des sœurs augustines. L'édifice a été érigé en 1651[13].
Plusieurs autres institutions sont implantées dans la commune[14]. Il s'agit du Trésor public, du bureau du cadastre, du bureau des hypothèques, de l'inspection de l’Éducation nationale, de l'hôtel des Forêts mais également la bureau de la Communauté de communes Lac de Nantua.
La brigade et compagnie de Gendarmerie et un centre de secours sont également présents.
Jumelage[modifier]
Nantua est jumelée avec
Brembilla (Italie) depuis 2011 et 2012C'est une volonté de la municipalité de Nantua. Un comité associatif de jumelage (CJBN) est créé en 2013[15].
L'arbre du jumelage, un tulipier de Virginie, est planté sur le rond-point de l'Europe près du lac, le 23 juin 2012, lors de la signature du serment, en guise de symbole d'amitié envers les habitants de Brembilla et de l'immigration italienne en générale qu'a connu le Haut-Bugey avant, pendant et après le Seconde guerre mondiale.
Population et société[modifier]
Évolution démographique[modifier]
En 2010, la commune comptait 3 713 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges[modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,1 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 16,1 %, plus de 60 ans = 16,9 %) ;
- 51,6 % de femmes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 21,2 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 15,2 %, plus de 60 ans = 24,6 %).
Enseignement[modifier]
La commune dispose d'une école maternelle[20] et d'une école primaire[21]. L'école maternelle accueille les enfants par classe d'âge dans cinq classes différentes. Environ 120 enfants y sont inscrits. L'école primaire propose neuf classes pour répartir les 200 enfants inscrits par niveau, du CP au CM2. Les services proposés dans ces écoles sont la cantine et les garderies du matin et du soir entre autres.
À cela s'ajoute une école privée, Sainte-Thérèse, dotée de sept classes et qui accueille en moyenne 180 enfants dont la moitié sont issus de la commune et le reste de communes voisines[21].
Après l'école élémentaire, les enfants peuvent s'inscrire au collège Xavier Bichat situé dans la commune[22]. L'établissement a été rénové au début des années 2000 et permet l'accueil d'environ 350 jeunes.
Enfin, il existe deux lycées situés sur la commune[23].
Le lycée public est le lycée Xavier Bichat, sa construction sur les bords du lac de Nantua date des années 1990. Il accueille environ 400 élèves et propose l'accession à plusieurs baccalauréats. Il existe une filière scientifique, une littéraire et une économique et sociale. À cela s'ajoutent des filière de CAP.
Il existe également un lycée professionnel[24] qui accueille environ 240 élèves par an.
Manifestations culturelles et festivités[modifier]
L’Office de Tourisme du Pays de Nantua – Haut-Bugey organise chaque année, dans le cadre de la Semaine du Goût (Octobre), la Fête de la Quenelle Sauce Nantua.
Santé[modifier]
Sports[modifier]
Le club de rugby à XV de Nantua est un des moteurs de l'animation catholarde notamment avec ses célèbres stands. Le club évolue actuellement en Fédérale 3. Ces stands ont toujours lieu la dernier semaine de juin et la 1re semaine de juillet. Le lieu de rendez-vous est la place d'Armes, au centre du village, entre la fontaine et la statue d'Alphonse Baudin mais aussi au pied de l'église.Il y a aussi le club de football de Nantua nommée USN crée en 1907 il y a 3 categories les U9,les U11 et les U13
Médias[modifier]
Le journal le Progrès propose une édition locale aux communes du Haut-Bugey. Il parait du lundi au dimanche et traite des faits divers, des évènement sportifs et culturels au niveau locale, national, et international.
Le journal La Voix de l’Ain est un hebdomadaire qui propose des informations locales pour les différentes régions du département de l'Ain.
La chaîne France 3 Rhône Alpes Auvergne est disponible dans la région.
Personnalités liées à la commune[modifier]
(par ordre chronologique de naissance)
- Grégoire Jagot (Nantua 1750 - Toul, Meurthe-et-Moselle 1838) : homme politique, député à l'Assemblée législative puis à la Convention nationale.
- Jean-Baptiste Baudin (Nantua 1811 - Paris 1851) : médecin, homme politique et député ; il fut tué sur une barricade.
- Pierre Baudin (Nantua 1863 - Paris 1917) : homme politique et député.
- Eugène Chanal (Jean Louis Chanal) (Nantua 1869 - id. 1951) : homme politique.
- Guy-Rachel Grataloup (Nantua 1935) : peintre et plasticien.
- Jean-Louis Aubert (Nantua 1954) : guitariste et chanteur, notamment du groupe Téléphone.
- Corinne Niogret (Nantua 1972) : biathlète ; médaillée d'or en relais aux J.O. d'Albertville (1992) et de bronze aux J.O. de Lillehammer (1994).
- David Hellebuyck (Nantua 1979) : footballeur, a débuté à l'Olympique lyonnais avant de passer par Saint-Étienne, Paris et Nice, entre autres.
- Amélie Goudjo (Nantua 1980) : handballeuse (internationale française), a jouée dans plusieurs clubs tel Issy-les-Moulineaux ou Bera Bera (San Sebastian).
- Xavier Tomas (Nantua 1984) : footballeur évoluant actuellement au FC Tours.
Ci-dessous, la liste des prieurs de Saint-Pierre et Saint-Paul de Nantua[25] :
- 670-705 : Této
- 705-750 : Pons
- 750-776 : Syagrius Ier
- 776-800 : Guiffard
- 800-817 : Sodesald
- 817-818 : Pierre Ier
- 818-830 : Godesald
- 830-940 : Adalran Ier
- 840-855 : Fulgerius
- 855-875 : saint Rémy
- 875-891 : Aurélien
- 891-910 : Bertrand
- 910-950 : Adalran II
- 950-969 : Vacance
- 969-1019 : Syagrius II
- 1019-1049 : Adalran III
- 1049-1109 : saint Hugues Ier
- 1109-1116 : François Ier
- 1116-1130 : Ilion Ier
- 1130-1135 : Guillaume Ier
- 1135-1143 : Pierre II
- 1143-1150 : Willenc
- 1150-1169 : Ulrich
- 1169-1176 : Atmon
- 1176-1183 :Humbert IEr
- 1183-1204 : Ilion II
- 1204-1207 : Humbert II
- 1207-1210 : Guy Ier
- 1210-1213 : Bérard de Thoire-Villars
- 1213-1215 : Boniface Ier de Thoire-Villars
- 1215-1234 : Humbert III de Mornay
- 1234-1250 : Boniface II de Savoie
- 1250-1253 : Vacance
- 1253-1268 : Philippe de Savoie
- 1268-1270 : Vacance
- 1270-1275 : Jean Ier de Saint-Seine
- 1275-1299 : Jean II de Genève
- 1299-1313 : Guy II de Coligny
- 1313-1318 : Guillaume II
- 1318-1320 : Albert
- 1320-1327 : Aynard de Clermont
- 1327-1334 : Jean III de Gigny
- 1334-1345 : Artaud Aleman
- 1345-1345 : Hugues II de Vertembo
- 1345-1362 : Jean IV de Nogent
- 1362-1367 : Guillaume III de Lespinasse
- 1367-1378 : Foulques de Suitia
- 1378-1380 : Pierre III de Colomb
- 1380-1410 : Guy III de Roussillon
- 1410-1413 : Antoine Ier de Gerbais
- 1413-1448 : Humbert IV de Mareste
- 1448-1449 : Claude Ier de Mareste
- 1449-1451 : Amédée de Savoie
- 1451-1470 : Jacques Ier de Mouxi
- 1470-1474 : Claude II de Marcossey
- 1474-1482 : Jean-Louis de Savoie
- 1482-1502 : Pierre IV de La Forest
- 1502-1536 : Jean V de La Forest
- 1537-1548 : François II du Breul
- 1548-1559 : Pierre V du Breul
- 1560-1570 : Antoine II du Breul
- 1570-1573 : Pierre VI Marie de Pingon
- 1573-1574 : Claude III Jean Jacquand
- 1574-1584 : Claude IV de La Baume
- 1584-1602 : Pierre VII Guyet
- 1602-1606 : Tibère Mutti
- 1606-1643 : André Frémiot
- 1643-1663 : Jacques II de Neufchèze
- 1663-1704 : Tanneguy de Massac
- 1704-1732 : Frédéric-Constantin de La Tour d’Auvergne
- 1732-1737 : Joseph de Chabannes-Pionsat
- 1737-1738 : Philibert Juvanon
- 1738-1760 : Jean-Baptiste de Beylan
- 1760-1787 : François III Bouvier-Desmarest
- 1787-1788 : François IV Barthélémy de Lombard de Mars
- 1788-1790 : Jean-Claude-Marie de Lombard de Mars
Économie[modifier]
Revenus de la population et fiscalité[modifier]
Selon l'enquête de l'INSEE en 1999[26], les revenus moyens par ménage sont de l'ordre de 14 577 euros par an, alors que la moyenne nationale est de 15 027 euros par an. Il n'y a pas de redevables de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) à Nantua.
Emploi[modifier]
La population de Nantua se répartit à 46,5 % d'actifs, ce qui est légèrement supérieur au 45,2 % d'actifs de la moyenne nationale, 16 % de retraités, un chiffre inférieur au 18,2 % national. On dénombre également 24,2 % de jeunes scolarisés et 13,3 % d'autres personnes sans activité.
Le taux d'activité de la population des 20 à 59 ans de Nantua était de 84 %, avec un taux de chômage de 8,8 %, en 1999, donc bien inférieur à la moyenne nationale de 12,9 % de chômeurs.
Répartition des emplois par domaine d'activité
| Agriculteurs | Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | Cadres, professions intellectuelles | Professions intermédiaires | Employés | Ouvriers | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nantua | 0,2 % | 7,4 % | 6,9 % | 18,1 % | 22,6 % | 44,7 % |
| Moyenne nationale | 2,4 % | 6,4 % | 12,1 % | 22,1 % | 29,9 % | 27,1 % |
| Sources des données : INSEE[26] | ||||||
Entreprises de l'agglomération[modifier]
On dénombre, en 2004[27], 199 entreprises dont la majorité sont des commerces (51), des services aux particuliers (39), des services d'éducation - santé - action sociale (26) et des services aux entreprises (24).
Commerce[modifier]
Pour les entreprises de bouches, la commune de Nantua est dotée d'une boulangerie-pâtisserie, d'une rôtisserie, d'un boucherie, d'une sandwicherie, d'un primeur et d'un fabricant de quenelle[28]. En ce qui concerne l'artisanat, on trouve notamment un plâtrier-peintre et une marbrerie. Mais la commune dispose également de magasins de vêtements, d'une boutique d'esthétique, d'un coiffeur, d'une bijouterie, d'une mercerie et d'un fleuriste entre autres.
Culture et patrimoine[modifier]
Monuments et lieux touristiques[modifier]
Monuments civils[modifier]
- Le monument aux déportés de l'Ain est situé sur les bords du lac
- Monument à Alphonse Baudin
- Nantua est surplombée par un viaduc de l'A40 qui débouche sur le tunnel de Chamoise à 76 m de hauteur. Il est renommé pour les bouchons qui s'y provoquaient en période de chassé-croisé hivernal avant le doublement des voies en 1995 ; travaux qui n'ont pas résolu le problème aujourd'hui encore.
Monuments religieux[modifier]
L'église Saint-Michel fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 juin 1907[29]. Il s'agit d'une église romane clunisienne qui abrite un tableau d'Eugène Delacroix : Le martyre de Saint-Sébastien.
Patrimoine naturel[modifier]
- Le lac de Nantua
- Le plateau de Retord, au-dessus de Nantua et se prolongeant jusqu'à Bellegarde-sur-Valserine ; des paysages grandioses où plusieurs films ont été tournés en décor naturel, mais également un lieu destiné à la pratique du ski, essentiellement de randonnée.
Gastronomie[modifier]
La sauce Nantua, à base de beurre d'écrevisse, accompagne parfaitement les quenelles de poisson. À Nantua, les quenelles sont fabriquées avec un minimum de 22 % de chair de brochet[30]. Les écrevisses qui entraient dans la conception de cette sauce provenaient de l'abondance, autrefois, de ces crustacés dans les rivières et lac de Nantua. Le beurre était élaboré avec les déchets de carapace qui était cuite, pilée et filtrée.
Patrimoine culturel[modifier]
Le musée de la résistance et de la déportation de l'Ain et du Haut-Jura présente plus de 15 000 objets dans une muséographie vivante et moderne. C'est l'un des fonds les plus riches de France sur la Seconde Guerre mondiale. Le musée a été crée par l'association des Amis du Musée fin 1983, dans l'ancienne prison de la ville datant du milieu du XIXème. Après les travaux effectués par quelques anciens résistants et déportés bénévoles et les nombreux dons reçus, la première muséographie mise en place, le musée ouvrit ses portes le vendredi 12 août 1985.Il fut inaugurer le 18 octobre 1986 par le général Simon, alors Chancelier de l'ordre de la libération; Jacques Boyon secrétaire d'État à la Défense; Henri Gorju Maire de Nantua et Pierre Mercier Président des Amis du Musée. L'association le géra jusqu'en 1990, ensuite la ville de Nantua jusqu'à fin 2003, actuellement le Conseil Général de l'Ain. Controlé en 1992, il reçu le label "Musée de France" en 2003.
Héraldique[modifier]
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Les armes de Nantua se blasonnent ainsi[31] : D'or à une truite d'azur, soutenue de trois burelles ondée du même, au chef de gueules chargé d'une croisette d'argent. |
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Gentilé des habitants de la commune de Nantua sur le site habitants.fr
- Plan de la commune, sur nantua.fr
- Données INSEE compulsées par Linternaute - Logement à Nantua
- Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p 35
- Site officiel de la mairie de Nantua - [1]
- université Lyon 2 géologie: dynamitage du rocher "la Colonne"
- Site officiel de la mairie de Nantua - Le maire
- Site officiel de la mairie de Nantua - Listes des adjoints
- Site officiel de la mairie de Nantua - Liste des conseillers
- Ouvrage collectif, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Nantua, 1991, 336 p. (ISBN 2-907656-21-X), p. 147.
- Fiche de Jean Mercier sur le site du Sénat.
- [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
- Description de la commune de Nantua sur le « site quid.fr » (Archive • Wikiwix • Que faire ?)
- Les institutions de la commune, sur nantua.fr
- Journal officiel du 16 02 2013
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Nantua en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de l'Ain en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- L'école maternelle de la commune de Nantua, sur nantua.fr
- Les écoles de la commune de Nantua, sur nantua.fr
- Le collège Xavier Bichat, sur nantua.fr
- Les lycées de Nantua, sur nantua.fr
- Lycée professionnel de Nantua, sur lppr01.com
- Source : Gallia Christiana
- Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute
- Entreprises, sur linternaute.com
- Les commerces, sur nantua-tourisme.com
- Notice no PA00116440, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Les quenelles à la sauce Nantua, sur nantua-tourisme.com
- Blason de Nantua, sur newgaso.fr
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Georges Debombourg, Histoire de l'Abbaye et de la ville de Nantua, Le Livre d'Histoire - Lorisse, coll. « Monographies des villes et villages de France », 1997, 414 p. (ISBN 2-84178-126-7)

