Les Menuires

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Les Menuires
Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
Image illustrative de l'article Les Menuires
Administration
Pays Drapeau de la France France
Subdivision administrative Rhône-Alpes
Localité Saint-Martin-de-Belleville
Site web www.lesmenuires.com
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 28″ Nord 6° 32′ 15″ Est / 45.324444, 6.5375  
Massif massif de la Vanoise
Altitude 1850 m
Altitude maximum 2850
Altitude minimum 1450
Ski alpin
Lié à Saint-Martin-de-Belleville
Domaine skiable Les Trois Vallées
Remontées
Nombre de remontées 33
Funitels et funiculaires 1
Télécabines 6
Télésièges 13
Téléskis 6
Débit 55 939 (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 76
     Noires 6
     Rouges 24
     Bleues 34
     Vertes 12
Total des pistes 160 km km
Installations
Nouvelles glisses
2
Ski de fond
Nombre de pistes 4
     Noires 0
     Rouges 2
     Bleues 1
     Vertes 1
Total des pistes 28 km km

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
Les Menuires

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Les Menuires

Les Menuires est une station de sports d'hiver de la vallée de la Tarentaise, située sur la commune de Saint-Martin-de-Belleville, dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes. Elle est inaugurée pour la saison hivernale de 1964.

La station bénéficie généralement d'une image « animation, sport et forme » tant dans les médias nationaux et internationaux que dans la littérature plus spécialisée, au même titre que d'autres stations de la vallée[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La station se situe sur la commune de Saint-Martin-de-Belleville en Savoie, dans l'arrondissement d'Albertville. Accessible depuis Moutiers, elle se situe en amont de Saint-Martin, mais en aval de la seconde station alpine de la commune, Val Thorens.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'orthographe et la prononciation du nom de la station sont souvent déformées, même dans les campagnes publicitaires de la station, au profit de « Ménuires », probablement parce que cette forme est plus naturelle pour la plupart des touristes. La prononciation locale est bien « Menuires ». Ce nom vient des mines de charbon exploitées autrefois par les habitants du village voisin du Bettex pour le reste de la vallée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Conseil général de la Savoie, qui veut mettre en place une station de sport d'hiver, en Tarentaise, choisit dans un premier temps la vallée des Belleville, mais se trouve confronté aux gens de la vallée[2]. Le choix se portera sur Courchevel. Suite au succès de la nouvelle station voisine, le maire Nicolas Jay reprend l'idée du développement d'une station de ski, reprise par son successeur, le député Joseph Fontanet[2]. On fait appel à un promoteur unique la Société d'équipement de la vallée des Belleville (SODEVAB)[Note 1]. Toutefois, l'expérience de ce promoteur unique est un échec[5]

Les bâtiments datant de la création de la station (1964) étaient résolument modernes. Depuis quelques années, le style savoyard prend le relais de l'architecture citadine d'origine.

Lors des Jeux olympiques d'hiver de 1992 d'Albertville et de la Savoie, la vallée des Belleville est choisie, malgré des réticences pour organiser une épreuve olympique[6]. Les Menuires accueillent les épreuves du slalom spécial messieurs. Le slalom fut remporté par le norvégien Jagge, talonné par le champion italien Alberto Tomba.

En hiver, les touristes ont accès aux pistes de la station, ainsi qu'aux réseaux de pistes des « Trois vallées »: vallée des Belleville, des Allues (station de Méribel) et de Courchevel.

Les Menuires en été

En été, la station, entourée par des alpages verdoyants, permet la randonnée pédestre.

La station[modifier | modifier le code]

Le village[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Hébergement et restauration[modifier | modifier le code]

Domaine skiable[modifier | modifier le code]

Les Menuires en janvier 2006

Le domaine des Menuires et de Saint-Martin de Belleville est relié au domaine Les Trois Vallées (Meribel, Les Menuires, Val Thorens, Courchevel). Les Menuires possèdent un enneigement exceptionnel (Ski-France) renforcé par une installation de neige de culture qui couvre environ 50 % du domaine skiable. Il se compose de trois secteurs :

Secteur du Mont de la Chambre[modifier | modifier le code]

Le secteur du Mont de la Chambre, situé directement au-dessus des Menuires, offre de nombreuses remontées mécaniques (3 télécabines, un télésiège à bulles et 2 autres télésièges à 6 places) et de longues pistes au-dessus de la station. Ce secteur rejoint les grands espaces de St-Martin et donne aussi accès aux pistes de Val Thorens et des 3 Vallées. Sa rénovation a commencé en 2000 et se terminera en 2010. C'est le secteur du domaine le plus fréquenté. C'est sur cette zone que se situe le snowpark du "BK Park", à plus de 2500 mètres d’altitude. Accessible par le télésiège de la Becca, Le BK PARK regorge de bosses et rails. Composé de 3 zones distinctes et accessible, il permet à tous de découvrir le freestyle, avec plusieurs entrées différentes et selon son niveau de ski. Les familles apprécient particulièrement l’acticross (zone 3), véritable terrain de jeux avec plein de modules ludiques (tunnel Actimel, whoops, virages relevés, zig-zag…) pour s’initier dès le plus jeune âge.

Secteur de la Masse[modifier | modifier le code]

Le secteur de la Masse, bien exposé, offre une bonne qualité de neige et un panorama depuis le sommet[réf. nécessaire]. De ce secteur, on peut rejoindre tous les itinéraires hors pistes : le vallon du Lou, les Yvoses, les Encombres. Il a été rénové pour les Jeux olympiques d'Albertville en 1992, au cours desquels les Menuires ont accueilli les épreuves de slalom hommes. Ce secteur est peu fréquenté par les débutants mais plutôt par les plus expérimentés. De ce fait, en 2012, le domaine accueille le Walibi Gliss'. Cet espace ludique estampillé sur la marque Walibi est composé d'un slalom chronométré, d'un boardercross, de challenges musicaux et d'une photolocation[7], ce qui a l'avantage de rendre le domaine de la Masse plus accessible et plus ludique.

Le secteur des Grangeraies et de Saint-Martin (Roc des 3 Marches et Tougnète)[modifier | modifier le code]

Le secteur des Grangeraies et de Saint-Martin propose de grands espaces sur le flanc ouest de la Vallée des Belleville, avec une descente jusqu’au village de Saint-Martin. Il donne également accès aux 3 Vallées et à la station de Méribel. Ce secteur permet de donner accès aux Menuires depuis Saint-Martin. Ce secteur est le plus moderne toutes les installations datent de moins de 15 ans dont la plupart d'à peine 8 ans. Il est équipé d'une télécabine, 2 télésièges 6 à bulles et un télésiège débrayable 4 places. Méribel est reliée à ce secteur grâce à un TSD6B et une TC6.

Les remontées mécaniques[modifier | modifier le code]

Une cabine de la Télécabine des Bruyères

En 2012, projet de remplacement de la télébenne Croisette par un appareil de type non encore déterminé. nous sommes fin 2013, ce projet n'a toujours pas vu le jour.

Sport et compétitions[modifier | modifier le code]

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Autres sports[modifier | modifier le code]

Promotion et positionnement[modifier | modifier le code]

La station dispose d'un bureau de poste avec cachet Les Menuires. Il s'agit donc d'un rare cas de bureau de poste n'indiquant pas la commune où il est situé, en l'occurrence à Saint-Martin-de-Belleville.

Une "statue" en bois se situe à l'arrivée de la télécabine Masse 2. Elle représente un bouquetin, animal emblématique de la station

La station est considérée et se positionne comme un lieu sportif, tout comme sa voisine des Val Thorens ou encore Tignes[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuelle George-Marcelpoil, Hugues François, « De la construction à la gestion des stations. L’émergence de logiques de groupes dans la vallée de la Tarentaise », Revue de géographie alpine, vol. 100, no 3,‎ décembre 2012 (lire en ligne)
  • Liliane Bensahel-Perrin, Hugues François et Emmanuelle Marcelpoil, Les stations de sports d'hiver face au développement durable. État des lieux et perspectives, Éditions L'Harmattan,‎ 2010, 178 p. (ISBN 978-2-2962-5693-4), p. 51-52
  • Adel Selmi, Administrer la nature : le Parc national de la Vanoise, Éditions MSH,‎ 2006, 487 p. (ISBN 978-2-75920-003-0), p. 169 et suivantes

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Société d'équipement de la vallée des Belleville (SODEVAB) apparaît en 1961[3]. Une société d'économie mixte est mise en place, associant le Conseil général de la Savoie, les collectivités locales (59% du capital), la Caisse des dépôts et consignations (33 %), représentant l'État, et une de ses filiales, la Société centrale pour l'équipement du territoire (2 %)[4].

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Article de Georges Benko « Les villes dans l'économie globale. Les stations de ski vues par le marketing », paru dans Rachid Amirou, Philippe Bachimon, Jean-Michel Dewailly et Jacques Malezieux, Tourisme et souci de l'autre : en hommage à Georges Cazes, Éditions L'Harmattan,‎ 2005, 362 p. (ISBN 978-2-74758-862-1), p. 346, ainsi que « Tourisme et marketing territorial : le cas des stations de sport d'hiver de l'Espace Killy et des Trois Vallées » Diane-Gabrielle Tremblay et Rémy Tremblay, La compétitivité urbaine à l'ère de la nouvelle économie. Enjeux et défis, Presses de l'Université du Québec,‎ 2006, 420 p. (ISBN 978-2-76052-174-2), p. 89-90.
  2. a et b George-Marcelpoil, François 2012, p. paragraphe 10.
  3. George-Marcelpoil, François 2012, p. paragraphe 11.
  4. Selmi 2006, p. 169, note de bas de page n°19.
  5. Selmi 2006, p. 169,.
  6. Claude Ponson, « Les XVIe Jeux Olympiques d'hiver d'Albertville et de la Savoie : les enjeux de l'aménagement », Revue de géographie alpine, vol. 79, no 3,‎ 1991, p. 109-116 (lire en ligne).
  7. Walibi s’exporte dans les Alpes avec Walibi Gliss