Tramway de Saint-Étienne

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Tramway de Saint-Étienne
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Logo des transports urbains de Saint-Étienne

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Situation Saint-Étienne
Saint-Priest-en-Jarez
Drapeau de la France France
Type Tramway
Entrée en service 1881
Longueur du réseau 11,7 km
Longueur additionnée des lignes 23,3 km
Lignes 3
Stations 37
Rames Alsthom TFS
Fréquentation 70 000 voyageurs/jour
Écartement des rails 1 000 mm
Propriétaire Saint-Étienne Métropole
Exploitant STAS
Vitesse maximale 70 km/h
Lignes du réseau  T1  T2  T3
Réseaux connexes TER Rhône-Alpes
Trolleybus et autobus de Saint-Étienne
Transports interurbains de la Loire

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Carte du réseau

Le tramway de Saint-Étienne est un réseau de tramway à écartement métrique dans la ville de Saint-Étienne. Fonctionnant sans interruption depuis sa création en 1881, il est le tramway le plus ancien qui existe en France[1],[2]. Avec 70 000 voyageurs quotidiens, il assure 49 % des voyages en transports en commun dans l'agglomération stéphanoise[1].

Ancien réseau[modifier | modifier le code]

Plan du réseau en 1928

Histoire[modifier | modifier le code]

Deux lignes de tramways à chevaux sont concédées à Mrs Auguste Mundel et Compagnie, le 4 septembre 1879, par l'État (decret 8510)[3]

Terrenoire - Rive de Giers
La Croix de l'Horme - Firminy

Un réseau de tramway à chevaux est concédé ensuite le 27 octobre 1880 par l'État (décret 9954) à la ville de Saint-Étienne. Cette dernière le retrocède à Monsieur Mundel[4] .

Ce réseau comprend 5 lignes:

  • Hôtel de ville - Bellevue
  • Hôtel de ville - Terrasse
  • Bellevue - La Digonnière
  • Bellevue - La Croix de l'Horme
  • Terrenoire - Place Fourneyron

La Compagnie des Chemins de Fer à Voie étroite (CFVE)[modifier | modifier le code]

Cette compagnie ouvre une première ligne :

  • le 4 décembre 1881, sur une longueur de 5,5 km entre les quartiers de La Terrasse et de Bellevue.

Ensuite plusieurs lignes sont ouvertes :

Dans le cadre de la construction du deuxième réseau en 1905, la compagnie CFVE ouvre :

Toutes ces lignes utilisent à leur ouverture la traction à vapeur. La traction électrique sera adoptée après 1907.

La Compagnie des tramways électriques (TE)[modifier | modifier le code]

Cette compagnie construit un réseau de tramways électriques.

Elle ouvre 2 lignes le 17 avril 1897 :

puis en juillet suivant :

  • Place Dorian - Rivière

Dans le cadre du second réseau en 1906, la compagnie TE ouvre :

Elle sera ensuite absorbée par la CFVE.

Les Chemins de fer départementaux de la Loire (CFDL)[modifier | modifier le code]

Tramway dans le quartier du Creux à Saint-Chamond.

Le réseau Sud de cette compagnie se développait autour de Saint-Étienne, avec deux lignes :

  • Saint-Étienne - Saint Chamond, ouvert le 1er août 1901, prolongée vers Pélussin le 6 août 1905 (30 km), et Maclas en 1917.
  • Saint-Étienne - Saint-Héand, (14 km) ouvert le 1er août 1901,

Les CFDL connaitront trois exploitants en trente ans. Le réseau est abandonné le 15 juillet 1931.

Évolution du réseau de transports en commun[modifier | modifier le code]

En 1929 la compagnie TE disparait. Son réseau est racheté par la ville de Saint-Étienne et confié à la CFVE.

En 1930 le réseau de tramway (TE + CFVE) compte 90 kilomètres de lignes.

Le , un service d'autobus remplace la ligne des Cinq-Chemins de Terrenoire et plusieurs lignes de la CFVE .

En 1942, des trolleybus remplacent les trams sur certaines lignes, la ligne la plus fréquentée restant ouverte, devant l'impossibilité pour des véhicules routiers, de se croiser dans les rues étroites.

À la fin des années 1950, la décision de maintenir le tramway a permis l'introduction des célèbres PCC, pour succéder au matériel ancien.

En 1991-1992 les nouveaux tramways Vevey-Alsthom circulent.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Motrices types A[modifier | modifier le code]

Les tramways électriques type A ont été construits par Alexandre Grammont en 1897 et livrées aux TE.

L'effectif était de 30 voitures qui circulèrent de 1897 à 1952.

  • 30 unités : no 1 à 30
  • Longueur : 7,50 m
  • Largeur : 2 m
  • Masse à vide : 8,3 t
  • Capacité de transport : 40 personnes

Motrices types H[modifier | modifier le code]

Les motrices type H ont été livrées en 1907 à la CFVE, au début de l'électrification.

  • 58 unités : H 1 à H 58,
  • Longueur : 9 m
  • Largeur : 2 m
  • Masse à vide : 12,3 t
  • Capacité de transport : 48 personnes

Quatre d'entre elles sont allées rejoindre le réseau du tramway de Roanne dans les années 1920[5].

Motrices J[modifier | modifier le code]

Les motrices type J ont été construites par la CFVE en 1933.
Chacune des huit motrices a circulé entre 1933 et 1959

  • 8 unités : J 70 à 77
  • Longueur : 9,76 m
  • Largeur : 2 m
  • Masse à vide : 13,5 t
  • Capacité de transport : 50 personnes

Motrices K[modifier | modifier le code]

Les motrices type K ont été achetées à Reims par la CFVE, en 1920.
Chacune des dix motrices a circulé entre 1917 et 1959

  • 10 unités : K 101 à 110
  • Longueur : 9,38 m
  • Largeur : 2 m
  • Masse à vide : 12 t
  • Capacité de transport : 48 personnes

Motrices R[modifier | modifier le code]

Les motrices type R ont été achetées à Nancy à la Compagnie des tramways suburbains par la CFVE, en 1920.
Chacune des huit motrices a circulé entre 1920 et 1959

  • 8 unités : R 1 à 8
  • Longueur : 9,35 m
  • Largeur : 2 m
  • Masse à vide : 13 t
  • Capacité de transport : 47 personnes

Motrices T[modifier | modifier le code]

Les motrices type T à bogies, ont été achetées à Nancy à la Compagnie des tramways suburbains par la CFVE, en 1919.
Chacune des huit motrices a circulé entre 1920 et 1932, 2 sont alors vendues à la Compagnie genevoise des tramways électriques

  • 8 unités : T 1 à 8
  • Longueur : 14 3 m
  • Largeur : 2 m
  • Masse à vide : 20 t
  • Capacité de transport : (30/16) 46 personnes

motrices PCC[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway PCC.

Le parc était composé de 30 motrices de tramway PCC simples, construites à Strasbourg, et mises en service en 1958 après la décision de conserver la plus longue ligne de tramway (ligne no 4).
Les dernières voitures de ce type ont été retirées en 1998.

  • No 501 à 530
  • Longueur : 14,24 m
  • Largeur : 2 m
  • Masse à vide : 15,9 t
  • Capacité de transport : 132 (22/110) personnes

Rames PCC articulées[modifier | modifier le code]

motrice PCC articulée no 554

Cinq Rames articulées ont été commandées en 1968, pour offrir un surcroit de capacité aux usagers du réseau stéphanois.

  • No 551 à 555
  • Longueur : 20,94 m
  • Largeur : 2 m
  • Masse à vide : 22,3 t
  • Capacité de transport : 211 (29/182) personnes
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Véhicules des tramways de Saint-Étienne préservés[modifier | modifier le code]

Locomotive type 030 SLM préservée à Berne en Suisse, identique à celles de Saint-Étienne
  • Locomotive 030 SLM Winterthur, préservée à Berne, identique à celles de Saint-Étienne
  • Motrice type H, no 2, 1907
  • Motrice type J, no 74, 1935
  • Motrice simple, no 502, préservée au Musée des transports urbains de Saint-Étienne et sa région
  • Motrice simple, no 503, préservée à Lille par l'association Amitram.
  • Motrice simple, no 506, utilisée pour l'entretien, possède un pantographe au lieu d'une perche.
  • Motrice simple, no 510, préservée à l'AMTUIR
  • Rames doubles PCC, numérotées de 551 à 555 attendant un éventuel acquéreur.
  • Voiture à essieux de 1883, no Bf 10 au MTVS à Butry-sur-Oise.
  • Voiture à essieux de 1883, no Df 11 au MTVS à Butry-sur-Oise.

Réseau moderne[modifier | modifier le code]

plan des voies en janvier 1995
un tramway devant le dépôt

La ligne 4 n'a jamais cessé de fonctionner entre les quartiers de la Terrasse et de Bellevue. La plus fréquentée des lignes de tramway de l'agglomération stéphanoise a été électrifiée dès 1907.

  • La ligne T1 comporte 27 stations allant de l'Hôpital nord à Solaure.
  • La ligne T2 comporte 6 stations allant de Châteaucreux à la Place du Peuple et reprend une partie de la ligne T1 de la Terrasse à la Place du Peuple.
  • La ligne T3 comporte 6 stations allant de Châteaucreux à la Place du Peuple et reprend une partie de la ligne T1 de Bellevue à la Place du Peuple.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 1983 : Extension de la ligne 4 jusqu'à Solaure. Cette date peut marquer le renouveau du tramway en France, car, à partir de cette extension, le tramway se redéveloppera en France. Le quartier de Solaure marque la volonté politique de la municipalité de dynamiser un quartier neuf en le connectant directement à Bellevue en 3 minutes et au centre ville (en 20 minutes).
  • 1991 : Extension de la ligne 4 jusqu'à Hôpital Nord. En effet, le plus grand hôpital de l'agglomération avait besoin d'une offre de transport qualitative et quantitative afin de correspondre aux besoins du personnel et visiteurs. L'obsolète ligne 41 ne pouvait pas suffire aux nouvelles fonctions de l'entrée nord de l'agglomération (Hôpital Nord, Musée d'Art Moderne, Cité de l'Agriculture). Dès 2004, l'hôpital Nord devient le lieu principal du CHU rassemblant des services de Bellevue, la Charité et Saint-Jean-Bonnefond.
  • 30 août 2010 : La ligne 4 devient T1, la ligne 5 est séparée en 2 lignes T2 et T3.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Rame de type Alsthom Vevey TFS.
Rame de type Alsthom Vevey dans la neige

La STAS possède actuellement un parc de 35 rames type Vevey-Alsthom.

  • No 901 à 935
  • Longueur : 23,24 m
  • Largeur : 2,10 m
  • Masse à vide : 27,4 t
  • Capacité de transport : 211 (39/163) personnes

La première série, livrée en 1991, comprend 15 unités et numérotées 901 à 915. Elle est mise en service entre 1991 et 1992, au moment de l'extension de ligne 4 jusqu'à l'Hôpital Nord. Toutes les rames de la série sont équipées de perches, les anciennes motrices PCC étant toujours en circulation. Lorsque les PCC cessèrent de circuler, les perches furent alors remplacées par des pantographes.

Une seconde série, livrée en 1998, comprenant 20 unités numérotées de 916 à 935, ne comporte que des différences mineures avec leurs sœurs aînées (palette handicapés, portes, caméras à la place des rétroviseurs). Le courant est collecté par le pantographe. La série est capable d'atteindre la vitesse de 70 km/h. 3 nouvelles rames devraient compléter le parc d'ici 2015[6].

Le réseau lance en 2013 un appel d'offres visant à rénover 20 rames, d'ici à 2015. Le contrat de 3 millions d'euros a été attribué à l'entreprise Safra.[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Saint-Étienne - 130 ans de tram sans interruption », Ville, Rail & Transports, no 527,‎ 21 septembre 2011.
  2. Seuls Marseille et Lille ont également conservé sans interruption au moins une ligne de tramway des origines à nos jours. (Connaissance du Rail n° 320-321 p. 51)
  3. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214107p/f1.image.r=Bulletin%20des%20lois.langFR.swf
  4. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214109f/f1.image.r=Bulletin%20des%20lois.langFR.swf
  5. René Courant, Le temps des tramways, Menton, Éditions du Cabri, coll. « Encyclopédie des chemins de fer »,‎ 1982, 192 p. (ISBN 2-903310-22-X), p. 121
  6. http://tramwaydefrance.canalblog.com/archives/saint_etienne/index.html
  7. « Saint-Etienne va aussi rénover ses tramways »,‎ 2 septembre 2013 (consulté le 27 septembre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Sampité, Les chemins de fer à faible trafic en France : lignes secondaires des grands réseaux, chemins de fer d'intérêt local et tramways à vapeur - établissement et exploitation, Baudry et cie,‎ 1888 (réimpr. 2010 par BiblioLife), 467 p. (ISBN 9781145904347, lire en ligne), « Chemin de fer sur route : Tramways de Saint-Étienne », p. 358-362
  • René Courant, Le Temps des Tramways, éditions du Cabri, Breil-sur-Roya, 1980
  • [PDF] Le Tramway des passementiers : Histoire du tramway à Saint-Jean-Bonnefonds au début du XXe siècle, Saint-Jean-Bonnefonds, La Maison du passementier,‎ 2008, 21 p. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]