Pays de Gex
| Pays de Gex | |
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Le lac de Divonne |
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| Subdivision administrative | |
| Subdivision administrative | Ain, Vaud et Genève |
| Ville(s) principale(s) | Divonne-les-Bains Ferney-Voltaire Gex Saint-Genis-Pouilly Versoix |
| Région(s) naturelle(s) voisine(s) |
Bugey Lac Léman |
| Région(s) et espace(s) connexe(s) | Arrondissement de Gex |
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Le pays de Gex est une région historique, ancienne possession du duché de Savoie, située à cheval entre la France et la Suisse[1].
Ses habitants sont appelés les Gessiens.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Le pays de Gex est situé entre le massif du Jura et le lac Léman, à l'extrême ouest de la Suisse et au nord-est du département français de l'Ain.
[modifier] Histoire
[modifier] Époque gallo-romaine
À l'époque gauloise, la contrée correspondant au pays de Gex se situe à l'extrémité ouest de l'Helvétie, qui était séparée de la Séquanie par les monts du Jura[2]. Lorsque les Helvètes, chassés par les Germains en 58 av. J.-C cherchent à émigrer vers l'Ouest, Jules César trouve là un prétexte pour engager la guerre des Gaules. Les légions romaines investissent la contrée et les Helvètes sont finalement battus sur les bords de la Saône[3]. La Gaule restera sous domination romaine jusqu'en l'an 406. Le futur pays de Gex fait partie de la province de la Grande Séquanaise.
[modifier] Moyen Âge
[modifier] Haut Moyen Âge
Lorsque les invasions barbares mettent fin à l'Empire romain, les Burgondes investissent la région. Celle-ci suivra alors les grandes évolutions de l'histoire de France, qui la feront passer successivement sous la domination :
- du premier royaume de Bourgogne (406 - 534) ;
- de la dynastie mérovingienne du royaume des Francs (534 - 751) ;
- de la dynastie carolingienne du royaume des Francs (751 - 800) ;
- de l'empire carolingien (800 - 855) ;
- de la Lotharingie (855 - 879) ;
- du royaume d'Arles (879 - 928) ;
- du second royaume de Bourgogne (928 - 1032) ;
- du Saint-Empire romain germanique (1032 - 1250).
[modifier] Bas Moyen Âge
L'époque féodale se caractérise par l'émiettement des empires et l'émancipation des seigneurs locaux qui faisaient toutefois allégeance à un suzerain. La seigneurie de Gex est érigée en baronnie et devient l'apanage des cadets de la maison des comtes de Genève[4]. Ceux-ci ne doivent pas être confondus avec les évêques qui régnaient alors sur Genève. Avec la disparition du dernier roi de Bourgogne Rodolphe III les comtes du pays Equestre disparaissent pour être remplacés par des grands seigneurs féodaux tels que ceux de Mont, de Prangins, d'Aubonne, de Gex et de Divonne. A partir du IXe siècle et jusqu'au XIe siècle tout le comté était administré par des comtes bénéficier, car octroyé à titre temporaire par le souverain et lui retournant à la mort du bénéficiaire, qui sont les premiers membres de la maison de Genève. Par le partage de l'ancien territoire le comte de Genève fait reconnaitre son autorité sur la partie occidental du comté des Equestres et dés la fin du XIe siècle Aymon Ier de Genève établit sa suprématie dans le pays de Gex depuis le Pas de l'Écluse jusqu'à Versoye. Son successeur Amédée Ier de Genève divise le comté entre ses deux fils : Guillaume Ier de Genève et Amédée Ier de Gex[5].
Liste des barons de Gex[5] :
- Amédée Ier de Gex : (? - 1210/11). Il épousait Béatrix de Baugé dont il eu Conrad et Lionette.
- Conrad de Gex : Il ne régnait que dix ans, sa sœur héritait donc de la baronnie.
- Lionette de Gex : (1230 - ?). Elle épousait vers 1250 Simon II de Joinville, (? - 3 septembre 1293), fils de Simon de Joinville dont elle eu Guillaume II.
- Guillaume II de Joinville : (? - 1323). Il épousait Jeanne, fille de Louis II de Savoie. Il eu Hugard, Hugues, Éléonore (ou Elyenot), Béatrice, Marguerite (épouse de Guillaume seigneur de Monbel et de Romont) et Agnès (épouse Humbert Alamandi, seigneur d'Aubonne, de qui elle eut Marguerite femme de Rodolphe IV de Gruyère).
- Hugard de Joinville : (? - 1338). Ne laissant pas d'héritiers c'était son frère Hugues qui recueillait sa succession.
- Hugues de Joinville : (? - 1352). Nommé chevalier de l'accolade le 30 janvier 1343. Sans héritiers c'était sa sœur Éléonore qui reprenait la seigneurie.
- Hugues de Genève : (? - 1365). Fils d'Amédée II de Genève et époux d'Éléonore de Joinville. Seigneur d'Anthon et de Varey, lieutenant-général du Dauphiné, de Gex et du Faucigny. Il participait à la bataille de Varey le 7 août 1325 à la suite de laquelle le pays de Gex était inféodé au comte de Savoie jusqu'en 1536.
[modifier] Époque classique
En 1536, François Ier entre en guerre contre le duc de Savoie. Les Bernois en profitent pour s'emparer du pays de Gex. La seigneurie devient alors un bailliage bernois et est réformée. Elle est rendue à la Savoie par les traités de Nyon en 1563 et de Lausanne en 1564.
En 1589, Nicolas Harlay de Sancy s'en empare avec l'aide des cantons suisses[1]. Le pays de Gex passe alors sous domination des évêques de Genève. Le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie mène une contre-offensive en 1599. Mais il commet l'erreur de réclamer la couronne de France, ce qui provoque l'intervention du roi de France Henri IV, qui envahit la Bresse et le Bugey[6]. Le pays de Gex est définitivement rattaché à la France avec ces deux provinces (généralité de Bourgogne) par le traité de Lyon de 1601.
En 1754, Voltaire, devenu indésirable à Paris, s'installe à Ferney. Il y fait construire le château de Ferney-Voltaire et transforme complètement le village en faisant édifier à ses frais plus de cent maisons[4] et en y installant des commerçants et des artisans. La commune sera baptisée ensuite en son honneur Ferney-Voltaire.
[modifier] Époque moderne
Au cours de la Révolution française, le pays de Gex fut intégré au département français de l'Ain puis, le 17 février 1800, à celui du Léman. En 1815, à la chute de l'Empire, il est amputé au profit de Genève des communes de Collex-Bossy, du Grand-Saconnex, de Meyrin, de Pregny-Chambésy, de Vernier, ainsi que de Versoix qui constituait le seul débouché du pays de Gex sur le Léman.
L'autre conséquence du traité de Paris de 1815 (et donc du rattachement de Genève à la Suisse) fut la création de la zone franche du pays de Gex. La frontière douanière entre la France et la Suisse a été repoussée à la limite du pays de Gex, ce qui lui permettait de commercer librement avec la Suisse.
En 1823, le pays de Gex est intégré au diocèse de Belley. En 1850 est construite une nouvelle église de style néo-classique à Ferney-Voltaire. Celle de Gex est construite dans le style néo-gothique en 1860.
La deuxième moitié du XIXe siècle voit l'essor du thermalisme dans la région et notamment à Divonne-les-Bains. En 1849, le docteur Paul Vidart y fonde un établissement hydrothérapique, et le développement du thermalisme favorise la création d'une petite cité thermale avec la construction du casino et des grands hôtels.
Lorsque se produit l'invasion allemande de juin 1940, le Fort l'Écluse, verrou fermant le Sud du pays de Gex et défendu par un contingent d'appelés, résiste aux assauts allemands[7]. La jonction des troupes allemandes et italiennes ne peut pas se faire.
Le pays de Gex, quant à lui, sera placé en zone occupée, et qui plus est, en zone interdite, les Allemands voulant empêcher le passage des fugitifs en Suisse. La région reste un passage stratégique entre la zone libre et la Suisse pour la transmission d'informations ; ce fut notamment le cas avec Michel Hollard et ses nombreux passages proche du pont Charlemagne.
[modifier] Époque contemporaine
Le pays de Gex a connu d'importants bouleversements à partir des années 1960. La création de nombreuses organisations internationales à Genève, en en particulier du CERN sur la frontière franco-suisse, à Meyrin (canton de Genève), Saint-Genis-Pouilly et Prévessin-Moëns, a entraîné la venue de nombreux fonctionnaires internationaux qui ont trouvé à se loger dans le pays de Gex. De plus, le dynamisme économique de Genève et de la Suisse voisine à provoqué l'arrivée d'un flux important de travailleurs frontaliers venus de la France entière qui se sont installés dans le pays de Gex ou en Haute-Savoie.
À cette même époque sont créées sur les cimes du Jura gessien les stations de ski alpin de Crozet, La Faucille, Mijoux et Lélex, rejointes dans les années 1970 par la station de ski nordique de La Vattay. Toutes ces stations se regrouperont plus tard sous la dénomination Monts Jura.
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Patrimoine naturel
- Portes Sarrazines
- Le Florimont et le Mont Rond
- Le lac de Divonne
- Le col de la Faucille
[modifier] Monuments
[modifier] Gastronomie
Le bleu de Gex, typique du Pays de Gex, est un fromage français des plateaux du Haut-Jura, à cheval sur les départements de l'Ain et du Jura.
[modifier] Bibliographie
- Histoire du Pays de Gex, Béatrix, éditions Dumoulin et Ronet, 1851. Google livres
[modifier] Notes et références
- Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Dictionnaire des pays et provinces de France, p. 165, Éditions Sud Ouest, 2000, (ISBN 2.87901.367.4).
- M.Béatrix, Histoire du Pays de Gex, 1851 [lire en ligne (page consultée le 8 août 2011)].
- Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, 52-51 av. J.-C.
- Victor Adolphe Malte-Brun, L'Ain - Géographie, histoire,statistique, administration, 1882.
- Histoire du Pays de Gex
- Jules Baux, Histoire de la réunion à la France des provinces de Bresse, Bugey et Gex, 1852.
- Édouard Falletti, L'encerclement de la Suisse : la tentative d'Hitler en juin 1940, 2007.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Le Pays Gessien sur www.lepaysgessien.fr, journal local.
- « Pays de Gex » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
- Musique de Chambre en Pays de Gex sur www.celloarte.org, Festival de Musique de Chambre en Pays de Gex.
- Lucien Choudin, « Le pays de Gex (Présentation) », www.sabaudia.org. Consulté le 2 mars 2012, ainsi que des documents, une chronologie, par le site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org.