Région de Tombouctou

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21° 08′ 45″ N 4° 01′ 15″ O / 21.14583333, -4.02083333 ()

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Région de Tombouctou
La région de Tombouctou au Mali
La région de Tombouctou au Mali
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Chef-lieu Tombouctou
Cercles[1] Tombouctou, Diré, Niafunké, Goundam et Gourma-Rharous
Démographie
Population 681 691 hab. (2009)
Densité 1,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 21° 08′ 45″ N 4° 01′ 15″ O / 21.145833333333, -4.0208333333333 ()21° 08′ 45″ Nord 4° 01′ 15″ Ouest / 21.145833333333, -4.0208333333333 ()  
Superficie 49 792 600 ha = 497 926 km2

La région de Tombouctou est la sixième région administrative du Mali. Son chef-lieu est la ville de Tombouctou.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1977, la région de Gao est divisée en deux avec la création de la région de Tombouctou[2]. En 2011, un redécoupage administrative est initié pat le président Amadou Toumani Touré. Le 14 décembre 2011, le gouvernement adopte un projet de loi portant création des circonscriptions, cercles et arrondissements des régions de Tombouctou, Taoudénit, Gao et Ménaka. La région de Taoudénit est créé avec des localités situé à l’extrême nord du Mali qui appartenait auparavant à la région de Tombouctou[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

La région de Tombouctou est limitée au sud par les régions de Ségou et Mopti, à l'est par les régions de Gao et Kidal, au nord et nord-est par l'Algérie et à l'ouest par la Mauritanie. C'est une région en grande partie désertique. Au sud cependant, la présence du Niger et de son delta intérieur, ainsi que de nombreux marigots, étangs et lacs, permettent d'importantes activités agricoles.

La région de Tombouctou compte 26 forêts classées couvrant une superficie de 57 416 ha[4].

Dans la région sont situés un site Ramsar, le lac Horo dans le cercle de Niafunké, et une zone d’intérêt cynégétique, Azaouad Nord – Ouest dite Salam, dans le cercle de Tombouctou[5].

Démographie et population[modifier | modifier le code]

La région compte 681 691 habitants en 2009[6].

La population a été multipliée par près de 1,5 depuis 1998, soit un taux d'accroissement moyen annuel de 3,3 % entre 1998 et 2009. Le cercle de Tombouctou a connu la plus forte augmentation de la population (+75 %) suivi par ceux de Gourma-Rharous et Niafunké (respectivement +64 % et +50 %).

Les femmes représentent 50,0 % de la population.

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

La région de Tombouctou est composée de cinq cercles (Tombouctou, Diré, Niafunké, Goundam et Gourma-Rharous) qui regroupent 51 communes.

Après l'adoption de la loi créant la région de Taoudénit, la région de Tombouctou sera constituée par :

  • le cercle de Tombouctou comprenant les arrondissements de Tombouctou central, Aglal, Ber et Bourem Inaly,
  • le cercle de Diré comprenant les arrondissements de Diré central, Dangha, Haïbongo et Saréyamou,
  • le cercle de Goundam comprenant les Arrondissements de Goundam central, Bintagoungou, Douékiré, Farach, Raz-elma, Tonka, Gargando et Tilemsi,
  • le cercle de Gourma-Rharous comprenant les Arrondissements de Gourma-Rharous central, Bambara Maoudé, Haribomo, Gossi, Inadiatafane et Ouinerdène
  • le cercle de Niafunké comprenant les Arrondissements Niafunké central, Banikane, Dianké Koumaïra, Léré, N’Gorkou, Saraféré et Soumpi.

Transport et économie[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Tombouctou

La région est desservie par l'Aéroport international de Tombouctou, et accessoirement par celui de Gao. On y accède également par le fleuve Niger et les pistes qui le longent, mais la partie nord est uniquement le domaine des routes caravanières.

La ville de Tombouctou génère une activité touristique notable dans une région qui vit toujours de la production du sel (les routes transsahariennes au nord persistent), d'un peu d'élevage et du petit artisanat local.

Culture[modifier | modifier le code]

Jumelage et coopération décentralisée[modifier | modifier le code]

Les régions de Tombouctou et Rhône-Alpes (France) sont unis par une convention de coopération qui remonte à 1986.Une convention triennale de renouvellement a été signé par Jean-Jack Queyranne, président du conseil régional Rhône-Alpes et Mohamed Ibrahim, président de l’Assemblée régionale de Tombouctou en octobre 2009. La coopération porte notamment sur une aide au processus de décentralisation au Mali, sur des actions en faveur de l'accès à l'eau et le développement de l'agriculture[7]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Loi N°99-035 du 10 août 1999 portant création des collectivités territoriales de cercles et de régions
  2. Ordonnance N° 77-44/CMLN portant réorganisation territoriale et administrative de la République du Mali
  3. Gouvernement du Mali, « Conseil des Ministres du 14 Décembre 2011 », journaldumali.com,‎ 15 décembre 2011
  4. Forêts classés de Gombatou, Hama Koïra, Singo, kiffo, koumaïra, Farana, Guema, Douyé, Tiolli, Mankara, Gamba, Moundiadié, Niafunké-Ouest, Niafunké-Nord, Niafunké Sud, Fati soumidra, Tagadrine, Kabara, Alwalidji, Tienkour, Kirchamba, Tabingatt-Dangha, Amari, Haina Djindel, Kongo Diarra. République du Mali, Ministère de l’Environnement, Direction nationale de la conservation de la nature, Rapport annuel d’activités 2007, Bamako, janvier 2008, annexe 1
  5. République du Mali, Ministère de l’Environnement, Direction nationale de la conservation de la nature, Rapport annuel d’activités 2007, Bamako, janvier 2008, annexe 1
  6. Résultats provisoires du Recensement général de la population et de l'habitat 2009
  7. Une délégation malienne à Lyon pour le renouvellement de la coopération, Le Progrès, 28 octobre 2009 [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]