Économie de Rhône-Alpes

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L'économie de Rhône-Alpes est une des plus dynamiques de France, dans beaucoup de domaines. Le produit intérieur brut rhônalpin était de 173,6 milliards d'euros en 2006, représentant ainsi 9,9 % du PIB de la France métropolitaine et arrivant au deuxième rang derrière l'Île-de-France avec 501 milliards d'euros (soit 28,4 % du PIB).

Agriculture, matières premières et énergie[modifier | modifier le code]

Centrale nucléaire du Bugey à Saint-Vulbas dans l'Ain ; au premier plan, un champ de tournesol.
  • production de vin, notamment les AOC beaujolais, côtes-du-rhône et savoie,
  • fromages dans les régions montagneuses,
  • fruits dans la vallée du Rhône

Le secteur primaire occupe 4,9 % des actifs régionaux (France : 6,8 %), pour 3,5 % du produit intérieur brut (PIB) régional. Il continue sa régression, notamment dans certaines zones de montagne, et ne parvient pas à assurer aux agriculteurs des revenus suffisants, puisque leurs revenus sont inférieurs d’un quart au revenu moyen national. Néanmoins, la région demeure une grande région agricole. Ce secteur se répartit équitablement entre cultures et élevage. Ce dernier est diversifié : l’Ain, les Alpes et le Rhône élèvent 1,2 million de bovins (7e rang national) et produisent 15,5 millions d’hectolitres de lait (5e rang national) ; dans la Drôme et dans l’Ardèche, on produit surtout des porcins et des ovins, tandis que la Bresse est célèbre pour ses volailles. Les cultures produites dans l’Ain et sur la rive gauche du Rhône sont surtout des céréales, et notamment du maïs (700 000 t, 5e rang national). En revanche, au sud (Drôme, Ardèche), on cultive dans la vallée du Rhône des fruits et des légumes (région de Valence en particulier). La région est le premier producteur d’abricots, le second producteur de pêches, de framboises, de noix, de cerises et de tomates de conserve. Avec la production laitière, le vin est la deuxième production la plus importante de la région. Les coteaux du Beaujolais (vin dont la vente d’une partie de la production en primeur au mois de novembre est toujours très médiatique) et les Côtes-du-Rhône fournissent 3,6 millions d’hectolitres annuels (voir vins des Côtes-du-Rhône). Le vignoble permet à la région d’être le quatrième producteur de vins. Le vignoble en AOC couvre 42 454 ha et produit 2 347 hl par an soit 10 p. 100 de la production nationale. Les ressources du sous-sol sont exploitées aux Bois Noirs (uranium), à Hauterive (sel), à Hostun (kaolin), à Bois Feuillet (fluorine) et à Largentière (plomb, zinc, argent). Des centrales hydroélectriques équipent l’Isère (trois centrales), l’Arc (cinq centrales), le Drac et la Romanche (deux centrales), la Loire (deux centrales) et bien sûr le Rhône (neuf centrales). Une centrale thermique est implantée au sud de Lyon, et quatre centrales nucléaires sont installées le long du Rhône à Saint-Vulbas (Bugey), à Saint-Maurice, à Cruas et à Pierrelate-Tricastin. Une filière éolienne est par ailleurs en cours de développement dans la vallée du Rhône. Ces multiples centrales permettent à Rhône-Alpes d’être la première région productrice d’électricité de France avec 100 milliards de kilowattheures, soit environ 18 % de la production totale française, malgré l'arrêt du surrégénérateur de Creys-Malville.

Agroalimentaire[modifier | modifier le code]

La région a de nombreuses PME transformant les produits de la région (salaisons, fromageries, découpe de viandes, biscuiteries, etc.) qui peuvent s'appuyer sur des pôles de recherche développement comme Alimentec à Bourg-en-Bresse.

Industrie et recherche[modifier | modifier le code]

Sur la base de chiffres disponibles en 2009, les secteurs industriels les mieux placés :

  • Composants automobiles
  • Composants électriques
  • Composants fluidiques et pneumatiques (1re région de France)
  • Métallurgie et métaux (1re région de France)
  • Composants électroniques (1re région de France)
  • Réfrigération industrielle (1re région de France)

De manière plus générale on trouve textile, mécanique, pharmaceutique et chimique, autour de Lyon, de Saint-Étienne, dans l'Ain et en Savoie et Haute-Savoie.

L'industrie des compresseurs et pompes à gaz/vide est particulièrement bien représentée en totalisant plus de 40 % de l'activité nationale dans ce domaine[1]. Les principales applications sont centrées sur la réfrigération/climatisation, l'automobile, la microélectronique, le transport de gaz et les procédés industriels. Avec des sociétés comme Tecumseh, Danfoss et Alcatel Vacuum Technology le secteur contribue largement aux résultats de la région à l'export.

Le fleuron automobile est la marque Renault Trucks, filiale du groupe Volvo, implantée à:

  • Vénissieux : assemblage des moteurs 9 et 11 litres, emboutissage et magasin pièces de rechange.
  • Saint-Priest : direction générale, directions commerciales, APV, 24/7, design et R&D, centre de formation.
  • Bourg-en-Bresse : assemblage des camions Renault Magnum, Renault Premium Route, Renault Premium Distribution, Renault Premium Lander et Renault Kerax + activité CKD de ces véhicules.

L'industrie du froid est elle aussi bien représentée par des ensembliers comme la CIAT (Culoz), des fabricants de composants comme Frigabohn (échangeurs thermiques).

L'agglomération de Saint-Étienne possédé un pôle de recherche dans le design important. C'est aussi un centre de mécanique, historiquement centré sur la fabrication d'armes. De l'industrie textile, autrefois spécialisée dans le ruban, a émergé une activité de textile médical.

Quant à l'agglomération grenobloise, malgré quelques grands fleurons comme Caterpillar, A.Raymond, Petzl ou la Samse, elle reste spécialisée en informatique, électronique, microtechnologies et nanotechnologiess.

À ce titre, la vallée du Grésivaudan, l'une des branches de l'Y grenoblois, a hérité du surnom de « Silicon Valley européenne ». L'Inovallée, d'abord située uniquement à Meylan, s'étend depuis les années 1990 à Montbonnot-Saint-Martin. Elle compte des entreprises de renommée mondiale comme Sun Microsystems, Xerox, Orange Business Services IT&L@bs et le centre INRIA Rhône-Alpes. Un peu plus loin, à Bernin, le numéro un mondial Soitec est installé avec Memscap à quelques centaines de mètres de la zone industrielle de Crolles, où les sites de ST Microelectronics emploient des milliers de personnes (appelés Crolles I et Crolles II).

Polygone scientifique à Grenoble.

Le Polygone scientifique de Grenoble compose quant à lui le domaine de la recherche, toujours en nanotechnologie et microélectronique. Il s'étend sur 250 hectares dans la presqu'île deGrenoble. On y trouve des centres internationaux prestigieux tels que le CEA, le LETI, le CNRS, l'EMBL, l'Institut Laue-Langevin, l'ESRF, Minatec et Biomérieux pour les biotechnologies. Le polygone scientifique est l'un des trois sites grenoblois du pôle d'innovation en micro et nanotechnologies appliqué aux sciences du vivant, NanoBio. Il s'apprête également à accueillir en 2015 le pôle mondial lié à l'efficacité énergétique, GreEn-ER.

De plus en plus impliquée dans les neurosciences, Grenoble est dotée d'instituts de recherche prestigieux comme Grenoble-Institut des Neurosciences, l'Institut Albert-Bonniot jouxtant le CHU à La Tronche, ou encore Clinatec.

D'autres sièges d'entreprises en démarrage sont présents dans le quartier d'affaires Europole comme Crocus Technology, ou encore Atos Worldgrid sur le site Bouchayer-Viallet[2]. Historiquement installé sur le Polygone scientifique, le groupe Schneider Electric a également installé en 2006 son centre de recherche mondial, Électropole, à Eybens. Enfin, Hewlett-Packard et Bull sont implantés sur Grenoble depuis les années 1970.

Entre Grenoble et Valence, le Pays du Sud-Grésivaudan accueille également des entreprises industrielles de secteurs d'activité tels que la plasturgie, l'agroalimentaire, le bois (énergie, transformation), l'emballage, la mécanique et la connectique, l'équipement électrique.

Le sud de la région n'est pas en reste, puisqu'à Pierrelatte est installé une des plus importante usine d'enrichissement d'uranium au monde.

Industrie pharmaceutique et biotechnologique[modifier | modifier le code]

La région lyonnaise est depuis longtemps un lieu important pour l'activité pharmaceutique avec les sièges mondiaux de Sanofi Pasteur, BioMérieux, Merial, Genzyme.

Les biotechnologies sont aussi bien représentées dans la région grenobloise avec le centre de recherche en biologie moléculaire de BioMérieux, le centre Clinatec, le pôle régional NanoBio ainsi que des ramifications du pôle de compétitivité mondial Lyonbiopôle. La ville accueille également le Laboratoire européen de biologie moléculaire. Ce secteur totalise 10 000 emplois dont 8 000 dans les entreprises et 2 000 dans la recherche publique.

Services[modifier | modifier le code]

Traditionnellement représentés par la banque et les assurances à Lyon, les services se sont développés également dans le secteur du transport grâce à une situation privilégiée (vallée du Rhône, Savoie) et des infrastructures importantes (TGV, aéroports, autoroutes, tunnels alpins).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Rhône-Alpes.

Rhône-Alpes concentre la majeure partie des stations de ski et des stations thermales de France.

  • thermalisme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Étude du Sessi, Ministère de l'industrie Janv. 2008 (www.dgemp.minefi.gouv.fr)
  2. Dauphiné libéré.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]