Courchevel

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Courchevel
Vue aérienne de la station.
Logo de Courchevel
Administration
Pays Drapeau de France France
Localité Saint-Bon-Tarentaise
Site web www.courchevel.com
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 57″ Nord
       6° 38′ 05″ Est
/ 45.415853, 6.634736
  
Massif Vanoise
Altitude 1300/1550/1650/1850 m
Altitude maximum 2 738
Altitude minimum 1 100
Ski alpin
Domaine skiable Les 3 Vallées
Remontées
Nombre de remontées 174
Téléphériques 2
Funitels et funiculaires 4
Télécabines 37
Télésièges 64
Téléskis 47
Débit 264 084 (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 119
     Noires 10
     Rouges 38
     Bleues 44
     Vertes 27
Total des pistes 600 km
Installations
Nouvelles glisses
32
Ski de fond
Nombre de pistes 9
     Noires 1
     Rouges 4
     Bleues 3
     Vertes 2
Total des pistes 66 km

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
Courchevel

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Courchevel

Courchevel est une station de sports d'hiver située dans la Tarentaise en Savoie. C'est une station de ski prestigieuse, à l'instar de Gstaad en Suisse ou Aspen dans le Colorado.

Courchevel est répartie en cinq villages séparés : Saint-Bon-Tarentaise, Le Praz ou Courchevel 1300, Courchevel Village, Courchevel Moriond et enfin Courchevel 1850 (située en réalité entre 1750 et 1900 m). Courchevel fait partie du domaine skiable des 3 Vallées (avec Méribel, Val Thorens, Les Menuires et La Tania), le plus grand domaine skiable du monde entièrement relié skis aux pieds.

En pleine saison, Courchevel accueille 32 000 touristes (40 % de Britanniques, 30 % de Français, 15 % de Russes et 15 % du reste du monde), à comparer aux 1 967 habitants à l'année[1]. 90 % des habitations ont un accès aux pistes « skis aux pieds ». 800 moniteurs de ski dont une centaine d'indépendants y travaillent. Le point culminant du domaine skiable est le sommet de La Saulire (2 738 m) ; cependant, le point culminant du territoire de la commune est le sommet de l'Aiguille du Fruit (3 051 m).

Courchevel possède un altiport, l'Altiport de Courchevel, dont la piste est réputée pour être une des plus techniques au monde. (code AITA : CVF).

Un service de navettes gratuites relie les différents niveaux (1850, 1650, 1550, Le Praz, Saint-Bon) ainsi que Bozel, La Tania et les quartiers excentrés (Chenus, Jardin Alpin, Altiport pour 1850 ; Belvédère pour 1650 ; Brigues pour 1550).

Sommaire

Histoire [modifier]

Dès les années 20, le site de Saint-Bon fait l'objet de visites ayant pour objectif de choisir un site pour une station de sports d'hiver. On envisage dans la décennie suivante de mettre en place des installations permettant de le relier aux Allues et aux Bellevilles[2].

En 1942, les membres de la Commissariat Général à l'éducation générale et sportive (CGEGS) de Vichy réalisent un rapport indiquant le choix des Trois Vallées pour l'implantation d'un domaine skiable de niveau international, pouvant concurrencer les stations italiennes, suisses ou autrichiennes[3]. Le site des Trois vallées fait partie des trois missions, avec le groupe de Chamonix-Menève et celui, privilégié, de Vars (Hautes-Alpes), que le CGEGS lance. D'ailleurs, ce lieu d'implantation fait partie d'une option parmi d'autres stations de la Vanoise comme Tignes ou encore Val d'Isère[4].

La station de ski nait le 3 mai 1946[5] par l'architecte urbaniste Laurent Chappis et l'ingénieur Maurice Michaud, sous l'impulsion du Conseil général de la Savoie, qui souhaite de mettre en valeur le département[6].

Le Conseil général de la Savoie de l'époque avait comme ambition de rendre la montagne accessible à tous. Pierre Cot (progressiste, apparenté PCF) et Pierre de La Gontrie (radical-socialiste) imposèrent la construction de cette station, dotée de nombreux logements, pour à la fois lancer le développement touristique de la Savoie (en reprenant un projet du régime de Vichy) et pour offrir des loisirs à prix accessibles.

Sa vocation initiale de station pour le tourisme social et ouvert au plus grand nombre a été initiée par le journaliste Gilles de La Rocque, devenu, sur la proposition de Émile Allais, champion olympique, le directeur de Courchevel de 1960 à 1982. C'est ainsi qu'il lança avec le concours des hôteliers et commerçants une bourse des neiges, destinée à des étudiants de milieux défavorisés. C'est Gilles de La Rocque qui contribua par ailleurs à la réputation de Courchevel dans le monde entier, suite à des missions effectuées tant aux États-Unis, Canada, Afrique et en Europe de l'Est. Cette axe international fut conforté par une politique culturelle, étayée par la création d'une Fondation pour l'Action Culturelle Internationale en Montagne (FACIM), dotée d'un auditorium de musique à 2000 mètres d'altitude (au « Jardin Alpin »), qui a attiré les plus grands musiciens internationaux. Cette orientation a été a largement remise en cause ces dernières années, la station ayant privilégié le séjour de personnalités du show-biz et de l'élite fortunée, Courchevel 1850 devenant un haut lieu de la Jet set (alors que les trois autres urbanisations sont relativement moins prisées, étant plutôt considérées comme « familiales »).

Courchevel est aussi connu pour ses grands restaurants, c'est la station de ski avec le plus de restaurants étoilés au guide Michelin. Au total, sept restaurants se partagent onze étoiles Michelin, incluant quatre restaurants deux étoiles dont le Chabichou. La station héberge également nombre de boutiques de luxe dont Louis Vuitton, Dior, Hermès, Valentino, Prada, Zilli, Chanel et Jean-Claude Jitrois.

Depuis le milieu des années 1990, Courchevel est devenue un lieu de villégiature des oligarques russes à fort pouvoir d'achat et au style de vie fastueux. Certains s'inquiètent de cette fuite en avant, rendant la station très vulnérable par ses choix extrêmes de clientèle au lieu de mieux diversifier celles-ci ; cependant, depuis les années 2000, on observe une augmentation de touristes venant de pays comme le Brésil, le Venezuela, l'Égypte, l'Arabie saoudite

Enfin, la ligne directrice actuelle de la station semble s'être recentrée sur l'aspect sportif de la station, avec la tenue de la « semaine olympique » début décembre, ainsi que l'organisation de la Coupe du monde de ski alpin depuis 2010.

Le domaine skiable de la station de Courchevel est géré par une société anonyme d'économie mixte qui s'occupe du services des pistes et des remontées mécaniques de la station, ainsi que de celles de Méribel-Mottaret et de La Tania, la Société des Trois Vallées (S3V), dont le Conseil général de la Savoie est actionnaire majoritaire. Les communes de Saint-Bon Tarentaise, les Allues et La Perrière sont aussi actionnaires, ainsi que le personnel de la S3V.

Pistes de Courchevel et des 3 Vallées [modifier]

Courchevel fait partie des 3 Vallées, le plus grand domaine skiable du monde, avec des pistes particulièrement connues, dont :

  • La Combe de la Saulire : peut-être bien la piste la plus connue de Courchevel. Une piste rouge bien large qui bénéficie d'une qualité de neige exceptionnelle. (Piste homologuée FFS/FIS Descente et Super Géant Hommes et Dames)
  • La Jean Blanc : Une ancienne piste de descente de coupe du monde. Du ski à grande vitesse entre les sapins.
  • Bellecôte : Bordée d'hôtels et de chalets de luxe, Bellecôte délimite les quartiers du Jardin Alpin et de Bellecôte. Dans le même style, on retrouve Cospillot.
  • Cospillot : Une piste bordée de chalets de luxe, dans la forêt, toujours assez calme.
  • Les Chapelets : une belle piste rouge à l'extrémité orientale des 3 Vallées, sur un site isolé et renommé pour ses curiosités géologiques: les ravines de gypse de la Dent du villard
  • La Combe du Vallon : Une des plus longue piste des 3 Vallées, sur plus de 1 000 m de dénivelée. De son sommet, on peut admirer un magnifique panorama sur le glacier de Gébroulaz et le Parc National de la Vanoise.
  • La Combe de Caron : la plus haute piste des 3 Vallées, à partir de 3 200 m d'altitude.

Plus généralement, le domaine skiable des 3 Vallées est réputé pour sa taille (le plus grand du monde entièrement relié skis aux pieds) mais aussi et surtout son accessibilité quel que soit son niveau de ski. Il est en effet très facile de passer d'une station à une autre, d'une vallée à une autre. Les skieurs trouveront des pistes adaptées quel que soit leur niveau de ski.

Le domaine skiable est traditionnellement ouvert de début décembre à fin avril.

Les différents niveaux de la station [modifier]

Modification des noms de niveaux [modifier]

Le 8 septembre 2011, le conseil municipal, sur proposition de M. le Maire, a accepté à l'unanimité la modification des noms des agglomérations de la commune. Ainsi, les nouveaux noms sont :

  • Pour Courchevel 1850 : Courchevel
  • Pour Courchevel 1650 : Courchevel Moriond
  • Pour Courchevel 1550 : Courchevel Village
  • Pour Le Praz : Courchevel Le Praz
  • Pour Saint-Bon : Courchevel Saint-Bon (Chef lieu)

Le Praz ou Courchevel Le Praz [modifier]

Courchevel 1300 - Le Praz

Le Praz est un petit village typique installé sur un plateau au pied de la forêt de Courchevel. Cet emplacement unique au pied de la Dent du Villard et du Grand Bec offre une vue imprenable. Ses tremplins olympiques de 90 m et 120 m (JO d'Albertville en 1992) sont encore utilisés en été comme en hiver, notamment pour des épreuves de coupe du monde de saut à ski ou pour les championnats de France. Un troisième tremplin, de 60 m, est intégré au site, entre les deux précédents tremplins, ainsi qu'un quatrième, de 35 mètres, destiné surtout aux enfants.

Quatre pistes mènent au Praz (Brigues, Jean Blanc, Jockeys et Murette), et deux remontées mécaniques montent à travers la forêt : les télécabines du Praz et de la Forêt.
Enfin, une « ZEN » pour « Zone d'Évolution Novice » a été aménagée à côté du téléski gratuit de l'Envolée, à proximité immédiate du stade de saut.


Courchevel 1550 ou Courchevel Village [modifier]

À l'origine du nom de Courchevel, dénomination maintenant étendue à toutes les altitudes, Courchevel 1550 est placé juste en contrebas de Courchevel 1850, à 260 m, relié par la large piste bleue des Tovets. C'est une ambiance plus village, d'où l'on peut rejoindre Courchevel 1850, par télésiège (Tovets), télécabine (Grangettes) ou navette gratuite. C'est l'arrivée de la piste de luge, partant de Courchevel 1850, éclairée et ouverte jusqu'à 19 h 30.

Un grand projet de Centre d'activités, nautique et de remise en forme, est actuellement à l'étude, aux Grandes Combes, à la porte de Courchevel 1550. À l'heure actuelle, c'est uniquement une piscine, ouverte les deux mois d'été ; les travaux préparatifs à la construction du centre ont commencé courant 2011 (première phase : requalification de la zone via l'aménagement du lit du cours d'eau).

Courchevel 1650 ou Courchevel Moriond [modifier]

Aussi surnommé Moriond « l'ensoleillé », ce village est dans une configuration particulière, puisque son domaine est une « vallée dans la vallée ». D'ailleurs, il est possible de ne skier que sur son domaine avec le forfait de 1650, moins onéreux qu'un forfait pour l'ensemble du domaine de Courchevel. C'est là que le premier téléski de l'histoire de la station a été implanté en 1946.

Courchevel 1850 ou Courchevel [modifier]

Courchevel 1850

Le domaine proposé est varié : Le Family Park, situé sous la télécabine des Verdons, abrite des sauts, des bosses, un parcours de type boardercross (relativement facile), plusieurs boxes ainsi que l'Avalanch'Camp, une zone permettant de s'initier à la recherche de victimes en Avalanches.
Chaque année a lieu le Festival International de feu et d'art pyrotechnique, où des artificiers de quatre pays différents proposent une création qui est notée par un jury et ce, sur les quatre niveaux de la station.

La station dispose également d'un golf neuf trous sur 1850. Différent parcours VTT sont également présent sur l'ensemble de la commune, cependant peut exploité du fait de la concurrence des stations voisines (Méribel, les Menuires, Les Arcs)

Avec un immobilier considéré comme le plus cher de France après Monaco (14 963 €/m², moyenne 2007), et des prestations d'hôtels 3 étoiles aussi chères que dans certains palaces parisiens, Courchevel 1850 se qualifie comme étant le refuge de l'excellence.

Palaces [modifier]

La station de Courchevel abrite seize hôtels 5 étoiles :

  • Les Airelles
  • L'Alpes Hotel Du Pralong
  • L'Annapurna
  • Le Carlina
  • Le Manali
  • Le Mélezin
  • Le Palace des Neiges
  • Le Saint-Roch
  • La Sivolière
  • Le Strato
  • Les Grandes Alpes Private Hotel
  • Les Suites de la Potinière

Depuis mai 2011, Les Airelles et Cheval Blanc font partie des huit premiers hôtels français de grand luxe à recevoir le nouveau label officiel « Distinction Palace » (quatre à Paris et quatre en province)[7].

Courchevel et le sport [modifier]

Cyclisme [modifier]

La station de Courchevel a accueilli trois arrivées du Tour de France. En 1997, Richard Virenque remportait cette étape juste devant Jan Ullrich. En 2000, la victoire revint à Marco Pantani. Enfin, en 2005, Lance Armstrong et Alejandro Valverde avaient lâché Mickael Rasmussen et Francisco Mancebo dans les derniers hectomètres avant que Valverde ne l'emporte au sprint devant le coureur texan.

Courchevel a été ville-arrivée du Tour de l'Avenir 1998, qui a vu la victoire de Christophe Rinero.

Chaque été, il est possible d'effectuer la montée du Carrey jusqu'à l'Altiport en étant chronométré dans le cadre de la Cyclocourch.

Sports d'Hiver [modifier]

Courchevel accueille régulièrement des étapes de la Coupe d'Europe FIS de Ski Alpin, ainsi que de nombreuses compétitions FIS. Le 21 décembre 2010, la station accueille une manche de la Coupe du Monde FIS de Ski Alpin (Slalom Spécial Dames) pour la première fois depuis 35 ans. Les 17 et 18 décembre 2011, elle accueille deux épreuves de Coupe du monde féminine (Slalom et géant).

Forte de son stade de saut à ski (K 35, K 60, K90 et K120), Courchevel organise une Coupe du monde de saut à ski d'été, ainsi que plusieurs manches de coupe de France toute l'année. Par ailleurs, Courchevel a accueilli les épreuves de Saut à ski et de Combiné nordique pour les Jeux olympiques d'Albertville 1992.

Sa patinoire olympique est tous les 2 ans le théâtre du Grand Prix International Junior de Patinage. Elle sert également pour des galas de patinage artistique ainsi que pour des matchs exhibition de hockey sur glace.

Le Club des Sports [modifier]

Le Club des Sports de Courchevel, classé no 1 en France pour l'année 2010, permet aux jeunes de la station et de ses environs de profiter du domaine skiable, et de se mesurer à d'autres skieurs dans différentes compétitions. Le Club propose trois sections : ski alpin, ski de fond et saut à ski.

Parmi les membres du Club, certains se sont fait un nom : Nicolas Dessum et Steeve Delaup en saut à ski, Jean Blanc, Claude Perrot en ski alpin, Chloé Georges en skicross. Actuellement[Quand ?], les membres des Équipes de France de Ski de la station sont Anne-Sophie Barthet, Taïna Barioz, Alexis Pinturault, Mathias Rolland (Ski Alpin), Emmanuel Chedal, Nicolas Mayer (Saut à ski). Avec Madesimo (ITA), Saas-Fee (SUI), Oberstdorf (GER) et Schruns (AUT), Courchevel participe chaque année à la Jugend Cup, une compétition pour enfants de ski alpin par club et qui se déroule dans les cinq Stations à tour de rôle.

Religion [modifier]

Culte israélite: la Synagogue de Courchevel se trouve à l'entrée de la ville ; elle est dirigée par le Rabbin Daniel Belaïch.

Galerie de photos [modifier]

Pour approfondir [modifier]

Bibliographie [modifier]

Article connexe [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

Références [modifier]

  1. population légale 2008 fournie par l'INSEE
  2. Alice Travers, Politique et représentations de la montagne sous Vichy : La montagne éducatrice 1940-1944, Éditions L'Harmattan, 2001, 286 p. (ISBN 978-2-2962-7441-9), p. 93-94 .
  3. Catherine Dreyfus-Signoles, L'espace touristique, Éditions Bréal, 2002, 255 p. (ISBN 978-2-8429-1907-8), p. 41-42 .
  4. Alice Travers, Politique et représentations de la montagne sous Vichy : La montagne éducatrice 1940-1944, Éditions L'Harmattan, 2001, 286 p. (ISBN 978-2-2962-7441-9), p. 88 .
  5. Gildas Leprêtre, L'épopée de Courchevel : 1946-1996, La Fontaine de Siloé, 1996 (ISBN 978-2-8420-6024-4) .
  6. Georges Cazes et Lanquar, L'aménagement touristique et le développement durable, PUF, coll. Que sais-je ?, 2000 (ISBN 2-13050-757-3), p. 88 .
  7. Il y a désormais huit palaces en France, article sur le site Quotidien du Tourisme.com 5 mai 2011.