Surf

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Surf
Picto
Principale instance Association des surfeurs professionnels (ASP)
Image illustrative de l'article Surf
Compétition de Mavericks, États-Unis, 2010.
Un surfeur à Santa Cruz, sur la côte du nord de la Californie réputée pour ses sites de surf.

Le surf (abréviation de l'anglais surf-riding, surf signifiant « ressac » et to ride chevaucher) est un sport qui consiste à glisser sur les vagues, ondes de surface, au bord de l'océan, debout sur une planche. Le surf se pratique sur des sites de surf, appelés "spots", des plages propices au surf qui sont baignées par des vagues plus ou moins grandes.

Les adeptes de ce sport sont les surfeurs (ou les aquaplanchistes[1]).

Historique[modifier | modifier le code]

La plupart des experts et sources s'accordent à penser que le surf trouverait ses origines à Hawaï. Un surf similaire à celui pratiqué aujourd'hui est décrit par des sources européennes telles que le capitaine James Cook, il y a plus de 300 ans (1778: découverte des îles Hawaï par James Cook).

La plus ancienne planche de surf connue à ce jour a été découverte en 1905 à Ko'Okena, sur la grande île d'Hawaii, à l'intérieur d'un tombeau. Les archéologues pensent qu'il s'agissait de la sépulture d'une "cheffesse" nommée Kaneamuna, qui régnait au début du XIVe siècle. Fabriquée dans le fond de l'arbre à pain, cette planche fut retrouvée en parfait état de conservation[2].

Le surf a pendant longtemps été une partie intégrante de la culture hawaïenne: les premiers compte-rendus à ce sujets seraient ceux de Samuel Wallis et de l'équipage du Dauphin[3], premiers Européens à mettre le pied à Tahiti en 1767, ou Joseph Banks[4], botaniste embarqué sur le HMS Endeavour de Cook et arriva sur la même île en 1769. Le Lieutenant James King, en fera mention en complétant les mémoires de Cook après le décès de celui-ci en 1779[5]. En 1788, James Morrison, un des mutins de la Bounty, décrit de manière similaire la pratique du hōrue à Tahiti[6].

Quand Mark Twain visite Hawaii en 1866, il décrit des "indigènes, de tous sexes et ages, s'amusant avec ce passe-temps national qu'est le surf"[7].

Les longboards (ou planches longues[1]) sont les descendants modernes des premières planches apparues et descendent d'une longue tradition hawaiienne. Les shortboards (ou planches courtes[1]) sont apparues dans les années 1960-1970. Plus légères, plus relevéees et effilées au niveau du nez, plus fines, elles sont beaucoup plus maniables et offrent une liberté beaucoup plus importante au surfeur dans sa trajectoire et les figures qu'il peut réaliser.

La planche de surf[modifier | modifier le code]

Les planches de surf sont aujourd'hui généralement réalisées en résine polyester, fibre de verre et âme synthétique (pain de mousse polyuréthane et résine polyester).

Les artisans qui fabriquent les planches de surf sont les shapers (littéralement « façonneurs » en français), ainsi que les glasseurs qui eux font le travail de stratification, certains shapers font également le glass.

On parle de shape, pour désigner la forme de la planche. Avec l'arrivée de nouvelles technologies et l'évolution, il existe maintenant un grand nombre de shapes différents.

  • Shortboard

C'est le type de planche le plus répandu. Courte et étroite (1,50/2,10 m pour 44/49 cm de large), elle est destinée aux surfeurs possédant un minimum de technique. Si vous débutez complètement, choisissez un autre type de planche pour votre première saison.

Quand vous maîtriserez le take off/bottom turn et que vous suivrez une vague, alors vous pourrez vous faire plaisir. Beaucoup trop de surfers se voient meilleurs qu'ils ne sont et galèrent avec une planche trop courte, trop étroite ou trop fine. Résultat : ils prennent peu de vagues car ils ont du mal à ramer et quand ils arrivent enfin à en chopper une, ils manquent de vitesse, de glisse et d'efficacité. Ne tombez pas dans le panneau de la planche gadget !

  • Évolutive, Hybride

Ce sont des planches de 1,90 à 2,20 m pour une largeur comprise entre 49 et 52 cm. Large, épaisse, ce style de planche est tolérant tout en offrant des possibilités de manœuvres étendues.

Beaucoup de surfers moyens adoptent une évolutive comme petite planche même si cela manque un peu de radicalité. C'est un bon compromis entre la vivacité du shortboard et le confort du mini-malibu.

  • Fish

Les fishs ressemblent aux évolutives mais sont beaucoup plus courtes et plus larges. De 1,70 à 1,90 m, très large (52 cm ou plus), pas mal de volume, un outline assez rond, c'est l'outil idéal des petites vagues. Depuis quelques saisons, ce type de planche est très à la mode car de plus en plus de surfers l'utilisent à la place de leur longboard ou de leur mini-malibu dans les petites vagues de l'été.

Parfois monté en twin (2 dérives), les fish ont peu de rocker et offrent une flottabilité intéressante et surtout permettent de balancer des figures new school plus facilement que n'importe quelle planche. Le problème est que ce style de planche se limite quand même à des conditions de vagues réduites : quand c'est creux et gros, le fish n'a plus sa place. À avoir en deuxième planche.

  • Mini-Malibu

Longues de 2,20 à 2,60 mètres, larges de 52 à 56 cm, ces planches stables offrent une glisse facile aux débutants mais aussi aux surfers moyens pour les vagues molles d'été. Un mini-malibu est vraiment la planche la plus facile à surfer. C'est vrai que les canards commencent à être plus difficiles et que les manœuvres sont assez limitées.

L'intérêt du mini-malibu ? Vous savez vous mettre debout et suivre la vague, vous surfez juste l'été ou pendant les vacances, vous n'avez pas envie de vous prendre la tête car vous voulez être à l'eau et prendre des vagues tranquillement jusqu'au bord, alors ce type de planche est pour vous.

  • Longboard

Un minimum de 2,75 mètres (9 pieds), larges parfois jusqu'à 56 cm et très épais, les longboards appelés aussi malibus permettent une glisse tout en douceur dans le style des années 1960. Certains malibus reprennent la technique de shape moderne pour un surf plus radical. Qu'ils soient modernes ou traditionnels, les longboards sont parfois à tort conseillés aux débutants.

Ce sont des planches lourdes et difficiles à manœuvrer. De plus, la barre est éprouvante à franchir car faire un canard avec un longboard demande technique et bras musclés. Enfin quand il y a du monde à l'eau c'est un peu comme arriver en autobus sur un circuit de karting. Mieux vaut quand même avoir un peu d'expérience. Ceci dit, un longboard vous fait démarrer avant tout le monde quand la vague commence à peine à se former. Autre avantage, un longboard (c'est aussi valable pour un mini-malibu) permet de passer des sections molles de la vague et ainsi de s'offrir des rides d'une longueur incroyable.

Quand on commence à taquiner un peu, les manœuvres spécifiques au longboard (pas croisés, nose riding...) deviennent exaltantes.

  • Gun

Planche spécifique aux grosses vagues d'une longueur allant de 2,10 à plus de 3 mètres. Ces planches sont à déconseiller aux débutants et sont vraiment une affaire de spécialistes.

Un petit truc pour ne pas vous faire refiler un gun à la place d'une évolutive : les guns ont l'arrière très fin.

Les vagues[modifier | modifier le code]

La pratique du surf nécessite de bonnes conditions de vagues. Ces bonnes conditions de vagues ne peuvent être acquises que par de bonnes conditions de vents ou de houle, qui peuvent varier selon les spots (voir sites de surf). Il existe trois sortes majeures de vagues :

  • les vagues creuses (plongeantes)
  • les vagues molles ou peu puissantes (déferlantes)
  • les vagues de petite houle (que l'on pourrait qualifier de flat)

Les vagues molles sont les préférées des shortboarders mais aussi des utilisateurs de mini-malibu. Les vagues creuses sont les vagues les plus puissantes mais pas forcément les plus grandes. En effet, certaines vagues que l'on peut qualifier de creuses sont bien plus puissantes qu'une vague molle de la même taille.

Pratique et technique[modifier | modifier le code]

Surfeur regular en frontside sur une vague droite

Le surfeur se tient généralement allongé à plat ventre sur sa planche, un bras de chaque côté de la planche. Il rame (comme en crawl) quand il repère une vague qu'il souhaite surfer afin d'acquérir une vitesse suffisante pour que la vague puisse l'emporter. Quand il sent la vague le soulever, il rame plus rapidement puis pousse avec ses mains, et s'appuie sur ses bras pour se redresser en avant dans la bonne direction. En même temps qu'il redresse son buste, sa jambe gauche (pour un regular) ou droite (pour un goofy) vient se placer devant et sa jambe droite (ou gauche) à l'arrière de la planche. Il adopte une posture penchée sur ses jambes fléchies. Une fois debout, les bras servent essentiellement à maintenir l'équilibre et aider à changer de direction. Les jambes jouent un rôle d'amortisseur et d'équilibreur.

On désigne généralement par regular un individu qui se tient sur la planche pied droit en arrière. Les personnes se tenant pied gauche en arrière sont appelés goofy. Le pied arrière est généralement le pied sur lequel on prend appel lorsqu'on saute. Un surfeur regular donc qui mettra son pied gauche à l'avant sera frontside (face à la vague) sur une droite (vague qui déroule du pic vers la droite quand on est debout sur la planche), le même surfeur regular sera backside sur une gauche (qui déroule de droite à gauche). Pour un goofy, c'est l'inverse.

Shortboard[modifier | modifier le code]

La discipline la plus connue et la plus populaire se pratique sur des planches de 1,50 m à 2,00 m. En compétition, elle consiste à réaliser des figures dont la difficulté et la qualité d'exécution détermine le score du compétiteur. Le surfeur cherche généralement à chevaucher (ride en anglais) la vague parallèlement à sa face, en suivant la direction de son déferlement et en précédant celui-ci. On ne surfe la vague perpendiculairement à sa face qu'au départ (take-off) pour prendre de la vitesse. Sur certains sites, la puissance des vagues permet de surfer à l'intérieur du rouleau. Cette figure, appelée tube est l'une des plus spectaculaires du surf.

Longboard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Longboard.

Le longboard se pratique avec des planches longues et épaisses et au nez arrondi. Celles-ci sont plus stables mais n'offrent pas autant de maniabilité que les planches plus courtes. Mais permettent par contre de surfer dans des conditions où les shortboards, du fait de son volume et donc de sa flottaison moindre, ne pourraient "porter" le surfeur.

Ce type de surf, favorisant la glisse au détriment de la radicalité des figures, nécessite une adaptation continue de la position du longboarder (nom donné aux surfeurs de longboard). Lorsque celui-ci sent sa vitesse se ralentir par rapport à la vague, il doit marcher vers l'avant de sa planche (ce qui s'appelle un "nose-ride")afin d'y déplacer son centre de gravité et ainsi d'augmenter la vitesse de celle-ci et vice-versa.

La taille et la stabilité du longboard offre la possibilité au surfeur de prendre des poses très théâtrales sur la planche, seul ou en couple.

Les sites de surf[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Spot de surf.
Surf à Waikiki Beach Honolulu Hawaii.

Description[modifier | modifier le code]

Le terme site de surf, désigne le lieu où les surfeurs pratiquent leur activité, il peut s'agir d'une vague, d'une plage ou d'un endroit qui s'en approche.

Les sites de surf sont de plusieurs types. On peut d'abord les classer en fonction du fond marin. On distingue ainsi les sites de récifs ou reef-breaks, sur fond rocheux, des sites sur fond sableux, les beach-breaks.

Les fonds rocheux produisent des vagues appréciées et craintes par les surfeurs car elles ont toujours à peu près la même configuration, sont généralement creuses et puissantes avec un niveau d'eau peu profond. C'est le cas par exemple de la célèbre vague de Pipeline, sur la côte nord de l'île d'Oahu, à Hawaï. La houle du Pacifique nord se lève brutalement sur un corail mort et provoque une volute très large. La vague est courte, mais très intense. Une seule manœuvre est possible : le tube (le surfeur se laisse enfermer quelques secondes au creux de la volute). La vague est si violente qu'il n'est pas rare de heurter le récif. C'est la raison pour laquelle certains surfeurs, et pas les moins talentueux comme Liam Mac Namara, un habitué du spot, portent une protection.

Les fonds rocheux permettent de tenir le gros, c'est-à-dire qu'ils autorisent à des houles de forte amplitude et avec des grandes longueurs d'ondes de produire des vagues très grosses et surfables. C'est le cas de Jaws, sur l'île de Maui à Hawaï, de Maverick au nord de Santa Cruz ou plus récemment de Shipstern Bluff en Tasmanie. Ces spots sont célèbres pour leurs vagues gigantesques, qui peuvent atteindre ou dépasser les 10 ou 15 mètres. Les adeptes de ces spots hors normes sont appelés les Big waves riders, c'est-à-dire surfeurs de grosses vagues.

Dans certains cas les spots à fond rocheux créent des vagues qui déroulent sur une très grande distance, parfois plusieurs centaines de mètres. Ce sont des point breaks. La houle diffracte le long du récif, c'est-à-dire qu'elle change de direction au contact de la masse rocheuse. La zone de déferlement se fait donc uniquement sur ce point de contact. La vague déroule très régulièrement et sa volute y est particulièrement violente car les crêtes de houle convergent vers ce point où l'eau est peu profonde. Les vagues d'un point break sont orientées dans une seule direction. Quand elles déroulent vers la gauche du surfeur lorsqu'il regarde la plage on parle de vagues en gauche et inversement pour la droite. Ces spots se situent souvent le long de caps rocheux, c'est le cas de la droite de Rincon en Californie ou de l'incroyable gauche de Desert Point à Lombok (Indonésie). Ils sont aussi souvent présents le long des passes de récifs coralliens. C'est le cas de Saint-Leu à la Réunion. Ici la houle vient du sud ouest alors que le récifs est orienté vers l'ouest puis le nord-est dans la passe. La houle se lève au large et offre au surfeur une première section relativement tranquille. Puis rapidement elle tourne pratiquement à 90 degrés en suivant le corail au moment d'entrer dans la passe. Cet instant est attendu avec angoisse et excitation par le surfeur, car la vague double de taille, le niveau de l'eau devient très faible et la volute s'agrandit tandis que la lèvre prend de l'épaisseur. C'est la section à tube qu'on appelle le bowl. Après ce passage il reste encore une centaine de mètres à glisser sur des sections plus molles, mais qui déroulent toujours bien régulièrement vers la gauche.

Les beachbreaks offrent des vagues généralement plus aléatoires, car ces spots dépendent de bancs de sable, qui par nature sont mobiles. Ainsi leur zone de déferlement est moins définie et moins stable que sur les fonds rocheux. En revanche, sur les meilleurs spots de sable, on trouve des vagues courtes mais très creuses. Les phénomènes de point breaks ne sont pas inexistants pour les beachbreaks, mais plus rares. Mundaka au Pays basque espagnol ou surtout Snapper Rock ou Kirra en Australie sont les exemples les plus connus. Les beachbreaks tiennent moins bien le gros que les spots de récifs. Généralement, ils saturent au-delà de trois ou quatre mètres, rendant la pratique du surf impossible. Les vagues ne déroulent plus mais forment des longs murs d'eau qui s'écroulent brutalement en un seul tenant. On dit que les vagues ferment. Le spot de La Nord à Hossegor, ainsi que celui de Puerto Escondido au Mexique ou de Mundaka en Espagne sont les rares exceptions ; on peut y surfer des vagues de cinq mètres et parfois plus[8]. Les plus beaux beachbreaks se situent dans les Landes en France, autour du Cap Hatteras aux États-Unis, et à Puerto Escondido dans l'état d'Oaxaca au Mexique. Sur ces spots les bancs de sable ont beaucoup de relief, ils offrent ainsi des zones de déferlement bien marquées.

Liste des spots[modifier | modifier le code]

Le surf se pratique sur les cinq continents avec des endroits emblématiques comme Hawaii, berceau de la discipline.

Pour une liste détaillée des spots par continents, voir l'article Spot de surf.

Compétition[modifier | modifier le code]

Le championnat principal est le World Championship Tour (WCT) organisé par l'Association des surfeurs professionnels (ASP). Il est constitué d'une série de 12 épreuves pour les hommes et de 8 pour les femmes, réparties sur l'ensemble du globe (Australie, Mexique, Afrique du Sud, Fidji, Tahiti, France, Espagne, Brésil, Hawaii et États-Unis).

Il existe deux circuit, le WQS pour World Qualifying Series et le WCT World Circuit Tour.

Le WQS est le circuit de qualification, chaque année, les 16 premiers du tour WQS passent en WCT et les 16 derniers du WCT doivent retourner en WQS.

Les épreuves concernant le WCT se déroulent généralement entre les mois de février et décembre. Le classement est réalisé grâce à un système de points acquis par les surfeurs à chaque épreuve. Le surfeur qui a le plus de points à l'issue de la dernière étape, le Pipe Masters sur l'île d'Oahu à Hawaii, est déclaré vainqueur.

La compétition est loin d'être un passage obligé. En effet, certains surfeurs comme Laird Hamilton sont devenus de véritables légendes de la discipline sans carrière dans le circuit professionnel (en tout cas, pour ce qui concerne le surf, puisque ce dernier est ancien windsurfeur).

Surfeurs renommés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de surfeurs.


* Taj Burrow * Andy Irons * Bethany Hamilton * Jay Moriarity
* Chelsea Georgeson * Christian Li Fletcher * Duke Kahanamoku
* Greg Noll * Jérémy Florès * Keala Kennelly
* Kelly Slater * Laird Hamilton * Layne Beachley
* Malik Joyeux * Marie-Pierre Abgrall * Mikael Picon * Mick Fanning
* Patrick Beven * Rob Machado * Sofia Mulanovich
* Tom Carroll * Tom Curren * Alana Blanchard

dane reynold

Association[modifier | modifier le code]

La Surfrider Foundation Europe est une association à but non lucratif qui consiste à protéger et mettre en valeur les océans, les vagues et le littoral.

Cette association a été créée en 1990 par un groupe de surfeurs dont Tom Curren, triple champion du monde de surf.

Elle regroupe plus de 3500 adhérents en Europe. Elle rassemble parmi ses membres des personnes passionnés des océans et soucieux de l'environnement.

Les objectifs principaux de Surfrider Foundation sont de :

  • lutter contre la pollution des océans : marées noires, dégazages, déchets flottants, pollutions bactériologiques... ;
  • informer le public en ce qui concerne la qualité des eaux, les législations et les risques réels en cas de pollution ;
  • faire prendre conscience de l'ampleur de la pollution et faire comprendre dès aujourd'hui les enjeux de la protection de l'océan.

Sports dérivés du surf[modifier | modifier le code]

Le surf est un terme générique qui définit « les activités pratiquées dans les vagues ». Une vague est une onde qui se déplace sur un plan d'eau pour déferler in fine sur la côte maritime.

Le surf regroupe l'ensemble des disciplines suivantes :

Toute personne qui utilise l'énergie d'une vague pour se faire porter, peut donc être considérée comme un surfeur.

Bodyboard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bodyboard.

Le bodyboard (ou la planche ventrale[1]) est un sport nautique de vagues proche du surf se pratiquant sur une planche plus courte et flexible. Mise au point par le californien, Tom Morey en 1971, la planche est le plus souvent utilisée en position allongée (position appelée prone), le bodyboardeur (ou aquaplanchiste[1]) s'aidant d'une paire de palmes courtes pour essentiellement exacerber la précocité des départs. D'autres préfèrent une autre position, le drop knee, qui consiste à se relever et à poser un genou sur la planche. Enfin, la dernière pratique est le Stand Up qui lui se pratique debout, peu de bodyboardeurs utilisent cette technique, il y a néanmoins quelques grands bodyboardeurs, qui ont surfé des vagues de tailles considérables dans cette position. On peut citer notamment Danny Kim ou encore Chris Won.

Bodysurf[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bodysurf.

L'apparition du bodysurf est antérieure à celle du surf. Le bodysurf consiste à surfer la vague avec son corps.

La pratique s'apparente à celle de certains animaux, comme les dauphins, qui utilisent l'onde de la vague pour se laisser porter par elle.

C'est une discipline exigeante qui met en exergue le respect fondamental de la nature et la confrontation directe avec l'océan.

Skimboard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Skimboard.

Le skimboard consiste à surfer une vague en se lançant de la plage. Utilisant une planche très courte, fine et dépourvue de dérive, le skimboardeur utilise pour se lancer sur la fine pellicule d'eau laissée par la vague qui se retire de la plage pour aller percuter la vague suivante en réalisant des figures très similaires à celles du surf.

Le Skimboard consiste également à réaliser des figures à la façon du skateboard.

Paddleboard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paddleboard.

Le paddleboard (ou planche à bras[1]) consiste à utiliser une planche spécialement conçue pour ramer et se déplacer en mer en utilisant les bras comme en surf. En position à plat ventre ou à genoux sur la planche, les distances parcourues sont généralement de 30 à 60 km pour certaines courses de paddleboard.

Une variante est le rescue board, ou « planche de sauvetage », qui est utilisée par les surveillants de plage (life guards) pour porter secours à un baigneur en difficulté. Sa longueur réglementaire est de 3,20 m et elle est équipée de sangles ou poignées pour s'accrocher. Il existe des compétitions de sauvetage, très populaires en Australie, et le rescue board fait partie des épreuves. Il a été créé par Laird Hamilton grand nom du surf d'aujourd'hui.

Kneeboard[modifier | modifier le code]

Spécialité proche du shortboard, le kneeboard (ou planche à genoux[1])se pratique à genoux sur une planche légèrement plus courte, mais plus large. C'est une discipline intermédiaire entre le surf et le bodyboard puisque le pratiquant s'aide de palmes pour faciliter les départs mais reste à genoux durant toute la durée de ses prestations. Les manœuvres effectuées en kneeboard sont les mêmes qu'en surf.

Surf Tandem[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Surf tandem.

Le surf tandem est une discipline du surf se pratiquant en couple sur une même planche et dans laquelle les deux surfeurs réalisent des portés acrobatiques. Cette discipline voit le jour vers 1920 avec les beach boys de Waikiki qui emmenaient les touristes sur leurs planches pour un tour dans les vagues d'Honolulu.

Kayak Surf[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Kayak Surf et Wave-ski.

Le kayak Surf se pratique avec un kayak fermé insubmersible.

Stand Up Paddle[modifier | modifier le code]

Le stand up paddle (SUP ou planche à rame[1]) est aussi une discipline du surf où le surfeur est debout sur une planche plus longue et plus large qu'un long board classique (entre 10 et 15 pieds environ soit ~3m - 4,5 m) et se déplace à l'aide d'une pagaie. Lorsqu'il a choisi sa vague, il se propulse à l'aide de sa pagaie pour acquérir une vitesse suffisante et au take off se déplace vers l'arrière de sa planche. Il se dirige grâce au poids de son corps et à sa pagaie, utilisée alors comme un point de pivot, appuyée sur l'eau du côté du creux la vague. La planche du Stand Up Paddle peut peser jusqu'à 25 kilos pour un volume de 250 litres. Si la taille du SUP peut faire penser à surfer des vagues molles ou flat, Laird Hamilton, Brian Keaulana et d'autres ont déjà repoussé les limites de cette catégorie de surf en s'attaquant à des grosses vagues..

L'origine du SUP serait ancienne et attribuée aux polynésiens qui furent les premiers à ramer debout à l'aide d'une pagaie sur des planches ou des troncs de bois taillés. Dans les années 1940, cette pratique a été reprise par le champion de natation hawaïen Duke Kahanamoku et sa bande de copains, les premiers «  Beach boys », sur la plage de Waikiki à Hawaï. La pratique est restée très confidentielle, supplantée par le surf et l'utilisation de planches courtes. Le SUP est revenu sur le devant de la scène lors d'une compétition à Hawaï encore, organisée en 2004. Depuis lors cette discipline se développe peu à peu et il devient rare sur les sites de France, lorsque les vagues restent petites, de ne pas voir évoluer un SUP. Depuis novembre 2009 une section dédiée a vu le jour au sein de la Fédération Française de Surf[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Terme recommandé par l'OQLF et par la Commission générale de terminologie et de néologie, et publié au Journal officiel de la République française le 26 novembre 2008. [PDF] [1]
  2. Kaneamuna
  3. [2]
  4. Fleming, F. (2005?) Off the Map. Tales of Endurance and Exploration, p. 154. Atlantic Monthly Press.
  5. History of Surfing Surfing for Life
  6. Christian Durocher, Tahiti Tourisme, « Le Surf, ou Horue, une invention polynésienne », Tahiti Infos,‎ 2014 (lire en ligne)
  7. Roughing It by Mark Twain
  8. Surf Session n°235
  9. http://surfingfrance.com/disciplines/longboard-sup.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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