Bergara

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Bergara

Vergara

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Drapeau absent
Drapeau Blason

Carte
Données générales
Statut Udal / Municipio
Pays Drapeau d'Espagne Espagne
Communauté autonome Pays basque Pays basque
Province Drapeau du Guipuscoa Guipuscoa
Comarque Debagoiena
Code postal 20 570 - 20 578 - 20 579 - 20 580
Gentilé bergarar
Données géographiques
Coordonnées 43° 07′ 00″ N 2° 25′ 00″ W / 43.116667, -2.41666743° 07′ 00″ Nord
       2° 25′ 00″ Ouest
/ 43.116667, -2.416667
  
Superficie 75,97 km2
Altitude moy. 110 m
Population (INE)
 - total :
 - densité :
 - année :

14 823 hab.
3 010,53 hab./km2
2007
Politique
Maire
 - parti
 - mandat
Agurne Barruso Lazkano
ANV
Site web www.bergara.net

Bergara en basque ou Vergara en espagnol est une municipalité et une ville dans la province du Guipuscoa, située dans la Communauté autonome du Pays basque en Espagne. Elle fait partie de la comarque de l'Debagoiena.

Sommaire

[modifier] Géographie

Bergara a été historiquement la capitale de Debagoiena, se situant sur le carrefour des routes entre la côte cantabrique par laquelle on exportait la laine, et les routes qui entraient dans le Gipuzkoa, par Oñati, Elgeta et Zumarraga et en Bizkaia (Biscaye) par Elorrio, favorisant sa croissance et sa richesse économique. Avec l'arrivée des industries à la fin des XIXe et début du XXe siècle, Bergara se convertit en un centre industriel axé sur l'industrie du textile et de la métallurgie. La production de textile arriva à être très importante et a été caractérisée par le "mahón" qu'on appellera le "bleu Bergara".

[modifier] Situation et accès

[modifier] Moyens de communication

[modifier] Quartiers

Vue générale de Bergara.

La ville de Bergara est composée, en plus du centre urbain, de plusieurs villages ruraux avec diverses identités propres, certains d'entre-eux ayant eu une indépendance municipale jusqu'à ce qu'ils soient intégré à Bergara.

Ces villages ou quartiers sont:

[modifier] Hydrographie et orographie

[modifier] Climat

[modifier] Économie

[modifier] Histoire

Des monuments mégalithiques ont été trouvés sur le territoire municipal et attestent que les terres de Bergara ont été habitées durant la préhistoire. Les restes archéologiques sont des dolmens et tumulus qui se situent sur les hauteurs de Udala-Intxortas et Elosua-Placencia (Karakate). Ils ont été étudiés dans les années 1920 par José Miguel de Barandiarán [1], Telesforo de Aranzadi[2] et Enrrique Eguren.

La première référence documentée de Bergara date de 1050 et signale une donation au monastère de San Juan de la Peñade des terres appartenant jusque là au monastère San Miguel de Ariceta, donation réalisée par Sanche III de Navarre.

[modifier] Moyen Âge, fondation de la ville

En 1200, les terres du Gipuzkoa faisaient partie de la Couronne de Castille et commence alors un processus de fondations de "villas" [3] qui formeront les routes unissant les côtes de Cantabrie au plateau de Castille à des fins commerciales. La vallée du fleuve Deba est le passage naturel entre la côte alavaise et le plateau intérieur de Castille, d'où on exportera la laine des grands troupeaux castillans et anglais et en faisant venir le fer nécessaire aux forges. Dans ce contexte historique, Alphonse X de Castille fonde, dans le lieu connu comme San Pedro de Ariznoa, la ville de Villanueva de Vergara le 30 juillet 1268 et lui octroi le for de Vitoria. La forme de régence était de Conseil ouvert. Il dit ceci:

Que habernos de facer una puebla en Vergara, e señaladamente en aquel logar que dicen Ariznoa; a que ponemos nombre Villanueva, e por facer bien e merced a los pobladores que agora son e seran daqui adelante, damosles e otorgamosles el fuero que han los de Vitoria.

Avec l'objectif d'une croissance de population rapide et renforcée de cette fondation, qui servira de noyau commercial et de défense, on va donner divers privilèges, le 27 mai 1273, le roi en personne octroi, à Avila, aux habitants de la ville le privilège de l'exemption de péché:

...que todos los hijosdalgo que hubiesen venido o viniesen a poblarla y ser vecinos de la misma, fuesen quitos de todo pecho, pedido enmienda y yantar.

Plus tard, le 20 mai 1344 à Séville, Alphonse XI de Castille, permettra d'être des habitants de la ville à ceux qui résident en dehors de celle-ci en conservant leurs propriétés et résidences.

...que los hijosdalgo y labradores que moraban en algunos lugares de la comarca y quisiesen ser vecinos de la misma villa, manteniéndose en sus solares, gozasen el fuero de ésta, siendo juzgados por su alcalde. Esto debía, sin embargo, entenderse para el caso de que no hiciesen semejante vecindad por eximirse del pago de los pechos y derechos debidos al rey o a algún otro derecho.

Le 16 juin 1348, le bourg de Santa Marina de Oxirondo intégrera Bergara à travers un accord de concorde en l'église de San Pedro ante Fortún Ortiz, écrivain de Arrasate et confirmé par Henri II de Castille[4] à Burgos le 10 septembre 1373. Le bourg de Uzarraga s'unit aussi à la villa en 1391.

Pendant la guerre des bandes[5], ils prennent le parti des familles des Ozaeta et des Gabiria. Les rois catholiques approuvent les ordonnances pour la bonne gouvernance locale en 1490 mais la représentativité des différents dans la ville est une source de conflits qui fait qu'en juillet 1497 on doit rédiger une convention qui sera signée par les rois catholiques.

En 1506 on approuve les ordonnances contre le for et en 1518 celles qui régulent la reconstruction des maisons. La ville est déjà un noyau urbain ainsi que deux faubourgs, Videcuruceta et Masterreca.

On sait qu'en 1200, sur le mont Elosua, près du site de l'église de Saint André, se trouvait un château.

[modifier] Ère moderne

Le commerce fut le principal moteur économique de Bergara durant longtemps. Il y avait trois marchés au blé par semaine ce qui faisait venir beaucoup de gens des environs et offrait une excellente hospitalité. Il était complété par une industrie sidérurgique basée sur les nombreuses forges se trouvant sur le territoire municipal. Les combustibles (bois des forets) et l'énergie (rivières) ainsi que le minerai de fer, apporté dans des barques jusqu'à Deba et en charrettes jusqu'à Bergara était optimum pour la production de fer et sa transformation en outils, matériel agricole et les armes blanches (les coutelleries avaient leurs propres confréries).

La santé économique donna lieu à la construction de nombreux édifices (résidences de nobles), commerçants, fonctionnaires comme religieux. Au XVIIe siècle, on construisit la mairie (casa consistorial), œuvre de Lucas de Longa, les églises de Saint Pierre (San Pedro) enrichie en 1626 par une sculpture offerte par Juan de Irazábal, comptable royal à Séville, du Christ de l'Agonie de Juan de Mesa[6] et Santa Marina, agrandissement de la place par San Martín de Aguirre.

En 1629, Anzuola se sépare et peu après le bourg d'Oxirondo tente de faire de même mais sans succès.

Emblème de l'Académie de la langue basque des amis du pays Irurac bat (Les trois, un).

Au XVIIIe siècle se produit un renforcement culturel, on crée l'« Académie de la langue basque des amis du pays » qui s'installera dans l'ancien collège de la Compagnie de Jésus qui avait été expulsée d'Espagne sur ordre de Charles III d'Espagne, un centre où l'on met en pratique ses idées. Le centre fonctionne parfaitement et arrive a recevoir les professeurs d'université de chimie et minéralogie, de grands scientifiques comme Joseph Louis Proust[7] ou Chavaneau. En 1783, les frères Juan José[8] et Fausto Elhuyar y Zubice[9] découvrent dans leur laboratoire le tungstène. En 1799, on fonde le collège féminin de la Compagnie de Marie.

Dans ce siècle on transformera le chemin royal pour que les véhicules puissent circuler, ce sera une voie de communication vers la France et l'Europe.

En 1718, les habitants de Bergara se rebellent contre une tentative de Philippe V de mettre des douanes. En 1766 ils se rangent aux côtés du roi.

Dans le contexte des guerres de la Convention[10], les troupes françaises occupèrent la ville en novembre 1794 d'où ils furent expulsés en décembre par une armée dirigée par Gabriel Mendizábal qui sera nommé héros d'Alba de Tormes.

[modifier] Ère contemporaine

Le XIXe siècle, Bergara est perturbé avec les guerres carlistes. Elle prit part dans les deux premières où l'on arriva à se battre dans les rues. Le 31 aout 1839, on signe à Bergara un traité de paix qui mettra fin à la première guerre carliste dans le nord. Ce traité a été signé par les généraux Rafael Maroto[11] et Baldomero Espartero[12], lesquels s'embrassèrent et ce fait est connu comme "el abrazo de Vergara". Le lieu, qui s'appelait Aseurrunz-bide azpiko soluase vint à se nommer Campo del Abrazo ou Campo del Convenio.

Au milieu de ce même siècle, en 1846, on fonda l'Algodonera de San Antonio (cotonnière Saint Antoine) qui démarrera l'industrie du textile qui s'est installée dans cette ville.

On appelle la ville «cabeza de partido judicial» et sera doté de juges, prisons et écoles ainsi qu'un nouveau cimetière. On agrandira les allées et les places. Le 1er juillet 1888, le chemin de fer arrive à Bergara. La ligne Durango-Zumarraga, appartenant à la compagnie des chemins de fer basques. En 1918, la compagnie Anglo-Basco-Navarraise inaugura sa ligne Bergara–Vitoria rejoignant la précédente à la gare de Mekolalde.

Au début du XXe siècle et près de l'Unión Cerrajera située dans la ville voisine de Mondragón, on crée les hauts-fourneaux [13] et avec eux, un nouveau quartier.

D'autre part, en décembre 1925, était sollicitée officiellement l'annexion de la vallée d'Anguiozar et du quartier d'Ubera. Les accords conclus et faisant loi, la mairie de Bergara, avec l'accord du 23 avril 1927, accepte l'intégration des conditions d'annexion, avec arrangements desquels également la mairie d'Egeta le 24 mars 1927, ell3 accepta et approuva la proposition de cette séparation d'Egeta et l'incorporation à Bergara.

Bergara tombera vite aux mains des fugitifs contre la légalité républicaine, en octobre 1936. La ville était complètement aux mains des troupes des frondeurs et ses industries tournaient en faveur de l'armée traitresse. Dans le propre noyau urbain de Bergara, se trouvaient les batteries de l'artillerie qui bombardaient le front d'Elgeta. Les quartiers d'Angiozar et Ubera se transformèrent en premières lignes de front durant tout l'hiver de 1936-1937.

Dans des années 1950/1960, se produisit un grand développement industriel qui attira l'augmentation de la population avec l'arrivée dans la ville des citadins provenant d'autres régions espagnoles. Ceci se traduisit par la construction des quartiers de Martokua, San Lorezo et Matxiategi. Les services se créèrent et s'amplifièrent et se situe, dans l'ancien séminaire, le siège de l'université à distance.

À la fin du XXe siècle et au début du XXIe, la crise industrielle frappe de nouveau et des équipements de tous types se construisent en réutilisant les édifices déjà existants. On construit, dans le parc de Chatarra des haut-fourneau, une salle polyvalente et dans le palais Rotalde, la maison de la culture.

[modifier] Héraldique

Blason à dessiner.svg

Les armes de Bergara se blasonnent ainsi :

en campo verde las llaves de San Pedro cruzadas con una estrella encima de ellas y una media luna debajo. El conjunto descansa sobre una barreta, colgando de esta tres listones en oro con una ara sobre un campo rojo.

[modifier] Patrimoine civil

[modifier] Patrimoine religieux

[modifier] Culture

[modifier] Fêtes et traditions

[modifier] Personnalités

[modifier] Notes et références

  1. José Miguel de Barandiarán y Ayerbe (Ataun, Guipuscoa, 1889 - 1991), appelé Joxemiel Barandiaran et aita (père) Barandiaran, prêtre, anthropologue, ethnographe et archéologue basque, auteur de nombreuses recherches, considéré comme le "patriarche de la culture basque".
  2. Telesforo Aranzadi Unamuno (Bergara 1860 - Barcelone 1945) fut un scientifique espagnol d'origine basque.
  3. Une villa est une population rurale de taille intermédiaire entre une aldea et une ciudad. Le terme «villa» dérive du latin villa, domaine rural.
  4. Henri de Trastamare (13 janvier 1334 Séville - 29 mai 1379 Santo Domingo de la Calzada), fut le fils bâtard d'Alphonse XI de Castille et Éléonore de Guzman, le demi-frère de Pierre Ier de Castille le Cruel.
  5. Les Oñacins étaient des partisans de la lignée guipuscoane des Oñas. Elle était menée par la famille Mendoza, avec comme alliés les Beaumontais et la couronne de Castille.
  6. Juan de Mesa y Velasco (Cordoue, 1583 - Séville, 1627), sculpteur espagnol du baroque.
  7. Joseph-Louis Proust (Angers, 26 septembre 1754 – Angers, 5 juillet 1826), chimiste français et un des fondateurs de la chimie moderne. Il passa la majeure partie de sa carrière en Espagne.
  8. Juan José Elhuyar y Lubice (Logroño, 15 juin 1754 - Bogota, 20 septembre 1796), chimiste.
  9. Fausto Fermín de Elhuyar (Logroño, 11 octobre 1755 - Madrid, 6 février 1833) chimiste, découvreur du Tungstène avec son frère Juan José Elhuyar en 1783.
  10. La « guerre du Roussillon », aussi dénommée « guerre des Pyrénées » ou « guerre de la Convention » est un conflit qui oppose l'Espagne et la France révolutionnaire entre 1793 et 1795 (durant la Convention nationale), à l'intérieur du conflit plus général entre la Première Coalition et la France.
  11. Rafael Maroto Y serns: général espagnol né dans la localité de Lorca (España) le 15 octobre 1783 et décédé en Valparaíso (Chili) le 25 aout 1853.
  12. Joaquín Baldomero Fernández Espartero Álvarez de Toro, prince de Bergara, duc de la Victoria et de Morella, comte de Luchana et vicomte de Banderas, plus connu sous le nom de Baldomero Espartero (27 février 1793 - 8 janvier 1879) était un militaire et homme politique espagnol.
  13. Un haut fourneau est un four à combustion interne, destiné à la fabrication de la fonte à partir du minerai de fer. Cette fonte est par la suite affinée par chauffage (décarburation) ce qui permet de produire de l'acier et des dérivés ferreux.
  14. Jean Chalvidant. Eta: l'enquête Éditions Cheminements ISBN: 2-84478-229-9.

[modifier] Source de traduction

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes


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