Azpeitia

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Azpeitia
Blason de Azpeitia
Héraldique
Drapeau de Azpeitia
Drapeau
Basilique de Saint Ignace de Loyola
Basilique de Saint Ignace de Loyola
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Statut Udal / Municipio
Communauté autonome Pays basque Pays basque
Province Guipuscoa Guipuscoa
Comarque Urola Kosta
Maire Iñaki Errazkin Vitoria (ANV)
Code postal 20 730
Démographie
Gentilé Azpeitiarra
Population 14 509 hab. (2013)
Densité 209 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 10′ 55″ N 2° 15′ 55″ O / 43.181944, -2.26527843° 10′ 55″ Nord 2° 15′ 55″ Ouest / 43.181944, -2.265278  
Superficie 6 939 ha = 69,39 km2
Localisation
Localisation de Azpeitia

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Liens
Site web www.azpeitikoudala.com

Azpeitia est une commune du Guipuscoa dans la communauté autonome du Pays basque en Espagne.

À la sortie de la ville se trouve le hameau de Loiola dont est issu saint Ignace de Loyola[1] et où se trouve, près de sa maison natale, un complexe monumental et religieux. Près des monuments de l'ermitage de Notre-Dame à Zumarraga et le sanctuaire d'Arantzazu à Oñati.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cette bourgade a été fondée en 1310 par le roi Ferdinand IV de Castille sous le nom de Garmendia de Iraurgui. Garmendia était le nom du lieu de la fondation et on ajouta Iraurgui qui faisait référence à la rivière et à la vallée où se situe la ville. Seulement un an plus tard, en 1311, il y a des écrits romains relatant que les concurrents aux juntes générales de Getaria, on utilisait le nom de "Salvatierra de Iraurgui". Mais on trouve également des écrits, des mêmes juntes, de l'utilisation du nom d'Azpeitia.
En 1415 apparait de nouveau le nom Salvatierra de Iraurgui dans les ordonnances du jumelage dans lequel figure aussi l'appellation d'Azpeitia dans les années 1457 et 1463[2]. Abraham Otelio dit dans son œuvre El teatro universal que l'on édita en 1588 et que dans le Gipuzkoa, il y a beaucoup de villages qui ont plusieurs noms. Parmi eux, il cite celui d'Azpeitia qui se nomme aussi Urazveitia et Salvatierra de Iraurgui [3].

Le terme Azpeitia, qui apparait écrit dans des documents anciens comme Ayzpeitia (c'est le cas du registre des Juntes d'Elgoibar de 1543), est issu des termes basques Haitz (signifiant rocher ou roche) et beitia/behekoa (signifiant d'en bas). Le rocher auquel il est fait référence est celui du mont Izarraitz. Celui-ci se situe entre Azpeitia et Azkoitia (l'étymologie de ce dernier signifiant sur le rocher ou de sur le rocher). La permutation de la lettre b par la lettre p est très commune en basque. Déjà en 1759, le père Larramendi dans son œuvre Corografía disait:
Izoarraitz, montaña altísima, en la jurisdicción de Azpeitia y Azcoitia, de la cual tomaron ambas villas sus nombres y significan monte abajo y monte arriba

Ces mêmes hypothèses sont affirmées par Martin de Anguiozar et H. Garayalde[3]

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Hydrographie et orographie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les restes préhistoriques retrouvés dans les environs des limites du territoire municipal, et plus particulièrement les fouilles de la grotte d'Ekain avec ses magnifiques peintures rupestres, ainsi que les divers monuments funéraires dispersés dans ses montagnes témoignent de l'occupation de ces terres depuis des temps lointains de la préhistoire.

Avec sa voisine Azkoitia et située dans la vallée qui lui donna le nom original, la vallée d'Iraurgi fut une territoire dont le régime féodal eut un des principaux sièges. Ceci eut pour conséquence une attention particulière de la monarchie.

En 1310 le roi de Castille Ferdinand IV[4] l'inscrit dans la carte du village sous le nom de Garmendia de Iraurgui, que l'on retrouve dans divers documents de l'évêché de Pampelune en 1785. Plus tard il changera en Salvatierra de Iraurgui. La ville sera fondée dans des terrains donnés par les familles d'Ozaka et d'Iribarrena et on lui concéda l'ancienne église des templiers monastiques de Soreasu. Ceci s'est fait lors du for de Vitoria.

Les vallées de l'Urola, Deba et Oria formaient une importante voie de communication qui sera la route royale et utilisée par les voyageurs qui, depuis Mondragon, allaient à Getaria tel que le signalait déjà le roi Alphonse XI[5] lui-même.

Les guerres des bandes était présente dans la ville car les pro-Oñaz[6] avaient leur maison dans ce qui est leur territoire. Enrique IV, pour mettre fin à la (contienda ? ? ?) punit les parents majeurs arrivant à exiler certains d'entre eux en Andalousie. Ce fait eut pour effet qu'au retour on rapporta les influences de l'architecture Mudéjar[7] (mauresque) avec l'utilisation de la brique comme par exemple la maison Antxieta.

Une fois la guerre des bandes terminée, Azpeitia connait une importante activité économique grâce au commerce avec les ports américains. La base industrielle, dont le point fort est l'industrie du fer, est celle qui renforce l'économie.

Entre 1813 et 1847, le noyau d'Urrestilla s'est constitué comme municipalité indépendante durant une période pour, finalement, revenir dans le giron d'Azpeitia.

En 1847 elle se déclare tête de la partie judiciaire.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Les monuments d'Azpeitia sont nombreux parmi lesquels les remarquables édifices de Loiola :

  • Maison-tour Enparan, datée de 1320 fut largement restaurée en 1535 après que Enrique IV ordonna la destruction d'une partie importante de l'édifice. Son aspect actuel est dû à la restauration de 1750.
  • Basozabal connu comme etxe zar (vieille maison).
  • Ermitage de Magdalena.

Dans les quartiers on trouve d'élégants exemples d'architectures populaires et de palais anciens ainsi que des maison-tours. À Oñaz, base des Oñacins, il y a une grande ferme qui maintient toutes ses dépendances avec fontaine et ermitage.

À Aratz-Erreka, l'ensemble des fermes se complète avec une église néoclassique du XIXe siècle et une forge. À Eizagirre il y a un bon ensemble d'édifices ruraux avec blasons du XVe siècle. À Nuarbe, on remarque l'église de la Sainte Trinité et la forge d'Errasti. À noter également des ermitages et des ponts dans d'autres quartiers de la localité.

Les anciennes voitures de chemin de fer d'Urola, le premier chemin de fer électrique d'Espagne, ont été placées, après la fermeture de la ligne et sans aucune modification, dans le nouveau musée basque du chemin de fer.

Sanctuaire de Loyola[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sanctuaire de Loyola.

Autour de la maison natale d'Ignace de Loyola à Loiola, saint de l'église catholique et fondateur de la Compagnie de Jésus connu comme jésuites, on a construit un important ensemble religieux aux édifices de valeur artistiques.

Le sanctuaire dont se détache l'énorme coupole qui le couvre, est entouré de jardins et d'une grande place. Le style baroque inonde tout cet ensemble. La façade principale, surmontée d'une coupole de 65 m (laquelle a des problèmes structuraux et un renforcement d'un ensemble de câbles d'acier y a été ajouté), et deux grandes ailes latérales. Le centre de ces édifices est la maison natale du saint qui est une maison-tour construite fin XIVe siècle par l'Oñacin Beltran Yáñez de Loyola. À la fin de la guerre des bandes, elle a été démolie sur ordre de Henri IV, comme la plupart des maison-tours participant au conflit.

Lorsque Juan de Loyola revient de son exil d'Andalousie, il apporta le souvenir de l'art mudéjar et reconstruisit une partie du bâtiment en briques en 1460.

En 1682 la Compagnie de Jésus acquiert la maison natale de son fondateur et commence la construction du sanctuaire qui fut dessiné par Carlo Fontana (1634-1714) architecte italien. En 1738, on inaugure la basilique dans laquelle travaillèrent également de remarquables architectes du pays comme Zaldua, Ignacio de Ibero et, ponctuellement, Joaquín de Churriguerra. Lorsque Charles III[9] décréta l'expulsion de la Compagnie de Jésus, les travaux n'étaient pas encore terminés et ne purent l'être qu'en 1888.

La basilique est un grand édifice qui a une façade de 150 mètres de long dont le centre est surmonté d'une coupole couvrant le temple circulaire. Elle est surmontée d'une lanterne. Tout cet ensemble a un aspect massif dans lequel on joue l'équilibre des volumes et le contraste des couleurs du marbre dans lequel il est construit, grisé et rosé. L'ensemble, qui se complète avec un corps en forme de queue et qui entoure la maison natale d'Ignace de Loyola, ressemble à une aiguille de pierre.

À la fin du XXe siècle, la détérioration de la structure nécessita une importante intervention. La Députation forale du Guipuscoa, propriétaire du sanctuaire depuis la Désamortissement [10], demanda une étude sur les problèmes structuraux que l'on observait, tant sur la coupole externe, construite en calcaire d'Izarraitz, que l'intérieur fait en grès. José María Cabrera intervint dans les études et travaux de réparation et restauration.

Fêtes et traditions[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Íñigo de Oñaz y Loyola, francisé en Ignace de Loyola (né le 24 décembre 1491 à Azpeitia dans le Pays basque espagnol et mort le 31 juillet 1556 à Rome) est le fondateur et le premier supérieur général de la compagnie de Jésus
  2. AZPEITIA :: Auñamendi :: Euskomedia. Cultura Vasca on-line
  3. a et b Voir euskomedia.org
  4. Ferdinand IV de Castille, dit l'Ajourné, est né à Séville le 6 décembre 1285, il meurt à Jaen, le 7 septembre 1312. Il est le fils de Sanche IV de Castille et de Maria Alfonso de Molina. Inhumé tout d'abord en la chapelle royale de la cathédrale de Cordoue, son corps sera finalement transféré en l'église collégiale de San Hipolito à Cordoue.
  5. Alphonse XI de Castille (né le 13 août 1311 à Salamanque - mort le 26 mai 1350 à Gibraltar) fut roi de Castille et de León. Alphonse XI était le fils du roi Ferdinand IV (1295-1312) et de Constance de Portugal. Connu comme « le Justicier » (« El Justiciero » en castillan).
  6. Les Oñacins étaient des partisans de la lignée guipuscoanne des Oñas. Elle était menée par la famille Mendoza, avec comme alliés les Beaumontais et la couronne de Castille.
  7. Le mot Mudéjar vient de l’arabe مدجّن (mudajjan, «domestiqué»), qui donna, par altération en espagnol, mudéjar. C'est le nom donné aux musulmans d’Espagne devenus sujets des royaumes chrétiens après le XIe siècle, pendant la période de tolérance.
  8. Plateresque est un style architectonique spécifique à la Renaissance espagnole. Il apparait au début du XVe siècle et s'étend durant deux siècles.
  9. Charles III (Madrid, 20 janvier 1716 - Madrid, 14 décembre 1788) fut roi des Espagnes et des Indes de 1759 à 1788, à la mort de son demi-frère Ferdinand VI d'Espagne.
  10. Le désamortissement consista à mettre aux enchères publiques des terres et des biens non productifs détenus par les dénommées « mains mortes », dans l'immense majorité des cas l'Église catholique ou les ordres religieux, ainsi que des territoires appartenant à la noblesse, qui les avaient accumulés, étant fréquemment bénéficiaires de donations ou de testaments.
  11. Annuaire des villes jumelées

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]