Christopher Walken

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Christopher Walken

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Christopher Walken en 2009

Nom de naissance Ronald Walken
Naissance 31 mars 1943 (71 ans)
New York, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis américaine
Profession acteur
Films notables Annie Hall
Voyage au bout de l'enfer
La Porte du paradis
Dead Zone
Dangereusement vôtre
The King of New York
Batman : Le Défi
Pulp Fiction
Arrête-moi si tu peux

Christopher Walken, né Ronald Walken le 31 mars 1943 à New York aux États-Unis, est un acteur américain. Il a commencé sa carrière au théâtre avant de devenir célèbre au cinéma avec Voyage au bout de l'enfer pour lequel il remporte l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Il a joué dans de nombreux films, dont Annie Hall, La Porte du paradis, Dead Zone, Dangereusement vôtre, The King of New York, Batman : Le Défi, Pulp Fiction, Sleepy Hollow, Arrête-moi si tu peux, Serial noceurs et Hairspray.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né Ronald Walken à Astoria, dans le quartier de Queens à New York, il est le fils de Rosalie Russell, immigrante écossaise, et de Paul Walken, d'origine allemande, qui tiennent une boulangerie[1]. Il fait, avec ses frères Kenneth et Glenn, plusieurs apparitions dans des séries télévisées alors qu'il est âgé d'une dizaine d'années. Il prend des cours de danse et étudie à la Professional Children's School[2]. Il entame des études supérieures à l'université Hofstra mais les abandonne dès la première année, en 1963, préférant se consacrer à sa passion pour la scène. D'abord comédien de théâtre et de comédie musicale, il joue dans de nombreuses pièces à Broadway et Off-Broadway du milieu des années 1960 au début des années 1970 et change son prénom de Ronald en Christopher au début de sa carrière. En 1966, il obtient son premier grand rôle en interprétant Philippe Auguste dans The Lion in Winter, rôle pour lequel il reçoit le Clarence Derwent Award[3]. En 1969, il épouse Georgianne Thon, une actrice qui se reconvertit plus tard en directrice de casting, avec qui il est toujours marié plus de quarante ans plus tard. Le couple n'a jamais eu d'enfants.

Carrière[modifier | modifier le code]

Christopher Walken au théâtre en 1984.

Christopher Walken débute sa carrière cinématographique en jouant un second rôle dans Le Dossier Anderson de Sidney Lumet (1971), où il donne la réplique à Sean Connery. Il se révèle au grand public en 1977 avec une apparition courte mais qui reste dans les mémoires[4] dans Annie Hall de Woody Allen, dans lequel il interprète Duane Hall, le frère excentrique et névrosé du personnage titre[2]. Il est en lice pour jouer le personnage de Han Solo dans Star Wars mais le rôle échoit finalement à Harrison Ford[5]. En 1978, il devient célèbre avec son rôle de jeune ouvrier psychologiquement détruit par la guerre du Viêt Nam dans Voyage au bout de l'enfer, de Michael Cimino, où sa scène de la roulette russe avec Robert De Niro est devenue culte. À la fin du tournage, il se nourrit exclusivement de bananes, d'eau et de riz pour prendre l'aspect décharné de son personnage à la fin du film[6]. Il remporte pour son interprétation l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

En 1980, il retrouve Michael Cimino pour La Porte du paradis mais le film est un cuisant échec commercial et est éreinté par la critique. Il a ensuite le premier rôle dans Les Chiens de guerre (1981), où il interprète un mercenaire, et surprend le public avec son numéro de claquettes accompagné d'un striptease dans la comédie musicale Tout l'or du ciel (1981)[2]. Il partage ensuite la vedette de Brainstorm avec Natalie Wood mais l'actrice meurt noyée juste avant la fin du tournage, en 1981, alors qu'elle a invité Walken à passer Thanksgiving avec elle et son mari à bord de leur yacht[3]. Brainstorm sort en 1983 et, la même année, Walken tient aussi le rôle principal dans Dead Zone de David Cronenberg, adaptation du roman de Stephen King dans laquelle son interprétation est très remarquée[7]. Il accepte aussi bien les seconds rôles que les premiers et son « look » lui facilite les rôles de « durs » et de méchants, notamment dans les films Dangereusement vôtre de John Glen (1985), un James Bond où il interprète Max Zorin, un industriel follement mégalomane, et Comme un chien enragé de James Foley (1986), où il joue le père de Sean Penn, un cruel chef de gang[2]. À la fin des années 1980, ses rôles sont moins marquants mais il a toutefois l'occasion de démontrer une nouvelle fois ses talents de danseur dans la comédie musicale Puss in Boots (1988), où il joue le rôle du chat botté[3].

Au cours des années 1990, il collabore à plusieurs reprises avec son ami Abel Ferrara, d'abord dans The King of New York (1990), où il interprète Frank White, un baron de la drogue récemment relâché de prison et qui veut récupérer son territoire, puis The Addiction (1995), Nos funérailles (1996) et New Rose Hotel (1998)[3]. En 1992, il interprète deux nouveaux rôles de « méchants » : le milliardaire Max Schreck dans Batman, le défi de Tim Burton, et le baron de la drogue Paco Meisner dans le film français Le Grand Pardon 2 d'Alexandre Arcady où il donne la réplique à Richard Berry et Roger Hanin. Il joue le rôle d'un producteur sans scrupule dans Wayne's World 2 (1993), puis fait deux apparitions marquantes pour une seule scène dans True Romance (1993), où il joue un parrain de la mafia tentant d'arracher des informations à Dennis Hopper, et dans Pulp Fiction (1994), où il incarne un militaire qui raconte au jeune Butch Coolidge l'histoire de la montre familiale qu'il est venu lui remettre[8]. Son personnage de Vincenzo Coccotti dans True Romance figure à la 85e place du classement des 100 meilleurs personnages de films, établi par le magazine Empire[9]. Il explore le genre de l'horreur dans The Prophecy (1995) en incarnant le renégat archange Gabriel, rôle qu'il reprendra dans deux suites données au film, avant de s'opposer à Johnny Depp dans Meurtre en suspens (1995). Il continue à interpréter des rôles de criminels, notamment dans Dernier Recours (1996), où il affronte Bruce Willis, et Suicide Kings (1997), où il interprète un parrain de la mafia qui s'est apparemment rangé. Il retrouve Tim Burton dans Sleepy Hollow (1999), où il campe l'étonnant personnage du cavalier sans tête.

Il apparaît ensuite dans des comédies, un registre qu'il n'a pas souvent abordé jusqu'alors, avec Première sortie (1999), Couple de stars (2001) et L'Amour, six pieds sous terre (2002). En 2000, il fait son retour à Broadway en jouant dans la comédie musicale James Joyce's The Dead, pour laquelle il est nommé au Tony Award du meilleur acteur[2]. En 2001, il fait une fois de plus l'étalage de ses talents de danseur en apparaissant dans le clip de la chanson de Fatboy Slim, Weapon of Choice, réalisé par Spike Jonze[3]. En 2002, sous la direction de Steven Spielberg, il fait également une interprétation remarquée dans Arrête-moi si tu peux, jouant le rôle du père du personnage principal interprété par Leonardo DiCaprio. Ce rôle lui vaut d'être nommé à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle et de remporter le British Academy Film Award du meilleur acteur dans un second rôle et le Screen Actors Guild Award du meilleur acteur dans un second rôle.

Il accumule ensuite les seconds rôles en faisant des choix plus ou moins heureux. En 2004, il apparaît dans Man on Fire au côté de Denzel Washington, avant d'incarner le mari-robot adoré de Glenn Close pour le film de Frank Oz, Et l'homme créa la femme. Il joue ensuite dans plusieurs comédies qui connaissent le succès au box-office, Serial noceurs (2005), Click (2006) et Hairspray (2007), où il chante et danse avec John Travolta. Il retrouve le théâtre en 2010 avec la pièce A Behanding in Spokane pour laquelle il est nommé au Tony Award du meilleur acteur[10]. Il continue à tourner dans beaucoup de films au début des années 2010, expliquant à ce sujet qu'il n'a ni enfant, ni hobby, raison pour laquelle il refuse rarement un rôle[2]. On le retrouve ainsi notamment dans Sept psychopathes (2012), comédie de gangsters dans laquelle son interprétation est saluée par la critique, puis dans Jersey Boys (2014), film biographique de Clint Eastwood sur The Four Seasons dans lequel il retrouve un rôle de parrain de la mafia.

Un hoax selon lequel l'acteur aurait décidé de se présenter à la présidence des États-Unis aux élections circule en 2008. Un faux site officiel relaie ce canular[11]. Souvent cantonné dans des rôles de méchants en raison de son expression menaçante, Walken a également démontré à plusieurs reprises son affinité pour des rôles comiques et a animé à sept reprises l'émission télévisée Saturday Night Live, où il a pris plaisir à démontrer ses talents de danseur et de chanteur et à parodier certains de ses rôles les plus sombres[3]. Il est aussi connu pour son débit de parole très particulier qui a souvent fait l'objet d'imitations[2].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1960 et 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Cette section récapitule les principales récompenses et nominations obtenues par Christopher Walken. Pour une liste plus complète, se référer à l'Internet Movie Database[12].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographie de Christopher Walken », sur premiere.fr (consulté le 8 juin 2012)
  2. a, b, c, d, e, f et g (en) « Christopher Walken Biography », sur biography.com (consulté le 9 juin 2012)
  3. a, b, c, d, e et f (en) « Christopher Walken, the Song and Dance Man », sur celebratingchristopherwalken.com (consulté le 9 juin 2012)
  4. (en) Laura Flood, « The Eight Creepiest Christopher Walken Performances », sur pastemagazine.com,‎ 7 septembre 2012 (consulté le 2 mai 2014)
  5. (en) Mark King, « It could have been so different », sur The Guardian (consulté le 9 juin 2012)
  6. (en) « Thursday: The Deer Hunter », sur The New York Observer (consulté en 9juin 2012)
  7. (en) Oliver Lyttleton, « The Essentials: The 5 Best Christopher Walken Performances », sur indiewire.com,‎ 9 octobre 2012 (consulté le 2 mai 2014)
  8. (en) « Christopher Walken: five best moments », The Guardian (consulté le 2 mai 2014)
  9. (en) « The 100 Greatest Movie Characters », sur Empire (consulté le 9 juin 2012)
  10. (en) « 2010 Tony Nominations Announced », sur playbill.com (consulté le 9 juin 2012)
  11. (en) Mike Yamamoto, « Christopher Walken for president! », sur cnet.com (consulté le 8 juin 2012)
  12. (en) « Awards for Christopher Walken », sur Internet Movie Database (consulté le 8 juin 2012)
  13. « Comédiens ayant doublé Christopher Walken en France » sur RS Doublage

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jack Hunter, Christopher Walken: Movie Top Ten, Creation Publishing Group,‎ 2000, 134 p. (ISBN 1871592844)
  • (en) Robert Schnakenberg, Christopher Walken A to Z: The Man - The Movies - The Legend, Quirk Books,‎ 2008, 288 p. (ISBN 1594742596)